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 [Annexe du Gouvernement] Dans la nuit glaciale de ce faubourg, dans le ghetto ~ [PV Lavi]

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Hansel Tansky
Despranòn γ Gamma
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MessageSujet: [Annexe du Gouvernement] Dans la nuit glaciale de ce faubourg, dans le ghetto ~ [PV Lavi]   Mer 22 Juin - 9:31

Sur le poste du technicien, cerné par les doigts habiles, gisait la commande du Despranon Gamma ; le rifle, le rouleau démonté en anneaux imparfaits, comme la colonne d’un cadavre sur la planche lumineuse. Lyndon renvoya son siège en arrière, laissant la triste lumière du plateau éclairer les hublots d’Hansel, le regard perdu sur l’ourlet - soudainement plein de détails - de sa manche vide. La botte d’une armure fantôme, quelques mois auparavant, avait écrasé le pistolet avec cet écho du passé ; et le tout jeune technicien, la peau blanche couverte de cendres, ne trouvera jamais les pièces pour remplacer les minuscules éclats, perdus dans les failles infimes du bitume sérégoneais. Il restait sur sa planche le boîtier, les deux cartouches de plastique, les anneaux tordus en d’étranges élastiques, et les relents émanant de deux tasses de café jumelles.

Oui, voilà les désirs futiles et éphémères véhiculés par la science ! Lyndon avait une envie de boîte à rêves, une petite fabrique à monstres qui ne voulait s’échapper de sa tête ; le Despranon Gamma, d’avoir une con d’arme de service qui lui servait presque de main droite, le poids qu’il manquait à son flanc. Les abeilles lustine volaient, folles, derrière les néons sans couleur.

« En fait ... » Hansel releva les yeux par-dessus la monture de ses lunettes, avec un sourire forcé, alors que la voix prudente du jeune technicien peinait à couvrir le bruit des pas de couloir. « Je n’ai pas trouvé les pièces qui correspondent à votre modèle. Rifle 2/57. Series 2 n’est plus produit par les entreprises qui nous fournissent depuis sept ans. S’il existe encore des pièces comme ce rouleau, » - il s’avança de nouveau pour indiquer du menton la colonne cuivrée morcelée - « elles doivent passer sur le Marché Noir. Le boîtier est encore récupérable, donc je peux essayer de greffer dessus un rouleau étroit de Series 3 ... »

L’extinction était lourde. Lyndon pourrait mieux lui rendre une arme plus moderne, encadrée, quitte à lui la personnaliser en mettant des autocollants dessus ; mais Hansel se contenta d’une négation de la tête, trop attaché - inconsciemment - à toute la mémoire que le rifle portait. Ses années d’armée, en tant que matricule cent-onze, dont le numéro brillait encore sous la gâchette.

« Combien de temps ?
- Le temps de voir si les pièces sont à notre disposition, comptez entre deux semaines et un mois. Vous restez à Modula ?
- Non, non, je vais remonter à Sérégon. Merci, Lyndon. »

Le technicien retint une excuse derrière un voile de cheveux bruns, alors que le Gamma disparut derrière la porte vitrée, la manche vide se triballant pathétiquement hors de sa silhouette.

Le Quartier Général du Gouvernement, à cheval entre la Zone Est et le centre géographique de Modula, était réellement une ville dans la ville. Pas par des allures de Chinatown - tous les immeubles de la technopole portaient le même gris triste, un confus de peinture noire et de smog -, mais parce qu’autour, c’était le ghetto. Des ruelles entremêlées, véritablement jonchées de bars ouverts, de cadavres dans les sacs, de marchés clandestins. Il valait mieux avoir le dos couvert de tatouages comme un coffre à trésor que de porter l’étoile des Despranon à son col. Et pour Hansel, ce n’était qu’une autre ruche sans reine. Il ne connaissait pas Modula, et la ville le lui rendait bien.

Descendu dans la grande salle circulaire, le brouhaha s’atténua pour ne laisser que le clopinement des talonnettes sur le dallage derrière les immenses portes, presque des portails de verre et d’acier. La secrétaire aux lunettes rondes - le Despranon oubliera bien vite qu’elle s’appelait Charlie, et qu’elle avait perdu tout le côté gauche de son tronc dans un incendie-suicide à Sky Parks - tamponna du doigt son avis de sortie contre la tablette, alors qu’il jouait avec le stylo. La pointe plastique tournait de plus en plus lentement, butant contre l’ongle d’Hansel ; quand, dehors, l’injure d’un garde dans un vieil allemand vint heurter les oreilles puritaines. Haussement de lunettes conjoint.

Selon le Gamma - qui voyait le monde comme une complexe fourmilière, et préférait largement la conversation des pattes sales des araignées que celle de ses « semblables », dans la hiérarchie de la ruche -, les gardes n’étaient que des gorilles déguisés en humains. Ils avaient tous le même teint dur, plus ou moins bronzé, marqué de brûlures et de pansements métalliques ; le front nu luisant au moins autant que les gueules de leurs armes. Ici, leurs quatre bras puissants barraient l’entrée à une flamme sauvage. Juste un chaos de cheveux roux qui s’échappait de l’encadrement de leurs deux corps. Charlie lui tendit la tablette tactile. Tablette qu’il prit sans même regarder, coinçant un rictus dans un pincement de lèvres.

« Merci Charlie.
- Bonne journée, M’sieur Boss. »

Et c’est ainsi que la main du Despranon Gamma - un geste, à défaut d’avoir l’air très viril au bout de ses doigts, plein d’autorité - rencontra l’épaule de Gorille numéro Un. La silhouette du voyou lui apparut plus clairement, quoique toujours mangée par les cents kilos de muscles et de médicaments. Vingt ans, peut-être vingt-et-un, un œil vert et pétillant, un autre - mort ? - caché sous un tissu noir ; le visage surmonté de son confus roux.

« Retournez à votre poste. »

Gorille numéro Un laissa retomber son bras, incrédule. Gorille numéro Deux se retourna plus brusquement, envoyant rouler son pistolet au sol, bégayant dans un mélange d’allemand et de français. Ce qui n’enleva en rien le sourire narquois d’Hansel, adorant faire jouer les papillons dans son trou. « Qu-que ... Das ist ... ! »
Le Gamma présenta aux deux gardes la broche pendue à son col, derrière le nœud de papier, son étoile de Despranon. La figure rougie de Gorille numéro Deux fondit en une moue grave, comme si arrachée à son égo à coups de marteau consécutifs. « Er ist mein Gast. Allez voir ailleurs. »

Gorille numéro Un ravala sa salive et sa fierté meurtrie au fond de sa gorge, salua et passa à une autre porte. Le second ramassa son arme de service dans un bruit de métal tordu et n’adressa pas le moindre regard à l’étoile. Hansel avait une envie toute simple, toute gamine, de lui tirer la langue dans le dos ; mais préféra accorder son attention au rouquin. Lui aussi, avait à expliquer sa présence au Despranon.

« Je peux vous aider ? »

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« Laws, like the spider's web, catch the fly and let the hornet go free. »
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Lavi Robinson

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MessageSujet: Re: [Annexe du Gouvernement] Dans la nuit glaciale de ce faubourg, dans le ghetto ~ [PV Lavi]   Mer 22 Juin - 13:19

Le rouquin se réveilla avec difficulté ce matin là, le réveil sonnait de son horrible voix. Les bips s’enchaînaient, Lavi prit le temps d'attraper sa mitraillette qui était juste à côté du réveil, d'enlever le cran de sécurité et d'achever la vie de se réveil diabolique. Moumou miaula un coup pour montrer son mécontentement vis à vis de son maître qui tira une deuxième salve de tire prêt de la corbeille du félin . Il s'assit sur le bord de son lit se frottant les yeux de la main gauche un sourire aux lèvres. C'était peut être la dernière qu'il pourrait se permettre ce genre de fantaisie. Il allait aujourd'hui faire un grand pas vers son avenir, quitter le monde de la banlieue Est pour partir demander asile au gouvernement . Le regard plein d'espoir il contempla la rue en pensant à la vérité qu'il découvrirait bientôt , et aux pièces qu'il lui manquait pour réparer Moumou et qu'il allait peut être acquérir.

Toujours avec son habituel précipitation et sa maladresse il tournoya dans tout l'appartement, s'habillant et nourrissant en même temps le chat. Attrapant les toasts au vol et attachant ses mitraillettes... Il mangea ses toasts assez rapidement et se brossa les dents à toute vitesse. Il devait se rendre au QG du gouvernement à Modula, se n'était pas loin mais le coin était connu comme dangereux pour tout les habitants des quartiers qui y allaient sans menottes. Le jumper avait demandé à ce qu'on le laisse tranquille ce jour, et il pensait pouvoir y aller tranquillement vu la popularité dont il jouissait. Tout en observant toujours la rue il ouvrit la porte vitré et cracha du haut de son balcon. Regardant la mousse blanchâtre s’écraser sur le sol, Lavi jeta la brosse à dent à l’intérieur de l’apparat' enfila son boléro et disparut dans l'encadrement de la porte sans fermer à clé.

Le jeune prodige de la rue avait reçu du peu d'informateur qu'il avait dans les quartiers du gouvernement l'information que le Despranon Gamma était arrivé à Modula pour une affaire personnelle. Lavi avait donc entrepris d'aller le voir pour peut être se faire prendre sous son aile ou du moins être prit dans la section scientifique. Il marchait d'un pas pressé dans la rue, balançant sa mallette contenant son CV de la main gauche. Dans l'empressement qu'il s'était obligé à avoir sans raison le jeune homme avait enlevé son bandeau qui recouvrait son œil et avait oublier son chapeau qu'il aimait tant ! Il avait vraiment eu la tête ailleurs. Après quelques minutes de marche il arriva dans des quartiers beaucoup plus propre, les bâtiments ressemblaient fortement à ceux de la banlieue mais en bien meilleur état. Sûrement des constructions de la même époque, mais pas le même vécu … Les chaussures italiennes du jumper frappaient le sol avec un rythme très jazzy, avec un petit emprunt au blues. Lavi était joyeux et cela se ressentait.

Seulement son arrivé dans le bâtiment de la section scientifique ne se passa pas comme prévu. Deux gardiens aussi géants que des montagnes lorsqu'ils le virent arrêtèrent leur discussion et se placèrent devant la porte. Épaule contre épaule ils regardaient arrivé tranquillement le jeune banlieusard. Le jumper n'ayant que très rarement peur des humains ne se laissa pas démonté, mais se joie s'assombrit. Juste parce qu'il n'avait pas la bonne tête ses attardés se plaçaient devant lui fièrent de tout leurs muscles . Il s'arrêta juste devant les deux gardes et de la voix la plus calme et posé qu'il pouvait avoir leur demanda :


« Pouvez-vous vous poussez s'il vous plaît, je dois aller à l'accueille. »

Un des deux gardes lâcha un jurons dans une langue que Lavi connaissait, l'allemand. Une langue qui s'était perdu il y a un certain temps mais que certains parlaient encore couramment. Le jumper comprit très vite que les gardes ne le laisseraient pas passé. Il le comprit d'autant plus vite qu'un des deux se craquait les phalanges comme pour signifier au jeune homme qu'il ferait mieux de partir. Lavi eut un petit sourire, se genre de dissuasion gratuite ne marchait pas sur lui, et d'ailleurs sur personne de son quartier... Un dilemme se posa dans sa tête.

* Je les tuent à coup de mitraillettes ? Non ce serait mal vu, à coup de poings ? Non plus …. Je jump jusqu'à l'accueille ? Ils me rattraperont avant que j'ai pu avoir un rendez-vous et je serais expulsé. Roooh c'est chiant ! *

Le jeune homme entendit la voix d'un autre homme, donnant des ordres aux deux gardes qui après quelques minutes un peu tendus allèrent voir ailleurs . Lavi regarda l'insigne que l'homme avait tendu pour faire disparaître les deux abrutis. C'était le Despranon qu'il cherchait. C'était un homme avec de grosse lunettes, plus petit et plus frêle que le gangster, il dégageait tout de même quelque chose d'effrayant. Moins effrayant que Marcus, le Despranon qu'il avait rencontré quelques semaines plus tôt, mais une présence tout de même nettement supérieur aux individus normaux. Le petit Despranon avec un regard de scientifique qui analyse la situation dit d'un ton interrogateur.

«  Je peux vous aidez ? »

Lavi répondit de suite.

« Et bien je suis là pour vous rencontrez monsieur. Je souhaiterais un entretien pour que vous puissiez jugé de mon CV et voir si il est possible de m'intégrer à votre groupe de recherche, ou à un autre.... »

Ces paroles étaient audacieuses et le jumper le savait. Mais il était prêt à argumenter ses dires si il le fallait, et le Despranon qui avait l'air de vouloir sortir du bâtiment était sûrement pressé. Et cela il le concevait, car lui aussi avait des rôles importants de temps en temps et être gêné lorsque l'on est pressé donne les pires impressions du monde... Il resta planté là regardant l'homme en face de lui qui ne paraissait un peu plus âgé que lui et qui avait pourtant une place si important au sein du gouvernement.
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Hansel Tansky
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MessageSujet: Re: [Annexe du Gouvernement] Dans la nuit glaciale de ce faubourg, dans le ghetto ~ [PV Lavi]   Mer 6 Juil - 16:10

Maintenant que Hansel, débarrassé de l’encadrement des deux épaules massives, pouvait mieux voir son interlocuteur ; le confus de cheveux roux surmontant une prunelle verte pétillante, la mallette trimballée négligemment à bout de bras, et le claquement musical du talon sur le pavé de verre, lui donnait des airs de petit voyou. Le Gamma félicita intérieurement papa d’avoir su lui donner les quelques adages relatifs à l’apparence des personnes, et il se garda bien de tout commentaire, se contentant d’afficher un sourire poli et de jouer de ses lunettes sur son nez. Raison pour laquelle il fut relativement étonné - un haussement de sourcil sceptique - de la raison de sa présence devant la spirale d’annexes du Gouvernement, à Modula, centre géographique.

« Et bien je suis là pour vous rencontrer monsieur. Je souhaiterais un entretien pour que vous puissiez juger de mon CV et voir s’il est possible de m'intégrer à votre groupe de recherche, ou à un autre ... »

Etait-il surpris de la simple spontanéité du rouquin ? Ou simplement n’arrivait-il pas à l’imaginer, enveloppé par des gants de plastique, des masques et des tableaux tactiles du matin au soir, entretenant la pâleur adolescente. Hansel se contenta donc de mimer la réflexion - le pouce plaqué sous le menton, les autres doigts remontant contre ses lèvres, dans une moue appliquée ; quand il savait parfaitement qu’il avait le pouvoir de l’enfermer sous les néons des laboratoires. Le Despranon Gamma avait l’Etoile ; le passeport volatile pour toutes les destinations de ce Gouvernement, et au-delà.
Il se souvint lui-même comment il était entré dans la Division Scientifique, quand tout le destinait à être l’un de ces hommes en arme, le verre des lunettes teinté - un père qui voulait les détacher, lui et sa sœur, de son nom ; les entraînements stricts à l’escrime et au tir dont il a pâti ; et pris dans la vague du second escadron dès ses seize ans, les deux doigts dressés dans le ciel. Il ne devait son déplacement qu’à la confiance d’un homme : Ren Leiters, chercheur en chef de la section mécanique. Un homme qui avait bercé les plus absurdes de ses projets, à tort ou à raison - mettons une pince dans l’abdomen d’une abeille-mère, pour voir si ça attire la foudre ! -, mais qui savait aussi l’arrêter comme le conforter dans ses échecs. D’une certaine façon, le rouquin lui ressemblait, à son âge. Les talons plantés devant le patron, les mots d’une audace ridicule.

« Je peux voir votre papier ? »

Tout en disant ça, Hansel sortait de sa sacoche la tablette tactile, le stylet pendu joyeusement ; commença à déplacer du doigt les dossiers de son affaire précédente hors de l’écran, glissa devant lui le clavier, totalement détaché du rouquin qui devait attendre devant lui, les pieds collés aux pavés. Une multitude d’icônes, de codes, de bandes noires dansaient par-dessus la page-mère. Il ne lui accorda pas d’attention supplémentaire en tendant la tablette négligemment devant son nez, soulevant les deux doigts libres pour attraper le CV ; pas plus quand il lui parla à nouveau, avec distance, le menton pointant l’accueil.

« Ca vous dérange si nous poursuivons à l’intérieur ? Je préfère avoir ma tablette posée. Plus pratique. » Et, comme pour préciser, Hansel se tourna vers les grandes portes vitrées, laissant balader sa manche vide sur son coté droit - le bras qu’il n’avait plus.

Derrière le grand bureau en arc de cercle, Charlie tamponnait avec ses articulations mécaniques les papiers, comme une vieille machine à écrire ; mais le regard éveillé derrière ses hublots, ne manquant pas de pincer de temps à autre sa lèvre lorsqu’une nouvelle - car elle ne manquait jamais de lire par extraits ces affaires d’en haut - lui déplaisait. Derrière sa frange, elle remarqua le Despranon Gamma revenir vers elle, la tablette tactile contre le flanc, la moue inhabituellement sévère ; suivi d’une tornade rousse qu’elle jugea être la raison de son humeur sérieuse.

« M’sieur Boss ? Une affaire oubliée ? »

Etrangement, la voix était immédiatement plus aimable, un peu candide ; alors que Hansel posa son padle sur le support marbré en même temps que son coude fatigué s’y appuya.

« Non, ne vous en faites pas, Charlie. Tant que je suis là, est-ce que vous ne me feriez un café ?
- Votre suc’ au café, plutôt ? »

Personne - du moins, les personnes qui avaient au moins frotté leur nez une fois au costume du Despranon Gamma - n’ignorait l’addiction presque maladive au sucre. Ne serait-ce que pour le café rituel de celui qu’elle appelait sans enrobage « m’sieur Boss », il faudrait faire un nouvel impôt, pensait-elle. Hansel partit d’un rire franc, un grelot qui résonna dans tout l’accueil, faisant mine d’oublier le rouquin qui attendait, derrière lui, plié à ses caprices. Puis adopta une petite voix décomposée.

« C’est un non ?
- Nan, j’m’occupe de vous, m’sieur Boss. »

Le blond tourna enfin son attention vers le rouquin, visiblement adouci. « Et vous ? Vous voulez quelque chose à boire ? » Charlie attendit patiemment ; le bras gauche encore figé dans sa position de machine à écrire, et le droit appuyé sur l’accoudoir, prête à se dégager. Hansel, lui, repartit déjà sur sa tablette ; ouvrant d’un côté de nombreuses listes sur la Division Scientifique - un classement totalement anarchique de noms, sujets comme exécutants -, et de l’autre une page blanche, avec un curseur clignotant prêt à noter le papier de Lavi Robinson.

« Donc, vous êtes ... ? »

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