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 All Night Long

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: All Night Long    Jeu 27 Oct - 21:37

[Suite Directe de Farewell en Sexion]

Mugen se serra contre Asch, et lui caressa les cheveux. Bien qu’il sentit contre lui le désir inassouvi de son amant, il ne fit aucun geste pour lui venir en aide… il avait la flemme, en fait. Il était d’ailleurs bien fatigué, même s’il sentait qu’il ne dormirait pas beaucoup cette nuit. Rien à voir avec Asch. Il était insomniaque, et il revenait d’un long séjour à Shangyu. Sa magie allait vraiment faire chier son cerveau, qui travaillerait trop et l’empêcherait de somnoler. Tout le sport qu’il avait fait avant ne lui servirait à rien… Même avec tous les ‘je t’aime’ du monde.

« Je t’aime aussi. »

C’était un peu ridicule de le dire en deuxième, ça faisait un peu ‘réponse obligatoire’ mais hé, pour une fois que c’était Asch qui le disait… Ca faisait tout drôle à Mugen d’ailleurs. Ce dernier se sentait bien, heureux, peut-être même un peu niais ou stupide, mais on pouvait lui pardonner. Il mit du coup quelques temps à se souvenir qu’il était en mode totalement aveugle, et que du coup, Asch était en mode sans magie aussi. Sauf que dans son cas, ça pouvait être dangereux si c’était trop prolongé. Tâtonnant avec sa main jusqu’à la table de chevet, Mugen ‘éteignit’ alors l’artefact, rendant sa magie aux quelques mètres carrés de la chambre où se trouvait le lit. Et soudain, Mugen se rendit compte d’une chose : Elye, Jason et Shawn, tous avaient entendus distinctement ce qu’il s’était passé juste avant, pour la bonne et simple raison qu’ils étaient tous à une cloison ou deux de là. Arf, la haine quand même… Ils allaient se faire charrier, au moins. De ce que Mugen voyait, Jason avait l’air un peu nerveux, tout le contraire de Shawn, ce vieux pervers. Ah… Les amis de Mugen étaient vraiment des cas, en fait. Revenant à Asch, l’Alpha se souvint aussi d’une chose : le rouquin n’allait pas tarder à avoir genre très froid s’il restait le cul à l’air, même dans une chambre à 25°C. Il ramena donc les couvertures sur le corps de son amant :

« Ce serait con que tu prennes froid quand même… »

Ouais quand même. Et puis, il se cala sur son oreiller, en dehors des draps vu la température ambiante, et tenta de faire taire ses neurones. Dix minutes. Vingt minutes. Une heure… Asch devait dormir depuis tout ce temps, non ? Doucement, Mugen sortit du lit, essayant de ne pas trop faire bouger le matelas, et quitta la chambre.

Il n’alla pas bien loin en vérité : après un rapide passage par la salle de bains histoire de remettre un caleçon, il se réfugia dans la cuisine où il commença à préparer un steak pâtes. Bah quoi, il avait faim ! La nuit était bien avancée déjà, et ils n’avaient pas beaucoup mangé le soir… Et Mugen avait de gros besoins nutritionnels, forcément, puisque son corps refusait de se reposer. Bien sûr, ce qu’ignorait l’Alpha, c’était qu’Asch n’arrivait pas à dormir non plus.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 27 Oct - 22:24

Pour une fois que Asch et Mugen réussissaient à rester au pieu après avoir fait du "sport" dessus, sans ressentir le besoin de passer par la case salle de bain dans la minute... Eh bien, le rouquin en était plutôt content. Il se sentait bien. Il ne voyait rien, mais le simple contact physique de l'Alpha lui faisait oublier cet inconvénient pourtant majeur. Pour une fois, c'était lui qui avait tendance à se lover contre le despranon - à croire que toutes les tendances avaient été inversées, ce soir. Quelque part, ça le fit un peu chier lorsque ce dernier, plein de bonnes intentions, décida qu'il était temps de le border. Un drap, une couverture, ça faisait une cloison de trop. Cela dit il avait un peu raison quand même: Alors que son désir était en train de retomber - c'était d'ailleurs assez fortement frustrant - et qu'il prenait conscience que 25°C, ça n'était largement pas assez pour son corps nu, il avait aussi tendance à presque-claquer des dents, et ça, ça craignait un peu, quand même. Il émit un grognement de mécontentement:

"Rah... T'aurais dû laisser l'artefact activé juste cette nuit..."

... Car, alors, Asch aurait été bien moins sensible au froid, quand bien même son organisme restait fragile face à ses effets. Le jeune homme soupira et vint malgré tout se rapprocher de son amant: il n'avait vraiment pas envie de rompre le contact. Notons que, fort heureusement, ses neurones étaient toujours à la ramasse. Il ne s'était pas rendu compte que tout le pavillon avait dû entendre l'expression vocale de leurs précédents exploits, sans quoi il aurait sans doute été bien moins détendu.

Puis il ferma les yeux, un peu inutilement, certes, pour essayer de dormir. Ça n'allait pas être facile, car malgré les effets des endorphines, et malgré qu'il fut tard et qu'il se fut dépensé, Asch avait vraiment BEAUCOUP dormi en journée aujourd'hui. Sans compter que sans la faculté de voir, à l'hôpital, son rythme biologique avait été un peu chamboulé, car il n'avait plus vraiment de notion de l'heure qu'il pouvait être. Résultat..? Eh bien même si sa respiration rendue calme par la tranquillité qui l'habitait pouvait donner l'impression qu'il s'était assoupi, il était encore parfaitement réveillé. Et il se faisait aussi gravement chier même si, en fait, la seule proximité de l'Alpha lui suffisait. Ca lui avait suffisamment manqué pour qu'il s'en contente.

... Si ce dernier décidait soudainement de dépoper, par contre, ça allait être autre chose. Sans compter que Asch flippait un peu à vrai dire, à l'idée d'être laissé seul, même deux minutes, perdu au beau milieu d'un monde de ténèbres qui l'angoissait beaucoup, malgré toutes les bravades, tout le courage dont il avait su faire preuve à l'annonce de la terrible nouvelle quelques semaines plus tôt. Mugen n'allait donc certainement pas avoir le temps de faire tout ce qu'il avait prévu de faire, pour la simple et bonne raison que Asch était quelque peu monté sur ressort, là. Il sentit le brun bouger à côté de lui, et comprit assez vite ce qu'il se passait lorsque le matelas se bomba, prouvant qu'il avait été libéré d'une partie du poids qu'il portait. A l'aveuglette - forcément - Asch tenta d'attraper la main d'un Mugen en plein mouvement. Évidemment, ses chances de réussite n'étaient pas grandioses, mais il n'y avait même pas songé. Qu'il 'ait réussi ou non, il groumpfa vaguement en se redressant sur les coudes. Ses yeux ouverts cherchaient Mugen du regard, inutilement. Encore un réflexe vain. Il en aurait sans doute encore longtemps...

"Hey...! Te casse pas si vite... Je déconnais pas quand je disais que j'avais pas sommeil."

Si le despranon sortait du lit... Lui aussi. Il se tapait peut-être un peu l'incruste dans son programme, mais ça ne l'empêcha pas de continuer: si il restait seul ici, il allait gravement se faire chier. Bon ok, il avait du mal à se redresser. La tête lui tournait presque, par manque d'habitude, son équilibre était précaire, et il était totalement à poil. Mais bon. Ça aurait pu être pire... Il aurait pu y avoir... une panne de chauffage, par exemple. Haha.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 3 Nov - 9:54

Asch avait beau râler, Mugen avait quand même laissé la magie reprendre ses droits. Evidemment, la santé du rouquin n’y était pas étrangère, mais Mugen lui-même avait peur pour sa magie. Vous savez, cette peur irrationnelle qu’un jour, à force d’utiliser des artefacts pour dormir, il ne soit plus capable de voir du tout ? Que sa magie à force d’être tue, ne disparaisse complètement ? C’est ce qui l’avait vraiment poussé à éteindre l’artefact, quand bien même il ne pouvait pas dormir ensuite.

Cela dit, il avait oublié qu’Asch était un peu désorienté à cause de sa cécité, et qu’il avait déjà beaucoup dormi aujourd’hui. Le rouquin n’avait pas sommeil, pas plus que l’Alpha, mais ce dernier ne s’en rendit pas compte. Une fois qu’il pensait Asch endormi, il se leva et alla dans la cuisine pour calmer sa fringale nocturne. Il le vit alors bouger et se relever : il n’en fallut pas plus à Mugen pour aller le voir et l’aider s’il le fallait.

« Ah ouais à ce point-là… ? Bon ben viens. T’as faim ? »

Mugen s’avança et donna sa main à Asch pour le guider à travers le noir. La cuisine n’était pas bien loin, mais ça ne voulait pas dire que ça serait facile pour le rouquin d’y accéder tout seul. Pour le moment, il valait mieux que le brun l’aide un peu. Une fois dans la cuisine, Mugen laissa Asch sur une chaise, et alla vers le frigo.

« J’ai la dalle alors je vais me faire un truc à manger… Si tu veux je peux cuisiner pour deux. »

Il resta un moment silencieux, prenant de la viande dans le frigo pour venir la préparer sur le plan de travail. Il soupira, et ajouta seulement :

« Mes nuits sont pas vraiment trépidantes, je te préviens… J’ai des dossiers à potasser en fait. Ta présence me gêne pas, bien sûr, mais tu risques de t’ennuyer… »

Mugen continua à faire la cuisine, ajoutant ou non la part d’Asch au menu. D’ailleurs, il n’avait pas dit ce qu’il comptait manger, mais le rouquin n’étant pas trop difficile, il ne s’en inquiétait pas trop. Enfin, par politesse, quand même, il lui annonça :

« Steaks-pâtes, ça te va ? »

C’était pas vraiment de la grande cuisine, mais au moins ça calait. Parce que là, l’estomac de Mugen commençait vraiment à souffrir, il suffisait de l’entendre grogner. Oui, le brun avait vraiment faim. Il mit l’eau à chauffer et revint à table, emportant du jus de pomme avec lui et s’en servant un verre, à lui et à Asch :

« C’est du jus de pomme, si t’en veux. »

L’Alpha semblait fatigué, et le sport de chambre de tout à l’heure n’y était pas étranger. Il soupira, et caressa doucement la main d’Asch au passage. Le réveil ne sera pas de tout repos, et pas seulement parce que tout le monde avait entendu ce qui s’était passé il y a moins d’une heure. Asch était aveugle… et Mugen se demandait vraiment s’il aurait la force de lui apprendre à vivre dans l’obscurité.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 3 Nov - 14:57

Oui, effectivement, à ce point là. Asch passait son temps à dormir en ce moment. C'était devenu son activité par défaut... Et déjà qu'il ne voyait plus rien, à force, il allait finir par ne plus savoir reconnaître l'éveil du sommeil si il continuait à passer ses journées à faire la sieste. Bon... En l'occurrence, c'était la nuit, mais ce détail n'avait plus autant d'importance qu'avant maintenant qu'il n'était plus capable de faire la différence entre le soir et le matin, sauf si une âme bien intentionnée lui donnait l'heure.

"Ouais j'ai la dalle... ah. Attend, j'vais pas y aller à poil."

Le temps d'enfiler son calbute qu'heureusement Mugen avait pris soin de ranger là où il le retrouverait facilement, et Asch suivait son amant dans la cuisine, non sans se coller à lui au passage: Il aurait fallu 5 degrés de plus au minimum dans l'appartement pour que sa tenue soit suffisamment "habillée". Hé... même en été Asch portait des pulls, ça n'était pas pour rien. Sinon... On pouvait constater que son gabarit n'était pas exactement de l'ordre du poids plume. Si pendant un moment la dépression lui avait coupé l'appêtit, il allait dorénavant beaucoup mieux qu'avant. Il retrouvait progressivement son appêtit, si bien qu'il pouvait en effet dire sans mentir qu'il avait les crocs. Un sandwich en guise de repas, c'était un peu léger, quand même.

"Hmm tu crois que c'est trépidant d'attendre que le matin se lève sans pouvoir dormir peut-être? Je préfère encore m'emmerder avec toi que m'emmerder tout seul... J'sais même pas si je suis capable de retrouver le chemin des chiottes..."

Un grognement lui échappa alors que l'évidence de cette affirmation le frappait de plein fouet. Il se renfrogna. Il avait décidé d'affronter la vérité sans tomber dans le déni, mais il détestait se sentir handicapé. Bon au moins si il venait, il risquait de s'emmerder, mais Mugen aurait toujours moyen de troller sur les dossiers chiants à souhait qu'il se devait de lire. Parce que bon, il devait y avoir des trucs bneh dans le lot parfois. Puis si ça concernait les densetsu, Asch pourrait éventuellement l'éclairer de ses lumières (?) et serait peut-être utile à quelque chose pour une fois. Quant au menu, Asch laissait libre court à l'imagination de son amant. Il n'était pas difficile, effectivement.

"Oui oui nickel.."

... reste qu'il avait du mal avec les fruits, et les trucs sucrés en règle générale. Il refusa donc le jus de pomme proposé d'un geste vague de la main, n'en déplaise à la commandante Sunadokei.

"... Nah c'est bon merci. Je prendrai de l'eau. Ou pas d'ailleurs."

L'eau des pâtes, elle, de son côté, attendait de bouillir, et malheureusement, même en 4500, ce n'était pas encore quelque chose d'automatique. Il allait donc falloir poireauter encore un peu, mais de sentir la main de l'alpha contre la sienne rendit soudain Asch plus patient. Un sourire vague éclaira ses lèvres, alors que ses yeux aveugles décollaient de la table, et vacillaient à l'horizon à la recherche du visage de Mugen. Ils ne rencontrèrent évidemment qu'un vide dense et hypnotisant. Il aurait été facile de s'y perdre... Mais Asch préféra tendre une main - celle qui était libre - devant lui, hésitant, à la recherche du visage de son amant.

"J'sais que c'est un peu déplacé mais... Je crois que ça va vraiment me manquer. T'es devant moi et pourtant c'est comme si y avait un mur..."

D'un coup, le ton de sa voix s'était un peu tendu, comme si il cachait une frustration intense, une douleur que Asch ne laissait pas voir, et qu'il ne se permettait même pas de ressentir consciemment. Si il y laissait libre court, il allait devenir cinglé, et il avait déjà suffisamment déprimé pour une décennie. Non... Il fallait qu'il positive. Qu'il prenne les choses du bon côté. Cela dit, personne n'était parfait... Et Asch, très loin d'être insensible, avait malgré tout besoin de partager un minimum cette contrariété lancinante qui le prenait par bouffées.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Lun 14 Nov - 19:30

Même si Mugen ne distinguait pas vraiment les vêtements d'Asch, l'imaginer en caleçon – ou même nu – chez lui était tout à fait inhabituel. Depuis le temps, l'Alpha s'était fait à cette image un peu déformée du rouquin, engoncé dans ses tonnes de laine, qui oscillaient entre l'orangé et le rouge vermillon. Mais s'il n'avait pas – trop – froid ainsi... Tant mieux ! Il l'attendit dans la cuisine, lieu de prédilection pour les insomniaques affamés. Son corps ne trouvant pas le repos, il consommait d'autant plus de carburant, un carburant qui cette nuit, serait le sempiternel 'steak-pâtes' nocturne. Oh, Mugen était bon cuisinier, parfois il mangeait des plats très élaborés à quatre ou cinq heures du matin, mais cette nuit, si Asch devait veiller avec lui, c'était pas la peine de passer des heures aux fourneaux.

Et oui, car même si Asch n'était pas insomniaque, la journée qu'il avait passée, hors de la lumière et donc du temps, il avait pas mal dormi. Ce qui expliquait son manque de sommeil à cette heure avancée de la nuit. Et puis, son argument n'était pas irrecevable après tout : s'il devait se faire chier, autant se faire chier avec Mugen. Ce dernier lui dit qu'il allait sûrement devoir travailler – quand même ! - mais apparemment ça ne gênait pas le moins du monde son amant. Tant mieux.

« Pas faux pour les chiottes. Si tu veux j'irais te la tenir. »

Mugen rit de sa remarque un peu déplacée, seulement parce qu'il l'avait formulée sur le ton de la plaisanterie. Néanmoins, si on y réfléchissait bien... si Asch ne voulait pas en mettre partout au début, il allait lui falloir de l'aide. Heureusement l'Alpha s'était découvert une seconde passion en ce qui concernait la plomberie. Ce dernier retourna ensuite à sa cuisine, si tant est qu'on pouvait l'appeler ainsi, et mit l'eau à chauffer. Attendant qu'elle soit prête, il partit se rasseoir à la table, près d'Asch, avec du jus de pomme. Hélas ! Sayuri étant passée par là, le rouquin déclina tout apport en sucres et préféra de l'eau. Malheur à lui !

« Comme tu veux... »

Mugen se releva et alla lui rapporter la bouteille d'eau, qu'il posa sur la table non loin de la main de son amant.

« Tiens elle est là. Tu peux boire à la bouteille, ce sera plus simple pour l'instant. »

Et là, Asch fit quelque chose que Mugen n'avait pas prévue, ou tout du moins, qui le surpris à cet instant précis. Il leva une main, appelant à lui son amant, qui pencha légèrement la tête pour qu'il puisse effectivement toucher son visage. Mieux que ça même, il tendit lui aussi ses bras, non pas pour seulement toucher son amant, mais bien pour lui faire un câlin. C'était étrange, lui qui n'avait jamais été tactile se mettait à câliner à tire larigot. Cela dit, c'était compréhensible du côté de Asch : sans la vue, il lui fallait une compensation, le moyen de se dire que tout ceci était quand même bien réel : le toucher.

« Je suis là, ne t'inquiète pas... »

La voix de Mugen n'était pas aussi assurée et absolue que d'habitude, comme si lui-même hésitait. Il se demandait en fait s'il réussirait à tenir le coup, alors que le sort avait décidé de jeter son amant dans le même genre d'enfers que lui. Le dix-huitième cercle, celui où il faisait tout noir. Bon, certes, Mugen était entré avec un cheat code, mais il avait quand même essayé de jouer sans. Et il avait réussi, mais au prix de redoutables efforts. Il avait tout fait pour continuer à être autonome et pouvoir quand même entrer dans l'Armée, mais il doutait qu'Asch puisse y rester avec le handicap qui était le sien. Il n'avait pas le choix, et il n'avait pas de pouvoir qui lui servirait de béquille. D'autant plus qu'avec ses 'antécédents', ses détracteurs, certes de moins en moins nombreux, n'hésiteraient pas à profiter de la moindre excuse pour le virer à grands coups de pied dans le cul. Tous les Alphas du monde n'y pourraient rien.

Mugen le serra un peu plus contre lui, et lui frictionna le dos. Il resta de longues minutes ainsi, avant d'entendre – et de voir – l'eau bouillir. Hmpf, il allait devoir se lever, et laisser Asch seul. Même à quelques mètres, voire quelques dizaines de centimètres, il savait que ce serait difficile pour le rouquin de rester 'seul' dans le noir. Il dit alors d'une voix douce et basse, presque comme une supplique :

« Je vais devoir aller mettre les pâtes... »

A contrecoeur, le Despranon se leva, et balança machinalement les macaronis dans l'eau bouillante, avant de sortir une poêle qu'il mit à chauffer elle aussi. Les steaks étaient prêts, sortis du frigo, et n'attendaient plus que de se faire sauter. Bref, Mugen cuisinait, et posa dix minutes plus tard, deux assiettes bien garnies sur la table. Il avait quand même pris soin de couper la viande d'Asch, qui aurait certainement eu du mal à le faire seul aujourd'hui. Sans la méthode de l'horloge, c'était quand même relativement compliqué. Enfin bref ! Mugen lui tendit ses couverts, et prit sa main pour la porter à son assiette – histoire d'éviter qu'Asch ne plonge ses doigts directement dans les pâtes. Lui-même vint s'asseoir en face, et se saisit de ses couverts.

« Bon appétit ! »


Mugen commença à manger en réfléchissant à la suite du programme. Maintenant qu'il y pensait, il n'avait pas vraiment envie de potasser des dossiers alors qu'il pouvait profiter de temps supplémentaire avec Asch. Travailler la nuit, c'était bon quand on n'avait rien d'autre à foutre en fait. Mais là... peut-être qu'aller se délasser dans un bon jacuzzi serait une activité un peu plus amusante ? Sûrement oui, connaissant le rouquin...
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Lun 14 Nov - 22:15

Mugen essayait de plaisanter, mais même si Asch donnait l'impression qu'il se fichait pas mal d'être devenu aveugle, c'était effectivement avant tout une impression: Il essayait de se convaincre lui-même que, par rapport à ce qui avait failli se passer, ce drame devenait d'une insignifiance risible. Même si la perte de la vue était en effet d'importance moindre pour lui par rapport à l'éventualité de la perte de Mugen, elle n'en n'était cela dit pas moins difficile. Asch aurait pu se faire à l'idée de ne plus jamais pouvoir regarder un film, des images, des photos, d'observer un paysage... Il avait une peur bleue d'oublier le visage de ses proches à force d'être perdu dans le noir, mais il aurait pu supporter tout ça. Le handicap qui allait avec par contre, beaucoup moins. Asch ne supportait pas d'être incapable de se débrouiller seul, ou même de savoir si il faisait jour ou nuit. Il savait qu'il y avait des moyens pour les aveugles d'apprendre à devenir aussi autonomes ou presque que les personnes voyantes, mais il était très loin d'avoir acquis ces connaissances. Et quand il se rendait subitement compte de son incapacité à faire quoi que ce soit sans aide... Il avait tendance à ne plus aussi bien réussir à contenir sa peine, et à rester stoïque vis-à-vis des sacrifices qu'il avait été forcé d'accomplir.

Il tiqua, et se força à ne pas tirer la gueule, quand bien même la blague du despranon l'avait blessé. Il ne voulait pas l'inquiéter. Il ne voulait surtout pas qu'il se remettre à culpabiliser ou bien qu'il lui pète une durite comme il l'avait fait à l'hôpital le lendemain du drame. Il se força donc à émettre une sorte de ricanement, mais il était mauvais acteur, et il le savait. Le ton de sa voix avait dû paraître amer. Mouais. Sa tentative était tellement ratée qu'il préféra se remettre à bougonner, tel le bon vieux Asch qu'on connaissait bien. Au moins, il savait gérer sa mauvaise humeur. Et Mugen était certainement plus habitué à le voir ronchonner qu'à le voir essayer d'arrondir les angles.

"Pitié épargne moi cette vision mentale... Celles là j'y suis pas encore immunisé... J'préfère faire ça au dehors des toilettes, si tu vois ce que je veux dire."

... Ou bien dans les toilettes, mais pas pour pisser. Et n'allez pas penser que Asch aurait cette idée tordue le premier. Parfois, lorsqu'il était pressé, il avait tendance à avoir envie de le faire n'importe où là où il pouvait se désaper en privé et où il y avait la place d'accueillir deux corps, mais il y avait des limites à ce qu'il était capable d'imaginer. Si.

Après avoir refusé le jus de pommes de la commandante (?), Asch hérita d'une bouteille d'eau qu'il empoigna à deux fois pour être sûr d'avoir une prise correcte. Depuis un mois qu'il était aveugle, il avait pris quelques habitudes et était déjà un peu plus sûr de lui qu'au début pour manger, mais comme l'avait bien deviné Mugen, ça n'était pas encore la panacée. Entre autre à l'hôpital on l'avait majoritairement fait manger des trucs liquide, malléables type purée ou bien déjà coupés. Lui demander d'attaquer un steak avec un couteau et une fourchette/fourchetten/furusheta/etc aurait été un peu trop pour lui. Puis, après avoir localisé définitivement la bouteille, il se désintéressa d'elle pour plutôt chercher le visage de son amant, qui l'intéressait plus que tout le reste de ce qui se trouvait dans la cuisine à l'heure actuelle. Asch faisait une petite rechute, sans doute due à son changement d'environnement et à la nouveauté, pour lui, de se balader dans cet appartement qui était le sien depuis un an quasiment et dont l'image lui avait sans doute parue acquise. Tout comme celle de Mugen. Qu'il ne "verrait" sans doute plus jamais (au sens premier du terme).

Ça se serait peut-être arrêté là, si le brun n'avait pas réagi. Ou pas autant réagi. Ça se serait arrêté là et Asch serait resté seul avec ce qu'il avait sur la patate - soit gros. Mugen enlaça Asch et tenta de le rassurer avec le genre de phrases typique que Asch n'aurait accepté de personne avant de le rencontrer. Il fit donc quelque chose qu'il n'avait jamais fait avec personne avant de rencontrer Mugen - pas même avec Elye: il lâcha prise, juste un peu. Pas trop pour éviter d'éclater en sanglots - ça l'aurait fait moyen - mais juste assez pour se permettre un petit moment d'auto-apitoiement. Il avait passé son temps à négliger les exigences de sa psyché, et maintenant, il en avait vraiment besoin.

Asch enlaça le brun en retour, qui put sans doute alors remarquer une tension anormale dans ses muscles, une crispation qui n'était pas là généralement. Tous les efforts que Asch fournissait pour ne pas tomber dans le déni avaient des conséquences sur son état physique... Asch fourra son nez quelque part contre son amant, de préférence aussi près de son cou que possible, puis il s'accrocha à lui comme à une planche de survie... Il ne fallut que peu de temps avant que ses mains ne se mettent à trembler nerveusement, sous l'effet de la peur sourde qui le suivait comme une ombre malicieuse, dans le sens le plus péjoratif du mot "malicieux". Sa respiration s'épaissit, devint plus rapide. Encore une fois, l'ombre de la panique le guettait. Dans le noir, il devenait claustrophobe. Il avait l'impression d'étouffer. Le contact de Mugen le rassurait... Mais peut-être pas autant qu'il l'aurait dû. Peut-être parce que Mugen avait beau lui dire de ne pas s'inquiéter... Il lui avait prouvé qu'il était tout à fait capable de l'abandonner, ce que Asch, inconsciemment, n'était pas totalement capable d'oublier. Les larmes lui étaient montées aux yeux - ce que seul Mugen et sa vision spéciale pouvaient savoir sans doute - m ais il ne les laissait pas couler. Du coup, sa gorge était douloureuse. Il manqua d'exprimer à l'oral son mal-être, notamment en faisant remarquer que cette situation lui donnait parfois l'impression de suffoquer, mais il changea d'avis lorsqu'il se rendit compte qu'il n'allait que réussir à inquiéter Mugen. Cette prise de conscience parvint à le faire se calmer progressivement... Sa respiration redevint plus calme, et ses muscles se détendirent. Ils n'étaient cela dit pas à l'abri d'une vraie crise par l'avenir. Pour le moment, cette accalmie soudaine tombait bien, car l'eau bouillait. Asch se força à sourire, avant de frotter brièvement son visage au sien, trouver sa bouche, et l'embrasser tout aussi rapidement.

"Vas-y ouais, avant qu'il y ait plus d'eau..."

Mugen s'éloigna, et Asch eut un frisson qui tenait tout autant à sa soudaine solitude qu'au contraste de température qu'il venait de subir. Il ferma ses yeux devenus inutiles et soupira en posant les coudes sur la table, et en se servant de ses mains pour soutenir sa tête par les tempes. Il se sentait encore un peu à l'ouest. Pas tout à fait bien dans son assiette. Mais son assiette... Elle était en cours de préparation. Il patienta en se concentrant sur les bruits, ce qui se révéla être étrangement assez apaisant.

Il ne changea de position que lorsque Mugen revint et posa une assiette chargée face à lui. Il prit les couverts qu'on lui donnait et tiqua une nouvelle fois lorsque l'alpha guida sa main jusqu'au plat. Même si ça avait dû se voir gros comme le nez au milieu de la figure que cette attention le gênait, Asch n'alla pas se plaindre. Mugen faisait ce qu'il pensait devoir faire, et il avait raison. C'était juste la fierté mal placée de Asch qui faisait des siennes...

"Bon ap!"

Le ton de sa voix ne trahissait plus aucune émotion négative, à croire qu'il devenait bon pour se blinder. Un peu moins pour faire bonne figure par contre: Il ne tarda pas à manquer de se mettre la fourchette dans le nez, ce qui eut pour effet de le faire rire nerveusement tandis qu'il détournait la tête, et s'essuyait avec le dos de la main.

"Et merde... Ça faisait quinze jours que c'était pas arrivé ça pourtant."

Stratégie de fuite en avant enclenchée: Il s'éclaircit la gorge et tenta de changer de sujet, avant d'engloutir une nouvelle fourchette de nourriture, qui cette fois-ci passa directement dans le bon trou.

"Hmm.. Je repensais à cette histoire de berserk. C'est marrant en fait. Avec Elye on en voulait un quand on était gosse. Nos parents ont fini par lui acheter un chien, sous prétexte qu'un berserk demandait trop de soins, qu'ils avaient pas le temps, qu'elle était trop petite, tout ça..."

... Comme d'habitude, Asch avait été totalement exclu de l'équation. Ses parents n'avaient jamais compté sur lui comme sur un élément fiable. Le sourire qui venait d'apparaître sur les lèvres de Asch s'estompa légèrement.

"... Je devrais peut-être lui dire qu'il est mort, d'ailleurs."

Ça se terminait sur une touche pas très joyeuse mais... On notait quand même la rareté de la chose: Asch qui racontait volontairement et spontanément sa vie, et a fortiori son enfance, c'était presque du jamais vu.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Ven 18 Nov - 10:29

Mugen avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, mais c'était vrai que ça risquait de poser problème quand Asch voudrait aller au petit coin. Le mieux pour lui serait quand même d'uriner assis. Moins de risques, et une fierté à peu près conservée. Tout le monde serait content non ? Enfin... C'est vrai que la situation n'était pas bien brillante, et qu'Asch avait d'autant plus besoin de se sentir soutenu. Sentir, au sens propre du terme : Mugen n'hésita pas à lui faire un gros câlin, parce que le grand garçon qu'était son amant en avait désespérément besoin. Etre dans le noir, comme ça d'un coup, ça faisait un choc... Si Mugen n'avait pas été aussi rongé par la haine à l'époque, il aurait sûrement craqué. Même si à l'époque... il y avait Erik. Mais c'était une autre histoire. Rien à voir même ! Enfin, façon de parler.

Le repas fut bientôt prêt, et l'Alpha, transformé en cordon bleu, vint le servir à table. Il avait pris soin de couper la viande d'Asch, et de guider sa main vers l'assiette – sans rien dire, juste d'un geste doux, comme si c'était naturel – pour qu'il puisse savoir où elle se trouvait. Il s'assit en face de lui ensuite, et commença à manger. Il eut du mal à se retenir de rire quand Asch se planta la fourchetten dans le nez, mais réussit tout de même... et profita presque autant de lui de son changement de sujet qui sonnait le repli stratégique.

Asch lui parla du berserk, et du fait que lui et Elye en avaient voulu un étant petit, et que les parents Raizer avaient fini par jeter leur dévolu sur un chien, animal plus gérable qu'un berserk. Evidemment, Mugen n'était pas dupe : c'était encore là une preuve que ni Ashen ni Rachel ne s'occupaient de leur fils. L'Alpha ragea intérieurement, mais tenta de ne pas trop le montrer :

« Je pense qu'elle s'en doute déjà... Mais bon, oui, ce serait une bonne idée de le lui annoncer. T'auras qu'à enchaîner avec un magnifique 'mais j'vais enfin avoir un berserk !' … Même si les circonstances sont pas spécialement réjouissantes à la base. »

Il continua de manger, tout en songeant à l'animal qui irait bientôt gambader dans le domaine aux côtés des gamins, de Specter, de Jennifer, de Jason et d'Elye, le temps qu'ils trouvent un endroit où crécher. Oui parce que Jason avait fait le – mauvais – calcul d'habiter chez Roxanne : maintenant qu'elle était morte, il devrait se trouver un appartement, le tout sans l'aide de l'Armée Gouvernementale, qui ne tarderait pas à lui envoyer une lettre de 'remerciements pour services offerts au Gouvernement Mondial'. Mugen avait confiance en Jason pour savoir rebondir et se projeter de nouveau dans l'avenir, mais il n'était pas une machine, il lui faudrait quand même du temps. Bref, tout ça pour dire que Jason allait peut-être rester un peu plus longtemps que prévu au Domaine.

« Hmm en parlant du berserk... T'as une idée de comment on va l'appeler ? »

Oui, parce que maintenant, le fait d'en avoir un était plus ou moins acquis pour l'Alpha. Ce serait trop bête de ne pas profiter de l'aide d'un animal si pratique, et il ne voyait pas comment on pourrait lui refuser ça. Etre tout en haut de la hiérarchie n'avait pas que ses désavantages, c'était évident. Mugen finit son assiette sur ces mots, avant de se lever pour aller la mettre dans le lave-vaisselle. Il revint alors vers Asch, mais ne s'assit pas. Il resta debout, derrière lui, les bras entrecroisés sur sa poitrine :

« Je crois que le boulot attendra demain... Ca te dirait d'aller larver au jacuzzi ? J'augmenterais la température, histoire que tu te choppes pas une pneumonie. »

Une pneumonie... c'était une expression. Parce que plonger Asch dans l'eau froide le tuerait tout aussi sûrement que si on l'avait plongé dans une mare d'acide. Mais voilà, contrairement à la piscine, le jacuzzi était très bien chauffé et un peu isolé : c'était facile de maintenir une température approchant les trente/trente-cinq degrés dans ce coin-là. Le reste du bâtiment Ouest était ouvert, donc difficile à chauffer, même si l'eau était toujours à bonne température – quand on ne s'appelait pas Asch, évidemment.
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MessageSujet: Re: All Night Long    Sam 19 Nov - 10:39

C'était bizarre... Asch n'était pourtant pas du genre à ressasser les souvenirs d'enfance. Surtout que les siens étaient plutôt pourris. Comme il n'avait pas beaucoup de centres d'intérêts dans la vie, et qu'il ne pouvait même pas parler de ce qu'il avait sous les yeux étant donné qu'il ne voyait plus rien, c'était pourtant le seul sujet intéressant qu'il avait trouvé. Le retour de sa soeur dans sa vie n'y était peut-être pas non plus étranger. Le fait que ce soit à Mugen qu'il parle de ça non plus: depuis un certain temps Asch trouvait un certain réconfort à faire et dire avec lui tout ce qu'il n'aurait jamais fait ni dit aux autres. En attendant, sa soudaine tendance au bavardage rappelait des anecdotes intéressantes. Comme cette histoire de berserk, qui cachait une autre histoire plus poignante encore, qui était au bord de son souvenir... Qu'il avait sans doute refoulée pendant longtemps, tant l'épisode avait été douloureux.

En attendant, il restait perplexe. Pensif, il passa une main sur son menton. Il n'était pas aussi sûr que Mugen que Elye se doutait que le clebs avait passé l'arme à gauche... Il aurait tout à fait pu se trouver une nouvelle famille, ou bien errer dans les rues de Shangyu, trouvant sa bouffe dans les poubelles... Comment aurait-elle pu deviner qu'il avait été la victime de la bêtise et de la méchanceté de leurs ex-alliés..?

"... Elle pourrait tout aussi bien croire qu'on l'a juste perdu et qu'il se balade encore à Shangyu tout seul... C'était pas un chihuahua non plus. Il aurait pu se démerder. Je sais pas si je dois lui dire que... Tu sais. Il était quand même bien calciné... Je fais quoi si elle veut des détails..?"

La question était sincère: Asch ne savait pas si, dans tel cas, il devait effectivement donner les détails à sa sœur, ou bien si il devait tenter de contourner le sujet pour la préserver. Dans un cas ça lui semblait manquer de tact... Dans l'autre, il aurait l'impression d'insulter sa frangine, qui n'était pas exactement en sucre. Mais bon, si il pouvait lui éviter la vision d'horreur qu'il n'avait lui-même pas pu s'éviter...

Toujours pensif, Asch continua de manger. L'avantage c'est que cette fois il avait bien localisé sa bouche et parvenait à penser à autre chose sans pour autant recommencer à manger par la narine. Il en était venu à repenser au futur berserk lui aussi, et allait ouvrir la bouche pour poser une question lorsque... Mugen lui en ôta les mots. Osmose, smiley qui danse, tout ça. Du coup, Asch referma son clapet aussitôt pour tenter de mettre ses neurones en fonctionnement. Si Mugen lui demandait son avis, c'est certainement qu'il n'avait lui-même pas d'idée arrêtée sur la question du nom de leur futur animal de compagnie. Et, pour une fois, Asch avait l'once d'une idée... L'once d'une préférence... Mais quelle était cette histoire qui tentait de remonter à la surface sans y parvenir, déjà..? Ah. Oui. D'un coup, son visage se fit grave. Le souvenir venait de faire "plop" dans son cerveau, et il n'était pas agréable. Néanmoins, ça valait le coup qu'il en parle. C'est sur un ton presque douloureux qu'il commenta:

"En fait... J'ai bien une idée."

Et de s'éclaircir la gorge, et de soupirer brièvement, avant de s'expliquer:

"Quand j'avais... Je sais plus. Dix ans, peut-être... Ma mère avait un frère qui venait de temps en temps à la maison. Je m'entendais bien avec d'ailleurs."

La dernière phrase prononcée sur le ton d'une surprise légère... Comme si le fait que Asch ait pu s'entendre bien avec un membre adulte de sa famille était une anecdote particulièrement étonnante à citer.

"... Il avait un berserk qui s'appelait Alcide et il l'amenait à la maison. Elye l'adorait et c'est ce berserk qui a fait qu'on en a voulu un et tout... Bref. Un jour notre oncle a disparu du jour au lendemain. Y a pas eu d'enterrement, rien... Ma mère nous a juste dit qu'il était mort. Du coup, comme il avait pas de gosses tous ses biens étaient censés revenir à ma mère, dont le berserk..."

Là, ça commençait à coincer. Asch n'avait pas envie de se souvenir. Un certain dégoût, une certaine amertume étaient en train de l'emplir à nouveau, sous l'effet d'une réminiscence sordide.

"... On était fou mais ma mère voulait pas d'Alcide. En fait elle a même décidé qu'elle avait pas le temps de s'occuper de lui trouver un nouveau maître.... Elle l'a fait piquer."

Ça voulait dire ce que ça voulait dire... Asch rageait encore, plus de dix ans plus tard, rien qu'à raconter ce qu'il s'était passé. Inutile de dire que lui et Elye avaient versé toutes les larmes de leur corps d'enfants lorsque Rachel avait appliqué sa décision.

Mugen se leva et passa derrière lui pour l'entourer de ses bras, et le contact du corps de son amant le détendit un peu, lui permettant d'oublier un peu cette colère pas encore totalement tarie malgré le temps qui avait passé. Il laissa tomber sa tête en arrière, contre lui... Et sentit les derniers restes de sa mauvaise humeur fondre comme neige au soleil lorsque le brun lui fit part de son idée pour le reste de la nuit. Séance jacuzzi..? Asch aurait difficilement pu dire non. Passer du temps avec l'Alpha dans un environnement suffisamment chaud pour qu'il se sente - pour une fois - parfaitement à l'aise... C'était une aubaine qu'il ne pouvait pas refuser. Le boulot pourrait bien attendre, hein? C'était pas si urgent que ça! (Espérons.). Un sourire d'appréciation tira bientôt le coin de sa lèvre:

"Ah mais carrément... T'aurais pas pu trouver mieux je crois."

Il était rare qu'une quelconque perspective parvienne à ravir Asch mais là... Bingo. Tout ce qui pouvait lui donner l'impression d'avoir chaud était pour lui plus qu'un cadeau.

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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 24 Nov - 23:01

Mugen et Asch discutaient en mangeant, à deux heures du matin, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. En même temps, l'Alpha était insomniaque, et son amant n'avait pas non plus sommeil. Autant s'occuper ! La discussion dériva lentement vers l'incendie de la Villa Raizer, notamment sur la découverte du cadavre du chien familial, seul animal qu'avait vraiment côtoyé Asch. Même si en réalité, il s'agissait de celui d'Elye, sa soeur. Et la grande question était : devait-il le lui annoncer, maintenant qu'il l'avait retrouvée ? Mugen haussa distraitement les épaules, lui disant qu'elle s'en doutait déjà sûrement. Cependant, Asch ne semblait pas convaincu : il voulait vraiment le lui dire, même s'il ne savait pas comment. Après un temps de réflexion, l'Alpha ouvrit la bouche :

« Dis-le lui alors. Mais omet les détails... C'est une femme forte, mais il y a des choses qu'elle n'a pas besoin de savoir. Sauf si elle les veut vraiment. »

C'est vrai, ce n'était pas la peine de décrire en détail dans quel état était le chien quand ils l'avaient retrouvé, d'autant plus qu'Asch avait ensuite incendié la Villa. Mais Elye était une grande fille, elle était capable de supporter le choc, si jamais elle avait l'audace de le lui demander. Mugen ne voyait pas pourquoi Asch devrait continuer à omettre des détails si Elye elle-même les réclamait. Au pire, il pourrait toujours lui offrir une solide épaule pour pleurer.

Après cette parenthèse sur le chien familial, Asch en revint au berserk quand Mugen demanda s'il avait une idée de nom à lui donner. Cette brave bête allait devenir les yeux du rouquin : elle méritait un nom au moins aussi roxxant que son propriétaire ! Sauf que... L'esprit de l'Alpha était bien vide. Il n'avait aucun nom à proposer, ce qui ne semblait pas être le cas d'Asch, qui se lança alors dans une histoire poignante.

Il était extrêmement rare que le rouquin parle de lui, a fortiori quand ça concernait son enfance, et que ce n'était pas drôle. Bon, en même temps, Asch n'avait pas eu une vie spécialement marrante non plus. Dans un silence religieux, Mugen buvait ses paroles. Il lui parla d'un oncle, et de sa mère, sa « génitrice », comme aimait à le dire l'Alpha, comme pour la destituer d'un titre qu'elle n'honorait même pas au quart. L'oncle une fois mort – sans détails, ni même sans funérailles ou sans deuil pour une des seules personnes de sa famille qu'Asch avait bien aimé – Rachel avait décidé de mettre à mort la bête également. C'était vraiment dégueulasse, surtout quand on pensait qu'Asch avait à peine dix ans à l'époque. Comment pouvait-on faire ça à de pauvres gamins ? Le verdict de l'Alpha était sans appel.

« Ca m'étonne pas d'elle. Sérieusement, j'ai parfois l'impression que nos parents étaient en compétition pour le trophée des connards de service. Faire ça à des gamins... M'enfin. Ouais, Alcide, ça claque comme nom. »

Fallait dire que c'était un nom qui avait la classe, surtout pour un berserk ! Bon, ben adjugé vendu ! Mugen nota le nom dans un coin de sa tête, et se leva pour débarrasser la table. Il émit alors l'idée de finir la nuit à bouillir dans le jacuzzi, plutôt que d'aller bosser des dossiers chiantissimes. L'avantage, c'était qu'ils pourraient faire péter la température sans que Mugen ne finisse complètement cuit à l'étuvée.

Ce dernier finit de ranger la cuisine, et revint vers Asch, l'enlaçant doucement en venant derrière sa chaise, avant de l'encourager à se lever.

« Bon, ben on y va alors... ! »

Il lui prit la main, de façon assez lâche, pour qu'Asch puisse se libérer s'il le souhaitait. Ca ne devait pas vraiment être son trip de se faire guider comme un gamin, même si rester dans le noir tout seul n'était pas non plus vraiment plaisant.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Ven 25 Nov - 6:58

Oui Manger à deux heures du mat en se tapant la discute, ça paraissait tout à fait normal. Pour Asch en attendant, ça n'avait vraiment rien d'étrange: Il ne s'était pas vraiment fait remarquer d'un point de vue culinaire jusqu'à présent, à part pour son étrange capacité d'adaptation qui se traduisait par une absence de préférence au niveau des plats, à quelques exceptions près. Le fait était que cette absence de préférence ou de norme s'étendait aussi au domaine temporel. Ca ne lui avait jamais paru bizarre ou inadapté que Mugen mange à n'importe quelle heure de la nuit ou de la journée, parce qu'il en était lui-même capable: Où était le problème franchement, si ils avaient faim? Sur ce point - comme sur pas mal d'autres en fait - les deux hommes s'étaient bien trouvés.

En attendant, le jeune homme avait posé une question sincère. Il existait quatre personnes au monde auxquelles il voulait éviter de faire du mal si c'était possible: Mugen, sa soeur Elye, et à un moindre (?) degré, Shawn qu'il avait déjà suffisamment blessé comme ça, et Jason, qu'il commençait à apprécier, contre toute attente. Il ne connaissait trois d'entre eux que depuis un an tout au plus. Il n'avait jamais été mis sans une situation délicate impliquant du tact avec la dernière.... Et quant au reste du monde, il s'en foutait pas mal. Il était constamment de mauvais poil, négatif, cinglant voire cynique, et il l'assumait parfaitement. Ca signifiait aussi qu'il avait besoin d'un peu d'aide pour réussir à être un peu plus subtil que d'habitude, et pour ne pas mettre les deux pieds dans le plat. Si il n'avait pas été aveugle, il aurait sans doute mangé Mugen du regard avec un pli d'anxiété sur le front tandis qu'il buvait ses paroles comme si on lui avait récité la Bible. A défaut il se contenta de faire la même chose, mais en "contemplant" la table sous son nez.

"... Ok. Ouais. Je vais juste lui dire que la villa a été pillée... Qu'il est mort à ce moment là. Faut aussi que je lui dise que j'ai tout brûlé pour éviter que ça devienne un squat..."

Le reste... Elle le devinerait. Ou pas. Et ça serait pour le mieux. Ou pas. Asch n'y pouvait pas grand chose de plus.

Puis, comme Mugen demandait son avis à Asch pour le nom du futur berserk, ce dernier le lui donna puisque par miracle (?) il en avait un sur la question. L'histoire que conta Asch ne tarda pas à faire réagir le despranon. Et Asch en retour, qui ne pouvait plus nier que sa mère était une véritable salope. Il détestait juste se l'entendre répéter. Mais Mugen avait raison... C'est comme si les mafias de tout bord avaient décidé d'entrer en compétition pour élire le parent le plus indigne en leur sein. Asch émit un bref ricanement amer et acide. La douleur était présente dans ses yeux aveugles comme si ils avaient été capables de voir quelque chose d'extrêmement désagréable dans le passé. C'était un peu le cas. Asch avait du mal à admettre qu'il avait voué tant d'années de sa vie à tenter de plaire à quelqu'un qui se foutait de sa gueule et l'utilisait sans aucun scrupule.

"Ca doit être le milieu qui veut ça.... Mais c'était pas tant dégueulasse pour nous que pour Alcide. Il était en bonne santé et il était encore jeune. C'était un meurtre pur et simple. Même les animaux ne devraient pas être traités comme ça."

Evidemment ça ne concernait pas ceux qu'on amenait à l'abattoir pour récupérer leur chair... mais le berserk avait été un animal de compagnie. Pas d'élevage. Sa mort n'avait eu d'autre raison d'être que d'alléger l'emploi du temps surchargé de Rachel. Vu sous ce angle...

"... Vu comme ça j'ai eu du bol de pas me faire piquer."

Son sourire amer ne le quittait plus. Mais sa remarque avait été plus pertinente qu'il l'aurait souhaité. Asch avait de gros doutes au sujet de la disparition de son oncle. Il aurait tout à fait pu être le prochain sur la liste. Il avait eu du bol que sa mère ait toujours consideré qu'il pouvait peut-être lui servir... et elle avait eu raison. Asch avait servi de bouclier pour couvrir sa fuite au moment le plus critique. Puis on l'avait jeté comme un mouchoir en papier. Il avait été extrêmement chanceux que Mugen ait été là pour le réceptionner durant sa chute...

Bon. Puisqu'ils en étaient là... Autant oublier ces pensées désagréables en bullant dans le jacuzzi. L'idée plut évidemment à Asch. La manière lâche dont Mugen lui prit la main, un peu moins... seulement parce qu'il avait moins confiance en lui que semblait l'avoir son amant. Il aurait bien voulu être capable de se démerder tout seul à ce niveau déjà, mais pour le moment il allait très certainement se prendre les portes dans une telle configuration. C'était rageant, mais vrai. Il leva donc sa main libre avec hésitation devant lui tandis qu'il suivait la marche, d'un pas qui n'avait rien d'assuré. Et tant qu'à faire...

"... Par contre faut que je m'habille avant de sortir de l'appart. Sauf si tu tiens absolument à devoir me porter au bout de 5 à 10 secondes..."

Ca ne lui faisait pas plaisir, mais Asch commençait à connaître ses limites.

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MessageSujet: Re: All Night Long    Sam 26 Nov - 10:51

C'est vrai qu'Asch avait été violent lors de sa visite de la Villa Raizer, mais dans un sens, tout brûler était une façon d'honorer les morts, non ? Mugen était plutôt indifférent à ce qu'Asch avait fait à Shangyu, il se demandait juste comme Elye le prendrait. C'était le lieu où ils avaient grandi qu'il avait incendié, même si à ce moment il avait déjà bien changé. Valait mieux ça que de le laisser aux squatteurs, c'était certain... L'Alpha haussa les épaules, et répondit seulement :

« En même temps, je me demande comment t'aurais pu faire autrement que de tout crâmer. »

Mugen n'avait pas été aussi solennel quand il avait rasé la Villa Shôryû. Il avait juste demander aux bulldozers de tout casser sur leur passage : au moins Asch avait été non seulement le juge mais aussi l'exécuteur de sa sentence. L'Alpha avait tout fait faire par les autres, ce qui était déjà beaucoup moins symbolique. Enfin, le résultat était presque le même. Il avait reconstruit et il vivait toujours au même endroit, mais ça n'avait quand même rien à voir. En pensant à cela, Mugen se demandait ce que feraient les Raizer de leur villa en ruines.

Mais il préféra plutôt embrayer sur le berserk. C'était un tout petit plus prioritaire en fait : Asch allait avoir besoin d'une aide un peu moins infantilisante que celle de son amant, qui ne serait d'ailleurs pas toujours là pour lui – malheureusement. Seulement problème, il faudrait trouver un nom à cette bête, et l'Alpha n'avait aucune idée géniale. A contrario d'Asch. Ce qui était assez exceptionnel pour que Mugen l'écoute religieusement. Doublement exceptionnel, en fait, parce que maintenant, le rouquin racontait sa vie. Et celui d'un oncle disparu, dont le berserk encombrant fut piqué parce que pas le temps de s'en occuper. Rachel avait été cruelle sur ce coup-là, comme sur beaucoup d'autres. C'aurait été l'occasion de responsabiliser un peu les gamins, en laissant un laquais les aider si besoin. Ils en avaient des larbins, non ? Il y aurait pu avoir tant de solutions autres que l'euthanasie d'un animal jeune, gentil et en bonne santé. Sauf que Rachel n'y avait sûrement pas songé, parce qu'elle n'en avait rien à foutre, ni du berserk, ni de ses gamins. Plus Mugen en apprenait sur elle, plus il était convaincu qu'il ne suffisait pas d'avoir fait popé un gosse depuis son utérus pour se prétendre mère. Ca lui rappelait aussi la famille, tiens. Celle dans laquelle si t'as pas de pouvoir, t'es qu'une vieille merde inutile. Ils faisaient un concours, c'était pas possible autrement...

Et là, une remarque, l'air de rien, comme quoi Asch aurait pu lui aussi être 'piqué'. C'était exagéré, mais pas complètement idiot non plus. Mugen allait dire quelque chose du genre 'arrête ton char' mais il s'en retint, parce qu'il commençait à comprendre de quoi Rachel était capable. Elle aurait très bien pu le faire, au final, si Asch ne lui avait pas servi à quelque chose. Elle l'avait fait, même, si on poussait la réflexion plus loin, parce qu'elle l'avait laissé pourrir à Epic Jail sans s'en soucier vraiment.

« Je crois que si tu continues à parler de Rachel, c'est elle que je vais faire piquer. »

Enervé, Mugen se leva et respira un grand coup avant d'aller derrière Asch pour l'enlacer. Il allait l'emmener à l'extérieur, lui tenant la main, quand le rouquin lui rappela qu'il était quasiment pas habillé. Ah bah oui tiens.

« Ah... Euh... Désolé, j'avais oublié. J'suis un peu crevé alors je force pas trop sur la magie, je distingue pas tes vêtements là... »

En gros, c'est comme si Asch se baladait à poil continuellement. Plutôt cool comme pouvoir, sauf qu'avec la thermographie, c'était un Asch entièrement rouge au milieu d'un environnement vaguement jaune orangé que Mugen voyait. Y'avait pas vraiment de quoi se sentir émoustillé. Resserrant un peu sa poigne, l'Alpha emmena son amant jusque dans la chambre, où il sortit plusieurs fringues :

« Tiens, voilà un pantalon et des pulls. C'est rien si tu les mets à l'envers vu qu'on va pas loin, mais sinon le truc c'est de chercher les étiquettes et de vérifier qu'elles sont bien du bon côté. »

Ca pouvait paraître triviale, mais ça pourrait rassurer Asch de savoir qu'il pouvait déjà s'habiller tout seul à partir du moment où il avait les vêtements à portée de main. Mugen pensait déjà à les ranger rigoureusement, pulls par ci, t-shirts par là, pantalons en bas, et tiroir à chaussettes. Ca éviterait à Asch de se demander pendant deux heures s'il tenait un caleçon ou t-shirt dans les mains.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Sam 26 Nov - 23:14

Lors de sa visite à Shangyu, Asch avait été moins violent que la vision qu'il avait eu de sa propre villa, dévastée, pillée, vandalisée... Des murs écroulés, des marches d'escalier brisées,, des fenêtres cassées et des graffitis obscènes sur les murs. Voilà ce qui l'avait accueilli à la maison. Quelle autre réaction aurait-il pu avoir que de tout brûler pour préserver la fierté de sa famille, à qui il tenait encore sans faire aucune exception à l'époque? Mugen s'était fait la même réflexion. Asch se contenta de répondre par un hochement de tête. Il avait tout cramé, ils savaient tous les deux qu'il avait eu raison de le faire et que c'était la seule décision raisonnable qu'il aurait pu prendre. Il aurait aussi pu fuir. Ça aurait été lâche. Asch avait beaucoup de défauts, mais la lâcheté n'en faisait pas partie. Quant à ce qu'il allait faire si jamais il récupérait le terrain un jour... En toute franchise, il n'y pensait que depuis tout récemment. Il avait toujours pensé que cet endroit, comme tout ce qui appartenait à ses parents, ne serait jamais vraiment à lui. Mais maintenant que Rachel était dans une merde folle, maintenant qu'il considérait qu'elle ne méritait certainement pas de faire de cet endroit ce qu'elle voulait, et maintenant qu'il commençait à avoir une once d'idée sur ce qu'il serait utile d'en faire... Il allait peut-être finir par trouver le courage, un jour, de faire les démarches administratives pour récupérer le terrain. Très sérieusement, il pensait qu'il était possible pour lui de le faire.. Peut-être pas tout seul dans l'immédiat. Mais ça deviendrait possible.

S'en suivit la discussion concernant le berserk. Asch termina sur la triste histoire de son oncle, Daren Shamai (merci programme), et de son berserk Alcide. Ça avait été vraiment dégueulasse pour la pauvre bête qui était gentille, dynamique et ne demandait qu'à vivre. Et de la même manière qu'elle avait éliminé l'animal encombrant, Asch se doutait dorénavant qu'elle aurait fait de même avec lui si il n'avait vu en lui qu'un boulet qu'elle se traînait. Asch n'exagérait pas tant que ça. Au contraire, même... Il était plutôt éclairé, sachant que Mugen savait que Rachel avait volontairement envoyé son fils à l'abattoir pour faire diversion et fuir le gouvernement - Elye le lui avait expliqué - tandis que Asch n'avait encore aucune certitude, et se contentait seulement d'énormes soupçons.

Un sourire faible, presque plat, naquit sur les lèvres du rouquin. Son expression était pleine d'une acidité contenue, et l'amertume coula à flot alors qu'il répondait du tac au tac:

"... Si tu pouvais le faire, tu l'aurais déjà fait."

Sa rancune n'était évidemment pas destinée à Mugen. Ça lui faisait juste mal d'en arriver à ce point de rupture, où sa famille était devenue l'ennemi, et où sa mère s'était changée en grand méchant loup. Il n'était pas dupe. Mugen avait été forcé de négocier avec Rachel, mais si il avait pu le faire, nul doute qu'il l'aurait butée. Asch ne pouvait pas lui en vouloir. Lui-même ne voulait pas sa mort... Mais il commençait très sérieusement à lui vouloir du mal. Le rouquin soupira. Heureusement, on allait bientôt passer à quelque chose de bien plus agréable... Voire de chaud et bullesque.

Asch se releva et commença donc à sonder l'air de sa main pour éviter de se prendre les murs. Même si Mugen le guidait, ça ne l'empêcherait pas de commettre des erreur douloureuses dans le périmètre que lui accordait la longueur de son bras. Ça aurait été dommage de se casser le nez sur un encoignure. Asch esquissa un nouveau sourire. Mugen cherchait à se justifier, mais c'était vraiment pas la peine. Asch n'aurait de toute façon pas aimé qu'il se montre excessivement prévoyant à son égard. C'est là qu'il se serait senti excessivement infantilisé...

"... Faut dire que y a pas grand chose à distinguer justement."

Suite à ce trait d'humour de qualité discutable, Mugen le traîna ailleurs... Dans la chambre, plus précisément. Comme on pouvait s'y attendre, il manque de se prendre la porte, mais parvint à éviter le pire grâce à sa main qui sondait le mur, et distingua avant qu'il ne soit trop tard la limite de l'encadrure. Asch put donc esquiver l'obstacle d'un pas sur le côté et éviter de se le payer lourdement. Suite à un voyage bref, mais stressant - son rythme cardiaque augmentait chaque fois qu'il devait marcher en aveugle - ils arrivèrent à destination. Asch prit place sur le lit tandis que Mugen s'affairait dans ses tiroirs. Un soupir échappa à l'ex-densetsu, lequel s'était mis à "fixer" le lit avec un air affligé... Franchement, il commençait à avoir hâte d'être capable de se passer d'une quelconque aide parce que même si c'était Mugen... Ça le faisait quand même chier de devoir se faire aider de la sorte. Pour cette raison, peut-être, il grogna plus qu'il ne répondit:

"... Merci. Tant qu'à faire autant commencer dès maintenant à mettre les trucs à l'endroit..."

Il l'avait déjà fait à l'hôpital en plus. Il recommença donc, un peu plus adroitement que la première fois, même si ça n'était pas encore parfait. Du moins, l'honneur était sauf. Et il était prêt à partir, même si il se sentait bien de râler un peu avant ça:

"... En plus c'est pas comme si je devais pas enfiler 15000 fringues pour éviter de me les geler... Cette saloperie de pouvoir est vraiment pas compatible pour le coup... Je t'ai déjà dit que je distinguais absolument plus les températures au toucher? Enfin... Sauf quand elles sont extrêmes."

A contrario de celui de Mugen, le pouvoir de Asch était un véritable handicap, pour un aveugle. Il comprenait seulement à quel point l'absence de sensibilité aux variations de chaleur de son épiderme allait lui être désagréable. Tout ce que Asch touchait lui semblait froid, ou au mieux un peu tiède, sauf quand il faisait vraiment très chaud, ou qu'on passait au dessous du seuil où tout lui paraissait vraiment très froid. Son corps supportait des chaleurs extrêmes... De ce fait, des petites différences de degré ne lui faisaient plus grand chose, sauf quand elles tiraient vers le bas. C'était un peu comme être daltonien du toucher. Une partie de l'information manquait. Ça craignait, quand on savait que la majorité des informations qu'il pourrait choper viendrait dorénavant de là...

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mar 29 Nov - 20:51

Hmm, Asch n’avait pas tort. Si Mugen avait déjà eu l’occasion de ‘faire piquer’ Rachel, il ne s’en serait pas privé. Mais voilà, la génitrice de son amant était encore trop influente, trop bien gardée pour l’attaquer comme ça, sans raison apparente - quoique, après avoir été victime d’une tentative d’enlèvement, on pouvait trouver ça légitime, en occultant le fait qu’il se tape maintenant l’accusé - et surtout, tête baissée comme un taureau enragé. Il n’arriverait qu’à rendre les exactions des Densetsu un peu plus légitimes auprès de l’opinion publique, tout en y laissant peut-être sa peau. Non, il n’était pas fou, ni idiot à ce point-là.

Oui, Asch avait raison. Le visage de Mugen se referma, alors qu’il soupira longuement. Il s’avança vers son amant, et l’enlaça un peu plus étroitement qu’il ne l’aurait voulu. La simple existence de cette tortionnaire l’insupportait, et il n’avait qu’une hâte, c’était qu’on n’entende plus parler. De façon définitive.

« C’est pas faux… Mais viendra un jour où elle se prendra un retour de flammes bien méchant dans la gueule. »

Des flammes ? Peut-être pas. De la chaleur, ça restait à voir. Enfin, façon de parler. Mugen n’y pensait pas vraiment en disant ça, pour lui c’était juste une formulation. Mais quand on pensait au pouvoir d’Asch, ça pouvait aussi être bien plus que ça. Oh et puis, même sans utiliser de magie, un retour de flammes, ça fait toujours bien mal. C’était la loi du triple : tout ce que tu fais, en bien ou en mal, te reviendras au triple. Si les sorcières d’un ancien temps étaient capables de respecter cette loi, ou tout du moins, de la craindre, Rachel devrait faire pareil. Parce que Mugen avait bien envie d’inventer la loi du centuple là.

Enfin ! Le temps était venu d’arrêter de trop penser et d’aller buller délicieusement non loin de là. Sauf que Mugen avait oublié qu’Asch était resté à moitié à poil. Et il était bien sûr hors de question qu’il sorte comme ça. Il l’emmena donc dans sa chambre, et lui proposa des fringues, juste le temps de traverser le parc, qui était quand même relativement grand. Maintenant qu’Asch était aveugle, l’Alpha, résigné, lui donna des trucs pour mettre ses fringues à l’endroit, des trucs peut-être triviaux, mais ça faisait pas de mal de les rappeler.

Et puis, Asch se mit à parler de son pouvoir. De choses que Mugen ignoraient en fait. Alors le rouquin ne pouvait plus distinguer les choses au toucher, ou presque… ? Du moins, les nerfs chargés de la température avaient un coup dans le nez ? Ca n’allait pas l’aider, ça c’était clair, mais il y aurait toujours moyen de s’en sortir sans…

« Ah ouais quand même… ça doit pas être vraiment pratique… »

Cela dit, il n’avait pas de solution à proposer. Il doutait même que les médecins en avaient, mis à part tout faire pour tenter de redonner la vue à Asch. Le Dr Menah s’y attelait, financée par l’Alpha, mais ses recherches n’avaient encore rien donné. Espérons que ce n’était pour l’instant que par manque de temps. Oui car Mugen employait sa fortune personnelle à ce qu’elle trouve un moyen de rendre la vue à son amant. En clair, il ne lésinait vraiment pas sur les moyens.

Une fois Asch habillé, Mugen l’emmena à travers le parc, jusque dans le bâtiment Ouest. Le parc était calme, en pleine nuit, mais le vent était froid, alors ils se dépêchèrent un peu. Une fois dans le bâtiment, Mugen mit le jacuzzi en marche, en réglant la température à 35°C. Il pensait cela suffisant… Enfin bref, il ferma aussi toutes les portes et fit carburer le chauffage, histoire qu’Asch se sente vraiment bien, même entièrement à poil. Croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mar 29 Nov - 22:07

Les yeux dans le vague - en même temps c'était pas dur étant donné qu'il ne pouvait pas vraiment les avoir ailleurs - Asch avait brièvement réfléchi à la réflexion faite par Mugen, au sujet de sa mère. Un jour viendrait où elle se prendrait un retour de flamme bien méchant... C'était peut-être juste un espoir. C'était peut-être vrai. Pouvait-on assurer avec certitude que tout le monde finissait par récolter ce qu'il méritait..? Et Asch voulait-il vraiment du mal à sa mère, au point de se réjouir de cette perspective..? Oui... Il la détestait. Mais ce sentiment n'était encore que récent, et il en portait encore quelques autres, paradoxaux. Pour le moment il préférait encore éviter le sujet. Sa mère méritait d'être punie... Mais il n'était pas sûr de vouloir être là quand ça arriverait. Si il avait su... .

Cela dit, il se contenta de clôturer le sujet sur une brève réflexion, qui, pour certaines raisons, risquait de mettre mal à l'aise son amant.

"... Peut-être que le retour de flammes a déjà eu lieu. J'ai un peu l'impression d'avoir servi de paravent, même si c'était une coïncidence... N'empêche que l'Opale est dans une sale posture. Il y a un an jamais ma mère aurait envisagé de s'allier avec le gouvernement, même provisoirement. Ça a vraiment dû la faire chier. Et c'est pas non plus bon signe pour elle."

... Le fait était que la "coïncidence" n'en n'était pas une, mais alors, très, très loin de là. Rappelons brièvement ce qu'il s'était passé: Prévenus qu'un traitre avait infiltré les hautes-sphères de l'organisation, les leader de l'Opale Maudite n'avaient rien tenté pour éviter à la rébellion de se lever car ils avaient eu la chance d'être mis au courant que ce n'était là qu'une ruse pour les déconcentrer, et les piéger. Ils avaient alors décidé de jouer contre les prévisions de l'ennemi. Plutôt que d'empêcher le coup-bas (l'attaque de l'Alpha ratée) d'arriver, ils avaient préparé leur fuite discrète, évitant ainsi d'être capturés par un gouvernement auquel le traître avait révélé leurs identités. Mieux que ça: ils avaient envoyé leur fils sur le terrain, le livrant en pâture à l'ennemi, afin de détourner leur attention sur ce leurre. Plusieurs raisons à cela: de un, Asch était un Raizer, et donc une cible de choix pour le gouvernement. De deux, il était largement sacrifiable. De trois, c'était un mage qui s'ignorait. Sa magie inconnue pourrait éventuellement se déclencher - et violemment - dès sa sortie de Shangyu. Au mieux il faisait foirer l'opération avant qu'elle ne commence, épargnant ainsi la réputation de l'organisation. Un peu moins mieux mais déjà pas mal, ses pouvoirs provoquaient un bordel monstre, de quoi faire jaser les médias pendant six mois, et pendant ce temps là, on oubliait l'Opale en elle-même. Eh bien! Ça n'avait pas loupé. A vrai dire ils avaient même réussi à déconcentrer le despranon Alpha d'une manière vraiment pas prévue au programme...

... Tout ça pour dire que Asch avait très volontairement servi de paravent pour Rachel et Ashen. Il n'imaginait pas à quel point le plan de sauvetage des leaders et de l'organisation avait été sournois et ingénieux. Son sacrifice était peut-être la raison pour laquelle l'organisation était encore en place. Il était sans doute le seul à n'être pas au courant des détails. Elye avait déjà expliqué ça à Mugen, à Epic Jail. Lui n'avait que des doutes, ou plus précisément, de sales pressentiments à ce sujet. C'était trop gros pour n'être que le fruit du hasard.

Bref. Contrairement à ce que pourrait le faire croire ce rappel fastidieux des précédents événements des H&M's chronicles, il ne s'était passé qu'une fraction de secondes depuis que Asch s'était tu. Ils changèrent de pièce, et Asch se rhabilla, avant de se mettre à râler pour des raisons desquelles il n'avait jamais parlé clairement, même si son handicap "dermique" le faisait agir de bien étranges manières parfois. Ou bien insister lourdement pour laisser la magie fermée la nuit. Ça n'est pas vraiment agréable de dormir à côté de quelqu'un, et de ne pouvoir compter que sur le son de sa respiration ainsi que le léger mouvement de sa cage thoracique pour être certain qu'il est toujours vivant.

Asch se releva, prêt à sortir. Un grognement lui échappa. Il faisait clairement la gueule, mais ce n'était contre personne en particulier. Il était juste en colère contre le destin. C'était franchement contrariant d'être privé des 8/10èmes des sens communs pour l'être humain...

"... C'est surtout super désagréable. Évidemment, c'est pas pratique pour reconnaître les matières. Je sens les reliefs, si c'est très froid, chaud ou neutre... Généralement, c'est neutre."

... Un peu fadasse, donc. Ouais. Une fois sorti dehors, Asch regretta d'avoir zappé ses éternels gants en cuir, parce qu'il eut l'occasion d'expérimenter le côté "très froid" de la force, même si ça n'allait pas lui faire avoir un malaise pour autant. Il frissonna et se mit instantanément à claquer des dents. Par réflexe il se colla à Mugen pour avancer, même si en réalité, ça ne lui apportait pas énormément de chaleur supplémentaire. Dans le bâtiment, Asch resta à proximité du bassin... Mais alors, prudemment. Déjà qu'il ne voyait rien, ça aurait été con de tomber dans une eau encore froide, et de se retrouver A NOUVEAU à l'hôpital alors qu'il venait à peine d'en sortir... . Le jeune homme fit en sorte de poser les fesses par terre, puis attendit, tandis que Mugen s'activait pour faire turbiner les moteurs de la chaudière. Il ne faisait pas encore suffisamment chaud pour qu'il se désape...

.. Alors qu'il poireautait, l'envie soudain de cloper le reprit. Oui parce que... Même si il avait été obligé de se calmer un peu, on l'oubliait un peu trop, mais il était encore fumeur. A l'hôpital il n'avait pas eu droit d'en toucher une, et franchement, ça avait été dur (cdgh²). Là, il se demandait si Mugen allait lui laisser retrouver le paquet qu'il avait entamé avant de se faire exploser la gueule, sans doute abandonné dans un coin de chambre, quelque part... En théorie il avait de nouveau le "droit" de s'y remettre tant qu'il ne forçait pas trop. Mais bon. C'était quand même pas encore trop recommandé.

"Au fait... Tu sais pas où sont mes clopes? Je les avais pas emmenées à Shangyu..."

... Bizarre? Nan pas vraiment. Asch faisait des efforts pour ralentir sa consommation, même avant l'attentat. Déjà, parce que ça ne plaisait pas trop à Mugen de le voir fumer comme un pompier. Ensuite, parce qu'il paraissait que ça nuisait au bon contrôle de ses pouvoirs de merde... Toute une affaire, n'est-ce pas? Bon. Comme ça commençait à buller, Asch se risqua à tendre un doigt prudent, et à tremper le bout de l'ongle dans l'eau... Comme le contact ne lui arracha aucun cri de douleur, il finit par plonger la moitié de la main... Et par froncer les sourcils. Neutre. C'était quoi ce jacuzzi de tapettes franchement?? (no comment).

"... C'est censé être chaud là?"

... C'était surtout censé être de température normale pour prendre un bain. Même si certaines personnes étaient suffisamment cinglées pour prendre leur douche à 40 ou 45°C sans posséder de pouvoir quelconque *regarde ailleurs*.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 30 Nov - 21:24

Mugen n’aurait peut-être pas du parler de retour de flammes à Asch. Certes, sa mère, Rachel, méritait amplement le sien, mais il n’avait pas songé au lien que le rouquin ferait avec la tentative désastreuse de kidnapper l’Alpha. Un retour de flammes, ça ? Mugen en doutait. Même si l’Opale était en bien piètre état, et qu’elle avait du pourrir sa fierté au point de demander de l’aide au Gouvernement, l’Alpha trouvait ça un peu léger pour une créature aussi cruelle. Asch venait même involontairement confirmer le sentiment de Mugen : il avait été bien plus qu’un paravent dans l’affaire. Une véritable diversion, un leurre sacrifiable car négligeable. Rien que d’y penser, Mugen avait envie de vomir. Cela dit, il avait toujours pensé qu’Asch savait cela, qu’il en avait conscience. Il n’aurait jamais cru qu’un jour, il faille lui dire que sa génitrice, cette bête monstrueuse, avait décidé de sang-froid de l’envoyer en mission suicide pour le faire tuer ou le laisser pourrir à Epic Jail.

Du coup, Mugen ne répondit rien, et ravala sa rancœur pour Rachel. Il valait mieux aller buller pour l’instant, ne serait-ce que pour reprendre ses esprits et trouver un moyen d’en parler à Asch. Il ne pouvait pas continuer en n’ayant pas la certitude que Rachel s’était bel et bien servie de lui à ce moment-là. L’Alpha serra les dents, essayant de ne pas montrer sa contrariété.

Asch s’était entre-temps habillé et lui parlait de facettes de son pouvoir que Mugen ignorait. Sans chasser la pensée que Rachel était décidément une belle salope, le Despranon s’inquiéta de ce que ce défaut du toucher pouvait entraîner comme conséquences pour quelqu’un d’aveugle. Il avait déjà un sens en vrac et on lui en virait un autre… Ca devait vraiment être invivable. Et c’était, en substance, ce qu’Asch lui disait.

« Ouais ok, c’est comme les daltoniens quoi. Donc, tu te fous que je te garde la place chaude au lit… j’suis triste ! »

Méthode Mugen : rebondir sur des trucs marrants avant qu’on touche le fond de la déprime. Il savait qu’à eux deux, en s’y mettant bien, ils pouvaient vite se mettre à creuser, et ce n’était vraiment le but de l’Alpha cette nuit. Il préférait de loin dire de la merde, même si ça ne faisait pas rire Asch. Au moins ça ne le déprimerait pas. Ils continuaient donc à avancer, jusqu’à atteindre le bâtiment qui renfermait la piscine, et surtout, le jacuzzi. Mugen s’activa alors pour mettre en route le chauffage et faire buller la flotte. Il ne s’attendait pas à ce qu’Asch lui demande soudainement des nouvelles de ses clopes. Remarque, c’était pas tout à fait inattendu. Reste qu’il le prenait… au dépourvu !

« Euh… Ca alors j’en sais rien… T’as pas un paquet d’avance chez toi ? Sinon on sort demain. »

Mugen s’était fait à l’idée qu’Asch était fumeur. Il savait que le rouquin faisait tout pour ralentir sa consommation, et il n’allait pas le troller au point de lui rappeler que c’était mauvais pour sa santé tout ça. Il avait appris, à ses dépens, qu’Asch était assez grand pour se gérer tout seul, du moins de ce point de vue là. Et puis, il aurait tout le temps de pouvoir en « retoucher une ». M’enfin… Il n’aurait pas fumé dans le jacuzzi, si ? Dans le bain à la limite… oh putain. Mugen avait alors une de ces « visions »… Asch en train de fumer, nu dans son bain, même si ça lui flinguait les poumons, c’était puissamment aphrodisiaque. Il ne lui en fallut pas plus pour se désaper et sauter dans la flotte. Seulement, il avait oublié un détail…

« Ah… Ah ouais merde, t’es daltonien des doigts. Bon. »

Il augmenta alors la température de l’eau, qui atteignit rapidement les 40/45°C environ. Il devait sûrement être écarlate maintenant, mais au moins Asch ne le verrait pas. Par contre, ses fesses - puisqu’on en parlait - chauffaient sans retenue.

« Retente. J’ai l’impression d’être dans une marmite d’eau bouillante perso… J’espère que ça ira, sinon j’vais finir par cuire… »

Mugen rit doucement, rassurant Asch : il ne faisait que plaisanter, bien sûr. Il serait tout à fait capable de cuire à l’eau si c’était pour passer un moment de détente avec son amant. Même si la magie venait encore foutre son bordel…
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 1 Déc - 9:59

Ha. Mugen avait tenté de faire une blague, mais malheureusement, elle n'allait effectivement pas beaucoup faire rire Asch, car le sujet sur lequel elle portait éveillait sa frustration plus que son humour... Franchement, quoi de plus chiant que d'être incapable de se réchauffer la nuit, indifféremment du nombre de couettes sous lesquelles on était emmitouflé? Le fait de ne pas pouvoir ressentir comme tout le monde la chaleur de la personne qui dormait à côté peut-être. Mugen lui par contre devait crever de chaud avec une bouillotte à 40°C pour lui tenir compagnie. Du coup, c'était pas comme si Asch pouvait faire en sorte d'encore plus faire péter les thermomètres sous les draps, ce qui lui aurait permis d'avoir une nuit confortable. En fait lorsqu'on réfléchissait bien, Asch avait du bol de ne pas être insomniaque chronique lui aussi. Le seul moyen pour se débarrasser efficacement de son "daltonisme des doigts", c'était de fermer la magie pour dormir. Son corps redevenait alors vulnérable à la chaleur. Ce qui n'était possible qu'à Shangyu, parce que Mugen n'était pas fan de l'utilisation prolongée des artefacts anti-magie. Si Asch avait vu quelque chose, il lui aurait sans doute jeté un long regard plein d'un reproche sous-entendu.

"C'est moi qui devrait l'être plutôt! Si tu laissais les artefacts en route une nuit de temps en temps j'aurais ptetre moins l'impression de dormir à côté d'un glaçon! Au moins c'est pas définitif Ca se barre quand y a pas de magie."

Ca lui donnait aussi un peu l'impression de se "réhumaniser" dès qu'il coupait l'interrupteur de la magie. Sa mutation, il la ressentait fort jusqu'à sa moelle épinière, elle ne se laissait presque jamais oublier, entre ça et sa constante impression d'une envie de pisser à retenir dans les doigts. Et c'était lourd. Mais ça n'était effectivement pas la peine de se mettre à faire un concours de déprime comme ils étaient souvent si enclins à le faire - même si Asch détenait la palme. Ils quittèrent l'appartement, direction le jacuzzi, où peut-être que Asch allait réussir à dépasser le stade "chaleur neutre". Bon, pour le moment, il s'inquiétait surtout pour ses clopes, dont le manque lui était revenu en pleine gueule tandis qu'il attendait que le bain chauffe. Malheureusement, Mugen ne les avais pas "vues". Heureusement, avec sa vision de la mort qui traversait les murs et les obstacles, il allait sans doute être plus efficace que Asch pour les retrouver.

"Bah... j'ai les trois quarts d'un paquet qui traînent quelque part, sans doute à l'appart, peut-être chez toi si je les ai oubliées. J'ai pas dû faire gaffe où je les posais. J'avais pas prévu que j'allais être incapable de les retrouver en rentrant..."

Qui aurait pu prévoir un truc pareil? Cet attentat densetsu leur avait pété en pleine gueule sans prévenir, comme tout bon attentat qui se respecte.

Visiblement, la flotte était à point: Asch avait entendu Mugen se désaper et plonger dedans. Seulement, ses propres doigts étaient en train de lui indiquer que l'eau était d'une température aussi neutre que le reste de ce qui l'entourait. Pour un jacuzzi, c'était pas vraiment feune. Il changea de préoccupation principale cela dit lorsque Mugen le prévint qu'il avait augmenté la température et était en train de cuire littéralement. Espérons que ce n'était pas à ce point littéral! Asch n'avait aucun moyen de savoir si son amant était resté au moins un peu raisonnable.

"Hey! Vas-y doucement quand même... Si jamais tu mets trop chaud je le saurai pas. Et si y a un problème je suis même pas capable d'utiliser mon téléphone: il est uniquement tactile."

... Il allait ptetre devoir en changer d'ailleurs. Contre une version à commande vocale par exemple. A l'époque il avait pris le modèle de base passé de date depuis bien longtemps: il n'avait alors pas pensé qu'il aurait besoin de plus.

Asch s'empressa donc de remettre les doigts dans l'eau. La différence était légère: l'eau était moins chaude que celle avec laquelle il prenait son bain, mais il fallait dire qu'il la mettait à fond quand il était seul sous la douche: de quoi brûler n'importe quel humain normal au second degré, au moins. Là comme Mugen était avec lui, cette "un peu plus que tiédeur" qu'il ressentait suffirait largement. Il n'allait pas s'en plaindre: le despranon aurait été foutu de s'ébouillanter volontairement. Ca ne valait pas le coup de prendre le risque.

"Ouais. Je commence à sentir quelque chose. Ca va aller!"

... Il aurait peut-être été temps qu'il se désape, d'ailleurs. Ce qu'il fit aussi vite qu'il avait retiré sa main du bassin. Il essaya tout de même de poser ses fringues par terre dans un ordre à peu près logique pour éviter de galérer lorsqu'il les reprendrait au sortir du jacuzzi. Puis il s'approcha prudemment du bord pour se glisser dans l'eau, tout en faisant en sorte d'éviter de se casser la gueule - ça aurait été dommage quand même. Ca ne fut pas exactement évident, mais il y parvint sans aide -youpi!

Il atterrit donc en place, et soupira d'aise tandis qu'il se calait contre Mugen. C'était quand même rare qu'il soit plongé dans des environnements de température "décente" pour son organisme.

"Pouah... Bah c'est quand même mieux qu'à l'air libre!"

Chouette. Ca consolerait sans doute les fesses brûlées du brun. En attendant, Asch ne perdait pas de temps: Il avait déjà avancé la tête à proximité de là où il pensait trouver celle de Mugen, et avait posé ses lèvres sur les siennes dans un baiser tout d'abord léger. Personne ne se leurrait... Tout le reste de la nuit ne se déroulerait pas forcément aussi innocemment.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Dim 11 Déc - 16:53

Mugen ignorait qu’Asch avait l’impression de dormir à côté d’un cadavre, alors même qu’il lui avait dit qu’il était un peu daltonien du toucher. En fait, le brun n’avait pas vraiment fait le rapprochement, et comprenait maintenant pourquoi le rouquin voulait toujours dormir sous une chape de plomb anti-magie. Ouais, c’était compréhensible quoi… Il fit un petit mouvement de tête qui ne voulait pas dire grand-chose et répondit :

« Ah… Bah ça va j’pouvais pas deviner non plus !!! »

Bon, on pouvait être quasiment sûr que la prochaine fois qu’Asch demandait à garder l’artefact nihiliste en place toute la nuit, Mugen allait l’écouter. Enfin peut-être. L’Alpha avait toujours cette trouille irrationnelle de perdre sa magie à force de la faire taire… Il ne voulait pas se retrouver dans le noir total comme il s’était forcé à le faire à Shangyu, pendant deux ans, juste après son accident. Même si Asch faisait genre c’est rien, Mugen savait que c’était difficile, et qu’on en souffrait, qu’on soit fort ou non.

Heureusement, ces pensées s’effacèrent lorsque le rouquin demanda après son paquet de clopes. Le brun n’y avait pas vraiment pensé, et ce n’était pas fait exprès. Pour une fois qu’il ne le faisait pas chier avec sa consommation de nicotine ! Hmm, il devait avouer qu’il ne savait pas où se planquaient les bâtonnets de cancer de son amant.

« Bah c’est rien, au pire t’en rachète… T’es pas à un jour près… »

C’était pas faux, non ? Asch avait réussi à tenir plus d’un mois, il pourrait encore le faire une nuit… Mugen haussa les épaules et s’occupa du jacuzzi qu’il mit en route et dont il régla la température. Cela dit, quand le rouquin y plongea, ça ne semblait pas vraiment être ça : il devait sûrement manquer encore quelques degrés. Mugen rajouta donc un peu de chaleur dans la flotte, la sentant devenir presque insupportable pour lui. Presque !

« Nan mais t’inquiètes pas, ça va là… C’est juste très chaud ! »

Et apparemment, ça convenait à Asch, bien que Mugen doutât qu’il trouve l’eau réellement chaude. Vaguement tiède, tout au plus, non ? Enfin, il n’allait pas être tout seul dedans, et il fallait bien penser à ce pauvre Despranon qui se brûlerait les fesses si la température augmentait encore.

Asch entra dans le jacuzzi et sans attendre, Mugen le prit dans ses bras. Le contact chaud de son amant n’était pas pour le mettre spécialement à l’aise, mais il ne pouvait pas ne pas le câliner vu les circonstances. Lentement, il s’engourdissait, et pouvait presque sentir ses vaisseaux gonfler, son sang s’épaissir. La soupe qui circulait dans son corps ralentissait, et son cerveau se mit instantanément en veille. Ah, les bienfaits de la chaleur sur le corps !!! Evidemment, le câlin ne resta pas sage bien longtemps bien que les détails ne soient pas spécialement pertinents. Cela dit, ça n'empêchait pas la conversation de pouvoir reprendre. Sur un ton pâteux, Mugen lança presque l'air de rien... :

" Dis, ça te dirait d'habiter dans le bâtiment nord avec moi ? Ce sera plus simple... non ? "

Pas faux. Il ne voyait plus pourquoi Asch devrait se faire chier à occuper un des appartements indépendants du Domaine alors qu'il faisait désormais partie de la vie de Mugen.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Dim 11 Déc - 19:32

Depuis que Asch avait dû exploser ses complexes pour être avec Mugen et faire de leur relation quelque chose d'équitable, il avait tendance à être aussi honnête que la limite entre son conscient et son inconscient le lui permettaient. Autrement dit, Asch avait longtemps fait l'autruche sur des détails clafoutants, entre autre, et Mugen l'avait forcé à cesser d'être de mauvaise foi, ainsi que d'être injuste. Comme il était rare - ou beaucoup moins flagrant - que Mugen soit à l'inverse de mauvaise foi avec lui, Asch avait tendance à penser que c'était réciproque. Il faisait beaucoup d'efforts pour être raisonnable avec Mugen alors qu'il ne l'était avec personne d'autre. Même si ça n'avait pas grand chose à voir avec la situation actuelle, ça signifiait que Asch risquait de prendre très mal tout comportement connardisant de la part de son amant, alors que lui-même essayait d'être aussi clean que possible - et ça peut expliquer le déroulement de certains spin off sur lesquels on ne reviendra pas kof kof.

La preuve en était faite: alors que ses tendances naturelles l'auraient poussé à râler et à sortir quelque chose comme "ouais bah t'aurais au moins pu t'en douter!", Asch prit sur lui, et réfléchit suffisamment avant de parler pour constater qu'effectivement, il ne pouvait pas en vouloir à Mugen de n'avoir pas su quelque chose dont il ne lui avait jamais parlé. Il soupira, et "regarda" ailleurs par pur réflexe vu que ça ne lui servait plus à grand chose. Il passa vaguement une main sur le haut de son crâne, comme par embarras.

"C'est pas faux... Enfin bon. Maintenant tu le sais."

Quelques minutes plus tard, Asch était face au bassin. Et il pensait à ses clopes. Mugen dut le trouver plutôt insistant... Pourtant Asch ne pensait pas à fumer là, tout de suite, maintenant. Il trouvait juste relativement idiot de racheter un paquet alors qu'il en avait un qui traînait encore presque complet quelque part entre chez lui et l'appart. Il fit la moue alors qu'il répondait, un peu agacé:

"Nan mais ça coûte cher ces saloperies... Tu pourras ptetre regarder quand on rentrera non? Ou demain, j'm'en fous... C'est juste que j'ai aucune envie de ramper et de me prendre les coins de table pour les trouver. Je vois pas au travers des murs, moi..."

.. Ah. Là par contre, il avait peut-être parlé un peu vite. Sa voix pouvait prendre le ton du reproche, pourtant ça n'en n'était pas un. Pas vraiment. Asch faisait juste cette simple constatation, laquelle lui paraissait bien terre à terre: Mugen pouvait voir en zone magique et pourrait lui trouver ses clopes en moins de deux. Lui était tant et si bien handicapé qu'il était encore incapable de se déplacer seul. Et n'allons pas croire qu'il faisait "juste" l'air de rien. Son handicap le frustrait énormément. Seulement, il ne voyait pas l'utilité de chialer pour ça. Il se sentait comme anesthésié, à force de voir ses sens, et tout son être devenir autre chose. Il appréhendait la période à venir où il devrait apprendre à se débrouiller seul à nouveau. Il aurait déjà voulu avoir fini cet apprentissage, mais il ne l'avait même pas encore commencé. Ce qu'on n'avait pas encore dit, c'est que Asch avait tendance à devenir claustrophobe quand il faisait noir. Autant dire qu'il n'avait pas fini de criser... Pourtant, il n'avait d'autre solution que de continuer à avancer. Si il craquait, il avait l'impression qu'il n'arriverait pas à se relever. Pas une fois de plus. La présence de Mugen l'aidait à oublier la merde qui lui était tombée dessus. Même si Mugen ne le comprenait pas, Asch avait le sentiment d'avoir bien fait. Il avait - involontairement - sacrifié sa vue pour le sauver, et il était heureux de l'avoir fait. Il aurait recommencé si on lui avait laissé le choix. Par rapport à ce qu'aurait été sa vie sans Mugen, être aveugle ne lui semblait plus être aussi terrible... Cette pensée l'aidait vraiment. Il avait le sentiment que les choses étaient au mieux de ce qu'elles pouvaient être, même si c'était pas la joie.

Bref, suite à ces quelques explications tout aussi hors-sujet et inspirées d'un certain spin-off - kof kof - Asch se retrouva dans la flotte chaude, contre Mugen. Ça n'était pas aussi bon que ça l'aurait été si sa magie avait été stoppée, mais c'était déjà beaucoup mieux que d'habitude. Évidemment... Si il avait su que sa chaleur corporelle anormale indisposait Mugen à l'heure actuelle, il aurait déchanté, et lui aurait demandé de baisser la température du bain, histoire qu'au moins, il cesse de s'ébouillanter. Asch complexait énormément à propos de tout ce qui concernait sa "mutation".

La discussion cessa assez vite, parce que le simple fait d'être dans l'eau suffisait à l'heure actuelle largement. Surtout que ça n'était pas comme si ils avaient été totalement inactifs, même si on ne pouvait pas donner les détails croustillants. Asch avait finalement soupiré, fermé ses yeux inutiles, et calé sa tête contre l'épaule de Mugen, le front posé contre son cou. Il avait besoin de se sentir soutenu à l'heure actuelle, si bien qu'il avait tendance à inverser les rôles - c'était souvent Mugen le premier qui venait réclamer. Il cessa ceci dit de buller - et de faire d'autres trucs avec ses doigts- alors que le despranon reprenait inopinément la parole... D'une manière qui fit lever la tête à Asch, lequel ne s'était pas attendu à cette déclaration. Pourtant, finalement, ça tombait sous le sens... Mais la manière dont Mugen le lui annonçait donnait l'impression que le fait que Asch soit devenu aveugle était une raison secondaire à sa proposition.

Interdit, le rouquin resta silencieux quelques secondes... Avant de se rendre compte que l'idée lui mettait un peu de baume au cœur. A croire qu'il n'y avait pas que du mauvais à ne plus rien voir du tout...

"... Carrément plus simple ouais...!"

Mais il avait l'air un peu trop content pour que l'unique raison à son bonheur fût le soulagement que lui procurait l'idée de ne pas être seul, le matin, quand il s'agirait d'essayer de trouver la porte des toilettes, ou celle du réfrigérateur. Asch n'était pourtant pas du genre ultra-sociable et il aurait dû freezer au moins un peu à l'idée de partager son lieu de vie avec quiconque d'autre... Mais c'était à croire que ce qu'il vivait avec Mugen était suffisamment fort pour lui faire oublier toute prudence et tout instinct de conservation. Un ricanement lui échappa, alors qu'il retournait l'embrasser.

"... J't'avouerai que les escaliers me font un peu flipper, quand même, cela dit..."

Et même si il l'annonçait sur le ton de la plaisanterie, ça n'en n'était pas moins vrai. Asch n'avait aucune envie de risquer de se casser la gueule de cette hauteur...

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 14 Déc - 14:53

Ouais bon, les clopes coûtaient cher, mais Asch n’avait plus à se soucier de ça, si ? Même s’il ne toucherait plus qu’une pension d’ancien militaire si jamais il était remercié - ce qui n’avait pas encore eu lieu d’ailleurs, rappelons-le - il y aurait toujours Mugen et son immense fortune pour pallier aux soucis matériels du rouquin. On se doutait bien qu’Asch n’était pas du genre à se laisser entretenir, mais enfin, ils n’étaient pas à quelques paquets de clopes près. Du coup, en entendant ça, Mugen haussa les épaules, en se demandant pourquoi Asch lui disait ça. Aurait-il encore eu des yeux qu’on aurait pu y lire ‘your argument is invalid’. Ce qui était vrai, en fait. Enfin ! Il n’allait pas l’emmerder pour ça, c’était pas le but. Il hocha donc la tête à la suggestion d’Asch, bien qu’elle soit formulée avec ce qui ressemblait à un sarcasme.

« Ouais bah je le ferais, t’inquiète pas… J’vais pas te laisser chercher alors que t’y vois rien ! »

Ils allèrent ensuite buller dans le jacuzzi, l’un trouvant l’eau beaucoup plus ‘bouillonnante’ que l’autre. Mugen avait tellement chaud que son sang s’était changé en caramel, et qu’il en était devenu presque aussi mou. Enfin, pas de partout quand même. Parce que la chaleur, chez Asch, ça réveillait certains appétits, qui même s’ils avaient été satisfaits, étaient toujours bien présents. Ca ne dura pas bien longtemps, et ça ne fut de toute façon pas vraiment poussé. Ils restèrent ensuite un moment silencieux, jusqu’à ce que Mugen ne propose à Asch d’emménager officiellement avec lui.

Si Asch habitait au Domaine depuis plus d’un an, il avait toujours eu son appartement à lui, et donc sa relative indépendance. Même si Mugen l’avait laissé entrer chez lui - chose rarissime - et même grimper jusqu’à sa chambre, le saint des saints, finalement, la grande majorité du temps, tout se passait dans l’appartement d’Asch. Seulement, maintenant qu’il était aveugle lui aussi, il lui faudrait quelqu’un pour s’occuper de lui. Il n’allait pas s’en sortir si on le laissait seul, et puis même : ils étaient ensemble depuis assez longtemps pour ne plus faire chambre à part. Le seul inconvénient, comme Asch le souleva, c’était les escaliers :

« Oh… ouais. En plus ma chambre est grande et pas spécialement bien chauffée pour l’instant… On pourrait monter un bivouac temporaire au rez-de-chaussée non ? Ca coute rien de claquer des matelas dans un coin, de toute façon personne vient jamais là-bas. »

Ca n’allait pas gêner les visiteurs non ! Le seul truc c’était que la salle de bains était au premier, mais bon, Mugen pourrait y aller avec Asch, c’était quand même moins gênant que la chambre. Au bout d’un moment, Asch s’habituera de toute façon, et par mesure de sécurité, Mugen fera quand même poser des balises - vous savez, les trucs qui vous déchire les pieds et qui vous fait trébucher quand vous avez des talons, sur les quais des gares ? - sur la dernière marche des escaliers, histoire qu’Asch ne tombe pas dedans par erreur. Ce serait quand même bien con, avouez-le.

Le Despranon poussa un soupir, d’aise ou de fatigue, et se rallongea un peu plus dans l’eau chaude, bullant presque autant que la sauce dans laquelle il baignait. Il ne dit plus rien, peut-être parce que son cerveau venait de se mettre en veille avec la chaleur. Et peut-être aussi parce qu’il n’y avait plus rien à dire… ?

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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 14 Déc - 16:51

L'excuse de Asch, a propos des clopes, avait effectivement été relativement mauvaise... Mais le jeune homme ne s'en était pas rendu compte. Mugen était riche, certes, mais ça avait déjà été le cas de ses parents, qui ne l'avaient pour autant pas pourri gâté - au contraire même. Pour une fois ils avaient bien fait, même si ça avait été un peu excessif. Même si Asch aurait pu un minimum compter sur leur fortune, il avait cessé d'être à leur crochet du moment où il avait empoché son premier salaire. Être financièrement indépendant lui plaisait. Ce même schéma se reproduisait maintenant qu'il était au domaine: même si il allait certainement être mis en retraite anticipée d'ici peu - dès qu'ils auraient confirmation que ses yeux étaient bel et bien foutus, en fait - Asch ne comptait que sur son salaire pour acheter ses clopes... Il avait plus de 99% de chances de ne plus avoir de salaire d'ici un mois, mais il préférait ne pas y penser pour le moment.

Par contre, il aurait bien eu besoin d'un petit coup de patte de la part de son amant et de son omnivision, pouvoir bien pratique dont Asch essayait tant bien que mal de ne pas être jaloux, maintenant qu'il n'y voyait plus rien. Comprenons bien: lorsqu'on disait que Asch "essayait" dans ce cas particulier, c'est qu'il le faisait presque entièrement inconsciemment. Ses mécanismes de défense naturels l'empêchaient de souffrir en lui cachant toute cette résignation forcée qui opérait dans son subconscient. Asch avait l'impression d'aller bien, quoiqu'il se sentit frustré, effrayé par l'épreuve qui l'attendait, ainsi qu'à l'idée de décevoir Mugen ou bien de devenir un boulet pour lui. N'allons pas croire que le fait que son amant ait vécu ce qu'il était en train de vivre soit pour le rassurer... Au contraire. Il se sentait encore moins le droit de se plaindre, ou d'échouer. Si Mugen l'avait fait, il devait le faire aussi. Vite, et bien, afin que la vie puisse enfin reprendre un cours presque normal...

Quand bien même il "tentait" de ne pas avoir de regrets inutiles et qui n'auraient fait que pourrir son humeur déjà souvent maussade en temps normal, il restait humain, et toute la force de sa détermination - pourtant puissante lorsqu'il daignait l'utiliser - ne suffisait pas à entièrement masquer la douleur de la perte. Parfois, cette douleur - parfaitement normale - ressurgissait sous la forme d'une pique ou d'une vexation. D'où le "sarcasme" qui lui échappa sans même qu'il se rende compte de l'amertume de ses propos. Heureusement, pour cette fois, Mugen ne sembla pas prendre la mouche. Il se radoucit tandis que celui-ci arrêtait enfin de lui proposer d'aller chez le buraliste alors que de traverser le jardin de l'appart jusqu'au portail lui semblait déjà être une épreuve quasi insurmontable... Ah. Enfin, le brun comprenait où Asch voulait en venir.

"... Okay, merci. Désolé..."

Quelques bullisations plus tard, sans compter ce qu'il se passait sous l'eau et qu'on ne détaillerait pas, Mugen proposait à Asch d'emménager dans son pavillon personnel. La réaction de Asch ne se fit pas attendre. Il n'avait pourtant jamais été du genre à rêver de ce genre de cohabitation... Mais là, c'était différent. Peut-être un peu parce qu'il était devenu aveugle. Peut-être parce qu'il avait changé. Sans doute parce que Mugen ne laissait presque personne entrer dans le noyau de son lieu de vie, et que même Asch n'y allait pas si souvent que ça, si bien que sa proposition le flattait... Évidemment parce qu'il s'agissait de Mugen, et pas de n'importe qui. En tous les cas, il était presque étonné lui-même de ne pas hésiter, ne serait-ce que l'espace d'une seconde, à l'idée d'abandonner son appartement, et son reste d'indépendance. Pourtant le problème fut vite réglé. Enfin. Presque. Restait à régler le détail des escaliers... Auquel Mugen trouva bien vite une solution, un peu moins avilissante que d'installer un siège monte-escalier sur la rampe, ce qui aurait donné l'impression à Asch d'avoir pris soixante-ans d'un coup... L'idée lui avait effleuré l'esprit et l'avait tellement débecté qu'il avait espéré que Mugen ne la lui sorte pas. Il acquiesça donc avec un peu trop de dynamisme, peut-être...

"... Ouais! Ça sonne plutôt pas mal..."

Et de soupirer d'aise - même si il ne ressentait pas la chaleur comme il l'aurait dû, elle détendait tout de même ses muscles souvent crispés par une sensation de froid permanente - avant de retourner s'étaler contre Mugen, lequel semblait un peu trop amorphe pour avoir envie de s'adonner à quoi que ce soit de plus actif. Dommage. Asch, lui, en aurait bien eu envie, mais il n'était pas non plus contre l'idée de légumiser en se sentant, pour une fois, bien. Son calme soudain le rendait d'ailleurs plus bavard qu'il ne l'était d'habitude, et c'est d'une voix lente, à peine plus que dans un marmonnement paresseux, qu'il rajouta:

"... On m'aurait dit ça y a quelques mois j'y aurais jamais cru... J'aurais pas pensé que quelqu'un réussirait à me supporter."

Comme quoi, il y avait toujours quelque chose à dire... Et même si c'était une connerie, ça n'était pas totalement dépourvu de signification. Asch émit un ricanement, songeant qu'il était malgré tout moins insupportable qu'il l'avait été avant de rencontrer Mugen. Qu'il n'aurait jamais imaginé se caser avec un mec... Et encore moins avec le membre le plus important du gouvernement mondial, qu'il avait longtemps détesté juste à cause du rôle qu'il incarnait. Il n'aurait pas non plus imaginé qu'il aurait été réellement prêt à sacrifier sa vie pour quelqu'un qui ne faisait pas partie de sa "famille"... Et que sa notion de famille changerait autant en si peu de temps. Bref... Quand il y repensait... il avait encore du mal à y croire.

Le temps passa sans que rien ne vienne troubler le repos des deux hommes, si ce n'est le clapotis des bulles qui éclataient à intervalle presque régulier. Asch manqua de s'endormir tant il se sentait bien... Mais comme il n'en n'avait vraiment pas besoin, il ne parvint qu'à atteindre un agréable état de somnolence. État qui fut suffisant pour lui faire perdre la notion du temps. Il ouvrit les yeux par réflexe, releva la tête.. et ne vit rien. Sa tête retomba tout aussi vite contre l'épaule de Mugen, et il grogna vaguement sa question, frustré de ne pas pouvoir y répondre seul:

"T'as une idée de l'heure qu'il peut être..?"

Il devait bien y avoir des horloges à cadran calorigraphique ici... Nan? Si? Asch ne s'en était jamais soucié jusqu'à présent. Il n'en n'avait jamais été dépendant.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 14 Déc - 22:07

Asch disait des choses très intéressantes quand il se sentait bien. Mugen était un peu trop dans les vapes pour s’en rendre vraiment compte, mais ce que son amant venait de dire était très révélateur. Il ne se doutait pas que quelqu’un soit capable de le supporter aussi longtemps, et qu’il veuille en plus emménager avec lui. Il était encore plus surpris de voir que ça ne le gênait pas spécialement non plus, en fait, au-delà du fait que c’était plus pratique pour lui de vivre avec Mugen maintenant qu’il était aveugle. Même empâté dans son jacuzzi un peu trop chaud, le brun répondit :

« Les choses ont bien changés en un an. Jamais je n’aurais cru inviter quelqu’un à vivre avec moi… »

Qu’Asch soit un homme, ou bien un ex-ennemi juré ne changeait pas grand-chose : ça aurait déjà surpris Mugen qu’il se case avec une femme de bonne famille… Y’avait pas de barreau plus haut à ça. Finalement, il était plutôt content que ce ne soit pas une femme, même de caractère. Il avait beau râler pour échanger les rôles, ne rien faire au lit était quand même bien reposant ! Un peu moins pour le clafoutis, mais c’était pas si grave au final. Et puis… Asch, qu’il soit homme ou femme, ça n’avait pas d’importance. Il y avait comme une résonnance, une attirance qui allait par-delà les considérations matérielles - qui incluent donc la présence ou non d’un pénis. Parce que finalement, c’était bien à ça que se résumait la notion de ‘genre’, non ? Quoi qu’on veuille en dire, ça n’allait pas plus loin que du pur physique. Le mental, l’intelligence, les capacités, la façon de penser ne sont de toute façon pas régies par ce qui se trouve dans son pantalon. Mugen connaissait des femmes aussi viriles qu’Asch, et des mecs aussi féminins que Jen. Argument invalide, donc.

Il le câlina, l’attira à lui alors qu’il s’étendait, somnolent, sur son torse. C’était rare qu’Asch se sente aussi bien, alors Mugen n’osait pas trop lui rappeler que lui n’allait pas tarder à se changer en homard bien cuit. Les minutes s’égrainèrent, jusqu’à ce que finalement, Asch ne relève la tête. Mugen se serait bien perdu dans ses pensées, mais il était bien incapable de penser, là, en fait. Trop chaud. Il fit un effort de concentration pour comprendre la question de son amant, à laquelle il répondit de façon vague :

« Je sais pas… Surement 4 ou 5h maintenant… »

Et non, Mugen n’avait pas mis une horloge dans ce bâtiment, pour la bonne et simple raison que lorsqu’il faisait de la trempette nocturne (cdgh), il se repérait à Jen et aux gamins qui se levaient souvent vers 7h. Il n’avait pas vraiment besoin d’horloge, au final. Du coup, là il n’était pas très utile… Il se dit seulement qu’il était quand même temps de se bouger de là.

« J’ai faim, on irait pas manger un truc… ? J’sais même pas l’ordre du jour de la réunion de ce matin aussi… Faudrait que je bosse… »

Ouais fin il n’avait pas l’air convaincu quand même. Bref, ils réussirent à se bouger du jacuzzi, et une fois - chaudement - rhabillés, et rejoignirent la cuisine du bâtiment Nord. Mugen sortit quelques plats du frigo, bien lourds et complets, et alla chercher de quoi bosser ses dossiers en cours. La discussion allait bon train, Mugen n’hésitant pas à demander son avis à Asch… qui le donnait ! Le pire étant qu’il avait de bonnes idées, le bougre… parfois impossibles à mettre en œuvre mais bonnes tout de même.

Le temps passa alors, jusqu’à ce que le Domaine ne s’éveille. Et que surtout, Elye, Jason et Shawn, qu’on aurait presque oublié, ne sortent de leur sommeil pour rejoindre Mugen et Asch dans le bâtiment nord, comme ils en avaient tacitement conclut l’accord la veille au soir. Le Despranon prépara le petit déjeuner, presque aussi copieux que ce qu’il avait mangé à 5h, et les invita à entrer. Il avait ‘juste’ oublié qu’ils leur avaient bien vrillé les oreilles cette nuit avec leurs retrouvailles…
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 14 Déc - 23:25

Asch gardait un vieux sourire pendant qu'il végétait à moitié couché sur Mugen, et sans se rendre compte une seconde qu'il était en train de le mettre au supplice d'une chaleur trop importante pour son organisme. Si il en avait été capable, il aurait bien fait baisser sa température corporelle histoire d'avoir à peu près celle d'un humain normal, mais ça n'était malheureusement pas possible pour lui... Il serait sans doute plus utile un soir d'hiver, en guise de bouillotte personnelle. Non parce que. Si le fonctionnement étrange de son corps et son daltonisme des doigts pouvaient servir à quelque chose, il prenait... comme ça, il serait peut-être un peu moins dégoûté de tous les inconvénients que ça pouvait avoir.

En attendant, c'était amusant de voir comme les choses avaient effectivement changé en l'espace d'un an... Alors que Mugen avouait qu'il n'aurait jamais imaginé laisser quelqu'un emménager avec lui, Asch se remémorait les premiers temps, lorsqu'il était arrivé ici, menotté par des instruments magiques qui lui avaient gelé les mains pour l'empêcher de se débattre - heureusement alors que son corps n'avait pas encore totalement terminé sa mutation! Sans quoi il serait sans doute tombé dans les vapes avant que Mugen ait eu le temps de l'engueuler pour sa connerie, et de lui coller un pain dans la tronche, qui l'avait instantanément calmé. C'est vrai qu'il avait été con à l'époque... Un con arrogant de surcroît, qui se blindait de tout et n'assumait pas les crimes qu'il avait perpétué, de peur de tomber dans un abysse de souffrance et de culpabilité... Duquel il venait à peine de sortir, en fait.

"Ouais... Dire que j'aurais tout fait pour me casser au début... Chui bien content de pas être assez intelligent pour l'avoir fait!"

Chez Asch, l'auto-dérision orientée "je suis un débile mental", c'était assez courant. On lui avait bien fait comprendre qu'il était bête et que Elye était intelligente - même si elle était effectivement plus intelligente que lui - et à force, Asch avait enregistré ça comme une info générale... Il se pensait effectivement un peu limité intellectuellement, et préférait blaguer là-dessus plutôt que d'en pleurer. Au tout début, il avait effectivement réfléchi des nuits entières afin de trouver une solution pour fuir sans risquer de mettre Elye en danger... Mais il n'en avait jamais trouvé de viable. Il n'avait donc rien essayé.

Le temps passa, jusqu'à ce que le matin commence, très lentement, à se lever. Asch, frustré par sa cécité, voulut connaître l'heure, que Mugen ne put lui donner qu'approximativement. Au moins était-ils capable d'approximer quelque chose, à contrario de Asch. Asch qui tenta de se relever dans un grondement paresseux, tandis que l'Alpha lui proposait de retourner s'empiffrer à la cuisine. C'était pas ce qu'ils avaient fait juste avant de venir ici ça? Ah. Si. Mais Asch n'était pas contre... Ça creusait, de faire trempette toute la nuit (et j'te vole ton cdgh).

"Hmm.. Si, pourquoi pas. Tu fais vraiment ton emploi du temps de sorte à être dans la merde si tu travailles pas la nuit..?"

... Bon. Ok. Il était despranon alpha et il devait avoir du boulot... Mais Asch doutait que tous les despranon furent insomniaques et passèrent leurs nuits à taffer sur des dossiers plutôt qu'à dormir comme la plupart des gens considérait qu'il était normal de faire à ce genre d'heures.

Habillés, ils furent bientôt de retour dans la cuisine, dans laquelle Asch eut soudain envie de son paquet de clopes, une nouvelle fois. Il n'osa cela dit rien demander: il avait suffisamment fait chier Mugen avec cette histoire, et ça pouvait bien attendre encore quelques heures de plus... A son grand étonnement, Mugen travailla devant lui et alla jusqu'à le faire participer en discutant et en lui demandant ce qu'il pensait de tel ou tel truc... Plutôt heureux d'avoir un sujet de discussion sur lequel s'exprimer - il n'était pas doué pour en trouver - et un sujet de discussion utile qui plus est, Asch s'impliqua réellement et activa son cerveau paresseux histoire de donner de vraies idées plutôt que de raconter de la merde comme il le faisait les trois quarts du temps... Visiblement, réfléchir lui allait bien au teint. Et il ne trouva même pas ça trop désagréable, peut-être parce que la situation s'y prêtait bien.

Alors que le soleil se levait de nouveau - ce dont Asch n'avait pas du tout conscience - les autres habitants du domaine finirent par se lever... Et les plus provisoires d'entre eux devaient les rejoindre pour partager le petit-déjeuner. Si Mugen avait oublié que la nuit précédente avait été sonore, Asch, lui, n'en n'avait juste pas eu conscience... Il risquait donc de tomber de très haut en découvrant certaines réactions...

Elye fut la première à passer le seuil de la porte... Même elle ne semblait pas prête à totalement épargner Mugen et son frère, à moins qu'elle n'y parvint juste pas. Un très léger sourire était figé sur ses lèvres, et elle eut du mal à ne pas rire lorsqu'elle croisa l'absence de regard des deux hommes - l'un encore plus absent que l'autre - elle entra finalement, se contentant de dire sur un ton distrait, peut-être un peu bizarre sur les bords...

"Bonjouuur..."

Asch leva un sourcil, étonné par le ton de la voix d'Elye. Il ne le lui avait jamais entendu, en fait.

".. Ça va?"

"Oh, oui... oui."

... Quoi. Il avait une trace sur le nez? Pourtant en théorie ça ne risquait pas vu la configuration que... AHEM.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 15 Déc - 9:42

Ah ! C’était marrant de se souvenir de quand Asch était arrivé au Domaine ! Même si Mugen avait l’impression, avec le recul, de lui avoir forcé la main - ce qu’il avait effectivement fait - et de lui avoir claqué un boulot dangereux, dans lequel il venait juste de perdre ses yeux. C’est donc un sourire un peu amer qui s’afficha sur le visage de Mugen, et sa plaisanterie ne semblait pas vraiment l’amuser :

« T’avais l’air d’aimer te faire casser la gueule surtout… et puis t’aurais pas pu gérer ça tout seul, dans la nature. C’aurait été criminel de te laisser partir. »

Ca, c’était ce qu’il se disait pour s’auto-persuader, sans grand succès. ‘ça’ c’était bien sûr sa magie, nouvellement éveillée, et aussi une bonne partie de l’opinion publique qui à cette époque voulait voir sa tête sur un pique. Presque deux ans plus tard, Mugen n’avait pas l’impression que ça ait beaucoup changé de ce côté-là, mais au moins Asch ne restait plus uniquement pour sa protection personnelle. D’ailleurs, c’était justement en restant qu’il n’avait pas pu être protégé…

Tout se mêlait dans la tête de Mugen, qui préféra du coup se bouger du jacuzzi et aller se mettre à bosser. Parce que oui, il avait l’habitude de travailler la nuit, de réviser les dossiers, et de rédiger des rapports. Il était plus efficace la nuit, et avait de meilleures idées. Evidemment, Asch ne put s’empêcher de protester un peu mollement, ce à quoi l’Alpha répondit, avec l’intonation d’un lycéen qui a mauvaise conscience :

« Bah j’ai pas bossé hier soir… Et puis même, quitte à se faire chier la nuit, autant bosser, donc je crois que oui : si je travaille pas minimum une heure ou deux, j’suis dans la merde. »

Et puis, être Despranon c’était pas non plus une sinécure ! Il y avait toujours plein de problèmes insolubles auxquels on aurait tous eu le vieux réflexe de hurler ‘envoyez Godzilla !!!’ pour éviter de se mettre en trop mauvaise position. Et encore. Mugen et ses collègues pouvaient être heureux de ne pas être dans une démocratie où le peuple peut se permettre de les remettre sans cesse en cause. Au moins, dans une dictature, même à six pieds, on pouvait gérer le fait de mettre en place des mesures pas très populaires…

Une fois dans sa cuisine, après avoir ramené Asch et l’avoir calé devant un café bien chaud ou un chili con carne, selon sa convenance, il s’était mis à bosser sérieusement. Cela dit, il ne mettait pas son amant en dehors de son travail, bien au contraire : il lui demandait régulièrement son avis, surpris des idées parfois lumineuses d’Asch. C’était vraiment du gâchis de le foutre à la porte juste parce qu’il n’y voyait plus rien… Et puis, le soleil se leva, et le Domaine se réveilla. Shawn, Jason et Elye étaient tous trois invités à rejoindre Asch et Mugen dans le bâtiment Nord, où ce dernier avait préparé un petit-déjeuner royal. Il avait juste oublié ce qu’il s’était passé dans la nuit.

Elye fut la première à entrer, et parlait d’un ton bizarre… Mugen aurait bien arqué un sourcil, si seulement il avait pu. Il ne comprit pas non plus pourquoi Jason baillait de façon sonore et l’agrémentait seulement d’un :

« Salut la bête ! »

Hmm… y’avait un truc de bizarre quand même là… Et puis ce fut Shawn, ce cher Shawn, qui lui mit une petite tape dans le dos, tout sourire :

« Bonjour vous deux… Je ne vous demande pas comment ça va, après des retrouvailles aussi bruyantes, ça ne peut qu’aller ! »

Damned. Mugen baissa immédiatement la tête, le feu aux joues. Il se souvenait maintenant qu’ils n’avaient pas été bien discrets et qu’en plus, comme c’était dans l’appartement d’Asch - l’ex-appartement désormais - tout le monde avait pu entendre. Ah bah, une nouvelle bonne raison pour qu’Asch emménage dans le bâtiment Nord tiens !

« Ah euh… désolé… »

Shawn ne put s’empêcher de rire doucement face à une telle réaction, mais Jason était quant à lui un peu plus amer, ce qui pouvait se comprendre.

« Je savais que j’aurais du prendre mes boules quies, mais j’pensais vraiment pas qu’on pouvait gueuler comme ça… »

« Oui bon ça va hein… »


Ouais là ça commençait à être pas drôle. Surtout qu’Asch ne devait juste plus savoir où se foutre là en fait. Y’avait sa sœur à côté, quand même…
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: All Night Long    Jeu 15 Déc - 12:07

Pour Asch, les souvenirs de ses débuts au domaine étaient à la fois douloureux, et étrangement amusants... C'était le début d'une évolution personnelle difficile mais nécessaire. Sa magie n'était pas de celles qu'on pouvait faire taire et ignorer toute une vie durant. Asch n'avait eu que deux choix réels: S'adapter à sa propre nature, ou bien mourir. Il ne pouvait pas être densetsu. Ça n'était juste physiquement pas possible pour lui... Ce qui remettait en question la légitimité de la plupart des courants de pensée densetsu, effectivement. C'était bien beau de vouloir annihiler la magie, mais on n'était pas responsable de ce qu'on était de naissance. Il fallait s'adapter. Pas rejeter en bloc une réalité contre laquelle on ne pouvait rien faire... A part peut-être opter pour les camps de concentration. Ce qui aurait été tout aussi inhumain que de laisser sévir les criminels qui se servaient de leurs facilités magiques pour écraser la population.

Ouais... C'est sûr que vu ses réactions, Asch avait dû donner l'impression d'aimer se faire casser la gueule. En fait, c'était surtout que personne n'avait jamais réussi à lui dicter d'ordres si il n'était pas d'accord avec. Ceux qui avaient essayé, il leur avait fait mordre la poussière. En la personne de Mugen, Asch avait trouvé son maître en matière de baston... Et ça lui avait fait bizarre. C'était bien pour ça que de se manger ses poings avait été la seule chose capable de lui faire recouvrir la raison. Asch eut un léger rire. Ouais... Décidément. Rétrospectivement, c'était marrant.

"... J'aurais sans doute fait péter un immeuble ou deux et les gens qui étaient dedans avec ouais... Fin. Je serais plus sûrement mort à cause de l'exmagie..."

Mugen pouvait bien s'auto-persuader: Il avait effectivement sauvé Asch de lui-même. Il n'avait peut-être pas pu le protéger de tout, mais Asch ne lui en demandait pas tant. Il était quand même capable d'assumer ses choix, hein... Il avait été conscient que se balader à Shangyu aux côtés du membre le plus éminent du gouvernement n'était pas exactement la moins dangereuse des choses N'aurait-il pas été de service ce jour là qu'il l'aurait fait quand même. Asch ne se sentait plus "obligé" depuis bien longtemps déjà. Il était là parce qu'il le voulait. Et grâce à ça, il allait beaucoup mieux.

Bref... C'était bien beau de parler du passé et de s'attendrir rétrospectivement sur leurs pétages de gueule mutuels - ils en étaient capables, si si - mais Mugen avait faim, et ils allaient finir par fondre si ils restaient éternellement dans la flotte bouillante. Ils retournèrent à la cuisine, dans l'appartement qui resterait encore à Asch le temps du déménagement. Quelques heures passèrent durant lesquelles Asch aida Mugen dans son taff en lui donnant son avis... Et le pire, c'est qu'il avait vraiment apprécié ce moment. Asch adorait bosser en fait... Surtout qu'il ne savait pas vraiment s'amuser. Partager ce moment avec Mugen et avoir l'impression de faire quelque chose d'utile... Il aurait bien réitéré l'expérience une autre fois. Évidemment, ça impliquait qu'il ne dorme pas la nuit... Mais il doutait d'y arriver avant un moment, le temps que son horloge naturelle se re-règle malgré l'absence de lumière qui caractérisait maintenant sa vie.

Lorsqu'arriva le matin, les autres se pointèrent, pour prendre le déjeuner. Asch venait de manger copieusement et allait sans doute reprendre un deuxième café - tant qu'à faire il avait opté pour les deux - mais il n'était pas sûr que son estomac tiendrait les prochaines minutes, étant donné ce que les autres lui réservaient... Il commença par s'étonner de la réaction d'Elye. Le commentaire de Jason le déstabilisa complètement, si bien que son visage se décomposa, alors qu'il regardait dans le vide, approximativement dans la direction où devait se trouver le jeune homme. Il ne comprenait vraiment pas où il voulait en venir...

"... On a raté quelque chose, ou bien quoi?"

... Ca ne pouvait pas être la déco, pas comme dans la chambre de Mugen... Jason aurait eu du mal à troller son appart alors même qu'il venait d'y entrer pour la première fois, ça ne pouvait pas... Ah. Plus indulgent, Shawn daigna leur faire comprendre la raison de cet espèce de malaise amusé qui régnait dans la pièce... Impliquant la surprise d'un Asch qui écarquilla ses yeux aveugles avant de devenir aussi rouge qu'une écrevisse trempée dans l'eau bouillante. Imaginez: même au naturel, il aurait sans doute pris des couleurs. Depuis que son corps avait muté, il avait tendance à devenir plus rapidement écarlate, pour des raisons physiologiques. Là... Un peu plus, il allait devenir violet. Il donnait l'impression d'être sur le point d'exploser. Détournant la tête soudainement, il passa une main contre son visage, avant de la laisser posée sur sa bouche, et d'émettre un juron qui voulait tout dire:

"... Oh putain. Merde..."

... Mais quels cons! C'était évident pourtant... Les apparts étaient proches, et ils avaient perdu le contrôle, et fini par le faire comme des bêtes dans le pavillon alors que pour des raisons évidentes, ils avaient prévu de squatter celui où créchait le despranon seul, en général... Merde... Asch était-il bruyant à ce point..? Meeeerde... En plus ça avait été quelque chose, cette nuit... Rien qu'à cause de la configuration qu'avait voulu adopter Mugen la deuxième fois, alors que Asch n'aurait jamais accepté ce genre de trucs quelques semaines avant... MEEERDE... Est-ce qu'on pouvait deviner les positions juste avec le son? Mais c'était quoi cette question pourrie qu'il se posait. Elye préféra ne rien rajouter, mais ne parvint à contenir un semblant de rire involontaire, qui donna envie à Asch de disparaître sous-terre... Surtout que Jason en rajoutait une couche, forçant Asch à perdre sa tête entre ses épaules, les mains sur les yeux, les coudes sur la table. Son visage semblait avoir décidé d'opter pour une nouvelle couleur définitive: sa carnation ne semblait plus vouloir perdre cette couleur sanguine qu'elle venait de prendre.

"Putain ta gueule..."

... Il avait trop honte. C'était pas possible. Il allait crever.

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: All Night Long    Mer 4 Jan - 16:06

La nuit avait été mouvementée, pas que pour Asch et Mugen, mais le réveil allait piquer aussi ! Les deux hommes ne pensaient plus du tout au fait qu’ils n’étaient pas très discrets au lit, et avaient oublié qu’ils auraient pu être entendus pendant leurs ébats. Heureusement, il y avait Shawn et Jason pour remédier à cela. Ils vinrent déjeuner avec Elye au bâtiment nord, comme prévu, puisque Mugen les avait gentiment invités la veille : mais ils le firent avec les traits tirés et un sourire étrange au coin du visage. Pour Shawn, c’était de l’amusement et un peu de tendresse, pour Jason c’était clairement de la moquerie pure et simple. Il aurait bien aimé faire pareil lui… Mais tremper sa chose dans un pot de cendres - qu’il n’avait même plus d’ailleurs - c’était pas terrible.

Evidemment, la réaction d’Asch ne se fit pas attendre. Celle de Mugen non plus, mais elle était quand même plus mesurée. Le brun se contenta de râler et de bougonner dans son coin, alors que le rouquin chauffait de toutes les manières possibles. Il devait être cramoisi là, et pour une fois, pas que pour Mugen. Ca avait le mérite d’être plutôt rare quand même ! Assez pour que le brun se décide à intervenir :

« Jason, la ferme tu veux… »

Il essayait de ne pas paraître complètement odieux avec ce qui avait été longtemps son seul ami - malgré tout ce que Mugen voulait bien en dire - mais le fait est que c’était difficile de garder l’équilibre là. De toute façon, quitte à choisir, Jason n’allait pas gagner de toute façon !

Ce dernier tirait d’ailleurs une tronche de trois mètres de long, alors qu’il s’asseyait à table, sous le regard à la fois médusé et amusé de Shawn. Oh, il aurait du le savoir qu’il était capable de sortir des trucs pareils à l’Alpha… mais c’était quand même bien gonflé, même pour ce qu’on pourrait considérer comme un proche. Néanmoins, il resta silencieux et attendit sagement que l’orage passe. C’était comme ça qu’il fallait faire avec Mugen, la plupart du temps. Pour Asch, c’était sûrement la même chose, à deux ou trois détails près. Mais Jason n’était pas de cet avis là.

« Vous m’avez pourri ma nuit, j’peux bien vous pourrir votre matinée, non ? »

Blam, retour du troll, version râleur. Jason ne regardait même plus ses hôtes, et se contentait de fixer la table comme si à force de se concentrer, la bouffe allait poper d’elle-même. Cela dit, pour une connerie, l’ambiance commençait vraiment à se plomber là. L’air était devenu lourd à respirer, même pour Mugen, alors qu’il était chez lui, dans un endroit où il n’accueillait pas souvent du monde. Il ne le ferait plus du tout si ça continuait, à vrai dire…

« Pourris-la moins fort alors. »

Mugen lui avait balancé cette phrase en même temps qu’un bol de café, alors qu’il en déposait un pour chacun des invités. Il ramena ensuite croissants et tartines, beurre et confiture… De quoi bâffrer un long moment si l’envie leur prenait. Enfin là, parti comme c’était parti…
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All Night Long

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