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 [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)

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Machi Kuragi

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MessageSujet: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Dim 12 Fév - 18:14


Malgré le passage abondant et les va-et-vient incessants des voyageurs et autres citadins, il régnait ici-bas une sorte de calme apaisant, si l’on pouvait nommer ça ainsi. Les rues animées n’ayant rien d’aussi bruyant que celle du centre de Sérégon où les pas se croisaient sans cesse, les pavés piétinés un bon millier de fois par jour. Pour quelqu’un qui découvrait les quartiers périphériques de la célèbre ville, ceux-ci se montraient très agréable. Une nuisance sonore moindre, un mouvement de foule réduit… tout y était là pour plaire. D’autant plus qu’en ce début de matinée, les gens s’éveillaient tout juste. Avec la fin de soirée, c’était sûrement l’un des moments préférés de Machi. Le soleil levé depuis quelques heures peinait malheureusement à réchauffer sa peau transie. Aussi décida-t-elle rapidement de s’arrêter dans ce qui ressemblait vaguement à un café pour se réchauffer un peu. Quelques tables qui donnaient l’impression d’avoir été balancées plutôt posées, des chaises tout aussi bancales, quelques hommes marmonnant en lançant des regards furtifs vers la porte… Un endroit où elle n’élirait jamais demeure. S’avançant vers le comptoir sans prêter attention aux nombreux regards qui s’étaient posés sur elle lors de son entrée, pourtant discrète, elle attendit que le serveur daigne la regarder avant de prendre commande. S’installant à une table isolée, elle se réchauffa avec la boisson, flânant presque. Elle n’avait rien à faire de cette journée et son Koara n’avait pas daigné se lever pour l’accompagner. Autant lambiner le plus possible.

Enfin, c’est qu’elle aurait sûrement fait. Malheureusement ou bienheureusement, ce programme n’était pas celui du jour. Hier dans la soirée, un flash d’information avait interpellé son attention : un petit groupe de Densetsu semblait s’être installé momentanément du côté de Sérégon. Ou plus précisément dans cette banlieue. L’information avait été transmise par le Gouvernement sous forme de sous-titres, à peine visible sur la tablette qu’elle possédait. Ils se mettaient même à promettre des récompenses à ceux qui sauraient leur fournir la moindre information sur eux. Tant que les Densetsu restaient loin de Sérégon, ils ne devaient pas représenter une menace suffisante pour les Desprànons… Ou ne nécessitant pas l’emploi de forces majeures en tout cas. Les Densetsu, ou tout autre groupe rebelle susceptible d’atteindre le gouvernement pouvait également se trouver dans la zone. Alors pourquoi les viser maintenant ? Un puzzle aux dimensions impressionnantes pour lequel Machi n’avait que très peu de pièces. Si elle était ici aujourd’hui, c’était pour tenter d’éclaircir la zone d’ombre. En partie au moins. Qui était vraiment les Densetsu actuels ? A quelle branche appartenaient-ils ? Leur but ? Pour avoir fait partie du groupe extrémiste un temps, elle pouvait se vanter de connaître l’organisation globale. Mais ce laps de temps était bien loin de suffire pour répondre à ses questions. Depuis son départ de Shangyu et son retrait de la ligue, les choses semblaient s’être accélérées. Un bon chamboulement qu’elle n’avait pas prit la peine de suivre. Il était temps aujourd’hui d’actualiser ses données.

Sa main glissant dans ses cheveux détachés, elle effleura le casque recouvrant son oreille, qui bipa légèrement, signe de sa mise en route. Il était temps de les essayer ces fameux Earfilts. Il lui avait fallu du temps et de l’argent pour en trouver un suffisamment développé et discret pour lui convenir. Ca n’avait pas été chose facile que de les dégoter ! Le casque en place sur ses oreilles depuis son départ de Sérégon, il n’était pas repérable aux premiers abords sous la cascade que formait ses cheveux de chaque côté de son cou. En plus d’annihiler les ondes sonores d’origine magique et la pollution sonore du à la modernisation, les Earfilts avaient été légèrement modifié pour augmenter la perception auditive sur une zone de 4 ou 5 mètres autour d’elle. Un avantage dans les lieux aussi peu peuplés que ce bar, mais qui avaient aussi son lot d’inconvénients. Testant donc sa dernière trouvaille en écoutant mine de rien les conversations voisines, elle ne trouva rien de bien intéressant sur le groupe qu’elle cherchait. Trouver un Densetsu directement et le questionner serait sûrement plus rapide que de fouiller à l’aveuglette les environs à la recherche d’informations… Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais bon. Laissant quelques pièces sur la table, elle se dirigea vers la sortie, retrouvant une rue un peu plus animée et toujours plus agréable que le lieu d’où elle venait. Mais bizarrement, elle fut stoppée nette dans son élan par un sifflement strident. Comprenant d’où venait le bruit, elle passa vivement la main derrière son oreille droite, diminuant les capacités du casque. Quelle idiote… Mieux valait ne pas l’utiliser dans les lieux trop fréquentés si elle voulait encore garder ses capacités auditives intactes quelques temps. Coupant donc celui-ci momentanément, elle déambula quelques temps dans les rues proches, se repérant plus ou moins à l’aide d’enseignes, de détails flagrants. Les ruelles étroites et sombres ne manquaient pas dans cette partie de la ville, s’en était presque inquiétant. Se lassant de chercher vainement, elle s’arrêta demander à un mendiant s’il n’avait pas entendu parler de Densetsu dans le coin. Sa réponse fut sèche et directe : depuis plusieurs mois la rumeur circulait que des Densetsu auraient élu domicile dans le coin. Mais personne ne s’était jamais déclaré de la sorte et obtenir plus d’informations de sa personne lui couterait quelques centaines de zens. N’ayant nullement envie de débourser pour des informations peu fiables, elle le remercia rapidement puis s’en détourna, se donnant la journée pour dégoter un des ces malheureux extrémistes. Quitte à croiser le fer et à finir à l’hosto un peu amochée, elle finirait bien par obtenir ce qu’elle voulait ! Se limitant aux hommes bruns - d’après les aprioris de Machi, trop peu nombreuses étaient les femmes dans cette organisation – et à la musculature suffisamment développée, elle en intercepta une dizaine pour les questionner, aucun ne lui paraissant suspect. Elle devait passer pour une folle… Soupirant, elle se traîna le long de la rue désormais presque déserte, s’apprêtant à bifurquer sur droite quand son attention fut captée dans une ruelle. Un homme brun s’y tenait, des cheveux d’une longueur peu commune, un visage suffisamment inexpressif pour attiser sa curiosité. Un homme bien typé en somme, limite louche, noyé dans la pénombre malgré le soleil qui planait… Fondu dans l’ombre fabriquée par les enceintes avoisinantes, Machi l’aurait presque loupé. Gardant ses distances, elle le dévisagea quelques secondes avant de l’interpeller, un sourire à demi teinté de lassitude sur le visage.

A tout hasard… Vous ne connaîtriez pas quelques Densetsu qui se cacheraient dans le coin ? Pas besoin de rameuter une bande entière, juste un, ça me suffirait amplement pour ce que j’ai à faire.


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Andreas Alexandersson

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Lun 20 Fév - 14:45

Andreas ne savait pas s’il aimait ou pas la mission que Raphael lui avait confiée. Elle était dangereuse, plus que la dose nécessaire, mais elle lui laissait le champ libre pour enquêter sur sa propre vie, et sur ses origines. Il avait du se faire à l’idée de s’éloigner d’Islantis pour un bon moment, et se poser dans un endroit tranquille de la banlieue de Séregon. La capitale mondiale était aussi belle et bruyante que ce que les rumeurs rapportaient, et bien plus énorme que ce qu’Andreas aurait imaginé. Néanmoins, il n’était pas sûr que ce fut un désavantage pour lui.

Il était là depuis déjà quelques mois désormais. Il menait ses recherches de façon évasive, tel un érudit en manque de loisir studieux. Ses chaleureux voisins le saluaient à chaque fois qu’ils le voyaient, et Andy était sûr d’avoir déjà fait tourner quelques têtes. Pour son quartier, il était Adam White, un écrivain oisif issu d’une riche famille islantienne, installé ici en quête d’aventures à mettre sur papier. Jamais il n’avait caché être intéressé par les Despranons, mais il camouflait ça sous une fascination teinte d’admiration. Il disait qu’il voulait écrire leur vie, la romancer, en faire une œuvre aussi puissante qu’eux, de telle sorte que l’Histoire ne les oublierait jamais. En gros, il passait pour l’artiste de service dont le cerveau avait grillé quelques fusibles. Mais au moins n’était-il pas considéré comme un Densetsu.

Néanmoins, il avait une devise : tout finit par se savoir. En partie ou en totalité. Là, il disposait encore d’un avantage. Les rumeurs parlaient de Densetsu en ville, d’un groupe, mais il était seul. Cela pouvait signifier que dans ses sorties nocturnes et ses quelques cassages de gueule à mission informative, il avait été grillé, mais que la vérité avait été déformée et qu’il s’était multiplié lui-même pour devenir ‘un groupe’, à moins que l’idée d’un solo soit si inconcevable pour le commun des mortels… Ou alors, cela voulait dire qu’il y avait effectivement un autre groupe de Densetsu dans les parages, moins habiles dans l’art de la dissimulation. Auquel cas il allait devoir enquêter sur eux également.

Du coup, ça faisait déjà quelques semaines qu’Andreas était particulièrement précautionneux. Il l’était toujours, mais là, ça frisait vraiment la paranoïa. Il lui arrivait souvent de se balader en ville, sans but, juste pour vérifier qu’il n’y avait personne venu pour le déterrer ici. Evidemment, il avait forcément fini par se lier avec quelques commerçants : il y avait des avantages à être beau et courtois… Et même si ce n’était qu’une banlieue parmi tant d’autres, assez éloignée finalement du centre trépidant et vibrant de Séregon, Andreas devait avouer qu’il ne s’ennuyait pas vraiment.

Ce jour-là, comme à son habitude, Andy n’avait pas prévu de lézarder dans son lit, quand bien même il l’aurait voulu. Il se força à se prendre une bonne douche plus froide que tiède, et enfila des vêtements passe-partout. Une chemise brune, un jean noir, un manteau de couleur sombre, à la coupe à la mode en ce moment. La seule chose qui finissait toujours par le trahir, tôt ou tard, c’était la verdeur insolente de ses yeux, et la longueur de ses cheveux. Il déambula un moment, toujours sur le qui-vive, avant de la remarquer.

Elle était jeune, belle et fraîche, comme il les aimait le plus souvent. Mais ce n’était pas un regard de prédateur qu’il posa sur Machi, plutôt celui d’une proie légèrement plus rusée. Il esquissa un sourire à peine visible, et se fondit dans le décor. Elle semblait chercher quelque chose, et en interrogeant le mendiant peu après elle, il apprit ce qu’elle cherchait. Affable et souriant, Andreas laissa quelques dizaines de zens à l’homme, avant de partir en sens inverse de Machi, et prendre quelques raccourcis au pas de course. Qu’est-ce que ça pouvait être jouissif de courir si vite sans être essoufflé… ! Dans les ruelles, personne ne l’avait vu, mais il avait l’impression de voir tout le monde. Il aurait pu continuer à filer Machi longtemps comme ça, mais elle semblait aussi jolie qu’alerte : elle l’avait repérée. Par contre, sa demande le fit sourire. Très largement même. Appuyé contre le mur, bras croisés, une expression légèrement narquoise sur le visage, Andreas lui répondit :

« Oh, mais nous les cherchons tous… »

Il s’approcha lentement, pas effrayé le moins du monde. Au contraire, il servit à Machi son sourire le plus charmeur et continua :

« Ce n’est peut-être pas très prudent pour vous de parler aussi ouvertement, ne croyez-vous pas ? Après tout, s’ils sont toute une bande et vous toute seule, quelle résistance pourriez-vous leur opposer ? L’idée de voir une telle beauté gâchée par des rebelles sans foi ni loi me fend le cœur… »

Andreas soupira, et continua ensuite : tout était méticuleusement calculé.

« Il se trouve que j’aurais peut-être des informations utiles pour vous. Mais il serait très imprudent d’en parler ici. »

Il espérait que Machi était assez novice ou naïve pour se laisser prendre au jeu… Ou au contraire, assez courageuse. Elle n’avait pas l’air d’être du côté du Gouvernement, ne serait-ce que par ses méthodes… Pour qui travaillait-elle donc ? Et alors que ces questions se bousculaient dans la tête d’Andy, il ne put s’empêcher à l’éventualité de finir un peu plus intimes avec une créature aussi superbe. Au pire, si elle s’avérait dangereuse, il pourrait toujours profiter de l’ivresse du désir pour s’en débarrasser pendant qu’elle aurait le dos tourné. Si vous voyez ce que je veux dire.


Dernière édition par Andreas Alexandersson le Dim 18 Mar - 1:13, édité 1 fois
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Mar 28 Fév - 15:26


Une journée de plus, s’ajoutant à celles déjà nombreuses qui s’écoulaient sans répit depuis la création de ce monde. Banale à souhait, s’en devenait presque lassant pour quelqu’un comme Machi aimant la nouveauté. Rien ne promettait qu’un peu de piment viendrait s’immiscer dans sa journée, énième jour sans occupation particulière, sans mission, sans rencontre. A part lui peut-être. Lui, c’était l’homme adossé contre le mur de la ruelle sombre, adjacente à celle où se trouvait Machi. Jusque là rien d’anormal ou de palpitant pour notre rebelle, il faut bien le reconnaître. Son interjection avait visiblement eu un peu d’effet, l’homme dévoilant son sourire, presque narquois dans ses attitudes. Ce n’était pas la première ni la dernière fois qu’elle s’adressait à des inconnus de cette façon, chacun ayant des réactions différentes. C’était même ça qui était drôle dans ces situations : attendre la réaction de l’autre. Qui en disait souvent long sur son état d’esprit et plus encore. Mais lui, il avait quelque chose en plus.

Le regardant s’approcher lentement, elle ne put que le détailler de plus près, avant de fixer son visage lorsqu’il reprit la parole. La voix assurée, il ne paraissait pas intimidé ou inquiet le moins du monde. A vrai dire, elle ne l’était pas non plus. Son court monologue terminé, elle laissa s’échapper un léger rire de ses lèvres jusque là closes. Les hommes étaient-ils tous naïfs ? De belles paroles accompagnées par un sourire ravageur à faire fondre plus d’un cœur sur place. La panoplie du parfait gentleman. Ou du parfait manipulateur. Dans un tout autre contexte, peut-être que Machi n’aurait pas été insensible à de telles paroles, mais là… La finalité de cette discussion n’étant nullement de se trouver le mari idéal qui la protégerait contre un groupe de Densetsu, cela lui importait peu de finir par leur tomber dessus. Ca lui éviterait de perdre son temps de cette manière.

Tirée de ses pensées, elle releva bien vite le regard sur Andreas : il avait des informations ? Là, il devenait plus qu’intéressant en plus d’être plutôt beau garçon. Malgré son allure sombre, certainement amplifiée par ses longs cheveux jais, il dégageait quelque chose. Et en plus il semblait savoir des choses… Que demander de mieux ? Vu sa réaction, elle ne mettrait sûrement pas beaucoup de temps à obtenir ses informations. A moins que ce qu’il détenait ne soit que mensonge, auquel cas il avait un autre but en tête. Chose qu’il serait aussi intéressant de découvrir. Et puis… Ce n’était pas comme si se retrouver seule avec un homme l’effrayait. Ne perdant pas plus de temps, elle lui renvoya son sourire, dévisageant sans gêne son interlocuteur.

Vous vous inquiétez de ma santé ? Comme c’est gentil ! Je dois bien avouer que je n’ai jamais pensé à ce qui se passerait si je trouvais le groupe entier d’un seul coup. C’est tellement improbable… Mais peut-être qu’un bel homme de votre stature arriverait et me sauverait. Ca serait assez romantique finalement…

Mettant fin à ses divagations, elle garda le sourire, soutenant son regard jade. Elle ne s’était finalement pas trompée : chercher des hommes bruns se révélait vraiment être un bon plan ! A moins qu’il ne la retienne pour rien… Si tel était le cas, elle pourrait toujours lui remettre les idées en place et lui laisser un ou deux souvenirs impérissables… Sa lame bien attachée dans son dos ne demandait qu’à sortir ces derniers jours, Machi n’attendait que la bonne occasion pour lui faire prendre l’air. Sa nouvelle rencontre du jour n’avait pas l’air d’être armée, du moins pas de manière aussi visible. Un autre détail la chiffonnait de plus en plus : encore plus que de savoir si les données qu’il avait étaient réelles ou erronées, la question de la faction s’imposait à son esprit. Ce qui semblait sûr, c’était sa non-appartenance au Gouvernement. A moins qu’il soit petit nouveau ou qu’il n’ait aucun accès aux dossiers. Non pas qu’elle était recherchée en tant qu’ennemi numéro un du Gouvernement, bien loin de là ! Si jamais il s’avérait y appartenir, ça pourrait changer une bonne partie de la donne. Chassant ses questions pour le moment, elle répondit à la proposition du jeune homme toujours avec le sourire.

Si vous pensez qu’en parler ailleurs est préférable, je vous suis ! Je vous aurais bien proposé d’aller chez moi histoire d’être au calme, mais je n’ai pas pour habitude de ramener des inconnus dès le premier jour.

Gardant le sourire au visage, elle espérait seulement qu’il mordrait à l’hameçon aussi facilement qu’elle l’avait fait. Le personnage de la femme naïve fonctionnait souvent avec les hommes. Seulement parce qu’ils les pensaient faciles… S’en était presque risible. Mais il était hors de question qu’il soit le seul à s’amuser dans cette histoire si là était son but. Retirant l’un des plis qui ornait sa tunique claire, elle lança un regard plus provocateur à Andreas, espérant attiser un peu plus sa curiosité.

Peut-être qu’en remerciement, je pourrais aussi trouver quelques informations qui vous intéresseraient. Hormis si vous avez une autre idée de la façon dont je pourrais vous remercier. Enfin… Si vous savez vraiment quelque chose qui m'intéresse évidemment.


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Andreas Alexandersson

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Dim 18 Mar - 1:12

Andreas n’arrivait pas à savoir si cette jeune femme était complètement inconsciente ou vraiment très courageuse. Il n’en montrait rien, bien évidemment, se contentant de garder son sourire énigmatique alors qu’il l’écoutait. Oh, il n’était pas si improbable que le groupe entier lui tombe sur le coin de la gueule, surtout dans une ruelle telle que celle où ils étaient actuellement. Andy ne put s’empêcher de sourire plus largement à la remarque de Machi. C’était tellement plein de candeur, si rafraîchissant… ! Il en aurait presque oublié que les gens pouvaient être aussi insouciants, même si cela devait se révéler n’être que des apparences, des illusions, d’énièmes poudre aux yeux. Ce n’était pas comme si ça manquait dans le monde de 4500…

« Romantique ? C’est étonnant de trouver encore quelqu’un aujourd’hui pour parler de romantisme… Le monde semble être si dénué de sentiments de nos jours… »

Il soupira, et s’approcha, repoussant une longue mèche brune en arrière. Il était beau, selon les critères à la mode du moins, quoiqu’un peu trop efféminé selon certains. Il le savait, et il en jouait. Se déplaçant avec une grâce féline, il reprit son sourire, détaillant encore une fois Machi. Etait-elle vraiment naïve… ou essayait-elle de lui tendre le même piège qu’il essayait de lui tendre ? Le piégeur serait ainsi pris à son propre piège ! Brillant !

« Mais j’avoue que l’idée de vous sauver des griffes de ces scélérats me plaît, si ça peut m’aider à conquérir votre cœur. »

Ah, il avait tellement l’habitude de jouer les jolis cœurs que ça en devenait presque une seconde nature pour lui. Avec n’importe qui en plus, même si là il n’avait pas besoin de se forcer. Il ne mentait pas quand il disait à Machi qu’il la trouvait belle. Elle l’était. Mais que se cachait-il sous cette beauté ? C’était ça la vraie question. Et Andreas n’avait pas du tout dans l’idée de chercher la réponse ici, dans cette ruelle sordide et encore bien trop exposée. Il fallait trouver un moyen d’emmener Machi ailleurs, dans un endroit plus tranquille, et surtout, mieux connu d’Andreas. Choisir le terrain d’un conflit éventuel est un avantage à ne pas négliger, il l’avait appris depuis longtemps. Il constata avec un large sourire - très sincère comme on l’imagine - qu’elle accepta sa proposition. Elle était prête à le suivre… si facilement ? Cela cachait forcément quelque chose ! On ne pouvait pas être si insouciant… si ? Andreas ne montra aucun signe de son étonnement, et se contenta de répondre avec le même air affable :

« C’est tout à fait compréhensible et prudent de votre part… »

* …et cela dit vous suivez un inconnu sans avoir l’air de vous méfier.*


Andreas avait une planque dans le quartier, et il savait qu’une fois découverte, il lui faudrait en changer. Mais il prenait le risque. Il allait même aller jusqu’à garder cette planque en couverture, et à s’en trouver une autre, bien mieux sécurisée. Ce qu’il aurait du faire dès le début, en fait. Ils sortirent donc de la ruelle, Andreas menant la marche, en direction de ce que tout le quartier savait être sa maison. Du moins, ceux qui lui avaient déjà adressé la parole. Machi lui dit alors qu’elle pourrait même le remercier en lui donnant des informations en échange… Oh, quelle délicate attention ! Ce n’était pas vraiment ce à quoi Andy avait pensé au premier abord, mais si elle voulait déballer ses petits potins, il n’allait pas dire non, bien au contraire ! Cela dit, ça ne l’empêcherait pas de continuer à flirter ouvertement. Certaines choses commençaient à lui manquer cruellement.

« Nous verrons bien jusqu’où nous mèneront nos discussions… Au fait, je me présente, Adam White. »

Il n’allait bien sûr pas donner sa véritable identité ! Il donnait en contrepartie celle sous laquelle il était connu dans le quartier. Machi pourrait ensuite aller se renseigner, elle n’aura que bien peu d’information sur ce mystérieux Adam… La maison n’était pas bien loin, cela dit, et ils n’eurent pas vraiment le temps de se perdre dans leurs pensées avant d’arriver sur le pas de la porte. Andreas ouvrit la porte d’une main leste, et laissa Machi entrer la première. La maison d’Andy, sa planque, avait l’air très banale. Un long couloir qui menait à la salle à manger et ensuite à la cuisine, en face, une arche donnant dans le salon sur la gauche. A droite, un escalier partait vers le premier étage, où devait se trouver la chambre et le bureau d’Andreas, et sous ce même escalier, les toilettes. Le tout dans des tons chauds et accueillants. Des verts, des bruns, de délicats orangés, mais jamais rien d’agressif à l’œil. Andreas avait tout fait pour rendre son nouveau lieu de vie agréable et surtout, complètement banal.

Andy mena Machi jusqu’au salon, où un canapé faisait face à une table basse. Sur les murs, quantité de livres - dont Andreas avait quand même lu la moitié. Ils n’étaient pas là que pour la décoration et l’illusion d’une vie remplie d’écrivain… !

« Voulez-vous quelque chose à boire ? Thé, café, ou quelque chose de plus rafraîchissant ? »

Ce n’était pas parce qu’ils devaient parler ‘boulot’ qu’ils devaient en zapper les bonnes manières !!!
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Lun 2 Avr - 9:17

Les rues qu’ils traversaient, les quelques bifurcations qu’ils prenaient, Machi ne les connaissait absolument pas. Elle était une fois de plus en terre inconnue avec un parfait inconnu. Bah… c’était presque chose récurrente maintenant. Et ça ne l’effrayait plus le moins du monde. Les premières fois, le stress faisait toujours son œuvre, la tension s’accentuait sans oublier un esprit qui imaginait tout et n’importe quoi. A la différence que maintenant, l’expérience changeait tout. Même si le brun qu’elle suivait docilement se muait en un homme abandonnant son jeu de séduction pour entrer dans celui du combat, elle y répondrait. A moins qu’il ne la tue immédiatement. Chose qui était aussi plus ou moins possible s’il était suffisamment rapide pour la laisser muette, sans réflexes. Mais bon, on n’en était pas là !

Le trajet fut très rapide et elle n’eut pas le temps de se questionner sur ce qui l’attendrait une fois arrivée là-bas ou sur l’identité réelle de son interlocuteur. Adam White hein ? Machi avait entendu des noms bien plus originaux. Etait-il aussi cool qu’il le laissait voir ? Ca serait à découvrir. Inviter une parfaite inconnue dans ses propres quartiers n’étaient pas forcément un bon point du goût de Machi. Certes, il était en terrain connu. Mais le domicile laissait généralement échapper des informations auxquelles on ne s’attendait pas forcément… Des goûts, un bout de personnalité. C’était plus qu’il ne lui en fallait pour se faire une première idée du personnage. Vu la carrure plus qu’agréable à l’œil d’Adam, elle ne doutait pas une seule seconde sur ce qui l’attendait. Tomber dans un endroit désordonné flashy et bruyant, c’était inconcevable pour l’esprit de Machi. Hormis s’il cachait bien son jeu une fois à l’extérieur. Ce qui était aussi possible.

Machi

Elle avait prononcé son prénom en réponse à sa présentation, juste avant qu’ils ne s’interrompent devant une maison de petite taille. Non pas que son nom lui aurait permis de découvrir son identité plus rapidement. S’il était suffisamment informé ou fouineur, il avait déjà tout à sa disposition. Puis… Si on voulait que les relations se passent pour le mieux en prenant un peu de bon temps dans le « boulot », mieux valait se familiariser assez rapidement. Du moins, c’était le point de vue de Machi. En entrant dans le modeste habitat d’Adam, son regard fut frappé par les tons chaleureux que la demeure offrait, une douceur incomparable. C’était reposant. Rien n’était agressif à l’œil, tout ou presque était clairement ordonné. Suivant le brun jusqu’à son salon, elle balaya la pièce du regard, aussi accueillante que celles qu’elle avait pu entrapercevoir en arrivant. Restant quelques secondes immobile afin de mieux regarder, elle répondit à sa proposition avec un léger sourire.

Je prendrais bien la même chose que vous.

Remplissant un bon espace dans la pièce, elle ne manqua pas de remarquer les nombreux ouvrages tapissant le mur. Se permettant d’y jeter un coup d’œil, elle ne fut pas surprise d’en connaître peu. Très peu. Bah… Machi n’avait jamais été une très grande lectrice. Pas plus dans son enfance qu’actuellement. La faute à des parents trop absorbés par leur travail pour raconter une simple histoire à leur enfant sûrement… Si seulement cette carence était la seule dont elle pouvait se plaindre, ce serait un moindre mal. Pour elle, les livres n’étaient rien d’autre qu’un monde abstrait, monté de toute pièce pour fuir une réalité qui dérangeait mais qui n’était jamais affrontée. Certains voyaient plutôt ça comme une évasion, un moment où l’esprit se détachait totalement de toutes ses entraves. Un répit. Pour l’auteur, c’était juste un moyen de laisser une marque sur le monde, même lorsqu’il serait devenu poussière. Ou de dénoncer une injustice, décrire des faits de société... En tout cas, ces livres pouvaient toujours lui être utiles pour entamer une conversation.

Je n’ai jamais compris pourquoi on pouvait s’intéresser à des livres. Vous les avez tous lu ?

En attendant la réponse de son hôte elle se dirigea vers le canapé pour s’y installer, nullement gênée. Elle ne s’était pas plantée. La maison d’Adam lui ressemblait, aussi posée et charmante que lui. Bien que plus colorée. Le canapé était plus douillet que celui de son propre appartement. Quelques courtes minutes s’écoulèrent, pendant lesquelles elle écouta Adam lui répondre, en sirotant tranquillement le verre qu’il lui avait rapporté. Après quelques gorgées, elle le déposa sur la table basse. Bon ! Il était temps de parler affaires… Elle n’avait pas accepté de se faire traîner ici juste pour boire un coup et parler bouquin ! Sujet de conversation où elle se révélerait bien vite ignorante d’ailleurs.

Et ces Densetsu alors ? Ce n’est pas que je suis pressée, mais malgré votre bonne compagnie, je ne compte pas m’éterniser ici. Hormis si vous avez beaucoup d’infos à me fournir ou que vous en êtes vous-même un, ce dont je doute.

Machi n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait être Adam. De qui pouvait-il être plutôt. Allié ? Une personne neutre ? Ou tout le contraire… C’était tellement aléatoire dans ce genre de situation. La dernière fois, c’était un Desprànon qu’elle avait dégoté. Une bonne pêche en soit qui promettrait pas mal de surprises d’ici quelques semaines tout au plus. Mais pour en revenir au brun, pas le moindre indice n’avait filtré jusqu’ici. Malgré ce qu’elle disait, elle s’attendait autant à un civil qu’à un rebelle… Mais pour savoir ça… Il n'y avait qu'une seule solution -un sourire s’afficha sur son visage-. Il fallait faire plus ample connaissance.

A moins que vous ne préfériez d’abord faire plus ample connaissance, histoire de savoir à qui vous parlez. Auquel cas… Je m’appelle Machi, 21 ans. Originaire de Shangyu que j’ai quitté il y a quelques années maintenant. J’aime voyager à droite à gauche. Célibataire. Peut-être parce que trop compliquée ou froide avec les hommes… Je n’y ai jamais vraiment réfléchi à vrai dire.

Non, non, nous n’étions pas sur meetic ou autre site du genre.

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Andreas Alexandersson

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Lun 16 Avr - 13:38

Andreas avait quand même un peu de mal à y croire. Est-ce que cette jeune femme était particulièrement stupide ou brave ? Ou était-il particulièrement doué pour jouer la comédie ? Il avait du mal à penser qu’il avait eu l’air rassurant, en surgissant des ténèbres d’une ruelle, un sourire affable sur le visage. Si Machi n’avait pas eu peur, c’était sûrement qu’elle en avait vu d’autres. Andreas restait donc méfiant. Néanmoins, elle représentait une mine d’informations pour lui. Que cherchait-elle ici ? Qui était-elle ? Pour qui travaillait-elle ? De nombreux mystères qu’il lui restait à percer… Mais pas dans la rue, sûrement pas. Il lui proposa donc de l’emmener chez lui, ou plutôt, chez Adam White, l’homme dont il avait pris le nom, l’apparence, et le métier.

Adam n’était pas difficile à jouer. Andreas se glissait dans sa peau aussi facilement qu’on pouvait se glisser sous une chaude couverture. Dans le fond, Andy et Adam n’étaient pas si différents. Un bon tiers de dandy, pour deux tiers d’intellectuel, avec un soupçon de lubricité par-dessus. Disons juste qu’Andreas était un cocktail bien plus explosif qu’Adam. Ce dernier ne savait pas se battre, et n’avait pas les griffes acérées du fauve qu’était devenu Andreas. Il fit entrer Machi chez lui avec un sourire, et lui fit signe de s’installer dans le salon. Une immense bibliothèque trônait dans la pièce, accessoire indispensable de la couverture « écrivain bohême ». Et Andreas avait poussé le vice à en lire une bonne moitié au moins… En réalité parce qu’il aimait effectivement lire. Il n’en avait juste pas le temps.

Quand il lui proposa de boire quelque chose, Machi se fit vague et peu contrariante. Adam la prit au mot, et lui ramena un verre d’un cocktail de jus de fruits, tout frais sorti du frigo. Oui, Adam aimait les fruits. Il s’assit dans le fauteuil, et sirota son verre, un sourire naissant au coin de ses lèvres lorsque son invitée fit une réflexion à propos de ses livres.

« Plus ou moins oui. Disons que l’on peut trouver des choses très intéressantes dans les livres : du rêve - et des cauchemars - dans les romans, de la réflexion dans les essais, de la beauté dans la poésie. Mais je vous passe le discours classique sur les bienfaits de la lecture. « Lire », comme « aimer » est un verbe qui se conjugue mal à l’impératif. »

Il posa son verre à moitié vide - ou à moitié plein ? - sur la table basse, laissant Machi lancer la conversation, peut-être un peu brusquement. Elle semblait vraiment candide, et Adam ne put s’empêcher de sourire, réellement amusé. Elle n’avait pas l’air méchante, et pouvait même être sympathique. Disons, autant qu’un mignon petit lionceau, juste avant qu’il ne vous bouffe la moitié d’un bras. Mais un lionceau qui doutait qu’il soit un Densetsu… ?

* Elle le pense vraiment, ou elle fait de la psychologie inversée là… ? *

Andreas, soigneusement caché dans un coin de la tête d’Adam, resta perplexe alors que sa couverture rit doucement, toujours aussi amusé.

« Moi ? Un Densetsu… ? Je doute que je leur sois d’aucune utilité. Je suis juste un écrivain en vadrouille… Mais un écrivain très observateur. Pour mettre la réalité en mots, il faut savoir la capter, dans ses moindres détails. Et je pense que la réalité est souvent plus laide et incroyable que la fiction qu’on ose en tirer. »

Des énigmes, encore et toujours, qu’Adam tissait dans ses paroles. Où voulait-il en venir, bon sang ? Et bien, c’était pourtant assez simple, une fois qu’on démêlait un peu ses mots.

« Ils sont plus nombreux qu’on ne le pense. Le Gouvernement a trop tendance à penser que le peuple est de son côté, mais quel fondement y’a-t-il à un tel raisonnement ? Cela fait maintenant six cents ans que des militaires sans cœur ni sens de la justice siègent au Panthéon, et imposent leurs lois iniques. Non vraiment… je pense qu’il n’y a que deux sortes de civils : ceux qui apportent leur soutient et leur magie aux rebelles Datenshi, et les autres, dépourvus de tout don, qui prient et appellent à la gloire des Densetsu. Or, j’ignore si vous avez pris le temps d’observer, mais dans ce quartier, les mages sont rares. »

Adam reprit une gorgée de son jus de fruits, comme si de rien n’était, un sourire sans joie étirant ses lèvres. Ah ! Si seulement le tableau qu’il avait dépeint à Machi était plus proche de la réalité, tout serait plus simple, et les Despranons ne tarderaient pas à tomber, avec leur Gouvernement et leur Armée de pantins. Hélas, de tout ce qu’il savait réellement, le seul vrai Densetsu du quartier, c’était lui. Cela ne l’empêcha pas de rire doucement en l’entendant se présenter.

« Hé bien vous connaissez mon nom, Machi, et ma profession, bien que beaucoup ignorent qu’il s’agit là d’une véritable profession, à plein temps. J’ai 27 ans, et j’ai grandi sur Varkë avant d’aller m’installer à Islantis. Ensuite… Disons que j’ai beaucoup voyagé. Il n’y a que comme ça que j’arrive à écrire des choses de qualité, semble-t-il. Et je suis malheureusement célibataire, tout comme vous. Enfin… malheureusement… Il y a un avantage en chaque chose, et je dois dire que ne pas avoir d’attaches me sied assez bien. »

Il ponctua sa phrase d’un large sourire un tantinet lubrique. C’était incroyable le nombre de sourires différents qu’il pouvait avoir… Son verre désormais vide se posa sur la table, libéré par de longs doigts fins, qu’il croisa ensuite sur ses genoux.

« Mais rassurez-vous Machi, vous ne me semblez ni compliquée ni froide, pour l’instant. Juste très curieuse, ne manquant ni d’audace ni de courage. »

* … Ou alors complètement conne. Au choix. *


Hmm… Mais plus Andreas se faisait cette réflexion, moins il y croyait. Machi n’avait pas des réactions de femme stupide, du moins pas comme les autres cruches qu’il avait déjà rencontrées. Non, elle cachait bien son jeu… Si seulement il pouvait savoir de quel côté elle penchait… Une plaisanterie pourrait peut-être délier sa langue ?

« D’ailleurs, si je devais être franc, je devrais vous avouer que j’ai du mal à voir en vous une simple jeune femme… Je me demande si c’est une lionne ou une tigresse qui se cache sous ces airs candides. »

Une boutade, rien de plus, n’est-ce pas ? Andreas avait des ennemis partout, même au sein des Densetsu, alors qu’elle lui sorte qu’elle faisait partie de l’Opale ou de la Mélodie ne le rassurerait pas pour autant. C’était de toute façon hautement improbable : il s’agissait là des organisations qu’Andreas connaissait le mieux, et le fait est qu’il ne connaissait pas Machi. Peut-être faisait-elle partie de l’armée gouvernementale, auquel cas il était dans de beaux draps… Ou alors, c’était une Senshi, voir une Datenshi, qui si elle venait à apprendre sa véritable identité, ne manquerait pas de lui tirer les vers du nez pour savoir ce qui était arrivé au père d’Alister et à son équipe de scientifiques tarés. Non, Andreas n’était pas assez fou pour voir en elle une alliée. Il n’avait pas d’alliés dans ce monde, en dehors peut-être de Raphaël et d’Alister. Et manifestement, elle n’était ni l’un ni l’autre.
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Sam 21 Avr - 16:26


La tournure que leur discussion avait prise n’était pas particulièrement passionnante pour une moitié des personnes présentes. L’humble logis semble presque hors du temps, trop accueillant comparé à ce monde en perpétuel mouvement, demandant sans cesse surpassements et survie. Parler de bouquins… n’était pas du tout ce à quoi Machi se serait attendue. Il lui avait promis des informations. Il l’invitait chez lui. Trop niaise, elle avait cru qu’ils auraient parlé boulot de suite pour laisser les choses évoluer après. Pas l’inverse. Sirotant la boisson fruitée qu’il lui avait donnée, elle ne s’amusa pas à réfléchir sur le sens qu’il donnait aux livres. Chacun sa vision des choses. Il en avait fait son métier, elle n’allait quand même pas aller critiquer sa façon de voir. Le liquide frais faisant grand bien à sa gorge qui se déshydratait à force de parler, elle s’arrêta de boire pour prêter attention à Adam. Pourquoi les hommes avaient-ils toujours besoin de noyer leurs paroles dans des énigmes ? Et après ils se plaignaient que les femmes parlaient de manière détournée hein ? Machi lui aurait bien demandé de parler de façon plus… concrète, mais il ne lui en laissa pas le temps.

C’est vraiment ce que vous pensez ? Que les civils sont seulement partagés en deux ? Je trouve ça très réducteur. En plus de vos deux « groupes », j’aurais aussi rajouté ceux voulant se défendre par eux-mêmes, pour leur famille, leurs amis, mais aussi quelques criminels solitaires mais très efficaces. Il faut aussi prendre en compte les nombreuses personnes attachées au gouvernement par force ou par nécessité. Sans oublier les Corpo Celestial qui eux, pourraient bien se faire plaisir à venir mettre des bâtons dans les roues à tout va, histoire d’envenimer la situation. En définitive, le Gouvernement n’a que peu d’adeptes. Le pouvoir, l’argent et la force l’aident. Pas les foules. Avec quelques Desprànons bien huilés et coriaces, j’imagine que ça aide aussi…

Machi espérait seulement ne pas être trop bavarde. Pas dans le sens de parler encore et encore. Mais elle ne pouvait pas se permettre de lui laisser trop d’indices sur son propre compte. Oh, il pouvait bien savoir d’où elle venait, son âge, ce n’était pas secret d’état. Le reste dépendrait de lui. S’il voulait en apprendre plus, il allait devoir montrer patte blanche, et ce rapidement. Marquant une courte pause, elle releva la dernière phrase. Non, elle n’avait pas eu vraiment le temps de regarder ces choses-là, mais il lui donnait la réponse. Alors pourquoi se fatiguer ?

Vous voulez donc me faire comprendre que ce quartier pencherait plutôt pour les Densetsu que les Datenshi ? Donc je peux aussi en déduire que vous n’êtes pas Datenshi, ni même mage. Je me trompe ?

Machi afficha un léger sourire, comme pour appuyer sa « découverte ». Elle avait volontairement omis le « rare » de manière à rendre son raisonnement plus flagrant. Pour le faire réagir surtout. Des sourires, toujours des sourires. Un petit rire, et hop, un autre sourire. Elle n’arrivait pas à voir grand-chose de ce personnage sinon sa sympathie -apparente-. Ce jeu devenait intéressant. C’était à qui découvrirait l’autre en premier. La récompense était incertaine, mais ça valait sûrement le coup. Récapitulons les données que Machi connaissait : nom, prénom, âge, profession, statut. La magie n’était visiblement pas son truc et ses sourires étaient… de trop. Certes gentils, mais elle n’arrivait pas à voir la signification réelle de ses dires, et ça l’ennuyait. Terminant son verre pour faire passer sa frustration, elle le déposa sur la table, une autre idée lui traversant l’esprit. Finalement, il ne l’avait peut-être pas emmenée ici pour le boulot. Pas que pour ça. Une carte dont elle pourrait sûrement tirer profit.

Lui arrachant un rire, elle fut presque surprise de la réflexion d’Adam. Une lionne ou une tigresse ? Quelle différence ? Les deux se défendaient aussi bien. Se redressant, elle croisa les jambes, attitude typiquement féminine qui avait la fâcheuse manie de lui donner des fourmis. Pour quelques minutes, elle supporterait… Son coude se posant sur la pointe de son genou, elle posa son menton au creux de sa paume de main, dévisageant Adam avec un sourire qui se voulait charmeur. Peut-être n’était-ce pas l’impression donnée, mais à défaut de faire mieux…

Et qu’est-ce que vous aimeriez y trouver vous ? A vrai dire… Lionne ou tigresse, il n’y a pas grande différence pour moi. Si ça peut vous rassurer, je n’ai ni griffes, ni crocs acérés, je ne mords pas. Et je ne suis pas du genre sauvage. Après, si on s’en prend à des êtres chers ou à ma liberté personnelle, c’est une autre histoire. Mais je suppose que ce cas de figure prévaut pour tous les êtres vivants.

Pause. Discours banal. Mais qui la débarrassait d’une question gênante. Son sourire se faisant plus grand encore, elle lui renvoya la balle.

Je peux aussi vous retourner le compliment. Un bel homme écrivain, aussi charmant que gentil et beau parleur. Vous êtes bien sûr de n’être que ça ?

Instant de silence au sourire appuyé. Il l’avait presque troublée. Qu’est-ce qu’il attendait de sa réponse ? La manière dont elle allait se comporter s’il tentait d’aller plus loin avec elle ? En quoi ça le regardait si un prédateur se cachait sous la carapace innocente ? En rien. Il n’avait pas à le savoir. En plus, ça gâchait la surprise ! Surtout pour les affaires dont ils avaient à traiter. Oui, Machi pouvait être intraitable en affaires. L’attente, elle n’aimait pas. Bon après, si Adam se révélait intéressant -ses propos et informations-, le temps ne compterait plus du tout. Mais en l’état actuel des choses, à quoi pouvait bien lui servir un écrivain ? Apprendre à écrire ? Bof. Apprendre à se plonger dans des mondes de fiction plus farfelus les uns que les autres ? Bof². Peut-être que s’il lui déclamait quelques beaux vers, ça serait la meilleure solution. Ou alors… elle devait aller chercher elle-même ce qu’elle voulait. Des légères sensations de fourmillements commençaient à gagner ses jambes, encore largement supportables. Qu'il se dépêche de lui donner ce qu'elle voulait... !

Dégageant la mèche masquant sa vision d’un léger coup de tête, elle s’arma d’un autre sourire, priant pour qu’il ne trouve pas un énième sujet pour les faire dévier une fois de plus. Bah… Il finirait bien par tout lui dire. Ce n’était qu’une désagréable question de temps.

Vu que les présentations sont faites, on pourrait peut-être passer au plat de résistance non ?

C’était difficile de faire perdre de vue les objectifs primaires à une femme aussi obstinée.

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Jeu 24 Mai - 9:20

Oui… Andreas, enfin, Adam, avait peut-être un peu exagéré en divisant l’énorme masse des civils en deux camps distincts, et sur quelques points épineux, opposés même. Mais même avec la précision de Machi, le résultat était le même : le Gouvernement n’était vraiment pas aidé. S’il avait tenu aussi longtemps, ce n’était certainement pas avec l’appui du peuple, ce qui rendait sa longévité encore plus extraordinaire. Une première dans l’histoire de l’humanité, il semble. Adam sourit de nouveau, et répondit poliment :

« Au moins sommes nous d’accords sur quelque chose : le Gouvernement est désespérément seul. »

Machi ne semblait pas être une gouvernementale pour parler ainsi, en tout cas. C’était un bon point pour Andreas, qui aurait peut-être besoin d’un appui extérieur s’il comptait se débarrasser des Densetsu qui traînaient dans le quartier. Pour l’instant, ils lui servaient de couverture, mais ils pouvaient se révéler très dangereux du jour au lendemain, sans prévenir, et mettre en péril la mission première d’Andreas. Autant faire comme si les Densetsu étaient partis… En les chassant soi-même.

Seulement, Machi était loin d’être aussi stupide qu’Andreas avait pu le penser. Elle tapa dans le mille, sans même en avoir l’air. Le sourire d’Adam s’éteignit quelques secondes à peine, mais assez pour donner une information à son interlocutrice : elle avait vu juste. Et bien sûr, tout ceci était savamment calculé. S’il n’avait voulu rien laissé paraître, Andreas n’aurait pas commis une bourde comme celle-ci.

« En effet… J’ai n’ai pas été touché par le don de la magie. Le don… ou la malédiction, selon les cas. Toute magie n’est pas un cadeau. »

Adam se fit soudainement très sérieux : il était en train de calculer si le moment était venu pour se dévoiler. Après tout, Machi n’était déjà pas bien loin de la vérité, là… Il suffirait juste de taire le petit détail de son nom, de son organisation et de sa petite histoire personnelle. Si Machi était une Datenshi, elle n’aimerait sûrement pas apprendre qu’Andreas n’était qu’un échec de laboratoire qui s’était retourné contre son sauveur et son bourreau. Oui, tout ça en une personne. Etre soigné pour qu’ensuite on fasse des essais pseudo-scientifiques sur vous, ça n’a rien de très joyeux, je vous l’assure.

Enfin ! La discussion continua, alors qu’Andreas demanda si Machi était une lionne ou une tigresse. Autre manière de dire ‘Densetsu’ ou ‘Datenshi’, en réalité. Mais la réponse de la jeune femme fut quand même des plus intéressantes…

« Les lionnes et les tigresses ont bien ça en commun, je dois l’avouer. Tout comme les Densetsu et les Datenshi ont le Gouvernement en horreur. »

Ils en venaient lentement mais sûrement au fond des choses, mais comme toujours Andreas aimait prendre son temps. Surtout si c’était pour tenir compagnie à une aussi charmante jeune femme comme Machi. Le fait qu’elle puisse se révéler hostile dans moins de quelques minutes rajoutait encore à la qualité de l’échange : il fallait en profiter, car ça n’allait sûrement pas durer. Andreas avait d’ailleurs vu juste, car Machi lui demanda sans détour s’il n’avait pas une ou deux personnalités cachées. Ah, si elle savait ! Andreas leva les yeux au ciel en souriant doucement, et répondit :

« Chaque homme recèle son lot de mystères… »

Il préférait encore être laconique pendant quelques minutes, au moins le temps pour Machi de vraiment s’impatienter. Là, il se décida à répondre, même s’il continuait de mentir : il n’allait pas non plus lui donner son CV et ainsi de quoi l’exécuter séance tenante… !

« Comme tous les non-mages ou presque, je suis tombé dans les filets Densetsu lorsque j’étais petit, mais je fais mon bonhomme de chemin seul. Je ne suis donc pas « les » Densetsu que vous cherchez… Miss Senshi, je présume ? »

C’était facile d’arriver à cette conclusion : Machi avait parlé comme si elle était Datenshi, a contrario des Corpo Celestial ou du Gouvernement. Vu ce qu’elle avait dit de ce dernier, il était hautement improbable qu’elle en fasse partie, et les chances statistiques pour qu’elle soit une Corpo étaient moindres que si elle était une Datenshi. Pourquoi ne pas lui balancer ça à la figure plutôt que le terme ‘Senshi’ ? Tout simplement pour lui faire croire qu’Adam n’était pas aussi fin qu’il le pensait. Se révéler trop perspicace pouvait parfois se retourner contre soi.

« Dans tous les cas, je pense que nous avons un ennemi commun, et non des moindres… »

Le Gouvernement. Les Despranons. Ces personnes qui pensaient avoir le droit de contrôler les autres simplement parce qu’elles en avaient le pouvoir. Le pire étant qu’il avait été prouvé que les non-mages étaient rapidement bloqués dans leur carrière militaire, tout ça parce qu’ils n’avaient pas de magie : c’était quoi cette façon de penser merdique ? Bref ! Si Andreas insistait sur l’ennemi commun, peut-être que cet échange se finirait sur une note agréable ?


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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Lun 28 Mai - 16:03

La réponse d’Adam la fit doucement sourire. Oh que oui, le Gouvernement était seul. Hormis ses quelques fanatiques, tellement rares et extrêmes. Mais même eux, ne suffisaient pas à être un poids dans la balance. La question était véritablement ailleurs : une instance détestée, crainte qui, pour ainsi dire, avait la quasi-moitié du monde contre elle, bravait les siècles. Son secret ? Machi n’en avait pas la moindre idée. Tout ce qu’elle savait ce que Datenshi ou Densetsu, rebelle ou criminel, ce n’est pas avec de petites actions solitaires qu’ils arriveraient à le toucher. A le faire frémir peut-être. Mais pour ça, encore fallait-il toucher une des six hautes têtes. Et ce n’était pas donné.

La question du Gouvernement évincée, elle fut presque surprise de voir un sourire se dessiner sur les lèvres du brun, lui révélant par la même occasion qu’elle avait vu juste. Lui qui marchait par mystère depuis leur « rencontre » lui avouait aussi directement ça ? Surprenant. Déroutant presque. Mais ça semblait vrai alors pourquoi se casser la tête à en douter ? Il n’était pas mage. Un point de plus dans la balance du côté Densetsu. Sa remarque avait du bon. Toute magie n’était pas un cadeau. De ce côté-là, Machi n’avait pas à se plaindre. La sienne n’était pas contraignante et qu’importe l’endroit, elle arriverait à se défendre. Au risque de connaître la déshydratation et de frôler la mort peut-être, mais c’était la vie. Son pouvoir ne lui causait pas le moindre problème direct sur sa santé ou sur sa socialisation. De là à savoir si la magie offerte était un don du Ciel ou une malédiction, elle n’en savait rien.

Ne relevant pas toutes les phrases que l’écrivain autoproclamé lui sortait, elle ne put masquer son étonnement en l’entendant se dévoiler. Il en avait déjà marre ? Frustré ? Ou alors il attendait autre chose… En tout cas elle était bien contente de l’entendre l’avouer. Ses nerfs n’auraient plus tenu longtemps à ce petit jeu de questions/réponses détournées. Densetsu donc. Pas ceux qu’elle cherchait mais bon… C’était plus que ce qu’elle espérait. Décroisant les jambes elle se laissa aller contre le dossier, priant pour que la circulation coupée se remette rapidement à affluer jusqu’à ses pieds engourdis.

Un groupe de Densetsu, c’est trop pour moi. Cette situation me simplifie grandement les choses.

L’heure des révélations était enfin venue. Il avait vu juste lui aussi. Pas exactement juste, mais proche de la vérité quand même. Ainsi, cette histoire d’ennemi commun était plus que réelle et pouvait servir de bon tremplin pour d’éventuels projets… Les Datenshis, en l’état actuel ne valaient pas grand-chose, disloqués, sans soutien externe hormis les senshis. Le but de Machi était tout simplement d’ouvrir les portes à d’autres horizons et de se créer des relations. Et pour ça, les Densetsu étaient sûrement les mieux placés pour répondre à ses attentes.

Vous seul, ça me convient parfaitement. Je n’aurais pas pu rêver de tomber mieux qu’avec vous. Je ne me cacherais plus étant donné que vous avez joué cartes sur table. Je fais partie des Dix. Et je n’apprécie pas plus le Gouvernement que toi.

Un passage au tutoiement qu’il ne manquerait sûrement pas de louper. Autant jouer sur cette proximité s’ils devaient être amenés à aller plus loin ensemble. Maintenant, il ne restait plus qu’à aller dans le fond des choses. Ce qui amenait Machi à se dévoiler entièrement, à révéler la raison de sa ‘traque’ des Densetsu - même si techniquement, c’est lui qui l’avait trouvée et emmenée chez lui. Etait-ce réellement sa planque d’ailleurs ? Un peu dangereux d’emmener une inconnue dans son chez soi… Surtout si celle-ci se retrouvait avec l’envie viscérale de vous voir teinter de rouge ou dans l’autre monde. Machi ne doutait pas qu’il savait se défendre. Loin de là vu le si peu qu’elle avait pu voir dans la rue. D’ailleurs… Pour un écrivain, il était vraiment rapide et silencieux. Ca aurait du lui mettre la puce à l’oreille dès le début…

Un ennemi commun que nous n’arrivons pas à atteindre, chacun dans notre coin… Il serait peut-être temps que chacun se rende compte de ses faiblesses et de son incapacité non ? Non pas que le toucher soit impossible, mais l’abattre réellement c’est autre chose.

S’il n’avait pas encore deviné ce à quoi elle voulait en venir, c’est qu’il était plus bête qu’il n’y paraissait. Pour elle comme pour lui, avoir un « allié », informateur -appelez ça comme vous le voulez- dans une branche adverse, ça pouvait avoir de nombreux avantages. Ponctuellement bien sûr, trop régulièrement, ça devenait suspect. Pour quelques échanges d’informations, quelques missions en collaboration si le feeling passait bien pourquoi pas… Machi n’avait jamais eu de particulier contre les Densetsu. C’était eux qui ne supportaient pas la magie et tout ceux la maitrisant ou s’y intéressant. C’était là que ça pouvait coincer. Et comme Machi n’avait pas envie de faire durer le suspens plus longtemps…

Si collaborer avec quelqu’un maitrisant la magie ne te rebute pas, nous pourrions peut-être voir pour aller plus loin ensemble non ?

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Mer 13 Juin - 9:11

Le Gouvernement devait sûrement avoir un secret, oui, mais même Andreas ignorait ce que ça pouvait bien être. Rester aussi longtemps en étant finalement aussi peu populaire... Le Gouvernement Mondial avait le mérite de se révéler tenace et d'aucuns diraient même... indécrottable. Si Machi avait partagé sa réflexion avec Andreas, il aurait été difficile pour lui de ne pas être d'accord avec la jeune femme : les rebelles, aussi nombreux soient-ils, n'avaient aucune chance d'atteindre le Gouvernement s'ils continuaient à se faire la guerre entre eux. Quand bien même ces guerres pouvaient paraître justifiées. Andreas était plutôt bien placé pour comprendre les dissensions qu'il pouvait régner entre Datenshi et Densetsu, voir entre les différentes factions Densetsu. Jamais rien n'était simple, mais certaines tensions intestines avaient allègrement passé le seuil de complexité.

Et cette discussion n'allait pas tarder à faire de même, à moins qu'Andreas ne lâche un peu de lest et ne montre patte blanche. Enfin, une patte d'une couleur autre que celle du Gouvernement. Il pensait avoir deviné que la jeune femme splendide en face de lui était plutôt du côté des Datenshi, mais il préféra faire comme s'il n'avait pas touché exactement le mille, histoire de ne pas avoir l'air totalement idiot s'il se trompait, et... de ne pas montrer à quel point il pouvait être perspicace s'il avait la chance d'avoir raison. Il lui expliqua donc qu'il était effectivement un Densetsu, mais qu'il travaillait en solo. Il n'était pas le 'groupe' que Machi cherchait... Mais cela ne voulait pas dire que ce groupe n'était pas là, tapi dans une ruelle sombre de ce quartier miteux...

« Vous simplifier les choses ? Permettez-moi de vous demander ce que vous feriez si ce groupe de Densetsu était effectivement dans les environs, mais qu'il n'ait simplement rien à voir avec moi ou ma présence ici... Je ne pense pas que les choses en seraient 'simplifiées'. »

Enfin, si elle pensait le contraire ! Apparemment, elle avait l'air tellement heureuse d'être tombée sur le loup solitaire Densetsu, plutôt que sur la meute. Allez savoir pourquoi ! Se faisant curieux, Andreas – ou plutôt Adam – s'appuya un peu plus contre le dossier de son fauteuil, et planta son regard émeraude dans celui de Machi. Il tiqua lorsqu'elle se mit soudainement à le tutoyer... indépendamment de ce qu'elle était en train de lui raconter. N'empêche qu'il avait eu raison : elle était une Datenshi, et pas juste un de leurs sous-fifres ! Comme quoi ça pouvait aider d'avoir tenu un stand de diseuse de bonne aventure dans sa jeunesse...

« En sommes-nous déjà au tutoiement ? »

Une simple boutade, murmurée du bout des lèvres, toujours fendues d'un sourire énigmatique, avec une pointe de lubricité. On ne change pas si facilement un homme comme Andreas ! Néanmoins, cela ne le gênait pas réellement : si ça pouvait permettre à Machi de se sentir mieux, pourquoi pas ? Il s'en fichait bien. Il n'avait tiqué que pour ce que ce soudain changement signifiait, pas pour ce qu'il était.

Il la laissa donc parler. Le Gouvernement... On y revenait sans cesse. Etait-ce une alliance qu'elle proposait là ? Ou un simple traquenard pour être certaine de ne pas avoir les Densetsu – ou plutôt une partie des Densetsu – hors concours ? Méfiant, Andreas but ses paroles, aussi sûrement qu'il buvait son thé. Il fut alors surpris de la teneur des propos de Machi... Abattre le Gouvernement ? Rien que ça ? Il esquissa un sourire, non sans un amusement certain. Il n'avait même pas à faire semblant là.

« Jeune, belle, et ambitieuse en plus de ça... J'ai déjà travaillé avec des mages, et ils n'étaient pas aussi charmants que vous. Qu'est-ce que vous me proposez, concrètement ? Une trêve ? Un accord ? Une alliance... ? »

Jusqu'où allait l'ambition de Machi exactement... telle était la question.
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Mer 4 Juil - 13:01

La douceur de la pièce ne faisait qu’accentuer cette impression de bien-être, bonheur étant un terme un peu trop « gros » pour une aussi petite chose qu’était la situation actuelle. Machi avait trouvé ce qu’elle cherchait, et ce n’était pas Adam qui allait lui retirer sa satisfaction avec ses boutades. Quelques doutes planaient encore, mais le soleil avait bien le temps de venir chasser les nuages une fois qu’ils seraient un peu plus en confiance. Pour un Densetsu qui se devait de détester toute personne ayant trait à la magie, elle le trouvait bien calme. Bien évidemment qu’il n’allait pas lui sauter dessus - chose à laquelle elle avait une réponse universelle toute trouvée - mais il n’avait pas tiqué plus que ça lorsqu’il avait deviné son appartenance. Ou alors... C’était elle qui avait des représentations tronquées sur les Densetsu…

Laissant échapper un petit rire en entendant sa réponse, elle s’étonna qu’il ne trouve pas lui-même la réponse à sa question. Quelle différence à tomber sur un loup égaré ou sur une meute ? Quand on y songeait, il y avait un fossé entre les deux. Voire une falaise…

Les choses sont simplifiées pour moi. Mon but, que je rencontre la meute ou la brebis égarée reste le même. Mais tu penses bien qu’entre risquer d’affronter un groupe et pouvoir tenir tête à un individu seul en cas de problème, le choix de la sécurité est vite fait. Pour le reste… Qu’ils soient dans les environs m’est bien égal, de même s’ils n’ont pas de rapport avec toi. Ce n'est pas ce qui m'intéresse.

Au final, Machi voulait trouver un membre de ce fameux groupe radical. Une meute lui aurait aussi été mais ça aurait sûrement été un peu plus complexe en cas de désaccord. Son raisonnement était bête comme chou ! Elle devait aussi avouer que, même si l’individu avait trouvé sa route, elle espérait que cette brebis ne soit pas si perdue que ça. Une alliance n’avait pas grand intérêt entre deux individus isolés lorsqu’on voulait atteindre un monstre. Mieux valait rapprocher deux familles. Et une future bonne entente commençait par un tutoiement ! Se mettre à l’aise, apprendre à connaître l’autre… Ce bon vieux « tu » pouvait faire des merveilles quand on l’utilisait bien !

Ca te déplaît ? Tu n’as pas de chance, c’est adopté !
Et puis, je ne t’ai pas encore trouvé de surnom, estime-toi heureux…


Non pas que Machi en trouvait pour toutes ses connaissances, c’était faux. Mais lorsque les personnes semblaient posséder une particularité bien à eux ou un tic, c’était sympa à faire. Et puis ça l’occupait un peu. Bref. Changeant de position une énième fois pour mieux faire face à Adam, elle clarifia ses idées. Ce qu’elle voulait lui proposer ? Elle avait déjà exprimé ses souhaits. Après… elle n’allait pas faire sa difficile : s’il fallait les aider pour qu’ils aident les Datenshi en retour au moment voulu, elle le ferait. Après… Le problème était ailleurs. Elle avait décidé de mener sa petite enquête et de se lancer de cette histoire du jour au lendemain, totalement seule. Qu’est-ce qui lui prouvait que tous les autres accepteraient une telle alliance ? S’allier avec l’ennemi pour mieux abattre un ennemi plus grand encore, ce n’était pas donné à tout le monde d’accepter et de mettre sa rancœur de côté. Certains pouvaient peut-être cacher quelques épisodes douloureux en rapport avec les Densetsu… Mais bon… Les ennemis de mon ennemi sont mes amis comme disait le proverbe ! Au pire du pire, si elle arrivait à ses fins, elle pourrait toujours espérer le garder en tant qu’informateur et vice-versa.

Une alliance, un accord, appelle ça comme tu veux. Je te propose simplement de mettre nos différents de côté pour s’allier en temps voulu contre le Gouvernement. Vous n’aimez pas les mages. Je n’ai rien contre les Densetsu hormis cette rumeur qui nous dit être ennemis. Tant qu’ils ne me mettent pas de bâtons dans les roues. Je ne proposerai pas une trêve, ça risquerai de ne pas trop plaire à la majorité. Mais un échange régulier d’informations ça me parait bien. De même, pour quelques missions si vous avez besoin. En échange, je vous demanderai simplement de nous aider le jour J.

Machi n’insista pas plus, elle n’avait de toute façon pas d’autres idées en tête. Ca lui paraissait pourtant si clair ce matin… Mais là, devant la cible, c’était plus un tableau abstrait qu’autre chose. Même si l’échange n’était pas équitable, elle était prête à donner de sa personne pour pouvoir obtenir ne serait-ce qu’une aide ce fameux jour J. Jour n’ayant bien évidemment pas encore de date, mais qui signerait l’arrêt du Gouvernement. N’ayant plus la moindre idée de comment apporter des compléments d’informations à la question d’Adam, elle opta pour éclairer une zone d’ombre. Adam, Densetsu réellement solitaire ou histoire montée de toute pièce ?

Tu bosses vraiment seul ? Ou tu es juste en mission solo sous couverture ?

Insistant bien sur les deux derniers mots, elle garda un air sérieux, bannissant tout sourire de son visage. Il allait bien falloir qu’ils parlent un peu plus sérieusement non ? Toujours blablater gouvernement et tigre ou livres n’allait pas les faire avancer. N’allait pas donner à Machi les informations qu’elle désirait surtout…

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Andreas Alexandersson

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MessageSujet: Re: [Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)    Jeu 19 Juil - 9:00

Andreas – ou Adam, tel qu'il se faisait appeler – était de moins en moins surpris de voir que Machi était une jeune femme qui savait ce qu'elle voulait. Sûre d'elle, elle le rembarra gentiment en lui disant que même s'il y avait d'autres Densetsu dans le quartier, en groupe ou non, et amis ou non avec Andreas, ça ne changeait rien. Son intérêt était ailleurs, et cela avait le don de piquer celui de l'assassin solitaire.

« Il me tarde de savoir ce qui vous intéresse, alors... »

Il ne put s'empêcher de faire cette remarque, qui n'était pas vraiment une question – il n'allait pas tarder à avoir la réponse de toute façon – avec un sourire aux lèvres, comme à son habitude. Les tasses étaient déjà depuis longtemps vides, signe que la discussion avait peut-être un peu trop duré. Plus Machi s'attardait dans sa planque, et moins elle serait sûre à l'avenir. Instantanément, Andreas pris la secrète décision de déménager au plus vite, dans un autre coin de la banlieue sérégonaise. Il trouvait finalement Machi un peu trop... familière avec lui, soudainement. D'ailleurs, à sa remarque sur le tutoiement, elle ne prit pas la mouche, et insista grossièrement. Andreas poussa un léger soupir, et répliqua poliment :

« Oh... Un surnom, en prime ? Par pitié, tenez-vous en au tutoiement, c'est déjà bien assez pénible pour moi... »

Andreas esquissa un sourire, montrant ainsi qu'il venait de plaisanter, bien sûr. Bon, il le pensait quand même un peu : il n'aimait pas qu'on le tutoie aussi facilement. Enfin, au moins Machi ne s'attardait-elle pas là-dessus, et entra dans le vif du sujet. Que lui proposait-elle ? Un accord... Hmm, pourquoi pas ? Mais il faudrait quand même fixer les limites d'une telle 'alliance'. D'après ce qu'Andreas avait compris, ça ne devrait pas aller trop loin...

Il fit une moue dubitative alors qu'il réfléchissait : qu'en penserait Raphael ? Serait-il d'accord pour qu'Andreas ébruite des infos densetsu, même en échange de renseignements sur le Gouvernement ? Ca restait à voir. Raphael n'avait pas beaucoup de scrupules, et Andreas non plus. C'était faisable. Il faudrait quand même qu'il le prévienne le plus rapidement possible. Il ne pouvait bien sûr pas retourner à Islantis avant de longs mois, mais il connaissait des moyens sûrs de transmettre des messages jusqu'à son boss.

« Un échange d'informations... Pourquoi pas ? Je ne vous cacherais pas que ma priorité n'est pas les Datenshi, mais bien le Gouvernement. Nous pouvons nous entraider. Cela dit... »

Sa voix s'éteignit, laissant à Machi le temps de parler. Elle lui demanda alors s'il était vraiment en solo... Un sourire étira les lèvres du jeune homme : il allait justement lui annoncer qu'il avait un patron. Quelqu'un à qui il devait rendre des comptes. Il avait beau bosser en solo, il n'était pas sans une organisation entière derrière lui.

« Je ne suis pas tout à fait seul, mais je n'opère pas en équipe. J'ai seulement un supérieur hiérarchique, et il n'y a pas grand-monde qui ose lui donner des ordres. Et vous ? Travaillez-vous seule, ou camouflez-vous dans votre ombre des légions de sympathisants ? »

Andreas se sentait paradoxalement plus détendu. Il n'était bien sûr pas certain que Raphael approuve cet accord, mais au moins, il pourrait peut-être avancer plus vite dans sa quête de renseignements sur les Despranons, et les liens que certains d'entre eux entretenaient avec l'Opale Maudite. Quant au reste... Andreas était également venu à Séregon pour enquêter sur ses origines : abandonné quasiment à la naissance, la seule chose qu'il savait c'était que sa famille était sérégonaise. Un bien maigre indice, mais il ne perdait pas espoir de retrouver leur trace.
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[Banlieue]Tumultueuse journée... (PV Andreas)

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