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 Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 25 Mar - 19:50

C’était incroyable. Au sens propre du terme. Mugen n’arrivait vraiment pas à y croire, et pourtant. Jason avait quitté l’armée à cause d’un genou trop faiblard pour lui permettre de courir ou de rester debout assez longtemps, et Asch avait du faire de même pour une raison bien plus grave : il était aveugle. Et c’était définitif, même si l’Alpha continuait de payer une chercheuse, le Dr Menah, pour tenter de trouver une solution. Reste que là où on aurait pu s’attendre à ce que Jason Morgan finisse dans un bureau à aider à la paperasse, c’est Asch qui revint soudainement au Gouvernement. Et pas par la petite porte.

Tarek avait évoqué l’idée de recruter Asch, même si à l’époque il ne savait pas qu’il avait perdu la vue. Quand Mugen le lui annonça, il ne sembla pas spécialement bouleversé, et il ne changea pas vraiment d’avis. Un Asch aveugle vaut mieux que plusieurs Silantis valides, tous deux étaient d’accord là-dessus. Evidemment, il avait fallu en parler aux autres Despranons, qui n’avaient pas objecté. Asch, à la base promis au poste de Commandant du 6e escadron des forces armées, venait de finir carrément Despranon Omega.

Ils n’allaient pas s’étendre en formalités et en politesses - ce n’était pas vraiment le genre de la maison - mais il fallait quand même montrer à Asch - et Alcide, son berserk - où se trouvaient les locaux. Et puis commencer à bosser, tout connement ! Mugen avait commencé à lui apprendre le braille, en même temps que le maniement de la canne blanche, qu’Alcide avait agréablement remplacé assez vite. Enfin, l’avantage de la canne, c’était qu’elle n’avait pas besoin de manger ou de chier.

Mugen ne s’était pas habillé de façon particulière ce jour-là. Il portait encore un de ses vieux baggys noir délavé, avec quelques marques d’usure entre les cuisses (CDGH) et aux genoux. Et évidemment, à l’endroit où le tissu touchait le sol, et où les grosses baskets de Mugen l’avaient dévoré. Par-dessus, il portait un long t-shirt blanc avec comme seul imprimé le symbole de l’infini. Un effet de cassure donnait l’impression qu’on avait mal tamponné le motif. Une simple veste en cuir noir venait clore l’ensemble, qui était déjà pas mal loin de ce qu’on pouvait attendre d’un Despranon, mais qui était tout à fait habituel de Mugen.

Depuis qu’Asch était aveugle, Mugen avait peu à peu abandonné sa moto, et emmena donc son collègue un peu spécial et son berserk en voiture jusqu’au Panthéon. Evidemment, Asch savait où on l’emmenait et pourquoi. Ils en avaient longuement parlé quelques jours auparavant, et Mugen avait même du reprendre le discours du ‘mais t’es pas nul bordel’, chose qu’il fallait faire régulièrement avec le roux. Sa connasse de mère avait vraiment été très persuasive. Mais le fait est qu’Asch était tout à fait compétent - en un seul mot - et qu’il n’avait pas volé la place qu’on lui donnait aujourd’hui.

Une fois la voiture garée, ils entrèrent dans le Panthéon, et prirent l’ascenseur jusqu’aux étages réservés aux Despranons. Le bureau de l’Omega était grand, à peu près du même gabarit que les autres bureaux despranonesques, et Asch pourrait le décorer comme il le souhaitait. Bien que Mugen doutât qu’il s’inquiète du look de son intérieur. Asch était un mec efficace, en plus d’être aveugle : la déco, il n’en avait sûrement rien à foutre.

« On y est presque. On devrait peut-être faire une réunion pour dire de marquer le coup, mais je crois que ça ferait chier la majorité d’entre nous. »

Oh, Hansel et Juri n’auraient sûrement rien contre une réunion, mais Tarek allait trouver ça chiant, Mugen trop long, et Asch allait se faire chier. Donc autant zapper cette étape si c’était possible. De toute façon, s’ils avaient besoin d’Asch, ils sauraient où le trouver. Il n’allait pas partir en mission à l’autre bout de la planète dans l’état où il était. Il allait devoir faire de la paperasse, principalement. D’ailleurs, ce serait pas mal d’avoir un membre de l’escadron ou des secrétaires qui l’aident pour les rapports - lecture, écriture, tout ça. Il y avait récemment eu des nouveaux arrivants dans l’escadron… Pourquoi pas en affecter un à cette tâche, tout aussi ingrate qu’elle soit ?
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 25 Mar - 22:14

C'était incroyable, c'était le cas de le dire. Asch n'était pas certain d'être en train de rêver, ou bien de faire un cauchemar, duquel il n'allait malheureusement pas pouvoir se réveiller. Lorsque Mugen lui avait annoncé, quelques mois auparavant, qu'on envisageait de lui offrir un poste de despranon, le roux avait pensé que l'idée ne se concrétiserait jamais. Et pourtant, voilà qu'il était là, dans cette bagnole, au côté de Mugen qui conduisait, étrangement silencieux tandis qu'il triturait nerveusement la poignée de la laisse d'Alcide. Sa promotion n'était plus une éventualité mais une réalité. Résultat il était pâle comme un linge, persuadé qu'il était d'être sur le point de se ridiculiser, et de handicaper un gouvernement qui, en ce moment, n'avait vraiment pas besoin de ça à en juger par ses effectifs réduits. La plupart des gens se seraient réjouis d'obtenir un poste d'une telle importance. Pas Asch. Le travail et les responsabilités ne lui faisaient pas peur, mais même si il comptait faire de son mieux, il doutait fort que ça suffise. Pourquoi n'avait-on pas nommé sa sœur, sérieusement..? Elye en connaissait plus que lui sur l'Opale et elle était cinq fois plus compétente... Son seul tort était de n'avoir pas été engagée à l'armée plus tôt - elle venait seulement d'entamer les démarches. Elle allait très certainement être prise dans le troisième, voire même remplacer Asch dans son travail de garde du corps.

Aveugle, Asch doutait encore plus de ses capacités à assumer le rôle qu'on lui offrait. Certes il n'avait jamais abandonné, et depuis qu'il avait perdu la vue, ne s'était découragé qu'à de rares reprises, si bien qu'il avait fait des progrès fulgurants et commençait à bien se débrouiller tant pour gérer sa vie quotidienne (déplacements, habillement..), que pour lire le braille. Depuis quatre mois qu'il ne voyait plus rien, il commençait à sentir sensiblement la différence: ses sens annexes se développaient. Il avait un meilleur odorat, un sens du toucher plus fin... Il entendait mieux, aussi. Enfin - le plus impressionnant - sa maîtrise magique avait fait un immense bond en avant. Ses flux qui jusqu'à présent n'avaient jamais daigné lui obéir, étaient devenus dociles. Même si il ressentait toujours ce besoin pressant de les lâcher en pleine nature, de les laisser s'exprimer, et danser comme des flammes invisibles pendant qu'il cesserait tout simplement de penser et de se contracter, il était capable sans grand effort de les maintenir immobiles à l'extérieur de lui, le tout en éliminant cette désagréable impression qu'il avait de retenir une envie de pisser dans les doigts... Bref! En l'occurrence sa maîtrise magique n'allait pas lui servir à grand chose. Fallait pas rêver non plus: sur le terrain dans son état actuel, il n'aurait pas fait long feu. Il se demandait encore comment il était censé réussir à lire ou écrire quoi que ce soit avec ses yeux foutus... Lui, despranon Omega? Putain c'était une grosse blague...

Mieux valait ne pas trop y penser. Asch avait été convaincu par Mugen d'accepter le poste. Il avait déjà eu un aperçu de ce que ça pouvait donner les fois où il avait aidé l'Alpha sur ses dossiers, parce qu'il s'emmerdait et voulait faire quelque chose d'utile. Dans l'absolu Asch était ravi qu'on lui donne l'occasion de faire quelque chose de sa vie... Il avait longuement déprimé parce qu'il avait eu l'impression de ne servir à rien. Mais bon. Entre avoir envie de faire quelque chose de bien et de significatif, et être capable de faire ce quelque chose, il y avait une marche, voire un escalier... Le roux craignait de se casser la gueule lamentablement en trébuchant dedans.

La voiture s'arrêta. Les deux hommes en sortirent silencieusement, l'un plus grave que l'autre, genre il y avait un enterrement. Il prit tout de même la peine d'accrocher au harnais d'Alcide la partie rigide de sa laisse spécial berserk d'aveugle, puis il partit à la (re)découverte du Panthéon, suivant de près son compagnon aussi poilu que bleu et frétillant - non on ne parlait pas de Mugen. Le berserk avait l'air de passer un meilleur quart d'heure que lui... En entrant à l'intérieur des locaux, Asch se fit violence, et fit en sorte de masquer son anxiété sous une expression neutre, parfaitement indifférente. Si il avait l'air d'être sur le point de pisser dans son froc, personne n'aurait envie de lui faire confiance. Comme il portait des lunettes et qu'on ne voyait pas ses yeux, c'était facile pour lui de cacher ses émotions réelles. Rah. C'était étrange, de revenir ici, même sans rien voir. Certains sons restaient les mêmes. Des odeurs connues lui fouettaient le nez, et il connaissait presque par cœur le chemin qu'ils suivaient, pour l'avoir emprunté des centaines de fois afin de se rendre au bureau de l'Alpha, et de s'adonner à son... "travail de protection" (ne soyez pas mauvaise langue, Mugen et Asch n'avaient jamais RIEN fait de suspect dans les locaux du Panthéon. Pas encore du moins). Tout était à la fois pareil et différent... Maintenant il était gradé, et handicapé, au lieu d'être un troufion valide. Bordel il n'allait pas s'en remettre... Il se rendit compte, un peu tard, qu'ils avaient cessé de suivre un itinéraire connu. Et évidemment il n'avait pas pensé à mémoriser ses déplacements. Ça allait être pratique pour retrouver l'entrée la prochaine fois tiens... Ou bien comment paraître crédible à ses futurs nouveaux collègues: se paumer dans l'étage et se cogner dans toutes les portes jusqu'à trouver la bonne. Mugen rompit le silence, et parvint tout de même à lui arracher un bref sourire en coin.

"Je note... De toute façon j'imagine que je connais presque tout le monde.. ."

En tant qu'ancien membre du troisième escadron, Asch était souvent resté à proximité des despranon.

"...Je crois que j'ai pas retenu le chemin par contre."

Une nervosité qu'il tentait tant bien que mal de masquer perçait dans sa voix. Objectif: atteindre le bureau. Et ensuite? C'était peut-être juste parce qu'il n'y voyait que dalle, ou bien parce qu'il avait le trac, mais il n'en savait foutrement rien.

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Lun 26 Mar - 1:32

Eh bien ! Finalement, Asch Raizer avait été promu Despranòn. Enfin un bon élément à la tête des Divisions Armées du Gouvernement. Les prédécesseurs à ce poste n'avaient pas tous été... excellents, pour employer force euphémisme et politesse. Désormais, ils arriveraient peut-être à reprendre une activité décente. Pas au top de leur forme, mais quelque chose d'un peu plus constructif. D'ailleurs il devait le rencontrer bientôt. Une sorte de réunion... Su-per. Le genre de trucs que Tarek adorait par dessus tout. Poser ses fesses sur une chaise pendant une heure, déblatérer des inepties, se prendre le chou, en ressortir en ayant tout oublié. C'était un peu comme ça que ça se passait. Cependant, il n'y avait pas d'éléments parasite cette fois, alors ça irait peut-être un peu mieux. Le Despranon Gamma et Epsilon se joindraient peut-être à eux, qui sait. Bien qu'il n'ait pas la moindre envie de les voir. Pour lui la science valait bien la religion. Au sens biologique et chimique du terme. En tant que pilote qualifié, il avait de bonne compétences en ingénierie mécanique et en modification de Jacks, et autres petits vaisseaux rapides. Du reste, il ne pensait pas que la conversation tourne sur ce sujet. C'était complètement illogique. A la limite, ils feraient une petite bouffe pour célébrer l'arrivée du nouvel Oméga parmi eux, discuteraient un peu de ses fonctions, et puis la soirée passerait détendue. Ca, c'est ce que Tarek espérait. Mais si ça tournait en réunion officielle, bonjour l'horreur. Ceci étant dit, après avoir rencontré l'Alpha, il doutait légèrement du fait qu'il soit lui aussi pour ce genre de réunion abrutissantes. Alors l'espoir était toujours permis.

Ceci dit, il était déjà à la bourre. Il bossait depuis quoi, cinq heures du matin, sans s'arrêter (sauf commandement impératif de ses besoins naturels), sur des montagnes de dossiers. Son absence avait effectivement coûté assez cher à l'organisation de son bureau. Quand il y était entré, pour la première fois après plusieurs mois, il fut surpris du désordre. Des dossiers jonchaient le bureau, mais aussi le sol, empilés de partout dans des caisses métalliques, et disposées -il faut bien le dire- complètement à l'arrache. C'en était... énervant. D'ordinaire le bureau de Tarek était toujours d'une propreté presque maniaque, chirurgicale. Sa première réaction fut donc la colère. On avait osé foutre le bordel dans SON merdier. Donc après avoir passé deux bonnes heures à débarrasser le foutoir et à placer les caisses à sa convenance, il put se mettre au travail, en commençant par les dossiers les plus récents. Beaucoup d'entre eux étaient des travaux faits directement au sein de l'escadron tactique, qui ne demandaient que sa signature. Il s'en occupa avec patience et efficacité, pendant que dans son dos, des tentacules d'ombres s'occupaient de tâches tout à fait différentes. Pour commencer, l'un d'entre eux repassait ses vêtements, froissés depuis le temps qu'il ne les avait pas mis. Un autre préparait du thé, et un troisième s'occupait de mettre de l'ordre sur son râtelier à pipes, objet de collection très précieux pour Tarek, sur lequel s'alignaient pas moins d'une trentaine de pipes. Oui, Tarek fumait la pipe. C'était rarement vu en cette époque, mais quelques irréductibles perpétuaient cette ancestrale méthode. Certains de ses tabacs, obtenus près des malfrats qu'il finançait et renseignait, avaient un goût fort étrange, pouvant même provoquer une certaine euphorie chez le fumeur. C'est d'ailleurs ce qu'avait fumé Tarek une partie de la journée, pour se donner du courage. Ainsi, malgré l'obscurité quasi totale dans la pièce -nécessaire à la santé mentale de Tarek et à la manifestation de son pouvoir-, l'ambiance de travail soutenu du bureau avait quelque chose de... guilleret.

Il finit de rédiger quelques notes, termina la rédaction d'un rapport stratégique sur les forces militaires présentes sur le continent de Mycra, le compara rapidement avec un dossier de l'Escadron de reconnaissance faisant état des activités illégales sur le continent, plus précisément à Mala Muerte, et dans les différentes bases criminelles qu'on pouvait trouver sous terre dans le désert, et apposa un sigle sur une feuille du dossier qui signifiait A FINIR, en gros. La réflexion sur ce genre de sujet était longue et périlleuse, la moindre erreur pouvant coûter des dizaines d'hommes. Et son boulot, il y tenait. Théoriquement, l'escadron était autonome. Mais Tarek était si perfectionniste qu'avant d'être transmis aux escadrons qui se chargeaient de la mise en oeuvre des applications suggérées, il relisait chaque note, chaque feuillet, et y apposait sa signature avant de les transmettre. Si jamais ça ne lui convenait pas il modifiait, et il lui arrivait jusqu'à aller chercher lui même les renseignements auprès d'un autre Escadron avant de refaire entièrement le rapport. Et vu qu'il participait de façon plus qu'active à la vie de son Escadron, ses connaissances des forces du Gouvernement s'étendaient à chaque Escadron. Tout le monde était répertorié ici, et il avait une excellente mémoire. Ce qui faisait que ses stratégies étaient généralement redoutables. Elles ne proscivaient pas la violence, surtout quand elle aidait à vaincre, mais s'arrangeait toujours pour que les pertes soient minimales dans les deux camps. Bref... il avait beau jouer sur deux tableaux opposés, il était un bourreau de travail. Et sa vie actuelle se résumait surtout à ça. Le boulot. Il abattait tous les jours une masse de travail gargantuesque, et passait régulièrement des nuits blanches à étudier et rédiger, pour rattraper tout le retard qu'il avait pris. De même que lorsqu'un dossier particulièrement pointu se retrouvait sur son bureau et qu'il en commençait l'étude, il n'arrêtait pas avant d'avoir entièrement fini son travail. Que ça prenne deux heures ou trente, il était infatigable pour ça. Et aujourd'hui cela se voyait particulièrement. Il avait fourni une énergie énorme, et après l'épuisement général ressenti durant ses deux années d'absence, il avait de profonds cernes qui s'étaient encore creusés, d'un violet presque noir. Déjà qu'il n'était pas particulièrement rassurant, là il foutait carrément la trouille.

"Hm, il serait peut-être temps d'y aller..."

Il plia quelques dossiers qu'il posa sur un coin de son bureau, et avisant un des derniers hommes encore présents, lui fit porter trois caisses pleines de dossiers, qui constituaient son travail de la journée. Les yeux écarquillés, il obéit, pendant que Tarek prenait la route de la salle de réunion. Il lui arrivait d'être à la bourre. Surtout quand il bossait. Mais pour un évènement aussi spécial, ça le dérangeait un peu. Le nouvel Oméga, qui devait déjà être assez surpris de sa nomination malgré son infirmité, devait avoir suffisamment le trac comme ça. Oui, Tarek pouvait parfois, dans de rares cas, faire preuve d'un peu de compassion. Encore que sa réaction par rapport à l'annonce de la nouvelle le titillait plus qu'il ne voulait l'admettre. Et histoire de gagner du temps, il s'enfonça avec lenteur dans le sol ombragé, pour se diriger bien plus rapidement, aux travers des ombres qui peuplaient tout le bâtiment, jusqu'à la salle de la réunion, dans laquelle il se glissa... par un mur. Le sol sembla bouillonner dans un coin sombre de la pièce, et Tarek en sortit, ajustant en même temps son manteau sur son épaule mutilée. Non. Il n'avait toujours pas changé cette fichue prothèse. Pas tant qu'il y aurait du boulot, ou alors ce serait pieds et poings liés.

"Bonsoir. Désolé du retard, j'ai encore beaucoup de travail qui m'attend, et je ne veux pas prendre plus de retard que j'en ai déjà."

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Hansel Tansky
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Jeu 29 Mar - 15:52

    Il aurait fallu s’attendre à ce que Hansel soit le dernier à approuver la promotion d’Asch Raizer au rang de Despranon. Il tenait le précédent Oméga, Gabriel Silantis, en respect, dans le sens où c’était un autre de ces militaires, coincé, rugueux mais qui ne faiblissait pas sur le terrain ; et que ses doutes plus ou moins légitimes sur la fidélité de l’ancien Densetsu au Gouvernement subsistaient, l’autre n’ayant pas vraiment pris la peine de les démonter non plus. Mais le Gamma était plutôt docile, et force était de constater qu’il ne pouvait pas remettre en question ses qualités de militaire - l’accident qui lui avait fait perdre la vue en était une preuve comme une autre. Et ce n’était pas comme s’il avait voulu s’opposer à l’autorité implicite de l’Alpha.

    Donc, Asch Raizer était devenu officieux Despranon Oméga. Officieusement, car il fallait encore faire quelques démarches, comme le faire annoncer à la population, pour la forme ; et surtout, faire une réunion de têtes. Là-dessus, Hansel était réellement le seul des Six qui s’intéressait à l’administration de leur institution commune. Son univers, c’était ces soirées de gratte-papiers autour de la table, ces nuits blanches où l’on alignait les tasses de café sans fond et les cannettes de soda vides, pour décider d’une autre loi qui allait amputer une minorité de civils de droits dont ils n’avaient même pas eu connaissance avant. Même s’il arrivait qu’il soit seul en salle de conseil, parce que ses collègues les têtes brûlées avaient décidé de faire justice ailleurs - si l’on peut dire. Tant mieux, Hansel excellait dans l’art de se faire la conversation.

    Il était donc le premier dans la salle de réunion, sa tasse de sucre au café sur la table, fier comme un paon ; évitant de laisser macérer dans un coin de sa tête son scepticisme naturel et affirmé envers Asch - déjà que leurs relations étaient quelque peu mauvaises, pour user du meilleur mot. Ces derniers jours, son humeur s’était quelque peu améliorée : d’excellentes nouvelles venues du bas-fond de la Division Scientifique, le projet Thanatos, dont la branche principale ... Mais vous n’avez pas le droit de savoir. Peut-être que sa dernière conversation avec les deux enfants Raizer avait joué aussi - et puis la petite Elye n’était pas vilaine ... Bref. Et ce matin-même, on lui avait laissé un post-It d’un charme inégalable sur la porte de son bureau, salut, Asch Raizer est Oméga. A se demander comment le Gouvernement tenait encore debout.

    Quand l’Alpha et sa botte - l’étiquette de labrador lui collait au front, il fallait le dire - entrèrent dans la salle de réunion, le berserk au premier rang, Hansel s’était au moins abstenu de tout de suite les bombarder d’informations administratives à effet migraine. Il y avait un contraste évident entre l’allure un peu négligé - et affirmé - de Shôryû Mugen ; et la tenue très formelle du Gamma, enfermé dans son habituel manteau de cuir bien repassé, avec comme seul faux pli la manche vide sur son flanc droit. Ce qui ne l’avait pas empêché de leur envoyer d’autres bombes vocales. Il s’était fait une spécialité de faire rentrer en une phrase ce qui, à un rythme normal, pouvait passer en cinq. Il sauta donc de sa chaise, abandonnant les rares papiers qui subsistaient, la tasse de café symbolique, et se précipita à leur rencontre ; même s’ils n’avaient été séparés, en vérité, que par un mètre de table ronde.

    « Asch ! Devrais-je dire Oméga ? Félicitations pour votre promotion, mais c’était à prévoir, avec un tel avancement dans notre institution ! Ah ! Alpha ! Vous avez toujours une de ces allures ! Il faudrait que nous discutions à l’occasion du nouveau budget alloué au projet Thanatos. Et est-ce que l’Epsilon se joindra à nous ? Je n’ai pas encore eu l’honneur de faire personnellement sa connaissance ... »

    D’accord, ça sentait l’hypocrisie et le reproche à plein nez. L’hypocrisie, parce que, comme nous l’avons déjà dit, les rapports entre le Gamma et le nouvel Oméga étaient loin d’être les meilleurs - Asch Raizer était seulement coupable d’être né fils de mafieux Densetsu, peut-être d’avoir subi leur influence, et d’être resté trop près de l’Alpha, comme attaché à une laisse fictive. Le reproche, parce que Mugen et Hansel étaient peu compatibles, qu’il s’agisse de choses aussi compliquées que leurs différents attributs dans le Gouvernement - le blond se considérait comme le gardien de la Division Scientifique, parce que les autres Despranon n’en avaient, pour ne pas pouvoir le dire mieux, rien à foutre - ou aussi simples que le choix vestimentaire. Mais répétez-vous que le Gouvernement était toujours là, et ça ira.

    Puis arriva l’Omicron. Hansel n’avait pas non plus trop côtoyé Tarek Ngaresh - qui avait disparu il y a des mois de ça, au début du retour d’Oozora, et qui venait seulement de revenir comme une fleur dans les bras grands ouverts de l’institution - ; mais ce n’était pas pour ça qu’il allait échapper au sermon.

    « Omicron ! Vous n’avez toujours pas fait changer cette prothèse ? Vous seriez plus à l’aise sans. Vous savez, nos techniciens de la section Mécanique - je sais, vous l’ignoriez ! - pourront vous faire poser une prothèse fonctionnelle en un rien de temps ! »

    Et c’est parti ...

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Sam 31 Mar - 22:37

Oui bon, l’accession au poste de Despranon Omega d’Asch avait peut-être surpris pas mal de monde, mais c’était comme ça que les choses étaient faites au Panthéon. Les urnes, disons le clairement, c’est fait pour les moutons. Ici, on se nomme, et même pas pendant des réunions. Des post-its et quelques sms suffisent… Et jusque là ils s’en étaient plutôt bien sortis. D’ailleurs, Mugen ne voulait pas de réunion chiante pour le dépucelage aschesque. Hansel allait sûrement en demander une - ou s’y attendre, du moins - mais il savait que Tarek, tout comme Asch et lui-même, détestait rester le cul planté sur une chaise à rien foutre. Autant manger en même temps non ?

Mugen y réfléchissait lorsque Tarek fit son entrée. Il allait répondre à Asch qui lui disait qu’il ne connaissait plus le chemin, mais sa parole fut coupée par celle de son collègue. De toute façon, pour ce qu’il voulait dire… « T’auras bien le temps de l’apprendre, ce foutu chemin » ? Peut-être qu’il avait en effet mieux valu que Tarek l’arrête ce coup-ci.

« Rha tu vas bien faire une pause non ? Il est bientôt midi, on a un peu traîné ce matin… »

Pour des raisons pas du tout évidentes, hein. Mugen se gratta le front, à la naissance de ses cheveux, et balaya encore une fois les environs de sa magie. Pratique, quand on attend quelqu’un. Juri Blake semblait ne pas être là, mais ça ne l’étonnait qu’à moitié. Du moment qu’elle n’avait pas fait sa chiante pour le changement de siège, il s’en foutait. C’est une fille cool et compétente, et il n’avait bien que ses longues absences à lui reprocher. On pouvait faire pire.

Affichant un sourire narquois, Mugen se tourna de nouveau vers Tarek. Il avait vu Hansel arriver. Le Gamma était du genre à adorer les longues réunions café/petits gâteaux où l’on discutait des heures de conneries tout ça pour n’arriver à aucun accord, mais c’était l’arrivé d’Asch Raizer qu’on fêtait là. Enfin, « fêter »… Marquer le coup quoi. Bref, tout ça pour dire que ce serait vraiment tout pourri s’ils se contentaient d’une réunion merdique.

« Tes dossiers vont t’attendre, Tarek. Et puis c’est bon, v’la Hansel. »

Mugen appelait tout le monde par son prénom, et n’était pas du genre à vouvoyer, sauf pour faire chier le monde ou marquer son mépris. Il avait bien vouvoyé l’Ancienne Commandante du 3e Escadron, mais là c’était par jeu : elle n’arrivait pas à le tutoyer et pour une fois, il n’avait pas trouvé ça chiant, mais mignon. Parfois, elle lui manquait… Elle aimait les fruits. Mugen soupira.

La petite mite, comme il l’appelait en privé, arriva, fringante et fraîche. On aurait bien du mal à le deviner, mais l’Alpha appréciait le Gamma, malgré tout ses défauts et ses foutus tics de langages à la con. Du genre son vouvoiement snob… Mais à part ça… Hansel était compétent, et c’était tout ce qu’on lui demandait. D’autant plus qu’il adorait la paperasse, chose qui était loin d’être le cas pour Mugen. Rien que pour ça, il ne pouvait pas s’empêcher de l’admirer un peu. Pareil pour Tarek, soit dit en passant.

« Merci Hans’, tu devrais p’tet visiter ma boutique préférée, j’suis sûr que la résille t’irait à merveille. »

Wait… what ? Mugen ne distinguait pas les vêtements en Normal Mode, et quand bien même il faisait en sorte de pouvoir le faire, une chose aussi fine que la résille lui resterait invisible. Donc il disait ça vraiment… juste pour faire chier. Mugen quoi. Néanmoins, son sourire n’était pas méchant, comme en témoigna la suite de ses paroles.

« Ouais je passerais demain matin pour Thanatos si ça te dérange pas. Et l’Espilon est pas au Panthéon actuellement. J’sais pas où elle a été se fourrer encore, mais on est qu’à quatre. »

Il avait envie d’ajouter « comme des cons », mais ça l’aurait fait moyen. Il se racla la gorge, laissa Hansel et Asch discuter tranquillement avant de soupirer un grand coup.

« Bon ! Ca vous dirait un petit restau ce midi ? J’invite, c’est évident. »

Ca serait toujours plus agréable qu’une vieille réunion à boire du café pourri. Là ils pourraient se faire péter la panse avec de la viande arrosée de bière ou de vin… la classe. Sauf que bon, il avait oublié à quel point Asch et la bouffe… et Asch et les restaus aussi… Bon bref, ça risquait d’être bien rigolo quand même !

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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 1 Avr - 9:29

[@Mugen: Je viens de voir que Hansel est censé être arrivé avant Tarek et nous même, du coup j'inverse l'ordre des répliques pour corriger o/]

Ah bah... Asch avait cru qu'ils étaient seuls dans la pièce, mais ce n'était visiblement pas le cas. Le jeune homme se figea en entendant des pas approcher. Il ne savait pas encore à qui ils appartenaient, et ça le stressait. En fait il se sentait rarement stressé comme ça... C'était vraiment pas son genre. Mais aujourd'hui n'était vraiment pas un jour comme les autres, et il réagissait en fonction. Une voix familière attaqua bientôt ses oreilles... Pour l'avoir entendue relativement récemment, et dans des circonstances plutôt ... spéciales, Asch reconnut directement qu'elle appartenait à Hansel Tansky, le Gamma. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, c'était sous un arrêt de bus, pour échapper à une pluie battante. La discussion avait été plutôt tendue... D'ailleurs, c'était bizarre que ce mec ait décidé de changer de ton avec lui du jour au lendemain, là... Déstabilisé par ce changement de comportement - et aussi par le titre qu'avait utilisé son interlocuteur pour l'interpeler - Asch oublia de répondre une seconde durant. Comment ça, cette promotion avait été à prévoir..? Et de quel "avancement" le Gamma parlait-il? Franchement Asch n'était pas sûr de voir ce qu'il voulait dire... Son "avancement" était revenu au point mort lorsqu'on l'avait démis de ses fonctions, une fois sa cécité confirmée.

En attendant, Mugen l'avait habitué à beaucoup moins de manières... Même alors qu'ils étaient censés se détester mutuellement et être théoriquement adversaires, l'Alpha avait demandé à Asch de le tutoyer et de l'appeler par son prénom, ce que le rouquin avait refusé de faire catégoriquement pour mieux creuser la distance entre eux, et pour illustrer toute l'antipathie qu'il vouait au despranon ce jusqu'à ce que... Eh bien, ce jusqu'à ce que leur relation eut tellement avancé que ça devenait complètement ridicule de continuer à faire semblant. Tout ça pour dire que Asch n'était pas vraiment habitué à prendre un ton aussi officiel... et encore moins à ce qu'on s'embête à être hypocrite avec lui. Jusqu'à présent, personne n'avait jamais trouvé utile de faire semblant d'être sympa à son égard... Ca allait sans doute changer maintenant qu'il était... Oh putain. Il avait encore du mal à croire à ce qu'il lui arrivait. Et il n'était pas sûr d'apprécier toutes les facettes du changement parce que, disons le clairement, les lèche-bottes et les gens qui disent pas ce qu'ils pensent, il trouvait ça gravement pète-couille. Surtout qu'il n'était pas toujours capable de les reconnaître, trop honnête lui-même pour ça.

"Euh... Bonjour. Hm. Merci..."

Très, très éloquent oui... Mais le ton de Asch ne faisait pas appel: il se méfiait, parce qu'il se souvenait très bien que le Gamma et lui-même n'étaient pas censés être en bons termes, ce qu'une promotion express n'arrangerait pas si facilement. Évidemment Asch n'était pas suffisamment stupide pour mettre de l'huile sur le feu, et c'est pour ça qu'il se la fermait. Mais mieux ne valait pas compter sur lui pour faire semblant, et ce même si il venait d'arriver et qu'il aurait peut-être mieux fait de faire un minimum profil bas. Coopérer, d'accord. Se transformer en faux-cul, pas d'accord. La discussion vira bientôt de bord, et vint se placer entre Mugen et Hansel, ce qui n'était peut-être pas plus mal. D'autant qu'en fait c'était plutôt drôle. Asch avait du mal à se souvenir de la tronche du Gamma - il ne l'avait que rarement vu, ou avait rarement fait attention à lui, du temps où il voyait encore. Mais il n'était pas difficile d'imaginer, au ton de sa voix, et à ce que ses quatre sens restants laissaient entendre de sa gestuelle, qu'Hansel devait être un peu coincé, niveau fringues. Enfin... Beaucoup plus coincé que Mugen quoi. Essayer de l'imaginer en résille du coup c'était plutôt drôle. Surtout qu'Asch n'avait pas été dupe cette fois, il connaissait trop Mugen: un aveugle qui vous faisait des remarques sur la qualité de votre habillement, ça avait de quoi faire rager, ou ricaner, au choix. Asch eut l'ombre d'un sourire. Quelques mots passés au sujet d'un certain projet Thanatos dont il n'avait (encore) jamais entendu parler, puis une nouvelle présence se fit connaître.

... Asch était pourtant presque sûr qu'il n'y avait personne avant, et pourtant, l'homme n'était pas passé par la porte. Sauf si il y avait des portes sur d'autres pans de murs. La surprise força son visage à se décomposer légèrement... Ouais, bon. Il devait sans doute y avoir une autre porte, même si il ne l'avait pas entendue s'ouvrir, même si il n'avait pas entendu de pas d'ailleurs ni que... Roh bordel! Si tout le monde s'amusait à jouer dans l'arrivée furtive, il allait finir par plus savoir où il en était! Il était totalement aveugle quoi, merde! Si il commençait à s'habituer à ce statut, lorsqu'il ne pouvait pas s'appuyer sur les habitudes qu'il avait prises à force de temps, il avait encore un peu de mal à s'adapter... Ahem bon bref. Le nouveau venu n'avait pas encore pris la peine de décliner son identité - encore un truc qui pouvait foutre Asch mal, parce qu'il n'avait pas vraiment la mémoire des voix qu'il n'avait pas entendues depuis qu'il était aveugle. Fort heureusement, Mugen et Hansel lui donnèrent plus de détail: Il s'agissait de l'Omicron, Tarek N'Garesh. Asch avait du mal à se souvenir de lui... Bon d'un côté la commandante Sunadokei l'avait affecté à la protection rapprochée de Mugen, et du coup il voyait forcément les autres despranon moins souvent. Mais il fallait aussi dire que ce despranon là avait été absent un long moment de ce qu'il se souvenait, sans compter la propre absence de Asch... Bref. Pas étonnant en fait qu'il ne l'ait pas immédiatement reconnu. Il le salua d'un bref geste de la tête... Non décidément Asch ne parlait pas beaucoup, mais d'un côté, il voyait mal ce qu'il aurait pu sortir d'intelligent, pour saluer des gens qui jusqu'à peu avaient encore été des supérieurs qu'il ne côtoyait que très vaguement, à part pour prendre des dégâts dans la face à leur place. Lorsqu'il s'agirait de faire plus ample connaissance, de répondre aux questions, ou de parler sur des sujets plus intéressants que "bonjour, comment ça va, il fait beau aujourd'hui" on pourrait compter sur lui sans problème, mais là il ne voyait vraiment pas l'intérêt de se répandre en politesses. Nan il avait nettement plus envie de se... Racler la gorge, poing sur la bouche, ce qu'il évita de faire de justesse, quand Mugen eut la magnifique idée de rappeler qu'ils avaient UN PEU TRAINE ce matin. Ce genre de réaction, ça aurait été l'équivalent de leur faire un dessin. Raison de plus pour garder la poker face, plutôt. Oui parce que c'est vraiment l'expression que devait arborer Asch, là... Encore incapable de se faire à l'idée de sa promotion, il était passé en mode IEO depuis un bon moment. Alcide était sagement assis à ses pieds en train de haleter gaiement en regardant chaque despranon en présence à tour de rôle. Puis Mugen proposa d'aller au resto. Honnêtement.. C'était pas trop la tasse de thé de Asch, qui justement préférait le café, pourri ou pas. Mais c'était pas faux. Il faisait faim, et puis on allait pas tous aller bouffer un sandwich et faire une réunion pic-nic dans l'herbe du Panthéon quand même, ça aurait été rigolo, mais même Asch était capable de se rendre compte que ça le faisait moyen. Bah... Il supporterait bien d'être assis comme une cloche le cul sur sa chaise fourchette en main, le temps de se repaître et de prendre connaissance de... ce qu'il devait savoir pour commencer à taffer correctement. Il haussa les épaules, et répondit sur un ton nonchalant:

"... Moi perso, j'm'en fiche... Donc c'est vous qui voyez."

Ce qui était parfaitement vrai... Au moins, Asch ne serait pas contraignant à ce sujet. Enfin tant qu'on l'emmenait pas dans un de ces restos ambiance tamisée, chaise trop petite pour faire tenir une fesse, couverts option "like a sir" et trois crottes de lapin à manger dans l'assiette tandis qu'un pingouin vous servait du vin en contorsionnant son bras pour faire joli. Là c'est sûr il risquait de faire une drôle de tronche... Mais dans l'absolu, tant que ce qui devait être fait était fait, le reste, il s'en foutait pas mal.

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 1 Avr - 14:25


Le Gamma Despranòn, Hansel Tansky. Au simple son de sa voix, ou plutôt des nuances que l'on pouvait saisir en son sein, Tarek sentit monter en lui une forte antipathie, qu'il se dépêcha de refouler. Ils n'étaient pas là pour se quereller. Tous avaient autre chose à faire, et n'étaient pas venus pour ça. Sans ça et en face à face, Tarek ne se serait pas gêné pour lui envoyer à la figure nombre de remarques cinglantes, qu'il gardait en réserve, au cas où ça servirait. Mais tendre une atmosphère qui ne devait pas être franchement évidente pour le fraîchement promu ne semblait pas une bonne alternative. Aussi, il se contenta de répondre sur un ton courtois, bien que toujours empreint de son ironie et de son cynisme habituels.

"Mon escadron, et à plus forte raison moi-même, connaissons avec précision le potentiel non négligeable des scientifiques de la division Mécanique, Gamma. Et je n'ai malheureusement pas le temps de leur demander quoi que ce soit, sachant que le nombre d'heures qu'il faudrait pour retirer les anciens mécanismes, pour les remplacer par des nouveaux, fonctionnels certes, entraîneraient un retard que je ne peux me permettre dans mon travail. C'est déjà un miracle que j'aie pu me libérer aujourd'hui. Mais je saurai faire appel à eux lorsque le besoin s'en fera sentir."

Après ça... les paroles de Mugen le surprirent quelque peu, mais il ne put se permettre de refuser. L'occasion l'exigeait. Mais pour le coup, il se serait bien contenté de boire un café -pourri ou non-, de taper la tchatche vingt minutes avec Asch, puis de retourner au travail. Il n'avait vraiment, mais VRAIMENT pas envie de se taper un restaurant et tutti quanti, fusse pour les beaux yeux de l'Oméga. Ce genre de trucs, il le voyait bien chez les nobles, ou les bourgeois de la société, mais là... Etait-ce vraiment la peine ? Il avait laissé Janis et quelques soldats de l'escadron en plan en leur disant qu'il y avait urgence, les laissant faire le tri dans ses dossiers. Il eut presque -presque, je dis-, une bouffée de pitié pour ces pauvres gens qui ne risquaient pas de le voir arriver de sitôt. Tout ça expliquait que son sourire sempiternel se résorba quelque peu, et qu'il ne put s'empêcher de lever le sourcil. Oui bon, de toute façon il se voyait mal les lâcher maintenant en leur disant qu'il partait bosser. C'était l'excellente occasion de passer pour un blaireau. Et bien que ça ne l'émeuve pas plus que ça de passer pour tel, le fils Raizer méritait bien une petite virée entre Despranòn... Et on passera sur le ridicule du terme. Les conversations tourneraient autour de Raizer, il y foutrait deux ou trois fois son grain de sel, boirait quelques verres pour se détendre, un peu de bonne bouffe -il n'arrêtait pas d'enchaîner surgelé et fast-food en ce moment-, et puis hop, plié, rangé, retour au taf. En espérant que tout se passe comme ça et qu'il n'y ait pas d'imprévus.

"Un truc simple Mugen. C'est tout ce que je demande, après, je suis le mouvement."

Oui, un truc simple. Un restaurant de base, de bonne qualité quand même, mais rien qui coûte un oeil pour pas grand chose à manger, avec des abrutis jouant les paons parce que "oh mon dieu, je mange dans le même restaurant que des Despranòns !". Quoi qu'ils pouvaient bien ne pas les reconnaître, mais là, Tarek émettait de sérieux doutes. Le gouvernement n'hésitait pas -quelle bande d'abrutis ces hauts fonctionnaires, ils leur volaient un sacré avantage stratégique à ce niveau là- à afficher leur tronche pour montrer ouvertement la force de leur bras armé. Qu'ils aillent au diable, par leur faute, pas moyen de se déplacer sans se faire reconnaître. Le départ de Tarek et sa longue absence avait eu de bons effets, comme par exemple le fait que même des soldats en poste à Modula lors de son arrivée ne l'avaient pas reconnu jusqu'à ce qu'il leur prouve son identité. Et après ? Ca faisait quelques temps qu'il y était à Sérégon, et le Gouvernement en avait eu vent, forcément. Et ces pourritures se souvenaient de lui, bizarrement. Alors qu'ils n'avaient pas réussi à le débusquer pendant deux ans. Ils auraient vraiment voulu le retrouver, ils l'auraient fait. Il s'était pas volatilisé, et avait même pas mal voyagé. Simplement, ça leur donnait l'occasion d'injecter du sang neuf dans l'élite du gouvernement. Dommage pour eux, Tarek n'était pas mort, comme ils semblaient le penser.

Avant que soit décidé quel endroit les Despranòns allaient polluer de leur présence, Tarek sortit un cellulaire à écran large, et envoya un message à Janis pour la prévenir.Ils veulent m'embarquer au restaurant, donc je dois y aller. Appelle Kragger et annule notre rencontre à Islantis. Et laisse tomber les dossiers. A ce soir. Il le rangea, et attendit la suite des opérations.

Janis était, si on cherchait parmi tous les membres du gouvernement, la seule en qui Tarek avait réellement confiance. Bien que d'apparence très sévère et stricte, elle était de la même trempe que l'Omicron. Et pour cause, elle seule au sein de l'Escadron -et plus généralement au sein du gouvernement- savait qui était réellement Tarek. Identité réelle comprise. Il y avait donc une personne -et une seule- qui connaissait Marzaak Khaled. Elle organisait ses rencontres, gérait son emploi du temps, lui faisait commander la nourriture quand elle voyait qu'il était parti pour des heures ininterrompues de travail, et était la seule que Tarek ne menaçait pas de décapitation quand elle entrait dans son bureau. Tout comme le manipulateur des ombres, elle ne portait pas vraiment le Gouvernement dans son coeur, surtout à cause de sa décadence monstrueuse ces derniers mois. Mais, un brin carriériste elle aussi, elle restait là où siégeait le pouvoir. Tarek changerait sans broncher et sans scrupules de camp si jamais la balance venait à pencher du mauvais côté. Elle aussi. Jouer sur un tableau multiple était très amusant, et elle y trouvait un certain plaisir.

"Janis est prévenue et gèrera l'Escadron pendant mon absence. On peut partir quand vous voulez."


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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 1 Avr - 16:42

    Dans l’ordre. Asch Raizer restait parfait, nerveux, enfermé dans son nouveau rôle de Despranon. Contrairement à ce qu’il pensait, Hansel ne faisait pas semblant d’être sympathique. C’était dans sa nature, d’être avenant, tout en gardant des distances prudentes avec les individus plus imparfaits psychologiquement - être fils de Densetsu, notamment - ; hypocrite et fier de l’être, en somme. Il ne s’attendait pas spécialement à un coup de colère soudain, comme il était réputé pour l’être, mais sans s’attendre à sa timide réponse. Non, il ne croyait pas qu’il avait fallu attendre la propulsion de Raizer au rang d’Oméga, encore moins quand on venait de le recaler pour sa cécité ; mais oui, félicitations, car même s’il n’allait pas l’admettre tout haut, il avait mérité sa place. Bon, lui, il avait été formaté depuis vingt-neuf ans pour être à cette place, mais tous les chemins détournés vont au Panthéon.

    Mugen était bien plus relax - comme d’habitude, en somme, pas du genre à s’embarrasser d’un vouvoiement, d’une poignée de main. « Hans » ne releva pas la remarque sur la résille - aussi étonnant que ça puisse paraître, il aimait les cocons qui lui servaient de costume, et à la dernière fête de 600 ans du Gouvernement, c’avait déjà été un effort pour lui d’enfiler cet espèce de pull rose au croco-cartoon, vous voyez le tableau grotesque. A ce niveau-là, l’Alpha et le Gamma étaient de purs opposés, aussi clairement définis que le noir et le blanc ; et heureusement que le choix de ce que l’autre portait n’était pas une affaire d’Etat, sinon, comment s’étonner des fondations instables de l’institution ? Mais bon, Mugen ne rechignait pas à lui glisser de l’argent propre pour le projet Thanatos, sûrement pour éviter qu’il ne l’assaille d’informations, comme une vieille bobine vidéo. En bref, Hansel aimait bien l’Alpha, le respectait comme personne et comme patron officieux de cette bande de bras cassés - les Despranon.

    L’Epsilon, pas là ? Il aurait aimé, tant qu’il pouvait obtenir l’attention exceptionnelle de ces intermédiaires des autres escadrons, pouvoir lui ... emprunter quelques soldats pour une mission de recrutement. Bon, il se contentera de lui envoyer un mail et de la bombarder de messages - ce qui équivalait à arriver le matin, et voir la porte de son bureau couverte de Post-it multicolores. Pour l’heure, il se contenta de faire sa meilleure moue boudeuse à l’Alpha, d’un air faussement désolé ; ce qui ne dura pas, à l’arrivée tardive de l’Omicron.

    L’Omicron qui était bien moins sympathique. Pas qu’on pouvait l’imaginer particulièrement angélique, vu sa carrure et son regard fermé, mais le cynisme perçait dans sa voix. A son tour, Hansel se vexa, se replia immédiatement - c’est-à-dire, il retourna vers l’Alpha en haussant son unique épaule. Il le trouva immédiatement hautain, sûr de lui ; et pourtant, selon les pensées chiffrées, codifiées du Gamma, dans l’erreur. Peut-être que sa section mécanique, la petite troupe de jeunes réparateurs de motos repêchés de la Zone Est de Modula, n’était pas assez performante pour son escadron. Mais le blond connaissait mieux que personne les compétences de certains de ses meilleurs techniciens, et ça pourrait être bouclé en quelques minutes ; mais pas assez pour sa seigneurie, apparemment. Heureusement, Hansel avait déjà composé et composait encore avec d’autres caractères plus acides.

    Plus ou moins surprenant, Mugen leur proposa une de ces bouffes, ou une autre astuce pour éviter la réunion - ou la tea party option café pourri. Pour le coup, les conceptions des repas d’Hansel différaient de celle des autres Despranon, qui s’attendaient sûrement, soit à un restaurant de la Haute, soit à n’importe quel sandwicherie sur la périphérie. Le Gamma serait un « glucophage », pour le néologisme du jour, c’est-à-dire qu’il s’interdisait de manger quoi que ce soit qui ne soit pas essentiellement à base de sucre. La faute à la mite à verre qui subsistait dans son estomac, et qui avait des goûts de luxe. On voyait souvent Hansel avec sa tasse de sucre au café pas si pourri que ça, ou son bonbon à sucer, ou les substituts qu’on lui filait à la cantine militaire. Ca lui arrivait de se demander quel goût avait la viande, comme s’il l’oubliait progressivement. Il le rappela subtilement à l’Alpha.

    « Tant qu’il y a un bon pâtissier ... »

    Bon, il pouvait se contenter de faire un régime combo caféine-sucre en cube, des fameux substituts, et d’un symbolique verre d’eau ; mais il pouvait bien, par gourmandise, se laisser offrir un parfait au chocolat, des palais au miel, des scones, ou des œufs de caramel cristallisé ... Les deux autres avaient l’air largement plus réticents. L’un largement pas motivé, porté par la vague, l’autre qui voulait se fondre dans la masse - alors que l’un des plaisirs de Despranon, si l’on veut, c’était de pouvoir monter dans les restaurants de la Haute et, bien sûr, leurs pâtisseries à la limite de l’œuvre d’art. Il s’empressa alors d’ajouter :

    « Enfin, je ne veux pas imposer non plus. Mais il y a un petit restaurant à la périphérie de Sérégon, qui fait des spécialités de Shangyu. Et pas trop fréquenté ou ‘‘snob’’ ... »

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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Ven 6 Avr - 18:27

Bon au moins tout le monde était là. Tarek le Despranon tellement bosseur qu’il s’était évanoui pendant deux longues années, Hansel le scientifique irritant et légèrement futile, et Asch le nouveau de service qui devait sûrement pas se sentir à l’aise. C’est pour ça justement que Mugen voulait éviter les réunions chiantes… autant se faire une bonne bouffe ! Après avoir salué comme il se doit la Petite Mite, et lui renvoyer dans les dents ce qu’il pensait de la résille, il en avait fait la proposition. Fallait bien que quelqu’un se dévoue non ? L’idée ne sembla pas plaire au premier abord. Asch n’aimait pas la bouffe, dans le sens où il mangeait oui, mais il se foutait bien ce qui pouvait gésir dans son assiette. Tarek le supplia de trouver un truc simple, et Hansel, pour pas faire chier, rappela qu’il ne mangeait que des sucreries. Mugen allait donc proposer une bonne crêperie, comme ça sucré ou salé, peu importe et ils boufferaient bien et simple. Mais Hans’ avait une idée, et proposa un restaurant avec spécialités shangyiennes.

« Ouais pourquoi pas… ? »

C’est surtout le ‘pas trop fréquenté’ qui avait convaincu Mugen, plutôt que le type de plats servis. Même s’il n’était pas au niveau d’Asch, il n’était pas difficile avec la bouffe, donc, que ce soit un établissement shangyien ou non ne changeait pas grand-chose. L’Alpha replaça ses lunettes sur son nez, et haussa les épaules en attendant que les autres proposent autre chose - ou pas.

« Si tout le monde est ok, va pour ça ! Je vous emmène. »

Si c’était à la périphérie, il faudrait au moins prendre la bagnole, histoire de pas glander une demi-heure à marcher en rang d’oignons dans la ville. A la place, ils descendirent donc jusqu’au parking sous-terrain, où la grosse berline de l’Alpha était garée. Mugen restait près d’Asch, bien q’il ne sache pas vraiment quoi dire ou faire pour éviter de le laisser seul dans son silence.

« Je te lirais la carte, t’inquiète. »

Grand bien lui fasse, pour ce qu’Asch s’en foutait de la bouffe ! Il allait sûrement hausser les épaules et finalement choisir au hasard, mais au moins on ne pourrait pas en vouloir à Mugen de ne pas l’avoir aidé. Oh, n’allez pas croire que Mugen était de mauvaise humeur, bien au contraire ! Il était heureux qu’Asch soit quand même intégré au cercle fermé, voire renfermé - ouais parfois ça sentait le renfermé - des Despranons. Mais il se demandait aussi comment allait tourner cette entrevue… C’était bizarre quand même, se faire une bouffe entre collègues n’était pas très commun pour les Desp…

Enfin ! Ils grimpèrent dans la voiture, direction… euh… ? Bah oui, Mugen ne connaissait pas le restaurant, et du demander à Hansel de lui indiquer le chemin. Ca ne lui posait pas problème de se laisser indiquer les directions, au moins ça entretenait l’illusion de la discussion. Ils arrivèrent bien vite, en réalité, et entrèrent dans le restaurant. Il ne payait pas de mine, mais c’est sûr qu’il était loin d’être bondé. Tant mieux ! Mugen n’avait pas envie de se faire assaillir par des fans en manque d’autographe. Ils prirent une table un peu isolée, derrière des paravents, histoire de pas être trop emmerdés.

« J’espère que c’est pas trop ‘huppé’ pour toi Tarek ! »

Mugen ricana, mais il espérait surtout que ça ne soit pas trop huppé pour Asch aussi. Il se tourna vers ce dernier :

« Je pense qu’on va pas parler boulot ici, mais on te fera parvenir les dossiers qui urgent. Faudrait te trouver quelqu’un pour t’aider aussi, au moins au début, avec la paperasse et tout ça. Ah au fait, en parlant de ça, j’ai cru comprendre que ça recrutait pas mal en ce moment ? »

Pas beaucoup pour le Premier Escadron, mais il valait mieux peu d’hommes bien entraînés qu’un gros tas de cons. Les renseignements quoi ! Il fallait quand même être un minimum doué si on ne voulait pas finir avec un bâton de dynamite dans le cul. Mugen soupira. En y pensant, le Premier Escadron ressemblait quand même à rien. Pauvre de lui. Et pauvre Tarek qui dépendait de ses infos. Quant à Hansel…

« J’espère que tes scientifiques sont plus doués que mes espions, Hans’… »

Un petit sourire en coin s’afficha sur le visage de l’Alpha, alors que la serveuse arriva pour déposer les menus. Comme promis, Mugen expliqua à Asch ce qu’il y avait sur la carte, et étudia lui-même avec attention la plupart des plats. Plupart des plats qu’il commanda lorsque la serveuse revint quelques minutes plus tard. Bah oui, il avait faim.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Sam 7 Avr - 21:14

[Désolé je suis crevé, manque d'inspi\o/]

C'était sympa, l'ambiance. Outre certaines histoires de résille, le Gamma faisait des reproches à l'Omicron sur un ton qui le cachait à peine, et l'Omicron répondait sur la même longueur d'onde. Les diverses têtes du gouvernement avaient l'air de drôlement bien aimer s'envoyer des vannes dans la tronche, à défaut de parlementer. C'était toujours comme ça ou bien juste aujourd'hui? Enfin: ça ne dérangeait en réalité pas Asch, lequel ne se demandait qu'une chose, et c'était à quelle sauce on allait le bouffer. Non parce qu'on allait quand même pas le laisser prendre ses fonctions sans lui poser deux ou trois questions embarrassantes n'est-ce pas..? Quoique, si c'était le cas et qu'on lui avait laissé suffisamment d'instructions sur les dossiers qu'il devrait suivre, ça lui conviendrait parfaitement. Mais ça lui semblait un peu facile.

En attendant, ils allaient commencer par aller manger justement, aussi étrange que cela puisse paraître. Ce n'est sans doute pas comme ça qu'on imaginait une réunion des têtes du gouvernement, mais là encore, il n'allait pas s'en plaindre du moment que ça ne durait pas trois plombes et que, effectivement, on se contentait d'un truc SIMPLE. Asch tiqua à la requête de Tarek N'Garesh, parce que c'était rare que quelqu'un se soucie aussi peu de la bouffe que lui. En attendant si ils étaient déjà trois à trouver que le minimal était parfois suffisant, ils ne se retrouveraient sans doute pas coincés entre une chaise étriquée, un serveur-balai-dans-le-cul et une table digne d'un laboratoire de chimie moderne. Hansel Tansky avaient bien évidemment son mot à dire dans l'histoire, et tant qu'à faire, un mot qui n'allait pas plaire au rouquin. Décidément, qu'Hansel fasse exprès ou pas, on aurait presque dit qu'il était fait pour ne pas s'entendre avec Asch, lequel détestait la nourriture sucrée à peu près aussi sûrement que le gamma était forcé d'en manger. Quant à goûter de la nourriture shangyenne... Asch demeura pensif un bref instant. Ça faisait longtemps qu'il n'avait rien mangé de typique, et originaire de sa ville de naissance. Et quand bien même ça lui faisait une belle jambe, il ne put s'empêcher de se faire la remarque. Ça faisait longtemps qu'ils n'étaient pas partis se ressourcer dans la ville sans magie... Depuis l'attentat, en réalité. On pouvait comprendre que Mugen n'ait pas spécialement envie de retourner "sur les lieux du crime", là où ils avaient tous failli perdre la vie. Shangyu lui manquait-elle? Il ne s'agissait plus de son foyer, et Asch ne la considérait plus comme telle, mais tout de même... peut-être un peu, oui.

Ahem. Aucun lien avec le bifteck. Sauf si l'établissement appartenait à de dangereux densetsu, ou à d'anciennes connaissances, mais il y avait tout de même peu de chances pour que ça soit le cas hein. Alcide émit une sorte de glapissement impatient, rappelant sa présence aux quatre protagonistes. Ah... En voilà un qui devait être ravi par l'idée d'aller manger tout de suite, et qui espérait récupérer les restes. Asch, qui était resté figé, sembla revenir à la vie, réveillé par le mouvement, et les halètements nerveux de l'animal. Sa réponse à la grande question du jour -Il vous va ce resto? - allait être plutôt succincte.

"J'y vois pas d'inconvénient."

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous partis. Mugen n'était pas loin, ce que Asch parvenait à sentir d'une manière ou d'une autre. Le silence dans lequel il se murait ne le dérangeait pas vraiment parce qu'il n'avait jamais été spécialement bavard, et que ça l'aurait plus emmerdé qu'autre chose de parler pour ne rien dire dans un moment pareil. Il eut un sourire en coin quand l'Alpha se proposa pour lui lire le menu. Un aveugle qui lisait pour un autre aveugle, c'était plutôt drôle dans l'absolu.

"Okay mais sinon t'embête pas, j'aurais juste pris le plat du jour..."

Ils furent vite installés dans la bagnole de Mugen, qu'Asch n'aurait pas cru retrouver si vite. Quatre despranon dans une même berline en route pour la périphérie de Sérégon.. Vous y croyez-vous? Il aurait suffi d'une bombe bien (ou mal?) placée pour faire péter les deux tiers du cerveau de l'institution... Cette idée amena Asch à tirer une drôle de gueule pendant qu'il s'attachait, cependant il ne dit rien parce qu'il savait que Mugen aurait eu tôt fait de détecter la moindre anormalité, si bien qu'ils ne risquaient rien.

Finalement, ile parvinrent au restaurant. Qu'il soit trop huppé pour Tarek ou pas, Asch allait avoir du mal à savoir ce qu'il en était pour lui tant qu'il n'aurait pas expérimenté le service, le couvert et le mobilier. Bizarrement, il allait avoir du mal à se fier au décor. Alcide fourra sa tête dans ses jambes. Asch le caressa et tenta de le virer de là - quand même, d'autant qu'en plus il avait encore rien à lui donner. Puis, Mugen le prévint que... Cette réunion n'allait finalement être qu'une bouffe, histoire de ne pas faire filtrer d'infos. Ah, d'accord. Finalement ils auraient peut-être eu mieux fait de se finir au café dégueulasse: ils auraient perdu moins de temps. Mais si ils jugeaient tous qu'il était inutile d'épiloguer, et que de commencer à travailler suffirait... il voulait bien les croire. Asch examina mentalement la proposition que Mugen venait de lui faire, de prendre une aide le temps de s'habituer à la lecture et à l'écriture en aveugle. L'idée n'était effectivement pas conne... Surtout si le gouvernement était autant en difficulté qu'on le lui avait laissé entendre.

"Ca suffira..? Enfin... Oui je suis d'accord. Je suis pas encore au top avec le braille donc des yeux de secours feraient pas de mal..."

Où allait-il les trouver..? C'était encore un peu étrange de raisonner en se plaçant haut dans la hiérarchie de l'armée. Il s'y força pourtant: De ce qu'il savait, il aurait le sixième escadron sous ses ordres directs. Autrement dit, le plus logique aurait été qu'il réquisitionne l'aide d'un de ses soldats. Adam Markov pouvait peut-être se charger de lui envoyer un sacrifié... Ah, bon sang. Ça allait être comique.

Mugen lui lut donc la carte, et tout passa par une oreille pour ressortir par l'autre. Les noms ne lui disaient pas grand chose... Il retint pourtant celui d'un met typique qu'il avait commandé plusieurs fois dans le passé, quand il ne vivait et ne respirait encore que par et que pour l'Opale Maudite. C'était toujours mieux que de demander le plat du jour et de rendre inutile l'aide fournie par Mugen.

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Lun 9 Avr - 19:10

Non, non non non non et NON. Il n'était pas censé être ici. Même si l'occasion le réclamait, il était censé être dans cette maudite cage d'Islantis, à parlementer avec un vieil ami pour une vente d'armes importante à un groupuscule criminel de Modula. Sûrement pas en train de casser la croûte. Mais par un merveilleux coup du sort -qui disons-le franchement, s'acharnait en ce moment-, la date de l'intronisation officieuse d'Asch Raizer devait avoir lieu pile poil à ce moment là. Son rendez-vous avec Kragger avait pourtant été soigneusement préparé, et devait avoir lieu quand justement, Tarek n'avait -une fois n'est pas coutume- rien d'autre à faire. Comme de par hasard, à la dernière minute... On l'embarqua dans cette... mascarade ? Non, quand même pas. Probablement un moyen de passer outre les réunions coutumières des hauts dirigeants, moyen de se détendre un peu quand la situation pouvait s'y prêter. D'accord, dans l'absolu, ça partait tout de même d'une bonne intention. Un nouveau Despranòn, c'était rare. Surtout en ces temps. Et un bon Despranòn, qui plus est. Ou tout du moins, assez prometteur. C'était tout de même un devoir d'être là au moment de sa nomination, de le rencontrer, et de lui faire rencontrer tout le monde, non ?

Oui, et bien pas aujourd'hui. C'était VRAIMENT PAS le jour. D'ailleurs, Tarek avait beau rester impassible, la déception de ne pas pouvoir régler ses affaires et les reprendre avant un petit moment le frustrait à tel point que ça lui en coupait l'appétit. Du coup... l'idée d'un truc simple comme restaurant lui paraissait géniale, d'un coup. Il ne mangerait quasiment pas, de toute façon. Bref... il pouvait râler autant qu'il voulait, il était déjà dans la voiture qui les amenait doucement mais sûrement vers la périphérie de Sérégon. Spécialités Shangyennes... Ah, une sainte horreur. Tarek mangeait toujours sur le pouce. Quelques sandwichs, et le soir à la limite des plats réchauffés à la va-vite au micro-ondes. Les rares fois où il mangeait vraiment, c'était lorsque Janis, sa secrétaire, lui retirait brutalement ses dossiers et le forçait à avaler un plat qu'elle avait préparé, désespérée de voir qu'il ne mangeait presque pas. C'était aussi pour ça que même en passant plus de temps dans son bureau qu'ailleurs, il ne prenait pas vraiment de poids. Y'avait pas matière à le faire grossir dans ce qu'il mangeait.

Et cette fois ne changerait pas des autres... il n'avait pas envie de manger, la décception lui brûlait la gorge. Pourquoi aujourd'hui. Cette question revenait sans cesse, et il ne trouvait pas de réponse. "Parce que pas un autre jour" aurait pu convenir. Parce que c'était un peu ça. Le fruit du hasard.

Dans le restaurant l'ambiance était... normale. Même si Tarek faisait tâche dans ce décor, avec ses amples vêtements rouges, son chapeau et ses lunettes phares, il n'y avait rien à déplorer. Ils étaient dissimulés aux yeux indiscrets par un paravent, et le restaurant ne risquait pas d'être attaqué par des Densetsu ou des rebelles, à moins que quelqu'un ne les aient filé depuis le Panthéon. Ce dont on était libre de douter, vu que dans ce genre de cas, la magie de l'Alpha était d'une redoutable efficacité. Donc pas de souci à se faire, tout allait bien. Parfaitement. Dans le meilleur des mondes. Si on mettait de côté le fait que l'Omicron avait le cul sur une chaise, au milieu d'un restaurant dont il ignorait le nom, au milieu de gens qu'il ne connaissait pas, et surtout, loin des gens qu'il devait rencontrer aujourd'hui. Tout allait bien, ou presque.

Il regarda la carte en silence manière de choisir quelque chose à manger. Un bourbon, un café, et ç s'arrêtait là. Surtout pas à manger, parce que la faim n'était plus au programme de la journée. Peut-être dans la soirée. Ainsi, pendant qu'ils mangeaient là, Tarek sirotait son bourbon sans observer le contenu des assiettes. Histoire de ne pas se donner encore plus mal au ventre. Il faisait vraiment tâche en fait. Pour faire tout de même bonne mesure il lâcha son chapeau le temps du repas, laissant s'épanouir sa crinière noire, mais conserva ses lunettes. Elles déformaient et abolissaient un peu cette lumière qui définitivement, lui faisait mal au crâne. Ah oui, parce que Tarek et la lumière, ça fait deux. D'autant plus depuis qu'il est rentré de Dashtikazar et ses autres périples, où la lumière lui était parue plus détestable et plus douloureuse que jamais. Il faut dire que la lumière du jour, bien qu'en plein désert, il n'avait pas eu l'occasion de beaucoup la voir, car cela entravait l'umbraesthésie. Et cette addiction, cette symbiose avec l'ombre qu'il avait, possédait comme contrecoup une formidable sensibilité à la lumière, qui le rendait très irritable. Ca lui pulvérisait les rétines.

Que pouvait-il faire, à part attendre. Fulminer silencieusement et maudire cette journée ? Il ne s'en privait pas depuis qu'il était au courant de sa programmation improvisée. Prier pour qu'un esprit supérieur accélère le temps ou le téléporte directement dans son bureau ? Déjà fait, sans succès. Non vraiment, il était coincé ici. Et partir maintenant alors qu'il avait tout préparé au bureau pour qu'il ne soit pas mis en retard dans son travail rendrait son départ suspect, surtout s'il partait pour Islantis ou Modula. Non, il était condamné. Condamné à être sociable et à jouer son rôle de Despranòn administratif, amical et content d'accueillir un nouveau dans leurs rangs. Gé-ni-al. Tout ce en quoi Tarek n'était pas doué.

La serveuse revint pour le dessert et interrompit ses ruminations. Hm... oui, il avait bien commandé une boule de Sorbet à la Mangue. C'était tellement bon. Son pêché mignon, si on pouvait dire ça comme ça. Voilà qui le détendit un peu... Mais que quelqu'un brise le silence, ou parle, ou n'importe quoi. Qu'il puisse être un minimum distrait et cesse de ruminer encore et encore. Son teint en était encore plus livide que d'habitude.

"Charmant restaurant..."

Il aurait mieux fait de ne rien dire. Sa voix avait crissé comme du papier de verre frotté contre une assiette en verre fin, suintait l'agacement et l'ironie, et pour parler, ses lèvres s'étaient étirées en une esquisse de sourire grossier, qui ressemblait à un rictus digne du Marquis de Sade. Pour mettre l'ambiance, tu repasseras, Tarek.

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Hansel Tansky
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mer 11 Avr - 15:16

    Pour une fois - car il fallait dire que le Despranon Gamma était bon pour sa participation symbolique aux débats sur le maintien miliaire et politique du Gouvernement, et pour l’indifférence de ses collègues sur les sujets scientifiques -, tout le monde sembla approuver la suggestion timide d’Hansel. Au moins, ne feignait pas d’ignorer les derniers mots de sa phrase. Mugen avait l’air partant pour n’importe quel bouffe, même la sandwicherie, du moment qu’il ne restait pas coincé à la table de l’assemblée ; Asch restait plongé dans sa phase stone, que ce soit pour le peu de considération qu’il avait vis-à-vis de son nouveau partenaire de travail ou par sa nervosité ; et Tarek suivait le groupe, évidemment frustré mais incapable d’y échapper. Ils étaient donc partis, nos quatre Mousquetaires de l’an 4500.

    La narratrice vous épargne le speech une quatrième fois, ils grimpèrent dans la voiture rutilante de l’Alpha, avec le Gamma qui entretenait un semblant d’ambiance en lui glissant les directions à suivre. Tout au bout de la rue, il y a un rond-point, tu prends la deuxième sortie à droite, puis tout de suite la première à gauche vers l’allée commerçante. Et cetera. A part quelques rares échanges entre Mugen et le très jeune Oméga, et entre Mugen et Hansel - qui se contentait de lui demander s’il ne valait pas mieux qu’il prenne le volant, ce qui était de l’ordre de la pure politesse -, personne ne pipa mot. Ca promettait.

    Le restaurant était le type même du restaurant miteux à l’américaine, qui voulait se donner des ambiances shangyennes, avec des lampes de papiers pendues ici et là aux volets et des bougies parfumées à chaque table. Rien d’anormal, de trop chic pour ses messieurs difficiles du Gouvernement. Ils étaient limités pour parler boulot, et force était de constater que c’était le seul sujet de conversation que les Despranon arrivaient à se trouver entre eux. Hansel fut le seul à paraître enthousiaste à la perspective d’un repas - ou d’un plateau dessert, tout est relatif -, ou au moins à faire semblant de l’être. Mugen essayait d’allumer des feux de dialogue, et lui s’efforçait de suivre.

    « Pour être honnête, ça ne sera pas difficile de faire mieux ~ »

    Mais la conversation ne partit pas, et les quatre personnes à table s’enfoncèrent dans les menus. Le Gamma, forcément, passa les premières pages pour arriver directement aux desserts. La liste n’était pas fameuse, et la qualité n’était certainement pas la même que les plats typiques servis à Shangyu auxquels il avait eu l’occasion de goûter lors de ses rares pérégrinations, rien qu’aux effluves, mais ça irait. La serveuse lui jeta un regard biaisé, alors qu’il commandait une suite d’îles flottantes, une pour chaque moment du repas ; un drôle de client. Une drôle de table, d’ailleurs.

    Hansel n’insista pas davantage et resta plongé tout le repas dans sa fournée de paradis coulés à la crème. Bruit d’ambiance, le claquement des couverts dans les assiettes et les coupes de verre. Il aurait préféré dès le début la réunion café pourri-sodas, où ils auraient au moins pu faire avancer ces sujets d’importance minime comme, qui sait, une nouvelle taxe sur le papier bulle, n’importe quoi. Alors que là, ils se contentaient d’abuser de la fortune de l’Alpha en commandant des assiettes qui repartaient à moitié vide. L’Omicron, enfin, s’essaya à l’exercice difficile de la conversation. Un instant, le Gamma resta interdit, la cuillère encore suspendue au-dessus de la coupe, comme s’il avait entendu un fantôme. Oh mon Dieu. Je veux dire, oh. Mon. Dieu. Tarek Ngaresh aurait-il daigné énoncer le Jugement de sa sainte voix aux pauvres mortels à sa table ? Une fois encore, Hansel essaya d’embraser ces étincelles de dialogue.

    « N’est-ce pas ? Le propriétaire me vantait la qualité inégalée de leurs pains à la viande, mais comme je ne peux pas lui faire l’honneur d’y goûter ... »

    C’est à ce moment-là que le padle au fond de sa poche sonna, de son petit son de clochette par défaut, passé à travers les siècles. Merci ! C’était une distraction idéale pour quitter la table un instant, et son ambiance mort-née. Il enfonça la main dans sa poche pour l’éteindre et ne pas paraître inconvenant, s’essuya le coin de la bouche avec cet air snobinard caractéristique - mais bien ancré, autant que le fait de porter des chemises plutôt que de la résille, par exemple - et se leva distraitement. La politesse la plus élémentaire lui aurait dicté d’attendre, mais Hansel s’enlumina, crût en l’urgence du message. Peut-être que son appartement avait pris feu ? Peut-être que les zombies avaient envahi le Panthéon pendant qu’ils avaient le dos tourné ? Evidemment, il garda ces sympathiques élucubrations pour lui.

    « Si vous voulez bien m’excuser, messieurs. »

    Et le Despranon Gamma disparut à la porte. On le vit un instant passer derrière la vitrine, le padle dans la main, faisant glisser le pouce sur son écran. Chance Downtown. Ah, oui. Quand on s’amuse, on en viendrait presque à oublier les affaires importantes, n’est-ce pas ...

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Sam 14 Avr - 12:50

Eh ben ! Lui qui pensait qu’un restau allait décoincer les manches à balai que les Despranons avaient dans le fondement, il s’était foutu le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Mugen avait certes un peu zappé qu’Asch n’aimait pas vraiment manger, et qu’il était du genre à choisir sa nourriture au hasard, comme s’il n’avait aucun avis là-dessus. ‘Tant qu’ça s’bouffe…’ Sauf qu’en fait, Tarek était un peu comme ça aussi. Ils faisaient chier tous là ! Pour une fois que c’était Hansel qui relevait le niveau et essayait de mettre un peu d’ambiance… ! Mugen mangea rapidement, essayant de lancer la conversation, mais sans succès. Tarek voulait sûrement repartir bosser, Hansel était dans la même merde que lui, et puis Asch devait sûrement être trop stressé ou intimidé - LUI ? - pour se laisser aller. Ils étaient là précisément pour pas se prendre la tête, et finalement, c’était tout l’inverse qui se passait.

Mugen soupira et se commanda une coupe de glace trente boules - ceci est une hyperbole - pour finir ce repas un peu tout pourri. Tarek fit un petit commentaire qui arracha un sourire acide à l’Alpha, alors que le Gamma lui répondait. Les pains à la viande ? Il faudrait qu’il tente alors. La bouffe n’avait pas été dégueu, c’est vrai. C’était toujours ça de pris. Mugen nota ça dans un coin de sa tête, ça pouvait toujours servir, d’autant plus que le restau était sur la route qu’il prenait pour rentrer chez lui. En cas de flemme intense de faire la bouffe… Ouais !

La glace lui fut apportée rapidement, comme les autres desserts, si tant est qu’il y en ait. Ne vous en faites pas pour la fortune de l’Alpha : les brevets laissés par sa famille n’avaient pas encore fini de renflouer son compte, en plus de son salaire de Despranon. Pas d’inquiétude à avoir de ce côté-là, en somme. Il plongea une cuillère gourmande dans la glace ambrée de la boule caramel, et hocha la tête en laissant Hansel partir. Son téléphone avait sonné, le petit chanceux.

« Bon on va quand même pas rester là à se regarder dans le blanc des yeux ! Surtout que bon, en ce qui me concerne… Bref ! C’est pas un enterrement qu’on célèbre là ! Tiens maintenant que j’y pense, Tarek, t’as réussi à rattraper ton retard dans les dossiers ? Mes équipes ne devraient pas tarder à me balancer leurs rapports, je te ferais un résumé. Enfin, d’après ce que j’ai cru comprendre, ça bouge pas mal en ce moment… »

Il était d’ailleurs aux premières loges en ce qui concernait les Densetsu, ou du moins, l’Opale Maudite. L’organisation, gérée par la co… mère d’Asch, se trouvait face à des guerres intestines, depuis au moins l’enlèvement avorté de l’Alpha. Au nom du Gouvernement, Mugen avait accordé une trêve à Rachel Raizer, trêve scellée par un échange d’otages comme au bon vieux temps. Une Ombre d’un côté contre un gamin de l’autre : ça semblait déséquilibré, mais il ne fallait pas sous-estimer le gamin en question. Il n’avait pas plus qu’une dizaine d’années, mais Kengo était déjà plus malin que la plupart des adultes que Mugen avait eu la chance de rencontrer, et il était assez mature pour comprendre que c’était sa vie qui se jouait. Il avait un caractère de merde, mais le fait est qu’il avait été tout désigné pour ce genre de mission. Oui, l’Alpha utilisait des enfants pour récupérer des infos, mais c’était pour la bonne cause. Non ? Bon, on n’avait jamais précisé qu’il avait des scrupules hein ! En tous cas, Kengo, une fois adulte, ferait un excellent soldat, voir même un excellent Despranon. A moins qu’il ne devienne un excellent criminel… Cela restait à voir, et la possibilité n’était pas à écarter. Surtout quand on connaissait l’animal.

La glace fut rapidement descendue, malgré son gigantisme. Mugen devait avoir un deuxième estomac juste pour les desserts, c’était impossible autrement… Le ventre plein, il s’affala contre le dossier de sa chaise, soupirant à nouveau. C’allait être difficile de travailler cet après-midi en digérant un repas aussi copieux que le sien ! Mais bon, c’était un peu sa faute aussi.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 15 Avr - 10:21

"... Qu'est-ce qu'ils foutent bordel? Ça devrait pas déjà être fait là? T'as reçu un signal toi?"

"Que dalle... C'est pas normal, qu'est-ce qui peut leur prendre autant de temps?"

"Oublie pas qu'ils attendent eux-même d'avoir les infos... Ça se passe ptetre pas aussi bien que prévu là haut."

"Tu penses que l'Alpha a remarqué leur présence? C'est un peu fort d'essayer de le prendre par surprise en zone magique... Pourquoi on leur a pas fourni d'artefacts?"

"Le plan va fonctionner, les artefacts c'est pas courant, si ils en avaient porté tu peux être sûr que le radar sur pattes les aurait grillés... Nan c'est le seul moyen d'avoir ce mec. Ce qui m'inquiète plus c'est qu'ils soient autant... Plus on est de fous plus on rit mais, quatre d'un coup? On avait pas prévu qu'ils sortent du Panthéon maintenant en plus... Si on avait pas eu de gars sur place on aurait été mal. Il aurait tout de suite calé qu'ils étaient suivis, et tout aurait capoté."

"Bah! Arrête de geindre et profite du coup de bol. Puis le nouveau voit rien et selon les indics ès Grand Manitou, il contrôle que dalle, en plus de pas être très fin... Tu l'as déjà rencontré nan?"

"Une fois ouais... Ça me semble un peu gros, quand même... Bon. File moi une clope, on a le temps je crois... ."


--

Asch aurait pensé que quelqu'un allait parler durant le repas, histoire d'alléger un peu l'ambiance lourde, TRÈS lourde qui régnait entre les trois despranon et demi - oui Asch ne se considèrerait pas vraiment despranon avant d'avoir véritablement pris ses fonctions et de s'être prouvé à lui-même qu'il était capable de les tenir. Non pas qu'il fut vraiment intimidé par les trois autres - ça n'était effectivement pas son genre - mais il avait tellement peur de se décrédibiliser tout seul qu'il était encore plus silencieux que d'habitude et, on le savait si on le connaissait un minimum, il n'était pas exactement du genre bavard. Il avait néanmoins pris un plat consistant - et pas juste le premier truc qui venait - histoire de faire honneur à l'idée de Mugen, et parce qu'il savait que ça faisait chier le brun qu'il bouffe tout et n'importe quoi du moment que c'était à peu près comestible et vite avalé (comme le boudin), même si de son côté il aurait bien bouffé un rat mort si il avait eu que ça sous la main, et la certitude que ça n'allait pas lui filer une maladie de merde - qu'Hansel serait sans doute le mieux placé pour lui décrire en détail. Perplexe devant l'absence de répondant de ses nouveaux collègues, Asch trouva quand même à poser une question, qu'il trouvait légitime, même si les autres avaient l'air d'en avoir rien à taper... Ou peut-être de lui faire trop confiance, qui sait:

"Juste comme ça... Non pas que je sois fan des discussions à rallonge, mais vous avez rien à me dire de particulier, dans le genre directement utile? Parce que la bouffe, tout ça, c'est cool mais un peu accessoire..."

Nan il ne demandait pas des infos top-secrètes en milieu public, mais quelques indications d'ordre purement pragmatique - sur la manière dont s'organisait les six despranon entre eux, entre autre, et dont il était censé se comporter avec son escadron de rattachement exactement - n'auraient pas été de trop, histoire qu'il comprenne exactement ce qu'on attendait de lui. C'est pas parce qu'il vivait avec l'Alpha depuis deux ans et restait près de lui quasiment H24, qu'il comprenait toutes les implications de son nouveau statut d'Omega. Nan mais c'est vrai... Si y avait des titres et pas seulement une espèce de gros sac à patates à six cases appelé "Tête du gouvernement", c'était sans doute pas pour rien.

Bon en attendant Hansel décida qu'il en avait marre et qu'on se faisait chier - et là dessus il avait pas tort - si bien qu'il préféra partir. Quant à Mugen il était d'avis à ne pas rester plus longtemps non plus. Et ensuite ils faisaient quoi? Bah il allait bientôt le savoir, c'était déjà ça...

--

Durant le repas, un groupe de trois soldats du quatrième escadron était entré dans l'établissement. Un autre groupe de cinq soldats du sixième était déjà attablé à leur arrivée. Des têtes connues, qu'on croisait un peu partout, tous les jours, du moment qu'on sortait le nez de ses dossiers, en somme... Les hommes profitaient de leur pause midi en s'esclaffant bruyamment. Et oui, il y en avait jusque dans la périphérie de Sérégon... En même temps, c'était un peu le centre névralgique de l'armée, et en ce moment, les attentats densetsu organisés par les rebelles de la branche traître de l'Opale fusaient de tous les côtés, à croire qu'ils avaient décidé de devenir encore plus actifs que les plus activistes de leurs concurrents. Du coup c'était jamais mauvais d'avoir des soldats fourrés un peu partout sur le terrain...

Les hommes du quatrième mangeaient à part. Ils riaient aussi fort que leurs collègues. Cependant la fin du repas était arrivée. Hansel, parti. Les autres sur le point de le faire. Les soldats avaient l'air de devenir plus nerveux. L'un d'eux regardait souvent sa montre. On pouvait trouver ça bizarre, si on avait l'occasion de le remarquer. Ils avaient réussi à faire bonne figure tout ce temps durant parce qu'ils avaient su que la moindre erreur permettrait à l'Alpha de comprendre qu'il y avait un problème... Et leur couverture - de longues années de bons et loyaux services - ne leur servirait pas longtemps une fois que... . L'un d'eux reçu un coup de fil sur son comlink. Et de murmurer entre ses dents.

"... Putain c'est pas trop tôt."

Sans prévenir, et sans même prendre le temps de se lever de sa chaise, le soldat du quatrième dégaina son arme. Un coup de feu retentit, et les despranon eurent le temps - ou pas - de voir foncer une balle de revolver qui visait - ou pas - Mugen mais avait quelque chance de le toucher même si l'homme avait tiré trop vite pour être sûr de la précision de son geste. Asch ne voyait.. Rien. Mais le coup de feu l'alerta évidemment. Il eut le réflexe d'appuyer sur les épaules de ceux qui étaient à côté de lui pour les forcer à se mettre à couvert derrière la table. Il en oublia de paniquer, trop halluciné pour avoir peur:

"... Putain c'était quoi, CA?"

.. La suite de la réaction allait venir. Les soldats du sixième s'étaient levés, et beuglaient déjà pour essayer d'arrêter les trois hommes du quatrième, qui tiraient dans le tas comme des gros bœufs et en avaient déjà abattu deux avant qu'ils aient eu le temps de sortir leur arme. A ce rythme la fusillade allait tuer tous les témoins de l'affaire... Sans compter que les comlink et/ou téléphone des despranon s'étaient quasiment instantanément mis à retentir à toute allure.

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Lun 16 Avr - 2:45

Le tableflip s'approchait à grand pas. Dur de deviner ce qui contrariait le plus Tarek. Son bourbon de mauvaise qualité ? Le fait simple d'être dans ce restaurant ? Le fait de ne pas pouvoir travailler, par conséquent ? Sûrement tout à la fois. Le temps semblait être dans une phase chewing gum, s'étirant et collant aux basques comme ces friandises dégueulasses. L'ambiance pesait si lourd que la table aurait pu imploser sous leurs yeux que Tarek n'en aurait pas été surpris. Il ne pouvait pas se passer ou se dire quelque chose d'intéressant ? Cette pensée aurait pu faire rire l'Omicron s'il se doutait seulement de ce qui allait survenir dans quelques minutes.

Le plus drôle dans tout ça, c'est que le nouvel Oméga, le fils Raizer comme l'appelait Tarek, ou le Terroriste -à prendre au second degré-, était au moins aussi à l'aise que lui. Ceci dit, pour des raisons différentes en plus des siennes. Ça aussi ça aurait pu faire rire Tarek s'il n'était pas dans une attitude aussi négative. La question de Asch cependant, éveilla un peu son intérêt, vu qu'on parlait boulot (pas que Tarek n'ait pas de conversation, mais énervé, il en a autant qu'une huître au soleil), et s'apprêta à lui répondre. Mugen et Hansel étant partis, l'un pour on ne sait quoi l'autre pour téléphoner visiblement, la réponse lui incombait. Ou pas ?

Théoriquement, les escadrons étaient censé fonctionner en phase. Du moins, c'est que Tarek avait appris aux hommes du cinquième. D'un côté, la division de renseignements de Mugen collectait les informations sur divers points stratégiques tout autour du globe. Ensuite, le Cinquième Escadron, chapeauté par Tarek, traitait ces mêmes informations. Cette étude donnait alors lieu à deux chemins possibles. Si la cible était discrète, délicate et ne dépassant pas le stade du groupuscule de la dizaine de personnes, les dossiers et plan d'action filaient directement dans les mains du sixième escadron, qui serait donc chargé de la traque et de l'exécution des présumés coupables (ou de leur capture, avant de les emmener au premier escadron, qui se chargeait donc des interrogatoires), ou alors, le cinquième transmettait les dossiers et plans au Quatrième Escadron qui organisait les interventions un peu -ou beaucoup- plus musclées, à coup de démolition et d'artillerie lourde. Cette partie était généralement très amusante, et était généralement réservée aux interventions contre les grosses organisations comme l'Opale, la Mélodie... Bref. Quand on avait besoin de finesse, on appelait le Sixième. Quand on avait besoin de bourrins, on appelait le Quatrième. Pas dur à comprendre.

Pour les divisions Scientifiques, elles se chargeaient de maintenir l'armée à la pointe de la technologie. Et pour cause, c'est cette division qui plaçait la barre de l'high tech là où elle le souhaitait. Leur talent est prépondérant pour le gouvernement, car il est d'une importance capitale que le régime garde en main toutes les cartes possibles, y compris celle de la nouveauté, et donc de l'imprévisible. De même, elle rénovait sans cesse les progrès en médecine, afin que les soins soient toujours les mieux adaptés aux personnes.

Et pour le troisième Escadron... ils protégeaient à la fois les Despranòn et le peuple. Les flics, en quelque sorte. Ils assuraient la sécurité générale à Sérégon et un peu partout sur le globe. Nos vigiles, et leur utilité n'est pas à contester, car leur témoignages sont souvent bien utiles autant aux soldats du premier qu'à ceux du cinquième et du sixième. De même, on pouvait être sûr que tant que les Despranòn étaient au Panthéon et que l'Escadron de Protection était bien géré, il ne pouvait rien leur arriver. Enfin, on pouvait difficilement empêcher une chute de météores sur Sérégon au cas où, mais les rebelles savaient à quoi s'en tenir. Voilà pourquoi chaque despranon était utile, et pourquoi malgré les baisses d'effectif, on ne pouvait pas se permettre de supprimer un Escadron. Parce que chacun était d'une utilité capitale.

"Eh bien... dès maintenant, Oméga, je peux vous dire que vous, l'Alpha et moi-même allons travailler en phase et de façon rapprochée pendant plusieurs années. Nos trois escadrons sous nos ordres doivent absolument être en osmose [haha], et au même niveau de connaissance. Je parlerais bien de l'Escadron 4, mais le souci étant qu'on n'a aucune nouvelle du Despranòn Delta..."

Il réfléchissait à quoi dire de plus et à lui expliquer un peu plus en détail les liens qui allaient les unir -les liens H&M ne regardaient qu'eux, mais d'un point de vue professionnel-, mais il n'en eut jamais le temps. Il entendit un boucan du tonnerre de dieu, sentit une pression sur ses épaules, et se retrouva rapidement sous la table, sa tasse TOUJOURS à la main. Il s'empressa de la finir et de la remettre sur la table.

"Bon sang d'putain de merde. Là ça y'est, j'en ai marre. Mugen, la prochaine fois tu appelles un foutu livreur de sushis, de pizzas ou de je sais pas quoi, mais j'fous plus les pieds dehors avec vous, vous êtes insortables. Vraiment."

Humour noir et cynisme, Tarek's reaction bonsoir. Mais cette petite digression humoristique laissa vite fait la place à l'Omicron. Analyse et réaction, les deux maîtres mots de son escadron. Trois coupables sûrs. Quelques contingents subordonnés, qui allaient se faire massacrer. Deux aveugles, deux manchots, dont un avec un insecte dans le bide. Tous les tireurs étaient visiblement des soldats. Les seuls qui pouvaient de permettre de réellement intervenir sans empirer la situation étaient Mugen et Tarek. Asch ne voyait rien et risquait de désintégrer le restaurant et Hansel... Ah, Hansel. Il aurait du prévoir un peu plus de gâteaux.

Pour une fois, la rapidité d'analyse et de réaction du supérieur de l'Escadron tactique ne lui servit pas à remplir plus rapidement un dossier. Premièrement, il fallait absolument éviter de tuer les criminels qui les canardaient, sous peine de ne jamais savoir pourquoi et comment on avait pu en arriver là. Deuxièmement, il fallait éviter un maximum de dommages collatéraux. Ce qui signifiait en réalité : préserver l'image du gouvernement au yeux du peuple. Si les Despranòn capturaient les soldats -pas vraiment soldats visiblement- sans protéger les clients et le personnel, il en ressortirait une très mauvaise image. Et oui, même dans ce genre d'urgence, ces préoccupations étaient nécessaires et capitales aux yeux de Tarek. Des soldats pouvaient bien mourir en revanche, ils seraient considérés comme défenseurs héroïques défendant leurs supérieurs et les citoyens. Pas trop quand même, on voulait ici éviter la boucherie.

"Mugen, avec moi. On les capture et on défend les autres. Asch, Hansel, planquez vous, protégez autant de monde que vous le pouvez. Asch, je sais que ça t'emmerde de rien pouvoir faire, mais dans ton état actuel tu nous gênerais plus qu'autre chose. Le Gamma s'assurera qu'il ne t'arrive rien. Risque d'y avoir des balles perdues."

Oui bon, techniquement Mugen était son propre supérieur, mais là, on s'en fichait royalement de la hiérarchie, des vies -notamment les leurs- étaient en jeu. Et il n'attendit pas non plus l'approbation de l'Alpha, du Gamma et de l'Oméga avant de se fondre dans l'ombre de la table, suffisante pour ce genre de magie, et de l'étendre jusqu'au pied d'un premier tireur afin de l'y plonger sans avertissement. La rapidité d'action était capitale ici.

Le soldat ainsi piégé ne tiendrait pas longtemps, vu la luminosité à l'extérieur. Il l'en fit sortir juste devant la table et en quelques coups, le désarma et l'assomma d'un coup de pied chassé en pleine tempe. Celui-là, c'était bon. Il en restait deux.

Il se dirigea rapidement, au travers des ombres, jusqu'aux soldats du sixième, et se dressa devant eux, absorbant dans les ténèbres de sa veste les projectiles métalliques qui fusaient vers eux.

"Messieurs, il serait temps de vous barrer. Nous nous chargeons de tout ici, restez en garde à l'extérieur. Votre Despranòn est en danger, et il serait fâcheux que vous mourriez pour rien en essayant de le sauver. Alors s'il vous plaît, arrangez vous pour que rien ne vienne nous gêner et empirer la situation, je vous en serai gré."

Quelle politesse. Mais la baston n'était pas finie, et Tarek sentait déjà des plaies s'ouvrir sur son visage et sur son corps suite à l'utilisation rapide et abusive de sa magie en un labs de temps trop serré. Mugen avait intérêt à assurer. Et lui aussi par la même occasion. C'était pas le moment de perdre des civils ou la vie d'un Despranòn fraîchement nommé.


[Tu m'as surpris, j'ai fait avec ce que j'avais en essayant de laisser de la marge aux autres... si un truc va pas là dedans, dis le moi que j'édite o/ Ca s'adresse autant à Asch qu'à Mugen]

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Hansel Tansky
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mer 25 Avr - 8:36

    Chance Downtown, donc, chercheur en second d’une obscure section de la Division Scientifique, le projet Thanatos, venait de dépêcher au Despranon Gamma, la seule entité grise de cette famille de militaires de souche - et un rebelle repenti, puisqu’il ne fallait pas oublier qu’on venait tout juste de promouvoir Asch Raizer -, une nouvelle « blouse blanche », comme on pouvait les appeler. Officiellement, pour combler certains ... trous, faute d’un meilleur mot, laissés après l’attaque du fantôme d’Oozora sur la Panthéon. Ca ne plaisait pas tant à Hansel de faire entendre à la ronde - il avait croisé un groupe de soldats en sortant, la dernière catégorie d’individus à laquelle il se permettrait des indiscrétions - ses messages, et fût le plus informel dans sa réponse. Pas de noms, pas de traces. Il faudrait qu’il pense à supprimer cette conversation de son historique dans la soirée.

    « Bonjour, Downtown. Ne faites donc pas perdre plus de temps à notre ami. Faites escorter Incandescence au laboratoire C dès demain après-midi. Nous lui présenterons cet autre ami à nous. » Simultanément, il fit glisser du doigt une petite note en haut de son écran, pour se rappeler que l’Alpha lui avait promis - distraitement, mais le Gamma était prêt à attendre toute la matinée devant sa porte si nécessaire - de discuter le lendemain du nouveau budget. L’ « ami » était particulièrement gourmand.

    « Quant à ces soldats, la Despranon Epsilon m’en assure l’entière disposition, ponctuellement. Laissez-les assurer la surveillance et la sécurité d’Incandescence, ne serait-ce que cette nuit. » Malheureusement - ou heureusement, vu comment ces hommes avaient la capacité de s’ignorer les uns les autres -, l’Epsilon n’avait pas daigné se déplacer pour la promotion d’Asch. Elle était un véritable spectre dans les couloirs du Panthéon, brillant de son absence, mais parvenant malgré tout à assurer ses fonctions. C’est tout ce qu’Hansel, qui n’était plus un bleu dans le cercle des Six, espérait d’elle. Il inspira un coup.

    « Bonne journée à vous aussi. Ne vous amusez pas trop ! » S’il savait ! La narratrice a fait la rallonge de son message RP, le Gamma pouvait donc envoyer son instruction vocale, ranger son padle dans le fond de sa poche, et - ô joie - retourner au cinquième ou sixième dessert de la journée. Il pourrait peut-être ponctuer son repas d’un café, et d’un de ces chocolats au melon vert. A la table, les trois autres Despranon essayaient de se lancer dans les mêmes discussions « boulot » que Mugen voulait pourtant éviter en public. Avec leur passion caractéristique. Bon, la prochaine fois, on restera au café pourri de la table ovale, les gars.

    Il retournait à sa place, préparait l’habituel speech d’excuses - c’est le travail, vous savez, on ne peut pas les laisser seuls cinq minutes, sans quoi la moitié du Panthéon serait déjà partie en fumée - ; quand un coup de feu retentit derrière lui. Hansel ne réfléchit pas à sa visée, il tomba sous la table la plus proche. La délicieuse compagnie d’un jeune couple dans cet abri de fortune ne l’effleura même pas. Aïe, mon épaule pas-si-inexistante. On entendait confusément les coups de feu réguliers de ... peu importe quels soldats on avait parqué là, prompts à la plus lâche mutinerie, et les râlements - légitimes, remarquez - de l’Omicron. Le Gamma ne l’aurait peut-être pas formulé comme ça, mais il lui donnait raison. Amusez-vous bien !

    Tarek prit les choses en main plus rapidement. Hansel n’était pas la flèche la plus rapide, mais sans doute celle qui irait au plus près de la cible. Il resta quelques secondes derrière son abri improvisé - les tables, apparemment, avaient été conçues de telle sorte qu’un impact nucléaire les aurait laissées sans marque -, à analyser l’endroit. Inutile d’aller en avant, évidemment ; il ne ferait que mettre des innocents en danger devant les balles, et entraver l’action de l’Omicron et de l’Alpha. Derrière eux, les toilettes. Sept ou huit personnes paniquées de son côté, peut-être une personne sur la terrasse à fumer, mais il n’allait pas les faire revenir non plus. Asch Raizer était un peu loin de lui, mais il pourrait aisément se glisser le récupérer - que ça lui plaise ou non. Bon, Hans, c’est l’heure de faire la démonstration de tes talents de diplomate.

    « Bon, mesdames et messieurs ! Restez au niveau du sol et dirigez-vous vers cette porte. Dans mon sens. Asch ! » Laissez tout objet sur place dès la déclaration de l’incendie, ne cherchez pas à rejoindre quelqu’un, oui, le Gamma ressemblait plus à un pompier instructeur ; mais les otages improvisés ne discutèrent pas, trop nerveux. Hansel se dirigea vers le fraîchement baptisé Oméga, qui en verra sans doute d’autres, surtout dans sa position particulière. Et, pour une fois, il n’essaya même pas d’ébranler l’humeur chienne d’Asch. Il se contenta de le saisir par le poignet et de le mettre dans le rang. Et glissa une dernière pique aux deux autres Despranon pour la route :

    « Et ne vous cassez pas autre chose ! » Comprenez par là qu’on a assez de manchots et autres bras cassés dans le Gouvernement, pas la peine d’en rajouter à cause d’une balle perdue. Bref, l’équipe rouge Mugen et Tarek s’occupait des soldats en avant ; et l’équipe jaune Asch et Hansel s’enfermait dans les toilettes pour hommes, mais la transe générale ne se préoccupa pas de ce détail. Le second les envoya s’asseoir tout au fond du grand espace, une moitié paniquée, une autre plus calme, qui semblait en avoir vu de plus belles ; et prit la tête de ses propres opérations.

    Il se donna une petite assurance. Quitte à dévoiler son secret à huit civils, dont la plupart ne semblait même plus capable de déterminer s’ils étaient vivants ou non, dans cette pièce aux couleurs de paradis blanc. Il retira sa veste, le gant de velours, et les jeta en vrac aux bras ouverts - à la tête - d’un Asch improvisé porte-manteau. Son index droit, brillant, se posa sur la poignée. On pouvait voir en reflets de lumière tamisée les filaments de verre, se dresser comme une toile d’araignée aux quatre coins du cadre de la porte. Pas grand-chose, mais suffisamment peut-être pour assurer la sécurité précoce de toilettes pour hommes dans un petit restaurant de Sérégon pas prévu pour les assauts fantastiques.

    « Bon, je vais vérifier que personne n’est blessé. Oméga, vous restez à la porte pour l’instant. A la moindre balle perdue, je veux vous voir en avant. » Et son ton ne semblait pas attendre de réponse. Qu’Asch ne supporte pas personnellement Hansel était une chose, mais en ces circonstances, il n’avait pas besoin de le remettre en question. Qu’Asch n’ait pas encore la maîtrise totale de ses pouvoirs, c’était des dommages collatéraux, la priorité évidente pour le Gamma et l’Omicron qui l’avait précédé. « Et évitez de vous approcher trop près de la porte. C’est coupant. » Oui, évidemment, l’Oméga était toujours aveugle, mais ça semblait aller de soi pour Hansel. Le blond reprit bien vite son habituel ton enjoué et tranquille, ses plaisanteries rassurantes en ses circonstances. N’importe quel civil ayant fait un an de service militaire pourrait vous dire qu’il fallait avant tout apaiser les esprits.

    « Tant qu’on y est, est-ce que quelqu’un a besoin d’aller aux toilettes ? »

    [Pareil, si quelque chose ne va pas, vous savez quoi demander \o ]

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mer 25 Avr - 12:31

Les quatre Despranons s’étaient bien fait chier pendant ce repas, et c’était sûrement cela qui avait le plus aidé les trois péquenauds qui comptaient sortir les armes pour les braquer sur leurs supérieurs. Surpris comme un pauvre joueur d’Amnesia, Mugen n’eut quand même pas le mauvais goût de hurler ou de se chier dessus, d’autant plus qu’il avait eu les trois gars à l’œil depuis quelques minutes. Enfin, à l’œil… façon de parler. Leur température corporelle était supérieure à la moyenne, et leurs silhouettes légèrement marbrées : ils étaient nerveux. En plus de tripotait leur téléphone toutes les cinq secondes. Mais Mugen avait depuis longtemps appris que voir quelque chose arriver ne signifiait pas pour autant être capable de l’esquiver. Cela dit… quand on était aussi hâtif que les trois terroristes, il était quand même difficile de faire mouche. Paradoxalement, quand un connard tirait n’importe où, les risques de se prendre une balle perdue dans le bide augmentaient drastiquement. Sans attendre, par pur réflexe, Mugen se jeta sur Asch, qu’il plaqua contre le sol. Non pas comme ça… C’était quand même pas le moment ! L’adrénaline pulsa soudainement dans ses veines, aiguisant sa magie comme elle avait l’habitude de le faire en combat. Son champ de vision revint à taille humaine, se limitant au restaurant - l’étage actuel, le sous-sol et l’étage du dessus inclus - mais fut bien plus précis qu’en temps normal. Il put alors détailler l’armement des hommes, qu’ils soient de son côté ou non. Et vu ce qu’il voyait, ça allait vite tourner à la fusillade option boucherie.

D’autant plus que Mugen était déjà blessé.

Tarek n’avait pas attendu pour se foutre sous la table, où Mugen le rejoignit. Le Despranon Omicron était bien plus bavard dans ce genre de circonstances, dirait-on, mais au moins cela faisait sourire l’Alpha. Ce dernier s’essuya la joue, où une balle avait laissé un long sillon à demi-brûlé en l’effleurant. Mugen avait vu le cuivre arriver, mais avait réagi un demi-quart de seconde en retard pour l’éviter totalement. Finalement, ces mufles savaient tirer, même dans la précipitation. Clairement, les sorties entre Desp’, c’était pas demain la veille.

« Je vote pour la livraison à domicile aussi. »

L’Alpha ricana, avant d’écouter Tarek parler. Ce n’était pas pour rien qu’il dirigeait l’escadron tactique, merde ! D’ailleurs, Mugen avait toujours considéré les autres Despranons comme ses égaux, et non pas ses subordonnés. Ils n’avaient clairement pas le temps de tenir un conseil de guerre là, et il ne voyait rien à redire aux ordres qu’avait lancés Tarek. Asch était sain et sauf près de lui, mais force est de constater qu’en l’état actuel des choses, il n’allait pas vraiment pouvoir apporter son aide aux autres. Mais… il avait eu le bon goût d’emmener un flingue avec lui. Pas que l’Alpha soit particulièrement brillant avec une arme à feu, mais c’était toujours mieux que de se lancer à poil et sans dentiers dans la bataille.

« Je t’emprunte ça. »

Dit-il à Asch, alors qu’il prit l’arme et retira la sécurité. Il lança sa vision en mode reconnaissance vers l’arrière du restaurant et les ruelles au-delà, et vit que la voie était libre. Il aurait bien dit à Hansel d’emmener le rouquin à l’extérieur via la porte de service, mais il se dit que le Gamma avait peut-être autre chose en tête. Il n’était jamais le dernier pour les idées géniales, bien qu’un peu farfelues. Mugen avait beau ne pas le porter dans son cœur, il lui faisait confiance pour assurer la sécurité d’Asch.

Quant à Tarek, l’Alpha était d’accord avec lui de toute façon. Pas la peine de commencer à pinailler et à faire une crise parce que l’Omicron avait décidé de prendre les devants. C’est pas ce qui gênait Mugen, de toute façon. Oh, il avait un problème avec la discipline ouais, mais quand ses supérieurs étaient de gros cons incompétents. Force est de constater qu’heureusement, Tarek ne correspondait pas à cette description. Mugen hocha donc la tête pour faire comprendre à l’Omicron qu’il avait saisi le message. Cela dit, les choses n’allaient pas être faciles, ni pour lui, ni pour Tarek. Le premier avait une magie pratique mais passive et physiquement, Mugen restait désespérément humain. Le second avait une magie tout aussi pratique mais qui s’épuisait vite et finissait par blesser son porteur. Avec ça, le premier qui parle de Despranon grosbill…

Mugen attendit un moment. Il comptait les balles. Enfin, mieux que ça, il les voyait dans le chargeur. Tarek choppa un des trois gars rapidement, qu’il mit K.O. à deux pas de lui, lorsqu’enfin, Mugen s’élança. Il fit un grand tour pour forcer les mecs du Quatrième à tourner la tête, et accessoirement éviter les balles de ceux du Sixième - jusqu’à ce que Tarek ait la bonne idée de leur dire de se barrer de là, et déferla sur eux pile au moment où leur chargeur était vide. Quand bien même ils avaient d’autres armes chargées à portée de main, ça allait leur demander quelques secondes pour switcher. Le temps pour Mugen d’arriver à bout portant pour claquer une balle dans le bras droit de l’homme le plus près de lui, et finir le travail en l’assommant d’un coup de crosse.

Le temps de mettre hors-jeu le premier… Le second était de nouveau dans la partie, une arme chargée au poing. Si près, Mugen ne pouvait pas espérer esquiver ses balles. A vrai dire, il ne chercha même pas à le faire. Il se jeta sur l’homme, lui offrant son épaule et son bras gauche, à peine ralenti dans sa course. Il aurait bien voulu l’assommer lui aussi, mais quand il vit que cette fois, le canon de son arme était trop près du cœur et des poumons despranonesques, il n’hésita pas une seconde à lui coller du plomb dans le crâne. A bout touchant, c’était pas beau à voir. Même avec la vision thermographique de Mugen… Une fois le cadavre sur le sol, il lui donna un coup de pied pour l’envoyer valser plus loin, et tint en joue l’autre assommé, au cas où il aurait la mauvaise idée de se relever. L’adrénaline quitta lentement ses veines, et il commença à sentir son épaule hurler, une balle profondément enfoncée entre les premières côtes et la clavicule. Son bras ensanglanté et inutile pendait mollement à sa gauche, alors que l’autre continuait de braquer l’homme inconscient.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mer 25 Avr - 14:48

Eh bien. Il avait fallu attendre la fin du repas pour que la discussion prenne une tournure intéressante.. . Il fallait aussi dire que Asch avait mis le temps avant d'ouvrir la bouche pour poser des questions, mais il avait vraiment pensé que les autres despranon - censés connaître leur boulot - sauraient quoi lui dire sur son nouveau rôle, lequel lui était encore bien obscur malgré qu'il aidât souvent Mugen sur les dossiers qu'il ramenait au domaine et sur lesquels il bossait la nuit quand il ne parvenait pas à dormir - autrement dit les trois quarts du temps, au minimum. Le rouquin ferma la bouche et écouta Tarek parler avec tout le sérieux dont il était capable, et il fallait bien dire qu'avec une paire de lunettes noires sur le nez, ça donnait de sacrées impressions de poker face. Tout bien réfléchi, ce que racontait l'Omicron semblait logique. Asch faisait une revue des divers escadrons existant ainsi que de leurs principales occupations... Le cinquième à la tactique, le premier aux renseignement, et le sixième - le sien - à la régulation du crime. Le premier donnait les infos aux deux suivants qui s'occupaient d'élaborer une stratégie puis de l'exécuter pour mettre à mal terroristes, et autres petites et grosses pointures parmi les rebelles et les criminels. Là où la position de Asch était un peu spéciale, c'est qu'il était bien placé pour fournir certaines informations au premier escadron ou pour compléter celles que les espions ramenaient. De même il était capable de peser sur les décisions stratégiques concernant les densetsu - surtout l'Opale - car force était de constater qu'il en connaissait bien le fonctionnement, comme il avait été au premières loges pendant vingt-quatre longues années, et ce même si à l'époque, faire fonctionner son cerveau lui avait paru trop difficile. Un schéma grossier se dessinait dans sa tête... Il commençait à mieux comprendre ce qui l'attendait, même si c'était encore très flou. C'était du moins suffisant pour qu'il cesse (un peu) de stresser comme un gros malade.

"Je vois... Enfin. Façon de parler."

Il était en train de réfléchir au rôle du quatrième escadron dans l'affaire, et allait poser quelques questions à propos de la disparition de Marcus Vanek, lorsque d'un coup, il se retrouva sous la table, sans vraiment comprendre ce qui arrivait. Un coup de feu avait retentit et il avait eu le réflexe de se baisser et d'appuyer sur les épaules de ceux qui étaient à côté de lui... Mais dans le même temps Mugen lui avait sauté dessus pour le forcer à se mettre à couvert. Autrement dit ceux qui avaient des yeux avaient dû assister à un magnifique mettage en tas de despranon, sauf que, vraiment, le dessous de table, c'était pas confortable. Les coups de feu pleuvaient, malheureusement... Le coeur du roux battait à tout va. Ce boucan infernal déréglait son ouie, qui était l'un des derniers sens sur lesquels il pouvait encore compter... Dans ces conditions, il était légèrement beaucoup dans la merde et incapable de faire quoi que ce soit. Il jura tout haut, et chercha d'une main la laisse d'Alcide pour le forcer à rester près de lui sous la table. Il avait agi à temps... L'animal paniquait faute au danger et au vacarme. Quant à Asch... Il avait les nerfs à vif, frustré par sa cécité. Il tâta Mugen tant qu'il était à côté de lui, pour vérifier qu'il était encore bien vivant. Il l'aurait bien fait avec les autres aussi, mais pour lui le toucher restait un truc relativement intime, et avec les autres il n'avait comme qui dirait pas ce genre de relations.

"MERDE! Mais pourquoi on les a pas vu venir? Ils sont combien? Quelqu'un est blessé??"

Autant dire que Asch n'en avait rien à foutre de son téléphone qui sonnait à tout va - et qui s'était mis à le faire avec un peu de retard sur les téléphones et comlink des autres despranon. Frustré par sa propre incapacité, il fut bien obligé de constater qu'il n'avait pas d'autre solution que d'effectivement écouter les conseils de Tarek. A l'heure actuelle, et sans ses yeux, il était une cible, et n'avait pas moyen de se défendre sans risquer de blesser ses alliés. Il serra les dents et aquiesça pour marquer son accord. Quelques années auparavant il aurait été capable de faire le con... Mais l'air de rien, depuis qu'il vivait à Nimla, il avait mûri, et il voyait maintenant les priorités là où elles étaient. Il laissa Mugen prendre le flingue qu'il avait collé à sa ceinture par réflexe. Les habitudes avaient la vie dure... Lorsqu'il bossait, il gardait toujours sur lui l'arme de service qu'il avait porté pendant les deux ans passés au sein du troisième escadron. Maintenant qu'il était aveugle, l'arme n'allait certes plus lui servir à grand chose. Quand il répondit, on pouvait comprendre au ton de sa voix que de ne rien pouvoir faire le faisait sévèrement lutter:

"Ouais je comprends... Vas-y. C'est pas comme si je pouvais viser."

Il gardait la main serrée autour du collier d'Alcide. Il aurait été con que l'animal meure suite à une crise de panique... Et seuls la prise ferme de son maître sur son cou, ainsi que son calme apparent, permettaient au berserk de ne pas devenir totalement cinglé. Chouette! Asch aurait finalement servi à quelque chose...

La voix d'Hansel tenta tant bien que mal de couvrir le vacarme, mais Asch était déjà assourdi par les coups de feu répétitifs... Il eut du mal à déterminer de quelle direction venait le son, et bugua donc durant quelques longues secondes, avant de tenter de longer le mur, en tirant un Alcide encore glapissant derrière lui. L'animal aurait bien aidé Mugen et Tarek à attaquer leurs assaillants, mais il n'aurait réussi qu'à se faire plomber, et Asch n'était pas prêt à le laisser mourir connement.

"Parlez plus fort ! Je vous entends mal..."

Sans trop savoir si il avait avancé dans le bon sens - il le pensait, car Hansel n'avait pas râlé et avait été rapide à le rejoindre - Asch se fit choper le poignet. Il se laissa docilement traîner vers les toilettes, ce qui n'était pas vraiment son genre - encore moins quand il était censé obéir à Hansel - mais, comme on l'avait déjà dit, Asch savait où étaient les priorités. Il s'était même tu et avait laissé les deux autres despranon à leur concentration, malgré les inquiétudes très... personnelles, qu'il nourrissait au sujet de Mugen, pour la vie duquel il avait tellement peur que ses entrailles se nouaient dans son ventre comme si elles avaient plutôt été un tas de serpents atteints de Parkinson. L'ex-densetsu se cala par réflexe contre le mur dès que la porte des toilettes fut passée. Il se prit un manteau dans la tronche et laissa passer un juron nerveux entre ses lèvres. Il avait presque manqué de lâcher Alcide pour récupérer le tissu et éviter de se ridiculiser en le gardant sur sa tête. Franchement à quoi Hansel pensait là..? Enfin. Comme déjà dit, ce n'était pas le moment de péter un câble, même si on en avait vraiment très envie. Il émit un soupir rageur, tandis qu'il essayait de comprendre ce que Hansel lui demandait. Partir en avant à la moindre balle perdue? Et pour quoi faire exactement..? Asch pensait être capable de faire fondre les projectiles en jouant un peu avec sa magie, mais il craignait de perdre le contrôle si il tentait de faire monter le thermostat trop haut. Les doigts de sa main gauche frémirent. Ils chauffaient déjà à une centaine de degrés, juste parce que Asch stressait à mort. Par chance il tenait Alcide avec la droite... Le Gamma risquait d'avoir un peu chaud lorsqu'il tenterait de remettre sa veste.

"Oui Alcide veut bien y aller... Non mais sans blague. Quelqu'un peu m'aider à enfermer le berserk dans un chiotte? Il panique, si je le lâche il risque de partir à l'attaque et je suis pas sûr qu'il se plante pas de cible..."

... Restait-il des cibles d'ailleurs? Les soldats du sixième escadron avaient décidé d'obéir à l'Omicron malgré l'envie tenace qu'ils avaient de rester et de protéger leurs supérieurs. Les soldats traitres semblaient n'être définitivement que trois, sauf si c'était un piège... Et malgré les nombreux flingues qu'ils portaient, ils n'étaient pas spécialement bien équipés. Pas suffisamment pour prétendre attaquer quatre despranon au (presque) plein de leur forme, et penser s'en sortir vivants et vainqueurs, du moins. Il y avait comme un air de déjà-vu.. .

Les terroristes tombèrent comme des mouches, et sans vraiment donner l'impression de se défendre au maximum de leurs capacités. Ils tentèrent plusieurs fois de tirer sur l'Alpha, et à quelques rares reprises sur l'Omicron. Les civils ne semblaient pas les intéresser. Dès qu'ils furent morts ou inconscient, le silence revint dans le restaurant. On en entendait juste les pleurs de certains témoins effrayés, et les hurlements de colère d'un gérant qui plus loin, était plus catastrophé qu'appeuré. Oui il faut de tout pour faire un monde...

Il n'y eut pas de seconde salve. Juste le silence, et les craquements d'un décor troué et prêt à s'effondrer. L'alarme des téléphones et comlink de l'Alpha, du Gamma, de l'Omicron et de l'Omega continuaient d'hurler des sons stridents dans leurs oreilles. On avait bien dû les appeler cinq six fois de suite sans qu'ils daignent répondre. Asch jura et jeta la veste d'Hansel sur son épaule pour être capable d'attraper son appareil et d'appuyer sur la touche d'appel. Et de pâlir comme un linge, tandis qu'il comprenait mieux pourquoi on tentait de joindre les despranon avec autant de fougue depuis tout à l'heure:

"Vous êtes sérieux là..?"

Il décolla sa bouche du combiné, espérant que le Gamma n'en avait pas profité pour partir en vadrouille pendant qu'il répondait au téléphone.

"Hansel... Vous êtes toujours là? On a un gros problème... Le Panthéon s'est fait attaquer de l'intérieur. Allez dire aux autres de décrocher leur putain de comlink si c'est pas déjà fait..."

N'en déplaise au Gamma... Asch était trop alerté pour penser à le nommer par autre chose que son prénom - Mugen l'avait habitué à prendre pas mal de libertés vis-à-vis de la hiérarchie gouvernementale. Il n'avait pas encore les détails... Mais il était presque sûr que plus rien ne les attaquerait ici et maintenant. Ca n'avait été qu'un leurre de merde... Mieux valait pour les despranon qu'ils écoutent ce que les opérateurs avaient à leur raconter, parce que le Panthéon risquait sans doute de prendre plus cher que leurs quatre pommes réunies.

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Jeu 26 Avr - 18:15


Un regard circulaire, rapide. On esquive la plupart des projectiles, on absorbe les autres. C'est difficile, mais un Despranòn se doit d'avoir une compétence à toute épreuve. Homme de bureau ou pas, ils sont l'élite. Tacticiens ou soldats, ils sont la force incarnée. Une tyrannie vieille de six siècles personnifiée en six titans. A quoi pensaient ces soldats en les attaquant ? Ils travaillaient avec eux au Panthéon, et même si on le voyait pas les Despranòn souvent quand on était troufion ou sous-off', les compte rendus des Commandants et des soldats qui travaillaient avec eux suffisaient pour se faire une idée. Alors bon sang de merde, pourquoi seulement trois d'entre eux, armés certes mais seulement, avaient décidé de s'en prendre à une force dont le poids pouvait valoir celle d'un régiment entier de crétins comme eux ? Là étaient les questions que Tarek se posait. Il avait fait sortir les soldats, en avait neutralisé un qu'il ne fallait surtout pas tuer. Mugen s'était chargé du reste. Tout se passait très bien. Ou presque. Son téléphone -une antiquité aussi, hein, la technologie et Tarek, ça fait visiblement deux, ou un multiple plus élevé- n'arrêtait pas de sonner. Déjà bien agacé, il ne put s'empêcher de lever la voix quand il reconnut la voix de Janis au bout du fil.

"QUOI ?! J'suis occupé là. Merde. On ne me DERANGE PAS pendant mon REPAS. Qu.... Pardon ? J'ai pigé, on déboule."

Il raccrocha brutalement, et fixa d'un oeil noir (ou rouge) le prisonnier dans les vappes qu'il avait assommé, et rugit intérieurement. Là, vraiment, tout le monde dépassait les bornes, et la fureur de Tarek venait de faire de même. Histoire de bien s'assurer que le prisonnier serait docile une fois toute cette histoire terminée, et pour que les Desp' n'aient pas à se trimballer le corps dans la bagnole ou ailleurs, il sortit de sa poche un cube noir, de dix centimètres cube à peu près, d'un noir total, seulement percé de deux trous minuscules sur chaque partie. Séance de torture en prévision. Associé à la magie de Tarek, qui pouvait mouvoir les ombres, mais aussi -avec un niveau de maîtrise suffisant- faire entrer d'autres objets que son propre corps dans les absences de lumière, ce cube devenait effectivement une menace bien plus importante que la seule apparence. Il toucha le corps du comateux, et se concentra à fond pour faire agir sa magie. Dès qu'elle se mit en marche, Tarek sentit et l'on put même voir le contrecoup. Comme si un fauve lui avait asséné un coup de griffe, l'ombre qui s'échappait de son manteau et du cube noir vint le griffer violemment au visage avant de redevenir docile. Manque de contrôle, sûrement pas. Mais l'Ombre fonctionnait avec les Umbraesthésistes comme une entité propre, et c'était non pas la magie elle même qui causait tant de dommages sur les corps de ce genre de mages, mais l'ombre elle même qui, mûe par le pouvoir de l'utilisateur, avait tendance à être plus qu'irritée, et donc en faisait payer les conséquences. De même elle déteignait sur les mages qui l'utilisaient. Le résultat était que dans environ 110% des cas, Umbraesthésite = Connard. Tarek en était l'exemple parfait, mais Janis, une Umbraesthésiste également, en était une aussi.

Bref, trêve de palabre théorique sur la magie et ses effets néfastes sur le monde, on risquerait de ramener des Densetsu dans le sujet, ce que nous voulons éviter. Personne les aime ces enfoirés de terroristes. La torture de Tarek, en l'occurrence, et au passage le meilleur moyen de neutralisation dont il disposait en ce moment. S'assurant que l'ombre de Tarek englobait bien le corps de leur prisonnier, il mua ce dernier en ombre totale via la Symbiosis, et le fit entrer dans le cube. Il ne sentirait rien, et était protégé des projectiles et attaques physiques. Mais pas de la lumière, qui s'insinuait par les petits trous, et causait d'atroces douleurs entre la brûlure et la perforation à celui qui était détenu dans la prison miniature. Sûr qu'il serait plus docile après ça. Il rangea le cube dans une poche aérée qui permettait l'accès à la lumière, et leva la tête vers ses collègues.

"Je pars devant. J'y serai en deux ou trois minutes si je mets le turbo. Je pense qu'on a tous reçu le même appel. Le Panthéon est attaqué, du moins c'est ce que ma Commandante m'a rapporté. Je pars par les Ombres, magnez-vous le cul. Asch, prépare le four. T'as le trac parce que t'es Despranòn et que tu sais pas ce que tu dois faire ? Défends-donc ton lieu de travail, et remets les déchets à leur place, aux ordures. Quitte à reconstruire derrière, va falloir que tu montres qui est le boss. Et ce que signifie le mot "Despranòn". Force, compétence, crainte, respect, puissance, et dirigeant."

Termes radicaux ? Ouais. Mais là, hors de question de se retenir. Attentat à la personne ouvert, suivi de l'attaque du coeur même du Gouvernement, le Panthéon. De l'intérieur qui plus est. Il faisait confiance à Janis pour défendre son département en son absence, mais niveau magie, elle en restait toujours au stade d'apprentissage, soigneusement organisé par Tarek hors des heures de travail -qu'il considérait comme du boulot, et qui donc réduisait encore d'un bon quart son temps libre-, et donc il avait intérêt à se bouger. Pareil pour tous les autres. Après avoir sécurisé la zone, il fallait repousser l'attaque au Panthéon, et rapido. Qui a dit que l'Escadron de Protection était inutile ? Il aurait putain de bien servi là. Enfin tant pis, c'était trop tard et la responsabilité revenait aux quatres clampins qui se retrouvaient à l'extérieur de la ville. Et qui avaient tous intérêt à assurer. Le quatrième escadron était bien connu, il disposait d'un arsenal monstrueux. Choc, Assaut. Ca vous dit quelque chose ? Quand des rebelles se retrouvent face à eux, ils chient dans leur froc juste en voyant la taille des engins. Et on parle pas de l'industrie du pr0n là.

"... Je pars devant. J'fais ce que je peux en vous attendant, les gars. A tout de suite, et traînassez pas."

Il ponctua la fin de sa phrase par une disparition dans les règles de l'art. Ombre et couleurs se mélangèrent un court instant, voilant rapidement la silhouette plus que furax de Tarek, et son ombre fila comme un reptile sonique sur le sol, les murs, et bientôt l'extérieur, en direction du Panthéon. Ca allait castagner sévère.

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Hansel Tansky
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 29 Avr - 8:48

    C’était peut-être l’annonciateur de quelque chose de plus grand, mais ses tympans en faisaient fi, trop heureux de pouvoir se délecter des sons les plus simples comme le frottement de son vêtement, les sanglots plus ou moins étouffés, et les craquements sinistres d’un bâtiment dévasté ; donc, c’était peut-être l’annonciateur de quelque chose de plus grand, mais les tirs cessèrent progressivement, sans retour. Le Gamma ignora totalement les démonstrations excitées de son padle, glissé dans la veste qu’il venait d’abandonner au Despranon Porte-manteau, au devant à gauche, pour se concentrer sur les civils. Pendant qu’Asch semblait visiblement occupé au téléphone, répondant enfin à l’un des divers signaux envoyés aux Despranon dans cet espace de dix minutes, Hansel faisait la conversation à Hansel, se posant plus de questions qu’il ne recevait de réponses de témoins pas très réceptifs. Quelqu’un baptisa gracieusement l’un des lavabos avec l’un des plats déjà mâché moitié digéré du restaurant - un des fameux pains de viande, à en juger par la couleur.

    Il tâta l’épaule d’une jeune femme - la même à qui il avait emprunté la table pour abri, mais c’est un détail - et découvrit à la base de son cou la légère déchirure de rouge embrassée. Asch s’enquit de sa présence, à laquelle il répondit d’un fort immature « Non » - non, j’ai laissé un aveugle dans les toilettes pour hommes s’occuper des otages probables d’une attaque terroriste et je suis retourné finir mon café, bien placé entre deux salves de coups -, mais évidemment préoccupé. Il passa délicatement son doigt « invalide », mais largement plus sensible, sur les bords de la plaie ouverte, sentait l’os. Un assaut-suicide au Panthéon, passé sous leur nez ? Hansel haussa les épaules avec cette même distance.

    « Je suppose que c’est une bonne chose qu’on soit allé déjeuner dehors, alors. »

    Dur de croire qu’on avait donné à ce type les clés de l’institution militaire, l’une des Têtes de la chimère du Gouvernement ; mais il suivait à la lettre les quelques principes en cas d’urgence qu’on lui avait inscrit entre deux cellules grises au fer rouge pendant son cours parcours à l’armée : toujours rester calme, et se détacher de la situation. Et force était de constater que, pour l’instant, aucun retour de flamme n’avait eu lieu ; les civils ne s’étaient pas entretués dans une danse extravagante, n’avaient pas tenté de s’ouvrir les veines à la fourchette, et eux étaient toujours debout, vivants, inébranlables. Hansel regarda un instant Asch, l’air d’attendre qu’il ajoute quelque chose ; soupira pour la bonne mesure, signifia aux civils de rester pour l’instant là où ils étaient, et s’approcha de la porte pour dégager la maigre protection qu’il y avait mise.

    « Calmez-vous. Paniquer ne sert à rien. » C’était une simple constatation, qu’il lui adressa ainsi qu’à lui-même. Le Gamma était un homme particulièrement calme de nature, voire insouciant pour les regards extérieurs ; et ce n’était pas un attentat parmi les dizaines, les centaines tentés chaque année sur le Gouvernement, et dans lesquels il était souvent resté dans le décor - disons qu’un Despranon de formation scientifique, ça intéresse tout de suite moins les terroristes - qui allait changer ça. On en voit d’autres. On s’y fait. Hansel glissa sa main droite sur la porte pour dégager les fils de verre du passage, et prit bien soin de faire entendre le cliquetis familier de la poignée pour lui faire remarquer que la voie était libre, s’il voulait passer. Et comme il sait très bien gérer ses priorités, il récupéra de l’autre bras sa veste, histoire d’avoir son padle à portée de main.

    L’Omicron se sentit obligé de faire l’une de ses familières grandes déclarations, qui sonnait, pour la première partie, comme un disque rayé. Le Gamma marmonna dans sa barbe. Non, on m’a appelé par pur hasard au même instant pour me proposer une soirée poker, abruti ! Mais il se garda bien de le dire tout haut ; une fois encore, ils avaient d’autres priorités que d’échanger des politesses, et il préféra le laisser dans son monologue. Il jeta un regard étroit concerné à Mugen, et glissa la main dans la poche de sa veste pendue, dégageant entre autres choses son indispensable appareil. Avant que l’Omicron ne se perde dans sa rage ...

    « Les témoins sont en état de choc, et il y a des blessés légers. » Si jamais ça vous intéresse, s’abstint-il d’ajouter. Il reconnaissait là la supériorité hiérarchique - théorique - de l’Alpha. Contrairement à Tarek, main armée dans l’âme et surtout affilié à l’escadron de Choc et d’Assaut - les gros bourrins -, Hansel ne trouvait pas sa place dans de telles opérations, étant le Despranon à la tête de la Magico-Technologie - les plus stratégiques, mais aussi les moins habilités au combat, avec la Reconnaissance. Il glissa son doigt sur le padle sans faire attention ; n’importe quel idiot savait avoir enregistré les numéros d’urgence dans la petite mémoire de l’appareil.

    « J’appelle les secours, et je pense que la police locale est déjà en route. » La police de périphérie, là-dessus, brillait de sa rapidité d’action, contrairement à d’autres services de Sérégon sous la tutelle du Gouvernement face trois, l’administration. A l’adresse de Tarek : un « C’est ça, au revoir » très mature. Retour sur Mugen : « Je pense qu’il faudrait que l’un de nous reste sur place pour expliquer ce qui s’est passé. Je ne suis pas militaire, mais il serait aussi important que les Despranon se montrent disponibles ici pour les civils. » Ca, c’était uniquement de la bonne mesure, de la communication. Mais, au vu de la situation précaire du Gouvernement ces derniers temps, ce n’était pas négligeable non plus. Et puis, toute excuse est bonne pour éviter de mettre le nez dans des attentats qui ne le toucheront certainement pas ... Courageux mais pas téméraire, le Gamma.

    « Si vous permettez de tout assurer ici, Despranon Alpha. » Pour la forme. Il s’écrasait devant l’autorité implicite de Mugen. S’il l’autorisait à prendre des directives ici, il reconnaîtrait les talents d’Hansel dans la gestion des situations de crise - et de l’image de l’institution gouvernementale, tant qu’on y était ; sinon, il suivrait dans la voiture et irait opérer du mieux que ses capacités le pouvaient avec les trois mousquetaires dans l’enceinte du Panthéon. Le numéro sur le padle se composa automatiquement, et l’opératrice robot l’interpella de sa voix monotone.

    « Oui, une voiture à l’adresse ci-jointe, c’est urgent. ... Oui, merci. »

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Dim 6 Mai - 11:17

On aurait pu penser qu’être aveugle avait aidé Mugen à développer son ouïe, mais c’était loin d’être évident quand on sortait d’une fusillade où on avait failli crever. Tout était allé si vite que l’Alpha avait du mal à penser qu’on n’avait pas pensé à sa capacité spéciale, particulièrement handicapante pour les ennemis. Il était quasiment impossible de le prendre par surprise, et pourtant… Ces mecs y étaient arrivés. Une balle avait effleuré la joue et l’oreille de Mugen, y laissant un sillon sanglant : ça prouvait qu’il avait vraiment failli y passer. Il n’avait pas fait gaffe à ces hommes, les connaissant comme étant des militaires ‘normaux’… Rien qui auraient pu lui mettre la puce à l’oreille. Là maintenant… C’était certain, Mugen allait vraiment jouer les paranos.

Bref, pour le coup, après les quelques instants de presque-panique, il prit l’arme d’Asch - dans son état, elle ne lui servait pas des masses de toute façon - et se lança à l’attaque. Il essaya de suivre la bonne idée de Tarek, et de garder les militaires félons en vie, juste assommés, mais il dut éclater la tête de l’un des mecs quand même, s’il ne voulait pas crever lui-même. Hansel, pendant ce temps-là, était parti avec Asch dans les toilettes, avec les quelques civils qui étaient en train de déjeuner lorsque la fusillade fut déclenchée. Mugen faisait confiance à la Petite Mite pour protéger tout ce beau monde, pendant que lui et Tarek s’occupaient des tireurs. En quelques minutes à peine, le silence s’abattit sur le restaurant. Un mort, deux assommés et un Desprànon blessé, on pouvait faire pire comme bilan. Et le commlink bipait toujours dans ses oreilles. Mugen décrocha seulement après s’être assuré que tout était calme. Une fois l’adrénaline descendue quoi. Merde, ça fait mal une balle dans l’épaule quand même…

« QUOI ? »

Fallait pas non plus s’attendre à ce que Mugen soit d’excellente humeur après un coup pareil. Les terroristes avaient su pour sa magie, et avaient fait de leur mieux pour la contourner… Encore un peu et l’Alpha aurait été complètement impuissant, en plus de se faire prendre par derrière à sec, avec du verre pilé. Même Asch était plus délicat que ça. L’humeur desprànonesque n’allait pas non plus s’améliorer quand on lui annonça - damned, en plus c’était cet idiot d’Antarès qui lui parlait - que le Panthéon s’était fait attaquer lui aussi. Merde, c’était tout le Gouvernement qu’on essayait de ramoner de l’intérieur.

« Deux attaques simultanées : une dans les quartiers des soldats, et une du côté de vos bureaux. »

« MAIS FAIT CHIER PUTAIN !!! »

« … Calme ta joie Mug’ ! On a maîtrisé le premier groupe mais le deuxième a décidé de s’incruster : ils squattent le bureau de Markov. On a eu des pertes au 3ème alors vous feriez mieux de vous démerder pour débarquer fissa. C’était quoi d’ailleurs cette idée de man… »

« Ta gueule. »


Mugen raccrocha au nez d’Antarès Brown, soldat du 3ème Escadron, et accessoirement ami, frère d’armes, et troll professionnel. Enfin là il fallait avouer qu’il n’avait pas spécialement trollé pour rien. L’Alpha espérait que tout irait bien pour lui. Il était depuis longtemps affecté à la protection des Desprànons, mais on le claquait souvent en tant que sniper : il était beaucoup moins bon jeté dans le cœur de l’action. Et puis, Mugen avait beau l’insulter régulièrement et le trouver intellectuellement limité, Antarès était un bon ami et un soldat meilleur encore. S’il mourait, ça le ferait chier quand même.

L’Alpha revint vers Tarek, qui était en train de ‘ranger’ un mec dans ses ombres. Plutôt pratique comme magie ! Bon, Mugen gardait son avis pour lui : il savait que le contrecoup de genre de pouvoir était terrible. Il y avait une chose de constante dans ce monde… La loi de l’échange équivalent. On n’a rien sans rien, et généralement le prix à payer est tellement grand qu’on se demande quel talentueux assureur a ajouté les petites notes de bas de page qu’il aurait fallu lire sauf qu’on n’avait pas de microscope. Bref.

Mugen était d’accord pour que Tarek parte devant, mais quant au reste… Il savait pertinemment qu’Asch n’allait rien préparer du tout, au contraire. Il n’y voyait rien, et son pouvoir était assez puissant pour faire fondre des murs : il n’allait pas agiter ses fouets tentaculaires incandescents à l’aveuglette. Surtout pas au Panthéon. L’Alpha ne dit rien, pourtant. Ca ne servirait à rien d’en rajouter une couche. C’était déjà assez pénible pour l’Omega, et plus surprenant, pour lui-même aussi. Il hocha quand même la tête, et se tourna vers Hansel.

« T’as pas besoin de ma permission, Gamma. Vas-y, de toute façon c’est la meilleure chose à faire. Asch, suis-moi. »

Alcide, le berserk, semblait avoir compris, et tira un peu sur la laisse alors qu’il cherchait à marcher dans les pas d’un Alpha qui se dirigeait déjà vers la sortie du restaurant. Ils étaient venus dans la bagnole de Mugen, ça tombait bien. Ce dernier monta rapidement dans son bolide, et activa le mode sirène-officielle-d’urgence-laisse-moi-passer-connard, pendant qu’Asch et Alcide pouvaient s’installer à l’arrière.

« Accrochez-vous ! »

Non non, Mugen ne se mettait pas à vouvoyer subitement Asch, mais Alcide était parfois si malin qu’il le voyait presque comme une personne à part entière. D’ailleurs, il était aussi capable de reconnaître Alcide parmi un millier de berserks qu’il était capable de le faire pour un humain. Coïncidence ?

L’Alpha fonça vers le Panthéon une fois qu’il s’était assuré que ses passagers ne voleraient pas dans tous les sens, et y fut en une dizaine de minutes. Le voyage n’avait quand même pas été de tout repos, et il n’était pas impossible que l’homme ou le berserk n’en gardent quelques bosses. En même temps… Allez conduire rapidement à travers la ville en essayant de préserver les passagers, le tout avec une épaule en vrac… !

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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mer 9 Mai - 13:49

Hansel se foutait de sa gueule. Nooon jamais de la vie, mais un peu quand même. Assourdi par la fusillade, Asch tira la tronche alors qu'il entendait à peine le "Non" du despranon Gamma, quelque peu déplacé à son goût, sans compter que c'était pas vraiment le moment de plaisanter. Quoi..? Les civils étaient peut-être en état de choc, mais ce n'était pas dans les chiottes que le gros de l'action se déroulait. Dehors, les coups de feu pleuvaient. Il pouvait encore y avoir des civils à l'extérieur. Hansel aurait très bien pu retourner les chercher, ou éventuellement, dans sa GRANDE sollicitude, retourner aider les deux autres qui faisaient face à l'attaque. Bref il aurait pu être occupé, trop loin pour entendre. Asch pouvait difficilement deviner ce qu'il en était alors qu'il ne voyait rien et n'entendait presque plus rien non plus. Fort heureusement il restait encore quelques personnes dont le cerveau n'était pas tombé dans les chaussettes: un homme - ou une femme - quelconque l'aida à barricader Alcide dans une cabine, afin que l'animal, affolé, ne morde personne malgré son état de panique.

"C'était surtout pas prévu qu'on aille déjeuner dehors à mon avis..."

... Même si c'était un peu bizarre qu'on soit venu jusqu'ici pour les attaquer. Mugen n'aurait-il pas dû remarquer quelque chose si une voiture les avait suivis? Etait-ce juste un coup de bol du tonnerre qui avait fait que leurs ennemis avaient quand même pu leur sauter dessus...? Malheureusement il manquait à Asch une information cruciale: non-voyant, il n'avait pas pu voir (normal) combien les opposants étaient en réalité. Il lui semblait que les coups de feu n'étaient pas si rapprochés que ça... Ce qui signifiait que ce n'était pas non plus un régiment qui les avait attaqués, quoi. D'un côté trop de personnes armées dans un restaurant, Mugen n'aurait pas laissé passer. Mais les attaquer à la sauvette, en tirant dans le tas et en espérant en buter un avant de soi-même se faire canarder? Même le "faux kidnapping" de l'Alpha avait été mieux organisé que ça, quelques années auparavant... Et Asch avait depuis appris que ça n'avait été qu'un leurre visant à permettre à ses parents de fuir le gouvernement, d'une part, et d'autre part une tentative vouée à l'échec que les traîtres à l'Opale avaient organisée pour tenter de discréditer l'organisation d'origine. Les hommes envoyés sur le terrain, dont il avait fait partie, n'avaient été considérés guère plus que comme de la chair à canon. Impossible pour lui de ne pas s'en souvenir... Ni de ne pas faire un parallèle. Et de grogner dans sa barbe - rasée, si si:

"Je me demande pourquoi ils ont quand même attaqué le Panthéon si c'est nous qu'ils voulaient, et si ils savaient qu'on y était plus..."

... Tiens? La fusillade venait de cesser,et le tout plutôt rapidement. Ca confirmait la pensée de Asch comme quoi les attaquants n'avaient pas dû être nombreux... Peut-être était-ce parce qu'il commençait à connaître sa mère et ses ennemis - même si rien encore ne prouvait qu'il s'agissait d'une attaque de l'Opale ou de sa branche dégénérée - mais le rouquin sentit une boule d'angoisse remplir son estomac tandis qu'il constatait qu'il avait trop bien deviné. Laissant Alcide dans sa cabine personnelle le temps qu'il se calme, Asch sortit des chiottes pour rejoindre les autres dès qu'il en eut la possibilité. Juste à temps pour chopper un Mugen encore en vie - ouf - et un Tarek qui l'était doublement. Un peu trop, peut-être, même... Car voilà qu'il s'emportait, et retournait le couteau dans une plaie dont il ne connaissait peut-être pas la profondeur exacte.

Non pas qu'Asch ne voulait pas "préparer le four", mais il n'était vraiment pas suffisamment autonome pour s'amuser à faire fondre les murs dans son état de cécité actuel. Son pouvoir eut-il été moins puissant qu'il aurait peut-être pu essayer de faire quelque chose... Là, il sentait d'avance qu'il n'allait pas servir à grand chose, même si il bouillait de l'envie de suivre et d'aider les autres à remettre à leur place leurs opposants. Nan parce que "reconstruire après", c'était cool, mais ça marchait que pour les dégâts matériels. Les morts c'était tout de suite un peu moins facile à ressusciter. Si on lui refilait des mecs à dégommer au corps à corps il voulait bien taper dans le tas voir même essayer de faire du cochon grillé - chose qui lui était mentalement insupportable depuis son bref séjour sur l'urne funéraire d'Haruyuki - mais il doutait d'être capable de mieux faire. Frustré, Asch serra les dents, et émit une sorte de grognement de mauvaise humeur.

"J'vais pas me défiler mais je compte pas non plus faire plus de dégâts humains que nos ennemis..."

Mugen n'en n'ajouta pas plus... Tous les deux savaient qu'il allait être difficile de répondre à l'appel aux armes lancé par Tarek aussi bien que ce dernier l'aurait souhaité.

Ecoutant à peine Hansel, qui était grossièrement en train de proposer de rester ici pour s'occuper des civils, Asch attendit que Mugen s'adresse à lui pour bouger à nouveau. Il redressa le nez, et se tourna en direction des chiottes. Personne n'avait osé libérer le berserk, malgré qu'il se soit calmé, de ce qu'Asch en entendait.

"J'arrive je vais chercher Alcide..."

.. Ce qu'il parvint à faire sans grande difficulté. Dans ce moment de crise, son cerveau avait réussi à enregistrer à une vitesse étonnante les informations qui lui avaient été vitales la première fois: il atteint la porte sans marquer d'hésitation, et n'eut même pas besoin d'aide pour libérer l'animal, lequel se remettait progressivement de ses émotions. Il n'avait pas l'air d'être dans un état de choc trop durable, ce qui était une bonne chose... Il n'y aurait plus manqué qu'à ce qu'ils aient besoin d'un psy pour berserk!

Quelques minutes plus tard, les despranon et leur animal étaient dans la voiture, qui démarra en trombe. Pas qu'on était pressé mais un peu quand même, ainsi qu'en témoignait la sirène déchirante qui devait trouer les tympans de tous les passants croisant malencontreusement leur chemin. Asch caressa la tête d'Alcide qu'il avait été forcé de faire monter derrière - il était trop gros pour venir avec lui devant. Le berserk était encore très stressé. Asch ne les voyait pas, mais il imaginait sans mal ses grands yeux écarquillés, cerclés de blanc.

Asch descendit de la bagnole mais décida de laisser Alcide dedans, quitte à être handicapé et à avoir du mal à se diriger. La pauvre bête allait clamser à force d'être en stress... Une nouvelle fusillade risquait d'avoir raison de ses nerfs, et il n'aurait de toute façon pas été utile au roux si il s'était mis à paniquer. Alors qu'Asch claquait la portière pour la fermer, un soldat quelconque fonça sur lui - et sur Mugen - pour leur donner les dernières nouvelles. Tarek étant arrivé plus tôt, on avait sans doute dû venir le bassiner pour lui dire exactement la même chose, ou presque:

"Soldat Higgins au rapport! Le panthéon a été infiltré, certains soldats ont..."

Asch n'ayant aucune envie qu'on leur répète des trucs qu'il savait déjà, il grogna et fit un geste de la main pour indiquer au soldat qu'il n'en n'avait un peu rien à péter là:

"Deux groupes ennemis dont un déjà mis hors d'état de nuire. On sait... C'en est où là?"

Le soldat enclencha donc l'avance rapide et continua:

"... La première attaque a démarré simultanément au niveau des salles d'entraînement, et des salles de transmission radio. Les dégâts matériels sont importants dans ces deux zones. On compte une trentaine de morts dans nos rangs, plus une dizaine à l'étage des hauts gradés. La deuxième attaque a commencé dans le couloir à l'étage: les tireurs ont commencé à viser tout le monde sans distinction. Quelques gradés ont été blessés mais par chance aucune perte significative n'est à déplorer. Le deuxième groupe ennemi s'est calfeutré dans le bureau du commandant Adam Markov. Ils nous canardent depuis leur couvert, mais on a réussi à rogner leurs défenses. Il n'en reste plus qu'un seul, mais il est tenace..."

Tenace..? Bordel, mais ils foutaient quoi les soldats! C'était pas le genre d'Asch de penser ça, mais il se disait qu'il devait bien y en avoir un parmi eux qui possédait quelque chose qui ressemblait à un pouvoir. Fallait bien qu'il y ait une raison pour que certaines personnes n'apprécient pas la magie, et cette raison, la plupart du temps, c'était son caractère dangereux, voire "supérieur à la technologie". Et personne foutu de déjouer un piège de ce type? Enfin si ça se trouve, Tarek était déjà en train de s'en occuper personnellement...

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Ven 25 Mai - 1:24

Seulement quelques minutes après avoir quitté le restaurant en trombe, l'Ombre recracha un Tarek à moitié sanguinolent à l'intérieur de son bureau au Panthéon. Janis l'y attendait, comme il s'en doutait, et ne semblait pas plus perturbée que cela par les tremblements qui agitaient le bâtiment. Pour sa part, il avait été averti, mais il ne pensait pas que ça serait le bazar à ce point. Derrière la porte de son bureau, ça gueulait des ordres à droites, ça acquiesçait brutalement à gauche, et ça tapait du pied au dessus. Un bordel assez mystique dans l'ensemble, auquel Tarek ne prêtait pas plus d'attention que nécessaire. La seule information nécessaire et essentielle qu'il avait à tirer de ça : C'était la panique. Le reste était superflu. Il prit quelques minutes pour souffler et prendre quelques cachets dans son bureau, qui jouaient le rôle d'anti-douleur puissants, chose nécessaire quand votre pouvoir est du genre farceur, et malgré sa puissance, vous lacère le corps pour se venger d'avoir été utilisé. Les larges et amples habits de Tarek, bien qu'excentriques, servaient autant à créer une ombre potentiellement utilisable sur son propre corps qu'à dissimuler les nombreuses marques indélébiles qui allaient chez chaque Umbraesthésiste. Avec un pouvoir pareil, on était marqué à vie. Ceci étant dit, dans le contexte actuel des choses, nous sommes d'accord, on s'en tamponne le coquillard, on fait pas un cours de magie.

"Monsieur l'Omicron, avant que vous ne partiez punir tous ces méchants fauteurs de troubles, sachez qu'une copie de chacun de vos dossier a été faite, et qu'elles ont toutes été envoyées sur le poste personnel de Miss Vingers, qui vous souhaite au passage bien du courage. Maintenant, que devrions nous faire ?"

Il lui jeta un regard torve, mais néanmoins empreint de gratitude. Très prévoyante, elle avait appliqué à la lettre les instructions que Tarek lui avait donné il y a des lustres de cela, lorsqu'il la nomma commandante, et qui consistait à sauvegarder de façon systématique chaque dossier que conservait Tarek, aussi bien à l'écrit qu'informatiquement, afin de les envoyer à la seule personne de confiance que l'omicron connaissait en dehors du panthéon, Chris Vingers. C'est d'ailleurs une des raisons qui avaient provoqué l'énervement démesuré du Despranon au restaurant, ainsi que son départ précipité. Les documents compromettants ne manquaient pas, aussi bien dans son bureau que dans le petit appartement aménagé derrière celui-ci, et ça l'aurait bien embêté qu'un soldat ou un rebelle tombe dessus en cherchant de l'aide ou des armes. Une boulette comme ça, et il était cuit. Du coup, Janis avait tout supprimé et tout envoyé à Dashtikazar aussi vite qu'elle l'avait pu. Il restait encore quelques trucs à sauver, mais Tarek venant d'avoir la confirmation que personne n'était entré dans son bureau, il s'en occuperait à un autre moment.

A peine sorti de son bureau, un soldat l'agressa presque, en proie à la plus grande agitation. Il lui fit un rapide topo de la situation au sein du panthéon, et Tarek réfléchit à toute allure. Si la personne réfugiée dans le bureau de Markov possédait un pouvoir suffisant pour tenir tous les soldats à distance, c'est qu'il possédait une énergie magique assez colossale. Ou alors les soldats étaient des abrutis incompétents. Tarek penchait de plus en plus pour la seconde option, ces derniers temps. A part quelques éléments clés, les soldats étaient surtout des Personnes Normales Jeunes, entre autres, et souvent de parfaits boulets. Quoi qu'il en soit, il fallait le déloger de là. Ou déloger le bureau. Seconde option choisie. Il réfléchit encore quelques secondes, et finalement, l'illumination. Complètement dingue, à la Tarek, sans demie-mesure, sans alternative, et sans espoir pour la cible de cette mini-opération.

"Vous, sergent, allez me vider l'étage de tous les soldats. Je ne veux personne à l'étage du bureau de Markov, vous avez une minute et trente secondes pour dégager toute personne se trouvant dans la zone. Le cas échéant, vous ne reverrez pas la lumière du jour. Janis, va donc avec le sergent. Ouvre moi un passage dans le mur face à l'entrée du bureau. J'ai besoin d'une ombre d'environ deux millimètres d'épaisseur sur la surface extérieure du mur, et sur la surface interne. Deux ombres de la taille d'une main suffiront. Quand nos ombres seront interconnectées, tu vires de là. Risque d'y avoir un paquet de projections."

Sans plus de détails, laissant une Janis mi-amusée mi-intriguée et un sergent médusé et incrédule sur le pas de la porte de son bureau, et prit les entrées de service pour aller jusqu'aux hangars de son unité, l'escadron aéronaval [pas pu m'empêcher de troller là dessus hein], et y emprunta un chasseur basique. Il s'éleva environ à cinquante mètres du sol, et prit place devant le mur qu'il avait cité plus tôt. Par chance, même si c'était un mur porteur, il n'en restait pas moins que la pièce derrière donnait directement sur l'entrée du bureau. Même fermée, le mec qui s'était planqué là dedans allait avoir des surprises. Vu qu'il ne connaissait pas le pouvoir du criminel en question, il ne pouvait pas se permettre une approche directe. Il risquait sa vie et celle des soldats qui de toute façon n'arrivaient à rien. Autant y aller à la dure, avec un bon chasseur en tant que bélier. Tant pis pour Markov, il se verrait offrir de nouveaux locaux.

Quelques secondes après avoir rejoint la façade du bâtiment, il vit deux plaques circulaires noires apparaître sur le mur. Il envoya lui-même deux tentacules se coller à ces plaques, scellant ainsi ses ombres à celles de Janis. Priant pour qu'elle ait quitté le mur, il fonça à pleine vitesse sur le mur... qu'il traversa comme du beurre, entrant directement dans la pièce vide. Il vit du coin de l'oeil sa commandante cachée derrière un bureau, accroupie en attendant le boum qui n'allait pas tarder. Le plan de Tarek, comme prévu, était extraodrinairement débilement dingue. Il avait besoin de Janis pour créer un "portail" d'ombres, afin de pouvoir passer au travers de l'obstacle que constituait le mur en passant par les ombres de Janis. Sa magie seule ne suffisait pas, et il avait qui plus est salement entamé ses réserves au restaurant et pour venir ici. Mais le plan foireux fut une réussite. Le sergent, accroupi à l'opposé de Janis, ne comprit pas vraiment ce qu'il se passa sur le coup, et ne comprendrait sûrement jamais. Un chasseur léger entra directement dans la pièce comme s'il surgissait de nulle part. Pratiquement au même moment, l'Omicron tombait près de sa commandante, abandonnant les commandes. Et le chasseur-sorti-de-nulle-part alla s'éclater contre le mur du bureau, qui évidemment, vola en éclat dans un bruit et une explosion tonitruants. S'il y avait des morts dans le coin, il y avait fort à parier que Tarek les avait réveillés, et pas en douceur.

Laissant les débris décanter et la fumée omniprésente dans la pièce s'éclairicir en s'échappant par les fenêtres ouvertes, Tarek passa directement en posture défensive, attendant de voir qui était leur mystérieux enfoiré qui bloquait à ce point nos enfoirés de soldats. Affaire à suivre, donc.


[Sincèrement désolé pour l'attente]

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Lun 18 Juin - 12:57

Passer pour des branques allait finir par devenir le sport national au Panthéon. L'attaque surprise – surprise oui, de quoi faire vaciller la confiance et la santé mentale d'un Despranon Alpha certain qu'il aurait toujours moyen de voir arriver le danger, à défaut de pouvoir l'éviter – avait été menée par des soldats du Gouvernement, du moins en apparence. Des traîtres. Même au sein du Panthéon, ils n'étaient pas en sécurité, et ne pouvaient pas baisser leur garde. Ok, le Gouv' n'était pas au mieux de sa forme dans les sondages, mais là ça commençait à sentir le roussi.

En roulant vers le Panthéon, Mugen laissa l'adrénaline retomber, quitte à devoir ralentir à cause de la douleur qui lui transperçait l'épaule. Mais il ne pouvait pas réfléchir de façon correcte avec le cerveau noyé... Cette attaque n'était pas anodine. Elle aurait même pu être couronnée d'un franc succès si les Despranons n'avaient pas eu la géniale idée d'aller manger à l'extérieur... Et d'impliquer du coup, un certain nombre de civils. C'était franchement rageant. Mugen s'était toujours refusé à devenir paranoïaque, mais là... il aurait du mal à contenir sa méfiance. En même temps, c'était compréhensible, après une mutinerie de cette ampleur.

Ils arrivèrent au Panthéon, et un rapide coup de magie vers les hauteurs informa Mugen que Tarek était déjà sur place. Une bonne chose. Un soldat vint alors à leur rencontre, et commença un rapport en partie inutile : Asch et Mugen savaient déjà un certain nombre de choses, pas la peine de faire un remake. Après le topo cette fois un peu plus instructif d'Higgins, Mugen relança sa vision, non sans se déclencher une mini-migraine sur la tempe droite. C'était un petit sacrifice :

« Tarek est dans le bureau de Markov, je vais aller constater l'étendue des dégâts dans la salle des transmissions. Antarès est dans les quartiers des Despranons, tu devrais aller le rejoindre, Asch. Il faut qu'on fasse un bilan rapidement, et qu'on ait les noms de tous ces connards de traîtres avant de chercher pour qui ils travaillent. »

Mugen n'oubliait pas le prisonnier que Tarek avait fait, et qu'ils auraient tout le loisir d'interroger plus tard, mais il était de son devoir de recueillir toutes les infos disponibles : les cadavres qui jonchaient le sol des couloirs du Panthéon avaient sûrement des renseignements précieux à leur fournir. Et au moins, ils ne mentiraient pas.

L'Alpha s'engouffra dans le bâtiment en proie au chaos avec une épaule et un bout de cerveau en moins. Il venait de se souvenir avec violence que sa magie n'était pas gratuite, et que certaines informations lui coûtaient plus que d'autres. Mais ça ne l'empêchait pas de courir, pas encore : il slalomait entre les corps qui avait fleuris sur le carrelage, des cadavres qu'il avait du mal à reconnaître une fois leur signature thermique devenue floue, de plus en plus froide... Ils étaient inertes, et aux yeux de Mugen, de vulgaires objets.

Il arriva bientôt dans la salle des transmissions : pas besoin d'être un expert pour comprendre qu'une grande partie des appareils allait devoir être remplacée. Et que la surveillance des locaux allait être beaucoup plus stricte. En 4502, pas grand chose n'avait changé : il fallait toujours attendre qu'une catastrophe se produise pour que les gens prennent les mesures nécessaires. Mugen avait longtemps travaillé ici. Enfin, peut-être pas dans cette salle précise, mais elle lui avait sauvé la vie plus d'une fois... Notamment le jour de la mort d'Erik. La voir dévastée ainsi, par des gens qui s'étaient fait passé pour des loyaux serviteurs du Gouvernement... Ca lui donnait envie de vomir. Il allait frapper le mur derrière lui, lorsqu'il vit une 'silhouette' familière – une signature thermique familière serait une expression sûrement plus appropriée – apparaître derrière lui. Comme par magie. Ah ah ah.

« Lee... »

« Officier Loktar à vos ordres ! »


Mugen ne put s'empêcher de sourire. Lee avait longtemps été son supérieur hiérarchique, et il lui devait tout son savoir militaire. Surtout en ce qui concernait... les renseignements.

« Aux chiottes le protocole ! Je veux la liste des pertes, et les noms des mutins le plus rapidement possible. »

« J'ai déjà commencé. Je te mettrais une bio de chacun d'eux dans le dossier, ça permettra de savoir comment ils ont pu communiquer et ce qu'ils ont en commun. »

« Toujours aussi efficace, Lee. Interroge aussi les contacts et l'entourage des mutins. »


Le Despranon Alpha était tellement en rage qu'il allait presque demander à ce qu'on exécute ou qu'on envoie à Epic Jail toute leur putain de famille, mais il garda la bouche douloureusement fermée. C'était pas en jouant les dictateurs cinglés que le Gouvernement retrouverait l'appui du peuple, un appui depuis longtemps perdu. Si seulement ils avaient pu les surveiller de plus près... en savoir plus... sur tout le monde... Les suspects avaient forcément fait des trucs un peu louches, ou participer à des réunions ! Cette attaque était organisée : il a fallu la préparer, et se mettre d'accord sur le coup d'envoi.

« Lee... Trouve-moi le déclencheur, ce qui a fait office d'annonce de départ. »

Tous les mutins n'étaient peut-être pas morts : certains hommes impliqués étaient sûrement encore en vie, et se chargeraient de mettre des bâtons dans les roues du Gouvernement. Et quand bien même tous les traîtres étaient passés de l'autre côté, il fallait encore savoir pour qui ils avaient fait ça : les ennemis du Gouvernement était légion. Maintenant, il fallait trouver leurs appuis extérieurs pour les démanteler, et les brûler en place publique ! Ouais bon, ou pas. Mais c'était pas l'envie qui manquait, merde !

Lee venait d'avoir du boulot par-dessus la tête, et affublé de quatre soldats gardes du corps, il partit au sous-sol, dans les archives. Avant de disparaître dans les couloirs, il lança un regard à Mugen. Ce dernier ne le voyait pas, bien sûr, mais voir la tête de Lee tournée vers lui, légèrement inclinée, faisant un léger et unique mouvement latéral, comme pour dire 'non'... Tout ça ne pouvait avoir qu'une seule signification, à laquelle l'Alpha répondit par une inclinaison légère également, mais tout aussi solennelle.

Ne faire confiance à personne.

C'est à ce moment que Mugen entendit l'appel. Des cris, qui avaient sûrement été noyés dans la panique générale. C'était peut-être ça le vrai mobile de cette attaque somme toute très bien préparée - on ne pouvait pas leur retirer ça - mais pour l'instant complètement injustifiée. Sans attendre, et oubliant pour un moment d'aller rejoindre Asch dans les quartiers des Despranons - il n'aimait pas trop l'idée de le laisser en roue libre dans un tel contexte 'bordel intrapanthéonesque + cécité' - Mugen prit (ou écouta) l'appel. En provenance d'Epic Jail. Putain ça sentait vraiment le gaz là...

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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]   Mar 19 Juin - 10:56

Dans un tel bordel ambiant, difficile de prendre garde aux informations diffusées par ses oreilles. Autrement dit il devenait difficile pour Asch de comprendre quoi que ce soit à cette putain de situation, à part que le Panthéon se faisait attaquer et que c'était la fête. Okay. Génial. Et maintenant, il faisait quoi?

Tirant une tronche tout à fait digne de la non-panade dans laquelle il était plongé jusqu'au cou, il suivit Mugen à l'intérieur des locaux. Heureusement qu'ils étaient arrivés trop tard pour être témoins de la sublime explosion provoquée par le despranon Omicron quelques minutes plus tôt, sinon, sans nul doute aurait-il été encore plus paumé. Le rouquin préférait éviter de montrer à quel point il avait l'impression de ne pas gérer cependant. Le discours de Tarek au restaurant avait laissé ses marques: S'il devait donner l'exemple, mieux valait cacher qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il aurait dû faire maintenant... Et qu'il tente d'en trouver une pertinente dans les quelques secondes à venir. Higgins les avait suivis, et il comptait sans doute sur eux pour arranger la situation. Un peu comme si il avait suffi d'un coup de baguette magique pour que les despranon remettent en ordre un Panthéon disloqué... C'est vrai que tous parmi eux avaient des pouvoirs dont la puissance ne pouvait être ignorée, mais y avait des fois où ça voulait rien dire. Genre, quand des salopards de traitres avaient décidé qu'on s'éclatait pas suffisamment dans leurs locaux, et sortaient les feux d'artifice histoire d'y remédier.

Mugen décida de faire bande à part. Une boule d'angoisse se forma dans la gorge de l'ex-densetsu, qui pour autant ne paniqua pas. Il commençait à être aveugle depuis suffisamment longtemps pour que quelques réflexes de survie aient intégré son comportement. Il n'avait pas Alcide avec lui mais il y avait encore un soldat qui le suivait, et, Ô joie, quelle chance, il s'avérait qu'Asch était son supérieur hiérarchique depuis ce matin même. Asch acquiesça en silence.

"... Cette façon de faire ça me dit quand même rien qui vaille... Higgins, j'ai besoin de vous pour me guider, sinon je vais..."

... M'étaler sur quinze cadavres avant d'arriver à destination? Fort de son habituelle auto-dérision-mais-si-toi-tu-te-fous-de-ma-gueule-coup-de-boule, Asch manqua bien de l'énoncer en ces termes. Avant de se rappeler qu'il paraissait qu'il fallait qu'il gère. Alors il revisita un peu sa phrase:

"... Perdre du temps en chemin. Hm."

Higgins s'approcha de lui pour lui prendre le bras et l'aider à avancer, ce qui n'empêcha pas Asch de buter sur un corps et de se casser à moitié la gueule trente secondes plus tard. Un grognement rageur lui échappa, tandis qu'il essayait de se redresser le plus dignement possible... Il avait atterri la main contre la tronche froide et roide d'un corps en train de se transformer en bout de bois. Ça n'avait rien d'agréable... Mais alors vraiment pas.

"... Si vous pouviez essayer de trouver un chemin sans obstacles je vous en serais vraiment reconnaissant hein....!"

... Cela dit, cette chute inopinée lui avait donné une idée. Il fronça les sourcils, et commença à tâter la tronche du corps sur lequel il était tombé, ce qui évidemment ne le mena à rien.

"Est-ce que vous seriez capable d'identifier les corps des traîtres parmi tous ces morts? Vous connaissez des noms? Juste un ça serait déjà bien..."

"Non monsieur, je suis désolé mais ces hommes ne faisaient pas partie de mon escadron, et je serais bien incapable de dire à quels camp ils appartenaient, je n'étais pas dans cette zone au moment de l'attaque..."

"Mais vous servez à quoi exactement?"

Le soldat eut bien du mal à se retenir de sourire malgré la situation. Le commentaire rageur d'Asch n'était pas très professionnel, mais là, il était méga frustré. Si il n'avait pas été aveugle il aurait pu lui même tenter de reconnaître visuellement les cadavres, mais voilà, le fait était qu'en réalité, c'était lui qui servait un peu à rien là. A part à jouer l'hybride entre une serpillière et un croque-mort. Il se remit debout et s'apprêta à continuer son chemin vers les quartiers des despranon.

Du côté du bureau de Markov, et suite à l'explosion qui avait coûté un mur entier au Panthéon, les soldats alertés par le bruit et la secousse avaient finalement décidé de remonter à l'étage, qui ne ressemblait plus à grand chose à vrai dire, si ce n'est à un chantier orné de particules de plâtre en suspension qui tuait les yeux et ne laissait plus voir grand chose. L'avantage c'était que le dernier ennemi n'avait plus d'endroit où se cacher. A vrai dire il n'y avait même plus besoin de le combattre, parce qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de s'esquiver: le mur s'était effondré sur lui, ou plutôt sur toute la partie inférieure de son corps, laquelle était en train d'imbiber les débris d'une magnifique couleur rouge sang, tandis qu'il gargouillait, encore bien vivant, mais peut-être pas pour longtemps. Sa mitraillette reposait à côté de son bras tendu, crispé par une douleur sans doute intense. Malgré tout il essayait de l'attraper, comme si il avait souhaité disparaître en emportant quelques derniers gars avec lui. Les soldats se précipitèrent sur lui avec dans l'idée de l'achever d'une balle dans la tête. Restait à voir si on les laisserait faire ou non.

Dans le bureau des transmissions, tout n'était pas aussi calme et déglingué qu'on aurait pu le croire. Les cadavres couchés la gueule grande ouverte dans les sièges des bureaux avaient pour la plupart une trace rouge perçant dans leur front éclaté. Ils étaient morts d'une balle dans le crâne et n'avaient rien vu venir. Les traces de lutte étaient moindres, ici. On avait tué tous ces gens majoritairement sous l'effet de la surprise. La plupart des machines étaient hors service mais un grésillement constant résonnait... Jusqu'à ce qu'une voix faiblarde se fasse entendre. Le caisson d'archivage ne servait généralement qu'à... Archiver les conversations et les messages importants qu'on pouvait faire passer au Panthéon. Sauf que là, un cadavre reposait contre le bureau soutenant la machine, une trace de balle ornant son flanc. Sa main reposait mollement contre le panneau de contrôle de l'instrument, qu'il avait visiblement réglé en usant son dernier souffle. Et grâce à lui, un appel à l'aide enregistré pendant que personne n'y faisait attention - à cause de l'attaque surprise au Panthéon évidemment - tournait en boucle depuis de longues minutes déjà.

"... Besoin d'aide... Ils ont contourné les systèmes..."

L'appel était de très mauvaise qualité, on n'entendait que le quart de ce qui se disait, mais c'était largement suffisant.

"... Ici Epic Jail, les prisonniers s'échappent... ... Aide massive.............. Shôryû... Comprend pas.................. ... ... technologie densetsu........... .. . ........"

L'appel se terminait dans une série de coups de feu rapides. Puis de nouveau le grésillement constant des machines, durant plusieurs minutes, avant que ne repasse le sordide appel à l'aide.

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Welcome to the Show ! [Asch, Tarek, qui veut]

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