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 Crypted_Meeting (PV Wasp)

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Machi Kuragi

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MessageSujet: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Lun 9 Avr - 18:15


Lançant son sac qui s’écrasa dans un bruit étouffé sur le sol, elle se débarrassa vivement de ses affaires, se glissant sous une douche, histoire de se remettre les idées en place. La chaleur de l’eau la rendant somnolente, elle changea du tout au tout la température, se réveillant brusquement. La dose d’adrénaline écoulée, son organisme se mettait au repos, mode économie. C’était magnifiquement fait un corps humain quand on y pensait bien. Une fois sortie, séchée et habillée, elle s’occupa de son arme, nettoyant celle-ci avec précaution. Il n’était pas question que du sang vienne la tâcher. Encore moins celui d’un Desprànon rouillé… Ses pensées retraçant leur combat, elle ne parvint pas à les chasser. Même une fois allongée, malgré la fatigue, son esprit restait constamment allumé. Et puis… ces quelques détails lâchés en cours de route… Bah ! Au lieu de lutter vainement pour rejoindre Morphée, autant que ce temps lui soit utile. Se penchant par-dessus le bord du lit, elle attrapa son padle, l’allumant. En attendant, elle caressa Tagada qui venait de la rejoindre et griffonna sur un bout de papier trainant sur la table de chevet quelques mots, histoire de ne rien oublier. Son nom ne lui revenant pas, elle abandonna l’espoir de le retrouver. Internet était assez doué pour le faire pour elle. « Desprànon Omicron ». Rien qu’avec ces mots, on tombait sur une multitude d’informations, qui restaient bien sûr sommaires. Tarek N’Garesh. Responsable de la Section aérienne. D’autres informations se joignaient à ça, mais Machi ne savait dire si elles étaient erronées ou non. Sur la toile, il fallait mieux se méfier… Ouvrant plusieurs pages, elle s’apprêtait à arrêter ses recherches pour la nuit quand elle tomba sur un genre de forum. Le graphisme était criard à souhaits et certains n’avaient pas du apprendre à écrire dans leur enfance, mais le fond y était. Un nom était mentionné plusieurs fois, en plus de ceux d’autres personnes ou des Desprànons.

« Pour lui, ça serait si simple de renverser le Gouvernement ! Pas besoin d’armes, ni d’hommes ! Il peut vous trouver toutes les infos que vous voulez en quelques secondes ! »


D’autres éloges courraient.

« J'ai déjà obtenu des infos que personne ne pouvait me fournir. Un vrai trésor ! D'une rapidité en plus... »


« Aucune information ne lui échappe ! Avec Wasp, pas de secrets ! C’est un vrai pro.»


Wasp… Ce nom ne lui disait rien du tout. Certains prônaient même une prise de pouvoir avec une élimination totale de Gouvernement et de tout ce qu’il contrôlait. Pour Machi, c’était un peu trop gros à croire. Même s’il semblait tout savoir ou tout lire, renverser un pouvoir en place derrière un écran, bof. En étant seul en plus... Ce n’était pas sa mentalité et ça paraissait surtout fortement improbable ! Dénichant quelques membres encore connectés malgré l’heure plus que tardive, elle échangea quelques messages, obtenant rapidement l’adresse convoitée. Bon… Maintenant il fallait se lancer ! Mais comment… ? Par quoi commencer ? Se présenter ? Mouais… Rien ne garantissait que les réseaux n’étaient pas surveillés. Après quelques lignes, elle effaça tout. Trop pompeux… Autant être naturelle et franche.

"J'ai pas mal entendu parler de vos exploits sur le net. Ce qui m'amène à venir vous demander de l'aide. Pour aller droit au but, j'aurais besoin d'accéder à des dossiers secrets. Avant de vous en dire en plus, j'aimerais juste savoir si ce qu'on dit sur vous est vrai. Vous pouvez accéder à toute sorte de fichiers sécurisés et cryptés, même ceux du gouvernement ?"


Ceci fait, elle l’envoya sans relire histoire de ne pas se prendre la tête sur des futilités. Se glissant sous la couette avec son Koara en guise de peluche, elle attendit. Sans pour autant trouver le sommeil. Avait-il répondu ? L’enverrait-il balader ? Devait-elle vraiment croire tout ce que les gens disaient sur lui ? Autant de questions qui taraudaient son esprit. Sans oublier l’image glauque du Desprànon qui se collait sur sa rétine. Récupérant la tablette à tâtons, elle la ralluma, constatant avec étonnement la réponse du dit 'Wasp'.

"Ça dépend. Je bosse pas pour n'importe qui. J'ai moyen d'accéder à tout ce que je veux, des feux de circulation aux dossiers secrets du Gouvernement, tant que le Supercalculateur ne s'occupe pas lui-même de leur protection. Quoi que cet emmerdeur résistera pas longtemps. Qu'est-ce que tu veux ?"


Finalement, ça avait l'air vrai cette histoire. Peut-être qu'elle obtiendrait ce qu'elle voulait assez rapidement... Quoique ça dépendait aussi de ce qu'il demanderait en retour...

"J'ai besoin d'accéder aux dossiers de certains membres du Gouvernement. Si je pouvais aussi avoir des renseignements sur quelques prisonniers d'Epic Jail, ça serait le top.Pour qui aimerais-tu bosser ? Que veux-tu en échange ?"


La réponse ne tarda pas, pas plus que toutes les suivantes.

"Je bosse pour ceux qui comme moi, font partie des dix bêtes noires du Gouvernement. Ce que je voudrai en échange dépend de ce que tu peux offrir."


Les Dix bêtes noires du Gouvernement ? Une façon assez poétique de décrire les Datenshis. Bien qu'un peu exagérée vu le calme actuel du groupe.

" ... Ca ne devrait donc pas poser trop de problèmes. Quant à ce que je peux t'offrir, ça dépendra de ce que tu veux. Hormis quelques informations, je n'aurais pas grand chose. Hormis si tu préfères les paiements par nature."



Quelques zens ou quelques infos qu'il devait déjà avoir, c'était tout ce qu'elle pouvait offrir. Pas grand chose en somme. La dernière proposition tombait plus dans la boutade que dans la réelle proposition. Offrir son corps pour des informations... C'était vraiment pas son truc !

"J'aurais peur d'accepter et de me retrouver avec un vioque de soixante ans sur les bras, oublie les paiements nature, j'suis pas très câlins.Tu pourras me payer des pizzas. Ce genre de boulot, c'est long et fatigant. J'vais avoir besoin de bouffe."


Sa réponse ne manqua pas de la faire sourire. Et sa proposition lui convenait parfaitement.

" Pas de risques. Mais va pour les pizzas et tout ce que tu voudras d'autre pour t'alimenter. Comment est-ce que tu procèdes ensuite ?"
"Plusieurs options. Soit on coupe contact et je te joins quand j'ai réussi à avoir ce que tu veux, ce qui peut prendre un temps très variable, soit on se voit."


Machi n'aimait pas la première idée. Trop longue, pleine d'éléments aléatoires... Trop instable. Par contre la seconde...

" Je prends la seconde option. Où et quand ? Peu m'importe, je suis totalement libre."
"Modula, au spatio port. Enfin. Dans le fast-food juste en face. Façade bleue, grandes baies vitrées. Pour la date... le plus tôt possible. Ceci dit. Donne-moi plus de détails sur ce que tu veux."


Des détails ? Mieux valait ne rien oublier s'il prenait pour argent comptant ses dires. Son bout de papier griffonné à ses côtés, elle se lança, tâchant de ne rien oublier.

" Bien. Je peux y être demain, en début de matinée. Ce que je veux ? Des renseignements sur chaque Desprànon, et en particulier sur l'Omicron. Sur son passé, et ce qui le relie à Epic Jail."
"Y'a quelque chose sur lui qui te fait tiquer ou bien ? J'aime bosser quand ça m'intéresse, et je dois savoir précisément ce que je dois chercher. Tu peux parler ouvertement, pendant qu'on tapait la causette j'ai détourné les flux de données, placées sur un serveur personnel, et je les ai cryptées. On est seuls au monde. Ainsi tu pourras peut-être aussi décliner ton identité."
"Plusieurs choses me font tiquer oui. Les circonstances font que j'ai rencontré ce Desprànon, plus que louche. Tarek machin-truc si tu connais, embauché au poste il y a deux ou trois ans je présume. Et que j'aimerais me renseigner sur lui. Il a fait référence à la liste des prisonniers d'Epic Jail, j'ai donc supposé qu'il avait pu y faire un tour, ou avoir eu une affaire en rapport, un accident, je ne sais quoi. Je pense aussi qu'il s'est passé quelque chose à Modula, dans la zone Est précisément. Il y a longtemps ou non, je ne saurais pas le dire. Pour en revenir aux civilités, je suis Machi. Je pense que ça devrait largement te suffire comme information."
"Ca fera l'affaire. Tarek N'garesh ouais. Je connais, il était là quand je bossais au sixième Escadron. Type louche. Passait pas mal de temps à Modula. Pour un tacticien, dangereux. J'verrai ce que je peux trouver sur lui. Pour notre rencontre, on restera pas sur place. On ira chez moi si ça te dérange pas."
"Pas de problèmes. A demain donc."


Ça, c'était fait ! Et de manière bien plus rapide que ce qu'elle n'osait espérer. Un mois... Pauvre Tarek, c'était bien plus qu'il ne lui en fallait si ce Wasp se révélait vraiment doué. Éteignant la tablette une bonne fois pour toutes, elle tacha de trouver le sommeil, tournant, se retournant, essayant de nouvelles positions. Mais rien n'y faisait... Bah... Il ne restait que quelques heures avant le lever du jour. Heures qu'elle passa à rêvasser, se rappelant chaque seconde de sa rencontre de fortune. Dans un mois... Les choses ne seraient sûrement pas aussi simples.

Douche rapide, habillage tout aussi prompt, elle quitta la chambre louée pour quelques jours, son Koara sur les talons. Elle avait beau eu lui expliquer et lui ordonner de rester seul, qu'elle allait faire une course rapide, il n'en faisait qu'à sa tête. Même enfermé, il aurait trouvé de quoi se faire la malle rien que pour l'embêter. C'était têtu ces bêtes là... Se retrouvant au grand air, elle apprécia la vue des rues encore désertes, le soleil pointant juste le bout de son nez sur les entrailles de la ville métallique. Pour se rendre plus vite au lieu de rencontre, elle emprunta les transports communs, bien plus rapides que ces pauvres pieds. Tagada fourré dans son sac, elle referma la fermeture, lui laissant juste de quoi passer la truffe pour respirer. Elle n'avait pas de temps à perdre à le chercher si jamais il s'égarait ou embêtait les passants. Arrivant au spatio port, elle suivit les indications de Wasp, trouvant bien vite le fast-food indiqué. En même temps, la façade teintée de bleu criard ne pouvait échapper au regard. S'installant sur la terrasse, elle commanda une boisson chaude, juste de quoi patienter et de ne pas avoir l'air trop suspect... Quand même. Même s'il était encore tôt. Il ne lui restait plus qu'à attendre et à seulement espérer qu'il ne lui poserait pas de lapin ou autres sympathies du genre...

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Ellis Soljänder

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Lun 9 Avr - 20:29

Ca s'active. Ca commence doucement à bouger. Ca, c'était la pensée de Wasp en allant se coucher. La jeune femme observa le soleil qui se levait par la fenêtre de son appartement, et soupira doucement. Oui, et alors ? Est-ce qu'au fond ça la regardait ? Elle ne voulait plus entrer en contact avec qui que ce soit. Quand elle le faisait, c'était toujours par personne interposée, par mail, par un quelconque autre moyen que le contact physique. Oui, elle était socialement retardée, mais... C'était plus par peur qu'autre chose. Huit ans de sa vie enfermée, ça n'avait pas arrangé les choses. Cette peur se muait en haine et en colère au fond d'elle, aussi elle ne ressentait pas les tiraillements caractéristiques de la frayeur, mais réagissait comme un animal sauvage. Il agressait quand on lui faisait peur. Elle fonctionnait un peu -à peu près- sur le même principe.

Mais si elle voulait se venger... Elle ne pourrait pas y arriver seule. Pas mal de gouvernementaux en avaient pris pour leur grade à cause d'elle. Exécutés après qu'elle ait révélé des infos sur eux à des rebelles extrémistes ou à des organisations criminelles. Arrêtés par leur propre organisation pour fraude et infraction de la loi. Les sources anonymes d'information, fallait s'en méfier, mais elle avait une précision chirurgicale en ce qui concernait les preuves et documents à fournir. Ce n'était pas facile, car il fallait chercher dans beaucoup d'endroits, et parfois même sortir de chez elle pour en prendre quelques uns en filature. Mais quel que soit le temps que ça prenait, elle arrivait toujours au bout de ce qu'elle entreprenait. Sans être motivée pour autant. Elle savait qu'en restant inactive, elle deviendrait folle - c'était déjà un peu le cas...-, alors elle s'occupait. Et rien de tel pour ça que de se venger de celui qu'elle considérait comme entier fautif de ce qu'elle avait subi, mais aussi de ce que les autres subissaient. Être une mine à informations lui permettait d'être très au courant de ce qui se passait dans le monde. Et c'était loin d'être le confort absolu. Pour ceux qui acceptaient docilement la tyrannie qui leur était imposée, rien à dire. Mais pour ceux qui voulaient, comme elle, être libres de toute entrave, physique ou morale, c'était autre chose. Alors que les autres vivaient dans la lumière et la chaleur, eux vivaient dans un monde opposé et physiquement semblable, pourtant. Aucun droit sinon celui de se faire arrêter, et obligé de masquer leurs idéaux s'ils voulaient pouvoir trouver emploi, toit, et même accéder aux soins en cas de maladie. Parce que le GHU était évidemment tenu par le gouvernement, et que les cliniques privées demandaient des sommes colossales afin de pouvoir concurrencer le mastodonte gouvernemental de la médecine. Charmant.


Mais là, la pirate retrouvait un peu de motivation. Pas plus tard que cette nuit, un de ses "amis", était venue la voir, sur le net, en lui parlant d'une personne qui cherchait à avoir des renseignements confidentiels sur le gouvernement, et mieux, sur les têtes pensantes. Là, c'était le scepticisme total. Le forum sur lequel elle avait traîné comportait de tout. C'était certes un site illégal avec un grand nombre d'anti gouvernementaux -les pirates le sont presque tous-, mais tout de même, qu'elle soit bête au point de ne pas avoir crypté ses messages et utilisé une multitude de relais pour sa connexion... Elle l'autorisa donc à la joindre sur l'adresse mail qui servait aux autres pirates pour communiquer avec.

Dès qu'elle reçut le premier mail, son oeil activa Asphyxia et retraça la connexion, inspecta l'ordinateur de son interlocuteur -un padle, visiblement-, et supprima de l'historique et de toutes les mémoires les éléments comprenant "Gouvernement", "Despranon", "Omicron", "Epic Jail" et "Renseignements". Tant pis si elle perdait des fichiers en ligne. Pendant qu'elle tapait la causette avec son contact, elle crypta aussi toutes les données et sécurisa la connexion internet de Machi, la sienne l'étant déjà, et s'occupa de placer plusieurs protections infomatiques au cas où un de ses "amis" voudrait fouiner et apprendre ce qu'un internaute lambda voulait de si important à Wasp. Quand elle eut fini, elle en était grosso modo à la moitié de leur conversation. Tous les messages étaient redirigés et enregistrés sur un serveur personnel, et dans on ordinateur, sur un disque dur fantôme. Comme ça, elle était assurée d'avoir quelque chose à donner à ceux qui pourraient lui en vouloir si jamais ce qu'elle lui racontait s'avérait être un tissu de mensonges. Ce ou cette Machi, elle n'en avait jamais entendu parler, et cela ne lui disait rien qui vaille. Et vu la manière utilisée pour la joindre -oh noob-, elle pouvait très bien faire partie de cette abrutie d'organisation qu'était le Gouvernement. C'était peut-être un Datenshi -elle ne les avait jamais croisé et le seul dans les registres du Gouvernement était Herleif Thorsen, le bourrin.

Une fois la conversation terminée, elle réduit à néant toute trace de leur conversation et des résidus de données qui marquaient leur contact, il ne resta rien. Elle chercha pendant plusieurs heures quelque chose qui correspondait à Machi, mais rien, le néant... Frustrée, c'est aux alentours de huit heures du matin qu'elle partit se coucher, sachant qu'elle ne dormirait pas longtemps. Elle devait se rendre au spatio-port plus tard dans la journée. En fait, elle ne dormit qu'une demie heure. Modula était vaste, et elle ne voulait pas aller là bas pendant les heures de pointe. Trop de monde, trop de risques. Du coup, elle se leva, se lava et s'habilla à peine après être entrée dans ce qui lui servait de lit.

Pour changer, elle ne ressemblait pas à grand chose. Un t-shirt gris et ample couvrait son buste, descendant jusqu'à mi-cuisse, avec une inscription sybilline en caractères qui l'étaient tout autant. Délavé et vieux de plusieurs années, il ressemblait plus à un torchon qu'à un vêtement. Son pantalon était un jean avec un imprimé camouflage militaire, accompagné par des rangers éclatées et elles aussi vieilles de plusieurs années. Elle mit une veste en cuir bien rigide par dessus ça. Pour se rendre au spatio-port, elle prendrait son Jack, et pas les autres transports. De toute façon, vivant dans un quartier relativement pauvre, les transports desservant les axes principaux de Modula ne s'attardaient pas ici quand ils venaient, et s'y arrêtaient de toute façon rarement.
Elle n'avait pas pris le temps de se coiffer, laissant les mèches de cheveux tomber de chaque côté de son visage fin et froid, en pointes noires d'encre. Son visage paraissait déjà beaucoup plus féminin ainsi. Elle ne prit pas la peine de se maquiller, pas même pour masquer son teint pâlissime, et souligner ses grands yeux de glace.

Spoiler:
 

Une demie heure plus tard, elle était devant la façade de la bâtisse qu'elle avait cité la veille. Elle gara son Jack dans une ruelle adjascente, et prit son sac à dos noir pour se diriger vers le fast-food. Dedans il y avait son inséparable padle customisé, un taser allumé, deux revolver, et un tube d'acier d'apparence commune, mais modifié par ses soins. Un circuit imprimé à l'intérieur et un petit ampli y était glissé, et quand Wasp le déclenchait, il provoquait de violents ultrasons, perceptibles par l'oreille humaine et suffisamment stridents pour provoquer des saignements des tympans. On était jamais assez préparés.

Elle alla s'adosser à la baie vitrée, et fixa de son regard intense et glaciale la personne déjà présente. Une jolie femme. Qui faisait vraiment femme, contrairement à elle qui n'avait de femme que les organes et le visage, qui valait le détour, si on oubliait la multitude de piercing et l'air figé qu'elle avait en permanence. Elle se tenait prête à se défendre.

"Machi... Machiii..."

C'était fredonné, comme une comptine. Sauf que c'en était pas une. Ç'aurait pu être une innocente chanson si elle ne visait pas à vérifier si l'autre était bel et bien celle qui voulait la rencontrer. Oui, comme entrée en la matière, on faisait mieux...
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mer 18 Avr - 16:34


Une fois la tasse suffisamment refroidie pour qu’elle puisse enfin la prendre en main, Machi se décida à avaler quelques gorgées, histoire de faire passer le temps. Attente qui promettait de durer encore un peu. Bah… Ca lui apprendrait à fixer des rendez-vous aussi grossièrement, sans horaires plus fixes. Demain matin… Machi se doutait que son interlocuteur aurait -sûrement- la bonne idée de ne pas attendre l’heure de pointe pour se manifester, mais qu’en savait-elle au fond ? Tout ce qu’elle avait le mérite de savoir concernait un échantillon de ses capacités, sa faction et ce qui lui servait de carburant. Et encore. Elle n’avait pas la moindre idée de ce à quoi il pourrait ressembler, de son âge, … La véritable question était en fait ailleurs. Est-ce qu’il n’allait tout simplement pas lui poser un lapin ? Une réponse qui paraissait pourtant évidente dans la nuit, mais qui là, tout de suite, ne l’était plus autant. Elle n’avait aucune garantie. Seule l’attente lui confirmerait ou non sa rencontre.

Patientant donc encore et encore, les fines plaques désignant l’heure n’avançant pas d’un pouce alors qu’au moins une heure semblait être passée, elle commença à désespérer. Le lieu ne s’emplissait pas, le spatioport restant toujours aussi silencieux. Pas de quoi tromper l’ennui avec ça. Même l’écran qui faisait défiler les informations locales et internationales n’était pas intéressant. Accidents, politique, avancées technologiques plus ou moins ridicules. Les quelques résultats sportifs dont l’écrasante victoire de Modula sur l’équipe de Sérégon, victoire qui serait nul doute fêtée encore cette nuit. Le soleil serait présent une bonne partie de la semaine, avant un retour pluvieux voir orageux. Rien d’étonnant vu les températures assez étouffantes de la pleine journée. Alors que le présentateur allait appeler l’interviewé du jour, une voix résonna dans les oreilles de Machi, ne la laissant pas indifférente. Une voix qui, d’après les intonations, semblait tenter de mettre son prénom en chanson. Sans grands effets si on s’appuyait sur les frissons qui courraient le long de son épiderme. Ca faisait plus froid dans le dos qu’autre chose. Quittant l’écran des yeux, elle laissa quelques zens sur la table, récupérant ses clics et ses clacs avant de sortir. Machi ne savait vraiment pas à quoi s’attendre et voir ce fameux Wasp n’arrangea en rien l’étrange sentiment qui flânait sur sa peau, gagnant sa colonne vertébrale. Si elle s’était attendue à ça…

Les piercings. D’ordinaire, Machi était plus polie et évitait de trop fixer quelqu’un ou quelque chose. Mais là… C’était plus fragrant que le nez au milieu de la figure, plus surprenant qu’un mec aux cheveux roses flashy (ce qui n’était plus si rare, mais toujours aussi étonnant). Bon, déjà, se retrouver face à une femme l’avait surprise, elle devait se l’avouer. Wasp sonnait plutôt masculin de son esprit et ses représentations avaient pris le dessus. Première désillusion. Elle qui commençait à se dire qu’il faudrait bien trouver un jour, un homme et apprendre ce mystérieux domaine de l’amour. Mauvaise pioche. Malgré sa malchance avec les hommes, elle n’était pas encore tombée de l’autre côté. Ses vêtements ne la choquèrent pas, surtout après avoir petit à petit surmonté les piercings. L’autre élément plus marquant, c’était la pâleur de son visage relevé par la noirceur de ses cheveux courts. Avec au milieu de tout ça, des piercings. Encore et encore… Quel intérêt à aime se faire trouer la peau pour ensuite y porter toutes sortes d’anneaux, crochets et autres bizarreries du genre? Bref.

En réponse à sa « comptine » déroutante, Machi ne su quoi lui répondre. Mieux valait-il peut-être éviter de l’appeler par son nom. Si ‘Wasp’ correspondait au surnom qu’elle se donnait sur le net, il n’était sûrement pas malin de le sortir ici. Mais… elle ne connaissait ni son véritable nom, ni son prénom. Inventer un prénom ? Quelle flemme… Optant pour la simplicité sans prise de tête, elle lui adressa un sourire, lui confirmant par la même occasion son identité.

Enchantée

Pour la suite des évènements, elle la laisserait tout guider. Wasp ne voulait vraisemblablement pas traîner dans le coin pour blablater et Machi n’était pas fille contrariante. Lui tendant un sac rempli de pizzas et autres aliments, elle attendit patiemment la suite.

J’espère que ça t’ira. Ah… Et je ne crois pas encore avoir eu le privilège de te rencontrer. Donc bienvenue dans le groupe ! Même si c’est sûrement un peu tard et raté pour l’accueil…

Parmi les Datenshis, ceux qui étaient ceux être ses frères et soeurs d'armes, elle ne connaissait pas grand monde. Un vieux loup, une fleur dont elle n'avait plus vu trace depuis quelques temps. Et maintenant un disque dur sur pattes. Il était peut-être temps de s'appliquer à consolider les liens de cette famille si désunie, mais qui pourrait se révéler bien plus forte une fois soudée...


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Ellis Soljänder

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mer 18 Avr - 17:59

I found you, little girl.

Bingo. Les chances de trouver la bonne personne à cette heure-ci, devant l'immense spatio-port de Modula étaient selon les estimations de Wasp d'à peu près 90%. Pourquoi ? A part pour les missions spéciales et les commandos, les navettes gouvernementales ne poseraient pas encore les réacteurs sur les tarmac du spatio port avant quelques heures. De plus, vu l'heure matinale, les gens se dirigeaient actuellement vers le centre de la mégapole, qui se situait à des kilomètres d'ici. Il était donc d'une totale improbabilité de croiser beaucoup de monde ici pour des raisons anodines. Un rebelle à qui on avait donné rendez-vous, par contre, était fortement susceptible de se mettre en terrasse comme n'importe qui le ferait à d'autres heures, plus actives, histoire de se mettre en valeur, et de signaler sa présence au premier coup d'oeil, si on savait à quoi s'attendre. Et Wasp savait à quoi s'attendre. Après tout c'était elle qui lui avait donné le rendez-vous.

Quoi faire maintenant ? Prendre un café ? Sûrement pas. Les troubles autistiques d'Ellis la poussaient souvent à avoir des crises de paranoïa quand elle était trop exposée, et cela devenait dangereux autant pour elle que pour son entourage. Sa peur se muait en phobie viscérale qui donnait elle-même lieu à des manifestation de violence impromptue et extrêmement vives, totalement incontrôlables. Parfaitement consciente de ce problème, bien qu'elle employât d'autres termes pour le qualifier, elle évitait donc un maximum de sortir au grand jour. De toute façon, ses capacités servaient surtout à foutre le boxon sur les réseaux internationaux, et pour ça, un simple ordinateur -customisé afin de pouvoir l'exploiter à fond- suffisait. Pour ça, pas besoin de sortir. Son appartement bordélique et miteux lui allait parfaitement bien.

Elle ne répondit pas à Machi. Un autre problème chez Ellis. Son inaptitude à la sociabilité. Cela pouvait parfois paraître comme de l'indifférence ou du mépris, mais non. Elle enregistrait ce qu'on lui disait, et ne trouvait rien à répondre de pertinent, ou estimait que ce n'était pas la peine. Tout simplement. La réaction des autres ou leur avis, elle n'en avait rien à foutre.

Elle se saisit donc du sac qu'elle entrouvrit, et renifla doucement pour humer le parfum de ces délicieuses pizzas. Parfait. Elle avait de quoi bosser, et de quoi rentrer chez elle. Pas question de traîner ici plus longtemps, en somme. Elle se redressa, et fit un signe de tête à Machi, indiquant la ruelle adjacente à l'immense bâtiment en face d'elles.

"Suis-moi."

Pas bien compliqué. Ellis traversa la rue en hâte, avec sa compagne rebelle, et fit démarrer le moteur... en le regardant ? C'est bien ce qu'il se passa oui. Un petit programme informatique était incorporé au système de démarrage. Une sorte d'antivol, tout simplement. Théoriquement, c'était d'une simplicité aberrante. Il fallait simplement entrer un mot de passe pour que le courant entre le démarreur électrique et le moteur puisse s'effectuer. Simplement, l'absence de clavier rendait la chose humainement impossible. Un petit écran était bien présent sur le tableau de bord de l'appareil, mais il brillait toujours d'une couleur blanche unie, sans la moindre touche. C'était la porte d'entrée d'Asphyxia, qui permettait à Wasp d'entrer elle-même le mot de passe en glissant magiquement les caractères cryptés à leur emplacement dans l'interface de démarrage. Rien de bien compliqué, et pourtant très efficace. Ainsi, quand Ellis fut à portée de l'appareil, elle activa son pouvoir, et immédiatement, le jack s'éleva d'une trentaine de centimètres au dessus du sol, produisant une vibration sourde. Un modèle anti-gravité, rien que ça.

"Grimpe."

S'il te plaît, ça l'aurait écorchée ? Qui sait. Elle n'y a même pas pensé. Une fois en selles, Wasp démarra en trombe, et se dirigea donc à une vitesse largement en dehors des limites de la légalité vers la banlieue de Modula, où elle avait construit son petit nid. Comme par hasard, à chaque fois qu'elles approchaient d'un feu de signalisation à un carrefour, les feux passaient au vert pour leur voie, laissant les autres dans le rouge. Vraiment, vraiment très pratique. Le résultat fut qu'au lieu des soixante minutes qu'il fallait NORMALEMENT pour atteindre l'habitat d'Ellis, elles en mirent la moitié. Voies favorables et vitesse en excès notoire. Ellis ne freina en fait que lorsqu'elles furent garées devant l'immeuble -d'apparence misérable, je vous le concède- où elle vivait. Comme nombre d'habitations à Modula, y compris en banlieue où l'on retrouvait la population la moins riche de la ville, les habitations étaient surtout concentrées dans la hauteur. La technologie du bâtiment dans la mégapole métallique étant très poussée, on pouvait sans peine battre des records de hauteur qui des années auparavant auraient paru au delà des compétences de construction humaines. Cet immeuble-ci, d'un gris terne, possédant même quelques vitres cassées, des traces de brûlures d'incendie à un étage, était pas spécialement le plus beau du quartier, mais s'élevait quand même sur une centaine d'étages. Ellis vivait au troisième. Elle intima donc à Machi de la suivre dans le hall de l'immeuble, l'ascenseur, puis le couloir qui conduisait à sa porte, commune à toutes les autres, portant le numéro 1011.

Ce qui faisait l'aspect unique du domicile d'Ellis, c'était le fait que tous les autres appartements de cet étage étaient parfaitement vides. Quelques meubles, mais pas un seul locataire. En dehors d'Ellis, qui louait les dix-sept appartements pour ses usages personnels. A vrai dire, elle n'usait que de deux ou trois d'entre eux. Les autres étaient des leurres. Il y avait bien des noms sur les bails, mais fictifs. Le but de cette mascarade était que si quelqu'un fouinait par ici et cherche Ellis, il ne la trouve pas. Et c'était aussi pour qu'au troisième étage, personne ne sache qu'elle était là. Vu qu'il n'y avait pas d'habitant ici, elle ne risquait pas de croiser grand monde. Et sûrement pas un de ces foutus gouvernementaux, dont certains habitaient dans les étages supérieurs.

"Entre."

Elle entra d'ailleurs la première dans le minuscule habitat. Malgré l'argent que semblait posséder Ellis -en tant que pirate hors concurrence, ses services étaient à un prix délirant en raison de leur nature très risquée-, l'appart' était d'une pauvreté misérable. Il s'agissait d'un trois pièces. Un salon-cuisine, une salle de bain et deux chambres. Un petit couloir faisait office de hall d'entrée, à peine assez large pour une seule personne, conduisait au salon. Petite pièce d'environ 15 mètres carré, on pouvait y voir au bout de celui ci, face au couloir, une fenêtre, avec juste en dessous la gazinière électrique qui faisait office de cuisine, avec évier, lave-linge séchoir et un grand réfrigérateur. Sur la droite -toujours en sortant du couloir-, il y avait la porte donnant sur la première chambre. Sur la gauche, un autre petit couloir conduisait à la seconde chambre et à la salle de bain. Mais le centre de cette habitation restait le salon. A côté de l'entrée du couloir donnant sur la deuxième chambre, un entrelacs tordu de câbles et de prises trônait en silence. L'ordinateur d'Ellis, son petit bébé. Rien à voir avec ces petits paddles. Accroché à environ un mètre du sol, un écran large d'un bon mètre et haut d'une soixantaine de centimètres, servait de moniteur. Haute définition, trois dimensions holographiques, toutes les dernières options high-tech. Sous l'écran, le centre vital du monstre. Trois coques d'aciers reliées entre elle par des tuyaux en pvc servaient d'unités centrales. Performances combinées, triple processeur à coeurs multiples, une trentaine de ventilateurs, et juste devant, un clavier mécanique, nullement tactique, possédant un peu trop de touches pour un clavier normal. Nombre de clés de stockage étaient rangés dans une petite boîte en fer-blanc, contenant des données certainement compromettantes et illégales, et contre le mur sur la gauche du couloir d'entrée, une grande armoire métallique, contenant les documents iconographiques et papier. Et pour finir, sur la droite du PC, entre le réfrigérateur et le monstre informatique, il y avait un grand panneau de bois fixé au mur, vide pour le moment. Quand elle avait une affaire tendue, c'est ici qu'elle fixait les documents papiers, conjoints à ceux sur l'écran, et qu'elle s'échinait à résoudre énigmes et mystères concernant une personne avant qu'elle ne l'envoie aux oubliettes. Ah, et pour finir... canettes de bière, bouteille d'alcool plus ou moins forts jonchaient le sol à côté des cartons de pizza vides. Un canapé défoncé et inutilisé trônait dans un coin de la petite pièce, pour pouvoir s'asseoir.

Oui, Ellis était sûrement un peu bizarre. Mais pas à prendre à la légère DU TOUT.

"Installe-toi, et réfléchis à ce que tu vas me demander. Si tu veux à boire, t'as de la bière et du jus d'pomme au frais. Sers-toi, sinon j'peux faire du café. *Elle se retourna vers l'ordinateur* Allumage."

Commande vocale, encore un truc courant. Malgré sa taille plus qu'imposante, son ordinateur ne faisait pas le moindre bruit, hormis le souffle discret des ventilateurs. Quelques secondes après, une interface au fond noir et aux écritures vertes apparut sur l'écran. Son petit moteur de recherche personnel.

"Si c'est sur moi que tu veux poser des questions, tu peux aussi. Mais gaffe à ce que tu vas dire, Miss."

Pas très agréable comme nana... Mais le simple fait qu'elle l'ait conduit ici alors que théoriquement personne n'avait le droit d'entrer ici montrait bien qu'elle lui accordait un début de confiance. Fragile et sommaire, mais tout de même. Ellis elle-même était justement en train de se demander si elle faisait pas une grosse connerie, et si elle n'avait pas plutôt intérêt à l'éconduire tout de suite pour éviter les emmerdes qu'elle sentait se profiler à l'horizon. Wait and see.

"Bon, et on va peut-être se mettre au travail, qu'en dis-tu."
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Dim 22 Avr - 20:27


Un sourire l’aurait sûrement écorché. C’était l’impression que tirait Machi de cette première approche. Aborder une inconnue n’avait rien de simple, elle le concevait pour avoir cherché quelques mots à dire histoire d’amorcer un peu le tout. Mais là… Ni mot, ni signe. C’était le néant. Elle avait dit ou fait quelque chose de dérangeant ? Elle lui avait semblé bien plus loquace derrière son écran quand la distance entre elles ne leur permettait pas d’autres contacts. Les mots étaient peut-être un peu crus certaines fois, mais rien de dramatique. Bon… Point positif, elle avait quand même réussi à sortir son prénom et à l’appeler, ce qui n’était peut-être pas une si mince affaire pour elle. Se décidant à laisser la politesse et tout autre bavardage visiblement plus qu’inutile pour Wasp, elle se contenta d’attendre la suite des évènements. Passivement.

« Suis-moi ». Des mots ! Certes très directs, mais des mots. Un semblant d’échange entre deux êtres humains. La communication ne promettait pas d’être des plus faciles entre les deux jeunes femmes. Suivant donc Wasp, elles traversèrent rapidement pour se retrouver dans une ruelle à l’abri des regards, dans laquelle elles tombèrent face à un bolide. L’un de ceux que vous n’avez jamais le temps de voir parce qu’ils roulent trop vite. Un peu dangereux du goût de Machi vu les avancées faites pour les rendre plus silencieux. Mais soit. De ce qu’elle en savait c’était un Jack. Après son fonctionnement, ses options et tout le reste… Machi n’en avait jamais utilisé - pour la simple et bonne raison qu’ils étaient excessivement chers et qu’une bonne partie de ses modestes revenus passaient dans son loyer et ses divers voyages à gauche et à droite. Et qu’elle n’avait pas l’honneur de connaître quelqu’un en possédant un pour se faire emmener en promenade. Le voyant se soulever de quelques dizaines de centimètres du sol, sa curiosité s’estompa pour laisser place à une pointe d’inquiétude. C’était sûr son machin volant là ? Non pas que ça lui paraissait un peu bancal mais… Pour deux personnes et tout ? Ca ne risquait pas de tomber en panne en vol ou un truc du genre ?

« Grimpe ». Tout de suite maintenant ? Sûr ? Elle ne pouvait finir d’inspecter la bécane avant ? Vu la commodité de son interlocutrice, mieux valait ne pas tenter le diable. S’installant donc comme elle pouvait, elle s’accrocha timidement au haut de sa comparse, calant son sac sur ses genoux. Mais ses bras finirent bien vite par entourer la taille de Wasp quand celle-ci démarra au quart de tour, les emmenant vite, trop vite à travers la ville métallique encore calme. Machi s’accrochait à Wasp comme une moule à son rocher, et que ça lui plaise ou non, le résultat serait le même. Il n’était même pas concevable qu’elle s’en détache. Elle tomberait sinon. Machi ne vit rien du voyage sinon les rues et trottoirs qui s’étendaient sur sa droite. Malgré la douleur que son cou commençait à crier, elle n’osa pas bouger d’un centimètre carré pendant toute la durée du voyage qui lui parut, forcément, une éternité. Ce n’est que lorsqu’elle sentit le véhicule ralentir qu’elle s’autorisa un mouvement, se déliant silencieusement un cou bien endolori. Posant pied rapidement à terre, elle ne fut pas mécontente de retrouver des sensations connues et bien réelles. La vitesse ne l’avait pas tant que ça dérangée, c’était plutôt « l’altitude » et l'allure frêle de l'engin. Ses jambes non remises du voyage restaient un peu flageolantes, pas de quoi s’effondrer heureusement. Suivant son guide, vers l’immeuble qu’elle indiquait, elle ne manqua pas de noter l’aspect plutôt ‘pauvre’ du quartier. Plus on s’éloignait du centre, moins la vie était belle. Ce refrain ne se démodait pas au fil des millénaires.

Après quelques rapides minutes, elles atterrirent au troisième étage de l’immeuble qui devait en compter pas loin d’une centaine vu sa hauteur culminante. Machi aurait bien pris la peine de les compter mais elle n’en avait pas eu le temps. Entrant donc dans l’appartement de Wasp selon ses ordres, elle se cala dans un coin, de peur de prendre trop de place ou de marcher sur un truc qu’il ne fallait pas. Non pas qu’elle était blonde mais… Elle se méfiait. Mais finalement, la brunette sembla délier un peu sa langue une fois retournée de son havre de paix. L’extérieur la taraudait tant que ça ? Au point de lui en faire perdre sa langue ? C’était louche… Déposant son sac et son arme dans un coin de la pièce, elle s’installa dans un coin, n’osant pas encore approcher le canapé ni se servir à boire, non loin de l’écran géant qui ornait ce qui ressemblait à un PC. Encore un domaine dans lequel elle ne connaissait rien. Son padle lui suffisait grandement pour le si peu qu’elle avait à faire. Malgré l’imposante ossature de fils, de tours et l’écran hors normes qui sortait du mur, la pièce restait toujours aussi agréablement silencieuse. Chose étonnante quand on voyait un coucou du genre. Sa curiosité détournée par Wasp, elle chercha la raison d’un tel dialogue. Miss ? Elle connaissait son prénom, pourquoi l’appeler avec un truc aussi commun ? Elle ne la draguait quand même pas ?!

Je pensais simplement à me présenter, histoire de te rassurer s’il y a besoin. Machi Kuragi, 21 ans, originaire de Shangyu. Je manie le sabre et l’eau. Datenshi depuis un peu plus d’un an maintenant. J'aime me mesurer au Gouvernement mais je commence à me dire que les dix manquent sérieusement d'unité et qu'il faudrait y remédier pour être efficaces. Et rapidement.

Au moins il n’y avait plus de secrets de son côté. Si Machi avait été jusqu’à révéler ses capacités, ce n’était pas pour se vanter. En côtoyant un natif de Shangyu, il était de toute façon sûr qu’il saurait manier les armes tranchantes ou les arts martiaux. Si ce n’était pas les deux. C’était plutôt une mise en confiance qu’elle recherchait. Elle n’avait rien à cacher à un comparse.

Je n’ai qu’une seule question à te poser avant de parler de choses plus sérieuses. Je t’ai donné mon prénom, tu pourrais peut-être me donner le tien maintenant que tu sais que je ne suis pas une blague ou un piège. A moins que tu tiennes à ce que je t’appelle Wasp…

‘Wasp’ lui faisait clairement penser à un homme. Ce qu’elle n’était pas. Et puis tout le monde l’employait sur le net, ce n’était pas très personnel et donc peu enclin à créer des liens plus facilement. Surtout lorsqu’on appartenait à la même faction. Après... Elle pouvait toujours lui refuser, ça ne la rebuterait pas.

Je dis que c’est toi qui choisis. Qu’est-ce que tu as besoin de savoir en plus de ce que j’ai déjà pu te dire ?

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Ellis Soljänder

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Jeu 26 Avr - 17:01

Cet appartement était vraiment miteux, ça... on pouvait pas dire le contraire, même en étant aveugle. De toute façon, Ellis le savait et s'en tapait complètement. Ce qui lui importait était de pouvoir bosser en toute sérénité, loin de l'agitation extérieure, et sans le moindre voisin pour venir la faire chier. La gueule générale de l'appartement elle s'en fichait, c'est pas comme si elle organisait des fiestas tous les samedis soirs avec des dizaines de personnes un peu trop regardantes sur l'apparence. Quand elle voulait se détendre ou passer du bon temps, elle allait en boîte. Elle finissait toujours par trouver un mec -ou une fille- pour rendre sa soirée plus agréable, et la journée d'après -si elle s'en souvenait-.

Mais pour l'heure, il s'agissait surtout de se mettre à l'aise. Elle partit quelques minutes dans sa chambre pour se changer, et revint peu de temps après. Toujours pas coiffée, mais adieu le pantalon et la veste de motard en cuir rigide. Elle portait un simple débardeur noir qui laissait voir une partie du tatouage qu'elle avait dans le dos, laissait appartent le barbelé sur son bras, et en bas, portait une jupe qui s'arrêtait à mi-cuisse, en jean noir. Des baskets éclatées en guise de pompes, et voilà. Là elle pouvait bosser, et accessoirement être un peu plus bavarde, puisque visiblement Machi semblait être assez sensible au manque de tact, de politesse, et de discussion dont souffrait Ellis, qui n'était que pathologique, et donc parfaitement incurable. Ou presque. Mais l'heure n'étant pas à débattre sur les théories de médecines quant à l'autisme et aux troubles psychopathes curables ou non, avançons un peu, voulez-vous.

Ellis sortit deux bouteilles de bière fraîche du frais, et lança la cafetière à chauffer pour du café, au cas où. Elle en buvait constamment, mélangé à de l'alcool ou non. Ca la maintenait éveillé, c'était le principal. Elle alla s'asseoir dans un coin du canapé, les genoux ramenés contre la poitrine, et observa en silence Machi pendant quelques secondes, jetant de temps à autres un coup d'oeil à son ordinateur qui se préparait de lui-même à supporter la magie informatique d'Ellis. Elle sirotait tranquillement sa bière, puis se décida à prendre la parole, après que Machi ait entamé la discussion.

"En dehors de ces murs *elle fit un tour de main désignant l'ensemble de la pièce rapidement* je suis Wasp. C'est pas qu'un pseudo sur le net, qu'on se le dise. A l'intérieur, je suis Ellis Soljänder, 24 ans. Ancienne cyber-traqueuse du sixième Escadron du Gouvernement puis enquêtrice sur le terrain au service de ses abrutis, récemment promue à la piraterie illégale et au sabordage des réseaux internationaux gouvernementaux. J'ai accès à tout. Je ne maîtrise pas d'autres armes que mes poings et ce que j'ai sous la main. Je ne maîtrise aucun élément. Mais j'ai la faculté d'entrer dans n'importe quel système électronique et informatique et d'en prendre le total contrôle, pour le plier à ma volonté. D'autres questions ?"

Elle en tout cas, n'avait plus grand chose à dire. Elle venait de lui donner son nom, qu'elle abhorrait, son ancienne profession, son pouvoir. Si elle voulait son tour de poitrine ou une proposition pas très décente, elle se mangerait le taser coincé à l'arrière de sa jupe, sous un pan de débardeur. Ouais, elle en avait toujours un. Pas parano sur les bords -quoi que-, mais extrêmement prudente, elle était bien placée pour savoir que la compagnie la plus rassurante était parfois celle qui pouvait causer le plus de dégâts. Et ça, jamais plus.

Lorsqu'Ellis vit que l'ordinateur était fin prêt au boulot, elle prit trois coussins sur le canapé qu'elle posa au sol, devant les tours et le clavier, à environ un mètre cinquante de distance de l'écran. Il était suffisamment large et les caractères suffisamment gros pour qu'on puisse y voir correctement. Elle laissa un ou deux coussins de libres pour Machi, et posa sa bière juste devant elle.

"Bon, pour résumer... J'dois chercher des infos sur Tarek Ngaresh, Omicron Despranòn, en commençant donc par les états de service, des recherches sur sa famille, et ce qui le lie à Epic Jail. Donc une fouille poussée dans les registres, comptes rendus psychologiques, visites, appels... Si y'en a. Le café est chaud, va le chercher, Miss."

Elle commença donc à pianoter vitesse éclair sur son clavier, qui vu la vitesse de frappe et la précision chirurgicale d'Ellis, devait souffrir le martyr à chaque fois qu'elle s'en servait. C'est à dire presque tout le temps. Elle regarda Machi de ses grands yeux et leva un sourcil.

"Tu veux que j'commence par quoi ? Par ordre d'importance, tant qu'à faire. Comme ça si jamais on se fait gauler, on aura le temps de se tirer avec le plus important."
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mer 9 Mai - 10:12


Coincé dans un coin d’appartement, Machi se sentait bien. Faire un pas de plus, c’était plonger dans un monde inconnu où une personne plus ou moins accueillante semblait l’attendre. A la rigueur, passer les prochaines heures dans ce petit bout de pièce, ça ne la dérangeait absolument pas, bien au contraire. Hormis si Wasp se montrait plus engageante. C’était bien la première fois qu’elle ne savait autant pas où mettre les pieds. Très dérangeant.

Les yeux rivés sur l’écran, elle le pria de se dépêcher un peu plus que ça, histoire que le malaise passe et qu’elles puissent parler affaires. Le regard de Wasp ne lui plaisait pas non plus, la mettant un peu plus mal à l’aise. Vous connaissez cette impression de n’être qu’une tâche immonde dans un décor ? C’était un peu ça. Entre deux gorgées de bière, l’hôte se décida à lui répondre, lui révélant quelques bribes de son parcours et ses capacités - pour le moins étonnantes. Mais aussi pratiques. A la réflexion, que pouvait-on demander de mieux qu’une personne capable de s’infiltrer dans les systèmes informatiques pour un clan rebelle ? Absolument rien. Une force de frappe c’était bien. Doublée d’un esprit tactique et soudé, c’était mieux. Avec une force d’infiltration, c’était le summum… Il était vrai qu’elle devait certainement connaître une limite, mais si cette femme était si réputée, les barrières gouvernementales ne devaient pas l’arrêter. Hors, c’est précisément ce qui les intéressait. Cette femme était un véritable cadeau pour les Datenshi. Et mieux valait qu’elle reste de leur côté. D’aussi loin qu’elle se souvenait -faibles souvenirs tirés de ses rapides rencontres avec d’autres rebelles- hormis Ashura, le reste des Datenshi était plutôt du genre rentre-dedans. Mais passons. Et non, elle n’avait pas d’autres questions.

Ellis s’affairant près de son PC, Machi se dirigea vers l’humble cuisine y attrapant le café commandé. Non, non, elle n’avait pas du tout noté qu’elle jouait un peu la bonne de service. Mais elle lui devait bien ça. Après avoir attrapé une tasse traînant non loin, elle se retourna vers le salon, ramenant donc le dit café près de la propriétaire des lieux. Machi n’était pas fan du café. Ni de la bière à vrai dire. Elle se contenta donc de s’asseoir sur les coussins posés à même le sol, de manière à bien voir l’écran. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle les scella de ses bras, pensive. Les informations vraiment importantes… Que voulait-elle vraiment savoir sur ce dégénéré ? Ses appels, ses mails ? Elle s’en fichait royalement. Ses contacts, pourquoi pas… Les comptes rendus psychologiques… Était-elle vraiment sûre de vouloir confirmer ses pensées ? De lire les mots « psychopathe », « instable »… Non, elle n’était pas prête à voir ses doutes confirmés. Les rapports sur lui devaient être… particuliers. Y lire des notions ou des rapprochements de son comportement à celui de buveurs de sang sadiques ne l’étonneraient presque pas. La seule chose qui l’étonnait en réalité, c’était la décision du Gouvernement. Pourquoi placer un homme tel que lui aussi haut ? Pourquoi lui donner tant de pouvoir alors qu’il pouvait à tout moment le retourner contre eux ? Les mots de Tarek lui revenant en mémoire, elle reconsidéra la question.

Sache que je n'aime pas plus le gouvernement et ses sbires que toi.

… Finalement il était très doué. Machi n’avait pas rencontré son égal pour perturber de cette manière son esprit déjà embrumé. S’il était casé ou non, elle s’en fichait tout comme de ses premières dents. Au final, c’était plus simple de réfléchir aux choses dont elle se fichait plutôt qu’à ce qui l’intéressait. Mais il n’y avait pas grand-chose dont elle se fichait vu qu’un banal détail pouvait avoir son importance. Et comme elle comptait bien le bluffer lors de leurs retrouvailles…

Par ordre d’importance… C’est pas facile, tout ou presque m’intéresse. La priorité prioritaire ça serait peut-être quand même ce fameux lien qui le relie à Epic Jail. Que ses collègues le voient comme un psychopathe ou un dérangé de première, ça m’est égal, je sais déjà que c’en est un. Les registres d’Epic Jail et son passé, sa famille. En second lieu, si la réponse n’a pas déjà été donnée, son lien avec Modula et la zone Est.

Machi n’était pas sûre de vouloir savoir autre chose. Trop en savoir n’était pas le bon plan non plus. Même qu’en apprendre plus sur ses capacités ténébreuses, ce n’était pas forcément bénéfique. Prendre le risque d’en savoir trop, de prendre peur, de se dévaloriser et de fuir. Ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle avait eu un bon échantillon durant leur ‘combat’, c’était suffisant pour savoir que ni l’un, ni l’autre ne prendrait facilement le dessus. Et qu’elle avait ses chances pour en ressortir vivante.

Après… ça dépendra de l’évolution je pense. C’est hors de question que tu risques personnellement quoi que ce soit pour ce genre de choses.

En réalité, si elle n’avait pas entendu parler d’Ellis, Machi sera sans doute encore à se demander comment trouver aussi rapidement toutes ces informations, et ce, en restant discrète. Ce qui en soi, n’était pas une mince affaire quand on était aussi peu douée dans ce domaine. Peut-être qu’en allumant un peu un soldat du bon escadron ou un homme au rang un peu plus élevé, elle obtiendrait quelques bribes d’informations. Mais rien d’aussi conséquent que ce qu’Ellis lui proposerait sûrement.

Tu le connais personnellement ce Desprànon ? Lui ou un autre…

Un brin de parlotte qui ne lui serait peut-être pas autorisé si sa comparse devait se concentrer sans distraction aucune pour travailler…

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Ellis Soljänder

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mar 17 Juil - 21:45

"J'en connais aucun personnellement, et j'ai probablement du en croiser quelques uns au détour d'un couloir. Mais dans les machines du sixième, y'avait pas mal d'infos, et je les ai gardées dans le cas où je devrais mener des enquêtes externes. C'est presque le même principe, même si c'est en externe. Donc. Tarek Ngaresh, environ la quarantaine, Omicron Despranon, associé à l'Escadron Aéronaval. Il entra au gouvernement à l'âge de 28 ans. Avant ça, aucune trace de lui. Strictement aucune. Pas d'école militaire, pas de coopération avec les forces armées antérieures à son admission, rien. Il est apparu comme ça. Sa carrière et ses états de service sont parfaits. Il a grimpé vitesse grand V la hiérarchie de son Escadron en tant que pilote d'élite et stratège, avant de finir au poste de Despranòn. Des enquêtes ont été menées sur lui, mais rien n'a été trouvé. Ce type est un spectre. Mais s'il a parlé d'Epic Jail... je vais consulter les registres de sorties d'il y a 22 ans, pour voir si quelque chose de précis nous aurait échappé..."

Elle se retourna vers son ordinateur, et cette fois, activa son pouvoir. L'un de ses yeux devint noir, des chiffres verts acides courant sur sa surface. Plus de pupille, plus d'iris, son oeil n'était qu'un gouffre numérique. Elle infiltra le réseau internet via leurs serveurs, et se dirigea prudemment vers le réseau interne du gouvernement, cherchant une faille afin de pouvoir accéder aux dossiers d'Epic Jail. Les vieux dossiers qui avaient plus d'une décennie, sauf les cas extrêmes, n'étaient pas spécialement bien gardés. Ils prenaient la poussière dans les dossiers informatiques, à tel point que certains étaient même supprimés par mégarde lors des purges dans le système. Surveillant de son oeil valide les informations qui s'écoulaient sur l'écran, comme le temps d'utilisation du pouvoir, le taux de risque grimpant et autres détails difficilement compréhensibles, elle finit par atteindre son but. Elle lança une commande de copie, et laissant son pouvoir faire la copie totale des dossiers, les épluchant par la même occasion, elle soupira doucement. Ce fut bien plus facile qu'elle ne l'avait cru. Elle se tourna à nouveau vers Machi, un petit sourire malin aux lèvres. Elle tenait une piste sûre à presque 90%. Cela découlait uniquement de sa propre analyse, mais elle avait confiance en son jugement.

"Comme je m'en doutais, aucun Tarek Ngaresh dans le registre. J'ai eu beau fouiller, rien. Par contre... un homme qui correspond à peu près à sa description physique est sorti en même temps qu'apparut "Tarek". Marzaak Khaled, dont le nom a les mêmes origines que celui de Tarek. Ou du moins aussi tordu. Il est sorti après dix ans d'emprisonnement pour homicide volontaire, sans préméditation. Il semblerait que dans la zone est, à environ un quart d'heure du spatio port, il ait assassiné sciemment treize personnes. Trois d'entre elles étaient de proches amis, les autres des mafieux que Marzaak avait provoqué en leur volant des Jack. Il a fait exploser le sien, grâce à sa magie visiblement, détruisant la moitié de la ruelle et tuant tous les présents sur le coup. Il n'en sortit pas indemne. Il perdit son bras dans l'histoire. Dix ans plus tard, donc, après sa sortie de prison, ses parents moururent dans des circonstances suspectes. Ou pour être exacte, leurs corps n''ont jamais été retrouvés. Des recherches ont été menées, mais jamais personne ne put mettre la main sur ne serait-ce qu'un morceau de cadavre. Des fouilles dans les fleuves et sous terre ont été faites, rien. Quelques semaines après, une fois que l'affaire Khaled fut classée faute d'indices, Tarek Ngaresh entame sa carrière au gouvernement. Machi, tu veux vraiment poursuivre ce type ? Il a sans façon assassiné treize personne, et ses parents, sans qu'on réussisse à faire le lien, et sans qu'on retrouve leur cadavre. Ce type est maintenant Despranon, et de ce que j'ai pu en voir au Gouvernement... fait flipper pas mal de monde. Et après avoir lu tout ça, je suis pas spécialement rassurée non plus. Ce type est ni plus ni moins qu'un monstre."

Elle but une longue gorgée de café, annula Asphyxia, et alla dans la salle de bain chercher des médocs pour la migraine qui commençait à poindre. Elle commençait à avoir l'habitude, mais ça faisait tout de même un mal de chien. Elle avala les calmants, et retourna s'asseoir dans le salon pour écouter ce que Machi avait à dire. Le surveiller et tout le reste ne poserait pas de problèmes, mais le fait est qu'effectivement, il n'était pas stratège pour rien. Ses collègues au gouvernement, ou du moins ses subalternes, n'étaient pas rassurés quand il sortait de son bureau, et Ellis se rendait maintenant compte de la cause de cette crainte. Si jamais quelqu'un se rendait compte d'une surveillance ou d'un piratage de ses données personnelles, et le lui rapportait, elle ne donnait pas cher de sa peau. Restait quand même quelques énigmes. Il n'intéressait pas Machi à ce point uniquement par son passé, c'était sans queue ni tête. Elle la fixa intensément, puis soupira.

"Je peux aller très loin dans l'espionnage, tu as du t'en rendre compte. Mais me faut de vrais motifs. Je vais pas fouiller si c'est juste parce que t'as des vues sur lui. Et j'pense pas que son passé soit la seule chose qui t'intéresse. Pourquoi tu veux en savoir autant, et qu'est-ce qui t'intrigue chez lui ?"
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mer 18 Juil - 16:23

Tarek Ngaresh, la quarantaine, Omicron Desprànon. Jusque là, elle n’apprenait pas grand-chose de nouveau. Regardant Ellis sans ciller, elle attendait patiemment la suite. Assise en tailleur sur l’un des coussins, elle ramassa ses jambes de côté pour faire passer les fourmis sourdes qui commençaient à gagner son pied gauche, tout en restant parfaitement attentive à son acolyte. Ombre mystérieuse s’agrégeant au Gouvernement, sortie de nulle part, gravant le système à la vitesse de la lumière. Pas de faits et gestes marquants, nada. C’était l’équivalent au néant. Tarek pouvait presque se vanter de passer pour un bosseur assidu vu le rapport qu’Ellis venait de lui faire. Mais cette histoire ne pouvait pas cacher que ça. Ce n’était pas plausible. Il n’aurait pas fait tant d’états d’âmes d’Epic Jail, de cette rue aux premiers abords, banale… Laissant Ellis retourner à ses recherches, Machi tenta de retrouver quelques informations dans sa mémoire, blablatages qu’ils auraient échangé, susceptibles de faire avancer la machine. Mais rien de spécial ne lui venait à l’esprit. Hormis ce sourire sinistre surmonté de ronds orangés. Ne restait qu’à attendre le fruit de la recherche de la jeune hackeuse.

Chose qui ne tarda pas. Vu la tournure que prenait les choses, ce n’était pas dit qu’elle apprenne quoi que ce soit d’utile sur ce bonhomme. Absent des registres d’Epic Jail en plus d’être le bon samaritain qui excellait dans son travail. Décidément, ça promettait d’être un peu plus compliqué que ce qu’elle espérait. Mais la suite des informations d’Ellis lui promettaient une toute autre version… Oubliant totalement l’inconfort d’être assise quasi à même le sol, le coussin n’offrant pas grand rembourrage à son corps, elle resta inerte, buvant les dires qu’Ellis énonçaient. Le plus étonnant dans tout ça, c’est qu’elle n’avait pas passé plus de deux ou trois minutes à chercher dans les bases de données, et voilà qu’elle lui ressortait un dossier quasi complet d’un bonhomme ne portant pas le même nom que celui qu'elle lui avait fourni. C’était tout bonnement impressionnant ! Et Machi avait la vague sensation que son interlocutrice pouvait faire beaucoup mieux que cela…

Mais passons. Ce n’était pas réellement ce qui retint l’attention de notre rebelle aussi longtemps. Mais à travers ce voile brumeux d’informations à première vue sans liens tangibles, des minuscules lanternes s’allumaient dans son esprit, faisant fuir la brume pour mieux éclairer le chemin se dessinant à ses pieds. Marzaak. C’était ça son véritable nom ! Celui qu’il lui avait donné mais qu’elle avait été incapable de retenir sur le coup. Tarek Marzaak Ngaresh. Mais le "réconfort" fut de courte durée : Pour une lumière allumée, une nouvelle zone d’ombre apparaissait... S’il était connu du gouvernement sous le seul nom de Tarek Ngaresh, pourquoi lui avait-il donné une part de sa véritable identité ? Ça faisait partie de son plan ? Un indice jeté en pâture dans le jeu histoire de voir si elle saurait s’en saisir ? Ou simplement par mégarde ? Mais la suite de l’histoire ne fut pas aussi simple à entendre. C’était presque grisant d’en apprendre autant sur lui et son passé. La perte de son bras remplacé par une prothèse, l’affection toute particulière qu’il montrait pour cette ruelle… Des cases qui s’éclairaient. Mais Machi devait bien avouer qu’elle ne s’attendait pas à autant de … A une histoire aussi chamboulée. Aussi macabre. 10 ans de prison pour une entrée à 28 ans dans le gouvernement… Déjà meurtrier à 18 ans à peine. Ça faisait presque froid dans le dos. Ramenant ses genoux contre sa poitrine elle referma ses bras dessus, réfléchissant pendant qu’Ellis s’absentait quelques secondes. Voulait-elle vraiment poursuivre ce type ? C’était une très bonne question.

C’est un monstre d’une certaine façon, oui. Mais je ne sais pas si c’est seulement une histoire de poursuite. Ca ressemble plutôt à un test. Savoir si je suis capable de revenir avec suffisamment d’informations sur lui et son passé, informations qu’il croit sûrement trop bien cachées. Mais ça me semble à sens unique. Je pense que l’histoire sur ses capacités affaiblies n’était qu’à moitié valable.

Mais l’affronter de nouveau, sans même parler de combat… En avait-elle encore seulement le courage maintenant que son passé n’était plus si mystérieux ? Ce sentiment d’insécurité totale qu’elle avait éprouvé en le combattant… Aujourd’hui elle n’arrivait même plus à le définir. Il s’était démultiplié en elle, hérissant lentement le duvet qui recouvrait la peau de ses bras, créant de longs frissons dans sa colonne vertébrale qu’elle tentait vainement de contrôler. Etait-ce de la peur qui naissait dans son ventre ? Ou de l’inquiétude qui déchirait ses yeux d’ordinaire si assurés ? Elle ne pouvait le dire. C’était un état de malaise permanent. Elle s’était vraiment mesurée à… un monstre. Il n’y avait pas beaucoup d’autres qualificatifs assez forts pour le décrire. Qui aurait réellement pu la tuer pour bien moins que des histoires de factions. Par amusement… Par amour du sang versé et des vies retirées. Mais Tarek, ce soir-là… Il ne l’avait pas fait… A cause de ses capacités rouillées et de sa fatigue ? Machi en doutait fortement. Peu importe ce qu’elle pouvait bien en penser, elle resterait sans réponse, un sentiment de crainte s’installant sur ses épaules.

Avoir des vues sur un vieux Desprànon ? Sans façons !

La réflexion d’Ellis lui avait arraché un rire, la ramenant d’un même temps à des pensées plus légères. Qu’est-ce qui l’attirait chez lui ? C’était bien simple comme réponse : tout.

Tout m’intrigue chez lui. Son attitude, ses expressions, sa façon de parler par énigmes… Son grade. Pour un Desprànon qui est censé prêter ‘allégeance’ au Gouvernement et à la protection de la population, il semblait plutôt… rebelle. Détaché de tout ça. Comme si ce poste n’était qu’un vulgaire jeu qu’il menait d’une main de maître. Qu’il voyait ça comme un passage obligé pour obtenir quelque chose de plus grand encore. Ou de plus fort. Je ne pense pas que diriger des hommes soit ce qu’il recherche. Je ne pense pas non plus qu’il cherche à répandre le sang dans l’ombre pour son petit plaisir. Peut-être que durant sa jeunesse, avec cet ‘accident’ qui ressemble plutôt à quelque chose de prémédité, les meurtres était un plaisir. Ce n’est pas ce que j’ai ressenti cette nuit. C’était plutôt… Le plaisir du jeu. De jouer avec les limites de la vie. La sienne comme celle des autres. Il a eu l’occasion de me tuer. Et vu son pouvoir, pas qu’une seule fois. Mais il ne l’a pas fait et j’ignore la raison d’un tel geste. Hormis par jeu peut-être. Quoi qu’on en dise, ce n’est pas un comportement que tout Desprànon aurait. De tout ceux que j’ai pu rencontrer, c’est bien un spécimen à part. Il n’a pas ce poste-là par souci d’altruisme et de sécurité de l’humanité. Ca cache autre chose…
Pour le reste, je ne te demanderai pas d’aller chercher autre chose sur lui, je t’en ai déjà suffisamment demandé Ellis. Merci.


C’était bien plus qu’elle n’aurait pu l’espérer. Tous les liens étaient faits, les zones d’ombres plus claires. Mais maintenant c’était son être qui était chamboulé. De belles insomnies en perspective... Comment un homme pouvait-il froidement tuer ses amis, ses parents et camoufler son geste ? Pour quelqu’un qui n’avait pas connu les siens, c’était totalement incompréhensible. Le Gouvernement lui aussi était incompréhensible. N’était-ce pas l’instance la plus évoluée de ce siècle ? Comment avaient-ils pu laisser un tel homme entrer dans leurs rangs ? Finalement, il y avait encore une large zone d’ombre qui masquait le coin, d’un noir profond comme l’encre. Tarek pourrait bien lui offrir en récompense ces réponses pour tout ce qu’elle avait trouvé, non ?




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Ellis Soljänder

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Mer 18 Juil - 18:52

Ellis jeta un dernier coup d'oeil à tout ce qu'elle avait pu extraire des dossiers gouvernementaux, et fronça les sourcils. Ce type n'é'tait pas net, c'était un fait. Mais après ce que lui avait dit Machi, les zones d'ombres à éclaircir étaient plus denses qu'elles ne le croyaient. Curieusement, alors qu'elle avait fait plonger nombre de gouvernementaux pour le simple plaisir de saboter la vie de ces enfoirés, elle n'avait pas vraiment envie d'aller plus loin. Ces rapports faisaient états de quantités de petits détails, qui pourtant, reliés les uns aux autres... Elle lâcha un profond soupir, et alla s'asseoir sur le bord de son évier, face à la petite fenêtre qui donnait sur le salon cuisine.

"Y''a autre chose..."

Elle exprimait sa pensée à voix haute, tout en réfléchissant. Les calmants, très puissants, la mettaient dans un état presque second, qui l'aidait curieusement à réfléchir de façon très rationnelle et lucide. Pour elle, un Despranon un peu "rebelle" ne voulait pas dire grand chose. Après tout, des ripous, le gouvernement en était farci. Mais ils n'avaient généralement pas d'états de service aussi brillants que l'autre énergumène. Au contraire, ils avaient souvent moult échecs qui les poussaient à basculer de l'autre côté. Si on mettait le changement d'identités et les atrocités commises de côté, ce type avait tout du soldat qui avait réussi une carrière magnifique, en plus d'avoir de merveilleuses compétences. Et pourtant, d'après Machi... Non quelque chose ne collait vraiment pas. Il n'avait quand même pas galéré pendant près de vingt ans par jeu ?! Soit ce type était fou à lier... soit il cachait autre chose. Elle réfléchit encore quelques minutes, sa tasse de café noir à la main, et finit par lâcher un autre soupir, avant de fixer Machi de ses deux grands yeux bleus.

"Ecoute minette, y'a autre chose. Quand on regarde les rapports de plus près, Epic Jail n'est que la pointe de l'iceberg. Si j'étais pas né avec des muscles en carton pâte et en comparaison un cerveau en titane, j'aurais pas pu faire le lien. Mais bizarrement, l'unité Aéronavale, qui n'est appelée qu'en cas de crise... Après tout, j'veux dire, c''est une unité d'élite. Ils s'entraînent tout le temps mais bossent sérieusement qu''en cas d'alerte majeure. A part... Non. MERDE. Bon, je reprends. Il y a en comparaison avec les autres escadron plus de morts et de disparitions que dans aucun autre. Dans le sixième, on a l'habitude des mecs qui see font griller les couvertures et finissent au fond de l'océan, coulés dans des blocs de béton. Là, à part des missions de reconnaissance, y'a rien, et pourtant, par ci, par là, y'a des disparitions. Tarek étant officiellement associé à cet escadron, et vu ses compétences de stratège et de pilote, il est forcément au courant. Et... un peu après que j'aie quitté le gouvernement, visiblement... il a disparu. Genre envolé de la surface de la terre. Et il a visiblement réapparu lors de votre rencontre, ce qui fait deux ans d'absence. Soit ce type est un fantôme, soit je sais pas, mais il n'a pas pu rester totalement inactif pendant deux ans, si tu vois ce que je veux dire."

Elle descendit de son perchoir, et après avoir sauvegardé tous les dossiers sur une petite carte, elle la rangea dans un étui et la tendit à Machi. Les rapports et autres fichiers qu'elle avait trouvé sur Tarek. Ele n'en avait pas besoin, tout était enregistré dans sa tête. Mais si elle avait envie de chercher des trucs, ou autre... Ou même d'envoyer ça à la presse ou un agent du gouvernement, libre à elle de faire ce qu'elle voulait. Même si le sujet de recherche était plus qu'intéressant, elle méprisait ce qu'elle trouvait. Cette impression de s'enfoncer dans le brouillard, elle connaissait, elle avait enquêté de cette façon pendant des années avant de lâcher le Gouvernement. Mais généralement, le brouillard n'avait pas une saveur aussi amère et aussi froide. Ca lui filait la chair de poule, et elle n'était pas craintive pour deux sous. Autrement dit, si c'était nécessaire, elle pourrait sans peine fouiller plus loin. Mais en dehors de ça, elle voulait éviter de foutre les pieds dans son monde à "lui", à tout prix.

"Fais gaffe Machi. Y'a des trucs pas nets qui se trament là dessous, et j'aime pas ça. Ce type est trop ambigu, je peux pas discerner la moitié de ce que je peux conclure avec autant de renseignements. Ses actes sont trop contradictoires. Une carrière et des compétences rares, mais une façon d'agir aussi sournoises que celles d'un serpent. Ajoute à ça le côté Despranon, et donc magicien... j'ai pas envie de le voir toquer à ma porte parce qu'il me juge dangereuse. Et toi pareil. Si tu as survécu à un combat contre lui alors qu'il disait être rouillé, qu'est-ce que ça sera s'il ne l'est pas ? C'est un Despranon, pas un commandant d'Escadron, pas un troufion qui sort à peine de l''école militaire."

Elle mettait rarement (bon, jamais), les gens en garde de cette façon. Mais là il y avait une raison. Ellis ne savait pas où elle allait. Sur quoi pourrait déboucher leurs recherches. S'il s'en rendait compte, elles étaient foutues. Ou peut-être pas... ou peut-être que si. Impossible à dire. De frustration, elle mit un coup de pied dans la poubelle qui trônait près du réfrigérateur, et grogna légèrement quand son pied lui rappela qu'elle était pieds nus, et que taper dans une poubelle métallique était parfaitement stupide.

"Sur la carte, t'as tout ce que j'ai pu trouver sans me faire repérer... Le reste, ça viendra quand ça sera nécessaire. C'est pas sur lui que j'irai me divertir crois-moi. Si t'as besoin d'autre chose, dis-le moi tout de suite, que j'en finisse rapidement."
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Crypted_Meeting (PV Wasp)   Jeu 19 Juil - 9:50


Il y avait anguille sous roche. C’était maintenant une certitude. Et plus elle y pensait plus la zone d’ombre s’étendait. Plus Ellis lui amenait d’informations, plus les questions se chamboulaient dans sa tête. D’un côté, elle avait presque peur de découvrir des choses qui ne la regardaient pas et qu’il aurait mieux fallu ne pas connaître. Mais de l’autre côté… C’était trop mystérieux pour être laissé en plan. Surtout ces deux années de vide. Cela fait un petit moment que je me suis retiré du monde civilisé et de toutes les choses que cela implique. C’était mots pour mots ce que Tarek lui avait dit. "Je me suis retiré". Pas de "j’ai été retiré". Bizarrement, ou non, ça laissait fortement présager une préméditation extrême, dont il était tout à fait capable. Ce mec était tout bonnement incroyable. Avant même de planifier sa disparition, il devait aussi sûrement avoir déjà prévu en partie son retour… Un calculateur comme il n’en existait pas beaucoup en ce monde. Et un beau tordu.

Attrapant la carte qu’Ellis lui tendait, elle la remercia, sachant pertinemment qu’elle ne prendrait pas le risque d’aller y jeter un œil. Trop risqué de lire des information sur un paddle qui n'était pas du tout protégé comme le matériel de son acolyte. A chaque fois, Ellis la surprenait un peu plus. Sa mise en garde la fit doucement sourire.

Je sais bien que c’est un Desprànon et pas un nouveau gradé. C’est d’ailleurs plus intéressant comme ça. C’est gentil de vouloir me mettre en garde, mais je ne pense pas que ça changera grand-chose. Même si je ne suis plus du tout aussi assurée qu’hier, une promesse reste une promesse. Et puis, je ne me fais pas franchement de soucis si c’est vraiment un combat qui s’engage : il était peut-être rouillé, mais je n’étais pas non plus à court d’énergie. Je pense pouvoir lui tenir tête. Et apprendre des choses intéressantes.

De toute façon, Ellis pourrait toujours lui faire morale qu'elle n'en ferait encore plus qu'à sa tête. C'était une cause perdue d'avance. Dans un mois... Elle ne s’en sortirait certainement pas aussi pimpante que la première fois, c’était un fait. Mais elle n’était pas du genre à prétendre tenir une promesse et à l’oublier volontairement après. Elle n’avait personne, nulle part, pas de famille, pas d’amis. Hormis les quelques connaissances qu’elle avait, et encore. Se souvenaient-ils seulement d’elle ? Quelqu’un s’inquiétait-il ? Elle n’en était même pas sûre. Si elle s’en sortait suffisamment vivante, elle reverrait sa façon de vivre. Peut-être même chercherait-elle ses parents, si tant est qu’ils soient encore vivants ou qu’elle le trouve sur l’immensité du globe. Peut-être qu’elle penserait aussi plus à son futur… Qui sait…

Je n’ai rien d’autre à te demander, c’est gentil. J’espère seulement que tu n’auras pas d’ennuis à cause de cette histoire.

Se levant, elle s’étira une nouvelle fois, déliant les muscles de ses jambes. Oui, elle avait peur et alors ? Ce n’était pas la première fois qu’elle connaissait ce genre de bonhommes tordus, même s’il était de loin celui qui tenait la première place. La vie était faite de prises de risques et d’émotions. Comment se sentir vivant autrement ? Attrapant un papier vierge traînant sur le bureau d’Ellis, elle gribouilla quelques chiffres avant de lui tendre le bout de feuille déchiré.

Si jamais tu veux des nouvelles d’ici un mois. Ou avant, ou après. Ou seulement pour parler ou sortir si ça te dit… Appelle-moi ou écris un mail. Ca pourrait être sympa de se revoir pour parler d’autre chose que le boulot !

Cette rencontre touchait à sa fin. Machi n’avait plus rien à demander, et n’avait pas franchement envie de s’entendre faire la morale pour son immaturité ou son manque de discernement. Et puis, elle avait déjà trop dérangé Ellis. Ce n’était pas le bon plan de rester dans une planque trop longtemps et elle avait besoin de réfléchir, de récupérer de sa nuit quasi-nulle, de se changer les idées. La remerciant une dernière fois, elle récupéra ses maigres affaires passant la main dans son sac pour caresser l’animal qui s’était visiblement endormi, son arme passée sur l’épaule. Certains penseront certainement que de filer de la sorte n’est pas très « poli » pour son hôte. C'était sa façon de faire, elle avait besoin d'être un peu seule. Lui adressant un dernier sourire, elle quitta l’appartement - que dis-je ? l’étage - d’Ellis.

La prochaine fois, je t’apporterai plus de provisions. A la revoyure !

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Crypted_Meeting (PV Wasp)

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