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 L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-

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Fear Yolker

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MessageSujet: L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-   Jeu 3 Mai - 20:20

Une horloge au loin indiquait une heure du matin, la meilleure heure pour obtenir des informations ou quoique ce soit d’illégal. En l’occurrence je ne cherchais que des informations. En dix ans cela était devenu l’une de mes spécialités et j’y éprouvais un plaisir comparable à celui que prend une personne qui met la dernière pièce d’un puzzle. J’étais cette personne. Je me lançais dans un puzzle dont l’image m’était inconnue et j’emboitais les informations à l’aveuglette, rectifiant quand il le fallait. Bien entendu j’étais toujours loin d’apercevoir le dessin final, celui du fragment dont on avait supposé l’existence des années auparavant quand l’ancien chef était encore en vie… Néanmoins cette chasse aux informations à laquelle je prenais part à cet instant était moins excitante que les autres. En premier lieu elle m’éloignait de mon objectif premier, et j’avais dû abandonner une de mes pistes les plus probables qu’il m’eut été donné d’avoir. Secondement si cette recherche se révélait infructueuses (ce qui arrivait à longueur de temps pour les autres recherches que je faisais, j’étais plutôt malchanceuse) cela pourrait être dangereux pour l’organisation…

La mort subite du vieux avait été un choc pour l’organisation, nous étions peu nombreux mais nous n’avions aucun moyen de communiquer entre nous directement… Pour ainsi dire l’ancien était l’oreille et les yeux de l’organisation. Il nous permettait de nous accorder les uns avec les autres et parvenait toujours à nous faire parvenir des messages individuellement. Mais de là nous ne nous sommes jamais dits qu’il pourrait mourir… Nous fûmes stupides… Heureusement il était plus intelligent que nous et sentant le gouvernement sur sa piste il nous (du moins je supposais qu’il l’avait aussi transmis aux autres corpos) avait fait parvenir un message avant de mettre fin à ses jours. Cette missive m’adjoignait l’ordre de retrouver la dernière personne à avoir rejoint l’organisation, une jeune fille de Modula et de la mettre en garde contre le gouvernement qui commençait à bouger ses premiers pions sur l’échiquier. Suivant de suite les ordres je quittais les petites routes et les villages pour venir dans une grande ville pour la première fois de ma vie. Le voyage me prit un mois entier et je mis à profit ce temps pour entrainer mon corps à garder son poison pour lui pendant des périodes de plus en plus longues. A la fin je savais garder le contrôle pendant neuf heures de suite, mais ce n’était pas assez.

J’arrivais finalement à Modula, espérant être arrivée à temps pour sauver cette jeune fille. Le premier jour je cherchais un lieu pour me reposer lorsqu’il faudrait relâcher le contrôle sur mon corps. J’en trouvais un dans une ruelle sombre, humide mais propre. De nombreuses choses s’étaient certainement déjà passées dans cette ruelle mais bon je m’en accommodais fort bien tant qu’elle me permettait de souffler un peu. Et puis bon ce n’est pas comme si quelqu’un pouvait m’approcher quand le poison était actif, à moins d’être atteint d’une paraphilie lui faisant apprécier la maladie… Bref aucune personne un tant soit peu saine d’esprit n’envisagerait de profiter de l’obscurité pour m’agresser. Une fois l’endroit trouvé je me mis directement au travail, profitant du peu de temps qu’il me restait avant de devoir me reposer un minimum de quatre heures. Dès le premier soir j’obtins des informations intéressantes sur le physique de cette jeune fille rousse. Mais aucune des personnes à qui elle avait déjà parlé ne connaissait ou ne divulguait son identité. Au moins j’étais assurée d’une chose, elle faisait un bon travail et serait d’une aide précieuse pour l’organisation.

Le second jour je cherchais toujours plus mais personne ne la connaissait vraiment, il ne s’agissait que d’une ombre avec une grâce féline qui venait, prenait les informations (par la force s’il le fallait vraiment) puis repartait dans un éclair rouge. Cela était bien beau mais ne m’arrangeait guère. A la fin de cette nuit j’obtins néanmoins la preuve qu’elle était toujours vivante et libre quand un informateur avoua lui avoir parlé le jour d’avant. J’étais sur sa piste mais elle avait toujours une longueur d’avance sur moi.

… Une heure du matin, je me levai de ma ruelle et m’étirai. J’en avais assez de cette ridicule chasse et il était plus que temps que cela cesse qui je puisse enfin retourner errer dans les bois sombres et vides de personnes. Après trois jours de contrôle j’étais épuisée et au plus je forçais sur mon corps pour garder les neuf heures au plus j’étais en passe de tenir moins longtemps. Je me mis en route bien décidée à la trouver, la mettre au courant, repartir au plus vite sur les récentes découvertes que j’avais effectuées… C’était sans compter un léger, très léger pépin.

-Mademoiselle ?

Bon trois chiens du gouvernement à en croire l’attirail technologique qu’ils exposaient. Un comportement digne de militaires… Autant dire que j’étais dans la mélasse jusqu’au cou.

-Excusez-nous mais pourrions-nous voir votre ID ?


Un sourire charmant qui adoucissait ces traits … J’aurais pu le trouver mignon … Dans d’autres circonstances bien entendu là j’envisageais juste de lui enfoncer le nez et de tenter de fuir mais avec les deux autres cela équivalait à du suicide pur et simple. Je gardais cette option au cas où, la mort était préférable à la capture. Si j’étais capturée ils choisiraient sûrement de me droguer à l’Exmagie et je serais pratiquement sans défense face au gouvernement.

-Mademoiselle ?

Et oui il y avait cette question de l’ID mais petit hic, jamais dans les villages l’on ne m’avait demandé cela et étant officiellement inexistante je n’en avais pour ainsi dire … pas … Je venais carrément de me noyer dans la mélasse… Je souriais d’une manière contrite et reculais vers la ruelle, il y avait du monde dans la rue et cela pouvait être problématique pour agir…

-Bonsoir messieurs, vous m’excusez si l’on marche en même temps ? Je suis en retard.

Souriant une nouvelle fois je me mis à marcher et les vis m’emboiter le pas. Heureusement pour moi la ruelle était large et me permettait facilement d’agir. Une fois les trois dans la ruelle je me retournais continuant néanmoins à marcher.

-Vous disiez donc ?

-Oui nous aimerions voir votre ID si cela n’est pas trop deman…


Ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase je lui frôlais sa main nue via ma peau nue, désactivant mon contrôle et l’empoisonnant au passage. La dose de poison devait être plutôt forte puisqu’il s’évanouit sur le coup et tomba au sol.

-O ciel que lui arrive-t-il, je vais appeler à l’aide de suite, mentis-je feignant la surprise.

Les deux autres s’approchèrent de lui et je tentais ma chance pour fuir... Mais c’était sans compter sur le troisième qui m’attrapa le bras au passage alors que je courrai vers la fin de la ruelle.

-Attendez Mademoiselle, nous n’avons pas vu votre ID.

Le ton de sa voix et son regard laissaient clairement indiquer que je n’allais pas m’en sortir comme ça…
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Firhen Realïm
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-   Mer 27 Juin - 4:17


Foutue ville ! Foutu bruit ! Foutu tout ! Notre demoiselle traversait les rues d’un pas vif, longeant les murs et évitant les larges allées. Sa vieille cape couvrait son visage, et ne laissait qu’entrevoir ses lèvres closes et des mèches vermeilles s’en échappant sans ordre précis. Sous sa cape, elle était plus équipé que tout un commando de l’escadron de Choc mais passons. Certes sa venue n’avait pas était vaine, mais la ville bordel ! C’était pesant, envahissant, presque salissant. A chaque fois que son regard d’encre se fermait, elle pouvait sentir le sable brûlant de son désert, et la présence de son compagnon de route. L’inquiétude à son sujet avait tracé une barre sur son front qui ne se dissiperait que lorsqu’elle l’aurait retrouvé. Et pourquoi diable toutes les rues se ressemblaient ? Toutes puantes et bruyantes ! L’enfant des sables se retrouva à passer quatre fois devant la même enseigne et finit par s’arrêter à un angle de rue pour jurer silencieusement. Ça ne servait à rien de continuer comme ça. Elle sortit holocom pour joindre June. Cet enfoiré avait plutôt intérêt à répondre pour ses jolies fesses. Durant le temps d’attente, la demoiselle se glissa dans une impasse pour être plus tranquille, malgré l’heure tardive. Le premier appel fut un échec, mais comme elle le connaissait, et elle le connaissait bien, il était en train de le chercher frénétiquement dans le bordel de sa piole. Elle lui laissa un répit d’environ cinq minutes. Nihil sortit une boite de métal ouvragée de sa cape, et en commanda l’ouverture vocalement. Au sein de la boite se trouvait de longues et fines cigarettes au papier bleuté. Elle s’alluma une demoiselle de tabac et inspira lentement la fumée légèrement sucrée. Elle observa un moment les volutes dansaient lascivement au-dessus d’elle, et enfin la demoiselle s’éteignit silencieusement entre ses doigts. Les cinq minutes venaient de prendre fin.
Nouvel appel, nouvelle attente mais celle-ci soldée d’une réponse.

« June, c’est moi j’ai besoin d’un service. Tu peux m’envoyer une vue aérienne d’où je me trouve, et au passage l’emplacement du jack que tu m’as prêté ?

-Hey calme toi, avant on dit « bonsoir mon choux désolée de déranger si tard, comment vas-tu ? » Ce à quoi je répondrais « Ca va tranquille mon frère et toi ? »

June s’arrêta un moment avant de reprendre

-Okay okay, je vois de là ton regard… je t’envoie ça. Prends soin de toi. Tu les recevras dans deux minutes et quinze secondes. Allez à toute à l’heure mon sussucre enragé ! »

Il avait coupé la communication dans un éclat de rire franc, sachant pertinemment à quel point ce surnom débile pouvait l’exaspérer. Nihil soupira avec un sourire accroché aux lèvres. Mais quel chieur ! Elle retourna se poster à l’angle de la rue, en attendant les données promises, tout en trépignant d’impatience. Il parait que rien n’arrive par hasard ? Peut-être est-ce vrai, mais sur le l’enfant des sables ne vit pas la situation du même œil. Elle se recula subitement en apercevant trois chiens de garde du Gouvernement, retournant dans l’ombre offerte pas l’étroite impasse. Au mieux il ne la verrait pas, au pire ils la prendraient pour u vieil ivrogne de loin. L’instant d’après, elle constata qu’elle serait épargnée par leur ronde, mais pas cette jeune fille. Enfin elle n’avait pas l’air de quelqu’un de trop suspect, ça devrait passer pour elle. Nihil manqua de se détourner, mais un détail qu’elle n’arrivait à cerner, dans cette scène de routine, attira son attention, en plus de la colère sourde qui grondait en elle. L’enfant des sables ferma son holocom, et passa instinctivement une main sous sa cape, la déposant sur le sac d’aiguilles à sa ceinture. Elle n’aimait toujours aussi peu tuer, et le liquide sur les aiguilles effilées lui semblait une meilleure alternative à la mort. C’était un poison anesthésiant, rien de plus.

Le ton venait de monter de l’autre côté de la rue, et l’instant d’après un des hommes se trouvaient à terre. Le front de la guerrière se plissa avec perplexité. Et merde, elle n’aurait jamais dû regarder, maintenant c’était foutu, elle ne pouvait pas voir cette femme se démener seule face à ces brutes, surtout qu’elle semblait avoir une bonne raison pour s’échapper. L’enfant des sables jura silencieusement une nouvelle fois et sortit de son impasse comme une ombre.

Elle n’avait rien d’engageant cette forme sombre entièrement cachée par une longue cape qui frottait le sol. Ses pieds nus ne faisaient aucun bruit sur le bitume, seule sa cape se faisait entendre. Elle observa un moment l’homme à genou devant son collègue et envoya une aiguille dans sa nuque, net et sans bavure, l’homme vint rejoindre son comparse sur le sol. Plus qu’un. Le dernier avait rattrapé la jeune femme, mais se retourna brusquement, le regard empreint de surprise. Nihil jeta son aiguille, mais le temps de choisir l’emplacement idéal pour ne pas risquer de toucher la jeune femme, l’officier avait déjà envoyé un signal au central. Et merde ! Il s’écroula comme le second, lui accordant quelques minutes de réflexions. La serpentine demoiselle observa un moment la jeune femme devant elle, consulta son holocom, repérant la position de son jack.

« Venez avec moi sauf si vous comptez tous les neutraliser comme l’autre. »

Son ton était neutre mais direct. Soit elle acceptait maintenant, soit elle se démmerdait pour la suite.

« Dans quelques minutes, les rues fourmilleront de chiens de gardes. »

Elle réajusta sa cape, ne découvrant toujours pas son visage, et entama une marche vive, consultant régulièrement son holocom pour pourvoir emprunter les rues les plus discrètes. Elle pouvait déjà percevoir l’agitation et les vibrations mécaniques qui se rapprochaient furieusement de leur position. Dans quel merdier venait-elle de se foutre ? Excellente question qui tournait en boucle dans son esprit. Mais qu’importe, quelqu’un avec assez de courage pour ignorer les agents du gouvernement mérite qu’on se mette en quatre pour l’aider. Elle reporta son attention sur la jeune créature qui la suivait visiblement, et lui lança un sourire amical et franc, seul chose visible sous sa capuche.

« Moi c’est Nihil, enchantée, bien que d’autres situations auraient été plus évidentes que celle-ci. J’ai un jack à quelques rues d’ici. Je pourrais te déposer dans un endroit plus tranquille si tu veux… Enfin on verra, déjà faut qu’on y arrive. »

Elle jeta un instant un regard aux toits au-dessus d’eux et soupira. Vu la hauteur, ils seraient trop long à gravir. Sa rencontre inopportune n’était pas bien épaisse, elle pouvait la porter… mais ça semblait un poil risqué. Elle reposa son attention sur son gps improvisé et, bifurqua dans une ruelle sur la droite.
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Fear Yolker

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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-   Jeu 12 Juil - 22:58

Il devait exister quelque part dans un plan éthéré des cieux, une entité supérieure. Et celle-ci avait été suffisamment clémente pour m'envoyer de l'aide. Des aiguilles vives comme des serpents s'étaient fichés dans les deux gardes encore debout qui rejoignirent directement le troisième au pays des rêves. Ma "sauveuse" ne me laissa pas de temps pour la détailler et j'eus à peine le temps d'apercevoir des mèches qui me semblèrent rouges dans la pénombre ambiante. Elle semblait frêle sous une cape qui avait dû connaitre des meilleurs jours mais les apparences sont parfois trompeuses et la précision avec laquelle les aiguilles avaient atteint leurs cibles me laissaient ébahie. Elle se déplaçait rapidement et avec agilité, le macadam ne laissant pas ses pieds (nus en l’occurrence ) faire le moindre bruit tant elle le caressait avec douceur et légèreté. A coup sur elle avait été entrainée, et à en juger par la manière dont sa cape recouvrait certains endroits de son corps, elle devait être plus armée qu'un arsenal de l'armée. Pour le moment elle semblait être de mon côté, une aubaine puisque je n'aurais pas aimé avoir à l'affronter. J'avais eu de la chance mais je ne pouvais trop en demander, cette jeune fille ne pouvait être celle que je recherchais quand bien même certains détails concordaient. Ma proie devait en effet être plus discrète et l'une des principales caractéristiques de notre organisation est que nous évitons (du moins c'est ce qu'on m'avait appris quand j'avais été engagée) les conflits directs, or ce que celle-ci venait de faire n'était autre qu'un conflit direct. Mais bon ce n'était pas le bon moment pour penser à cela, mon principal objectif venant de passer à "Survie" puis à "Connaissance de l'alliée temporaire". Je me mis à la suivre, imitant son pas rapide sans difficultés malgré la fatigue. Réfléchissant cinq secondes aux actions qui venaient de se passer j'en déduisis qu'il s'agissait d'un membre d'une organisation antigouvernementale. Déjà cela ne me laissait que deux possibilités, soit elle était l'une des Datenshi, soit une simple senshi. J'éliminais bien vite la seconde option, plusieurs détails ne collaient pas avec les senshi. Tout d'abord l'entrainement qu'elle avait reçu était loin d'être basique et elle n'aurait surement pas eu besoin d'aide pour défaire les trois gardes au corps à corps, quand bien même ceux-ci auraient attaqués ensemble. Ensuite elle avait mentionné un Jack et ce genre d'équipement n'aurait pas été accessible aux senshis basiques, (à moins que ces organisations soient devenues bien plus riche depuis la dernière fois où j'en avais entendu parler) elle devait donc être plus. Et au dessus des senshis se trouve les datenshis si les informations que j'avais obtenues étaient correctes bien entendu!

-Ce serait donc une datenshi..., marmonnais-je alors que la jeune fille me souriait amicalement.

Elle avait dit s'appeler Nihil et je pensais qu'elle m'avait donné là son vrai nom. Elle avait aussi exprimé des inquiétudes concernant nos chances d'arriver au véhicule avant d'être rattrapé par les gardes. M'arrêtant cinq secondes tandis qu'elle se glissait dans une ruelle sur la droite, je retirais mes chaussures puis me mettais à courir pour la rattraper. Libérées de ces chaussures, j'étais bien plus silencieuse et pouvait me permettre d'accélérer sans risquer d'avoir de cloques. Glissant les chaussures dans mon carquois avant de refermer ce dernier je dépassais Nihil. Ne m'arrêtant pas de courir pour autant je me retournais vers elle et lui souriais.

"-Et bien s'il nous faut y arriver assez rapidement, pourquoi ne pas courir ? "

Profitant que la ruelle n'ait pas d'embranchements dans lesquels la datenshi/senshi aurait pu se glisser je poursuivais ma course.

"-Et vous pouvez m'appeler Fear, enchantée d'avoir croisée votre route surtout en de pareilles circonstances. Et il me semble que nous aurons à parler si cela ne vous dérange pas, dis-je sans me retourner."
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Firhen Realïm
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-   Lun 16 Juil - 18:37


« Ce serait donc une datenshi... »

Elle entendit le marmonnement de la demoiselle qu’elle venait de récupérer, et hocha négativement la tête avec un petit sourire étrange, haussant les épaules au passage.

« J’estime que pour le moment je n'ai rien fait pour mériter ce titre »

Elle n’écouta plus vraiment la jeune femme pour la suite, trop occupée à tenter de connaitre les déplacements de leurs amis en uniforme. Trop de bruits, trop d’interférence avec la masse grise de cette ville, une douleur vrillait sourdement sa cervelle, menaçant d’éclater d’un moment à l’autre. Elle jura et baissa la tolérance de son casque, se rendant presque sourde. Elle devait tout tabler sur sa perception ou presque, le tableau venait de s’assombrir du même coup. Devant elle, Fear passa à la vitesse supérieure. Génial… L’enfant des sables leva les yeux à ciel et grimpa sur le toit de droite avec agilité, s’aidant de ses fils métalliques pour parvenir en haut. Elle dépassa la corpo sans trop de mal malgré son avance, et alla se pointer au bout de la série de bâtiments. Le couloir nauséabond qu’elles traversaient débouchait sur une rue large, ou elles seraient à découvert. C’était un endroit idéal pour les attendre. Elles se retrouveraient piégées comme des vulgaires souris, avec pour seule solution de reculer pour tomber sur d’autres ennemis. La vision qu’elle eut au bout du bâtiment confirma sa crainte. Nihil fit volte-face et sautant sans plus de manière sur le bord d’une fenêtre et sur le sol, atterrissant devant la demoiselle.

« On ne passera. Inutile d’aller se jeter dans la gueule du loup. »

Elle observa rapidement autours d’elles, avant d’opter pour le bâtiment sur la gauche de la Corpo. Il était sensiblement plus vieux, mais plus vaste. Il avait dû servir d’entrepôt ou d’u truc du genre. Elle fit sauter la serrure et entraina Fear à sa suite. La porte se referma en grinçant quelque peu, avant de se retrouver bloquer par les soins de la rebelle.

« Je n’entends pas grand-chose pour le moment à cause du casque, juste les voix proches, alors fait moi part de tout ce que tu entends sur l’extérieur. »

Elle se maudissait d’être vulnérable en cet instant, mais elle n’avait pas vraiment le temps de s’apitoyer. L’enfant des sables sortie son holocom et contacta June qui répondit étonnamment vite, et d’une voix un peu moqueuse :

« Alors ma belle tu t’es encore perdue, même avec le plan ?
-J’ai pas le temps June, regarde ou je suis, et cherche un passage souterrain pour sortir d’ici discrètement. S’il n’y en a pas dans ce bâtiment, analyse les plus proches. »

La voix de June n’avait plus rien de joyeux, une certaine tension était palpable :

« Je te fais ça immédiatement. Et t’as intérêt à revenir ! »

Il coupa la connexion brutalement pour se mettre au travail. Il savait pertinemment que pour Nihil, revenir n’était pas si simple, mais ils trouveraient une solution. Deux minutes après leur appel, il envoya les données sur son holocom. Comment elle pouvait s’être attirée les foudres du Gouvernement, elle était trop prudente en temps normal. C’était forcément un facteur extérieur, quelqu’un… un homme peut être. Il refoula un excès de jalousie et s’enfonça dans son siège en rageant silencieusement. Il savait que sa propre réaction lui aurait valu les foudres de la guerrière mais qu’importe. Il manqua de mettre hors tension la machine sur laquelle il était branché, et jura avant de se lever pour prendre une bière.

A Modula, Nihil venait de recevoir les informations, sachant au passage qu’elle aurait droit à la tronche boudeuse de June quand elle remettrait les pieds à Mala Muerte. C’était déjà une chose difficilement concevable depuis l’intervention de vieux loup, mais ça ne l’empêcherai pas d’y remettre les pieds. Si Pavel pensait pouvoir l’arrêter, fort bien pour lui mais il se fourvoyait. Elle observa son holocom, et constata froidement qu’il n’y avait pas de sortie directe pour cette partie du bâtiment. Il fallait qu’elles changent d’aile mais la porte qui était prévue à cet effet de semblait pas vouloir céder. Un soupir passa sur ses lèvres, et son regard se posa sur une fenêtre relativement haute. La jeune femme avec elle pourrait-elle y passer ?

« Restez là. »

Nihil se hissa jusqu’au bord de la fenêtre, l’un de ses filins d’argent l’aidant à grimper, enroulé autour d’un morceau de ferraille à l’utilité inconnue. Elle sortit sa dague et brisa le verre avec la pointe de celle-ci avant de passer de l’autre côté. C’était définitif, elle haïssait cette ville. Elle débloqua la porte de l’autre côté, retirant les débris qui la bloquaient, et l’ouvrit suffisamment pour laisser un passage à la jeune femme.

« On a pas beaucoup de temps, faut qu’on se magne. »

Elle recoupa les données fraichement envoyés par June, et celles de l’emplacement de son Jack, et esquissa un sourire satisfait, enfin une bonne chose. La sortie était toute proche de la machine, ce qui simplifierait un peu la fin de ce foutu parcourt de combattant. La trappe semblait n’attendre qu’elles dans le fond de cet entrepôt. Nihil laissa d’abord passer la jeune femme, et déposa une petite charge devant leur porte de sortie, histoire de ralentir un peu leurs poursuivants. L’eau s’était insinuait au fil des années, inondant le sol, et le rendant visqueux. Charmants sous les petits pieds féminins, et c’était sans parler de l’odeur nauséabonde et prenante qui occupait les lieux. En fait, si jamais elles se faisaient une nouvelle fois interceptées, les chiens du gouvernement fuiraient devant l’odeur. Cette perspective la fit sourire, et elle baissa un peu la tolérance de son casque, histoire d’entendre à plus de deux pas de ses oreilles. Le trajet, bien qu’écœurant, se fit sans autre accroc que la pestilence des lieux. En s’extirpant du tunnel pour retrouver la ville à l’air libre, la rebelle eut presque la sensation de respirer un air frai. Comique n’est-ce pas ? Les quelques minutes qui suivirent furent pour rejoindre la machine qui les attendait sereinement dans sa ruelle. Elle activa le système avec un code, et une empreinte digitale. Une voix se fit entendre, étrangement semblable à celle de June :

« Bonjour ma belle, j’ai cru que tu m’avais oublié. Ou allons-nous ?
-Je ne sais pas.
-Je passe en mode manuel alors. Soit prudente. »

L’enfant des sables s’installa, et fit signe à la jeune Corpo de s’assoir devant elle. Le moteur ronronnant avec plaisir à son allumage, puis gronda plus sérieusement quand le moteur démarra franchement et qu’elles sortirent de la rue. Nihil soupirant et passa le système en mode silencieux, réduisant le débit sonore le temps de s’éloigner de leurs petits copains du gouvernement. Nihil roula un long moment, s’éloignant seulement de la zone sensible ou elles se trouvaient. Son casque la coupait complètement du son extérieur pour le coup, elle sentait seulement la machine vibrer sous elle. C’était apaisant de regarder ce fourmillement frénétique de la ville qui avait lieu dans le silence le plus complet. Elle ne saurait dire combien de temps elle roula, combien de rues elle prit, ne connaissant rien de cette ville, mais elle finit par immobiliser son véhicule non loin du Sky Parks.

« Et bien... Je crois qu’on sera tranquille. »
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Fear Yolker

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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-   Sam 4 Aoû - 20:43

Bon d'accord, ce n'était peut-être pas le moment de faire les présentations. Il me fallait l'admettre mais bon avoir son nom n'aurait pas été de refus. Il faut croire qu'elle me le donnerait plus tard. En attendant mon initiative de me mettre à courir n'avait pas été appréciée par ma sauveuse du moins à en juger par ses yeux qui se levèrent au ciel dans un signe d'exaspération évident... Génial. Je continuais néanmoins ma course tout en observant du coin de l’œil la datenshi qui escaladait les bâtiments voisins à une vitesse impressionnante, cela ne semblait lui demander aucun effort physique et elle faisait ça avec une simplicité ahurissante. Elle aurait pu simplement marcher dans une rue que cela n'aurait rien changé. Une fois arrivée sur les toits elle reprit sa course et me dépassa sans grand mal, l'avance et la position en hauteur lui permit de prévoir les gestes de nos poursuivants et d'agir en conséquence de cause. Les rues suivantes ne devaient pas offrir de grandes possibilités pour fuir puisqu'elle redescendit en qualifiant les rues dans lesquelles elles allaient déboucher de traquenard. Je stoppais ma course et suivit des yeux Nihil qui cherchait une solution de secours. Ma tête commençait à tourner, mais ce n'était certainement pas le moment de relâcher le contrôle sur moi. Profitant de la pause de quelques secondes je soufflais un grand coup et me secouais. Utilisant je ne sais quel tour de passe passe la jeune femme ouvrit la porte d'un ancien entrepôt. Un remugle agressa de suite mes narines. La suivant à l'intérieur je détaillais l'espace. De nombreux cartons trainaient de ça de là certains vides, d'autres remplis de vieux dossiers et à en juger par la dose de poussière personne n'avait dû faire le ménage dans cet endroit depuis des lustres. Un grincement puis un cliquetis derrière moi m'apprit que la porte avait été verrouillée de nouveau. Détaillant un peu plus les cartons je remarquais le sigle trop connu de l'entreprise pharmaceutique Rekloy. Tiquant face à ceux-ci je me raidis et serrais les dents. Ce symbole de l'infini bleu avec Rekloy écrit dessus ramenait de mauvais souvenirs à la surface. La rebelle me demanda d'écouter pour elle ce qu'il se passait dehors puisqu'elle ne pouvait entendre à cause de son casque. Retenant de justesse une réplique cinglante comme quoi elle aurait simplement pu l'enlever (la vue des cartons m'avait rendue sur les nerfs et insulter la seule personne qui tentait de me venir en aide n'était pas vraiment la solution idéale) je me concentrais sur ce que j'entendais derrière la porte.

« Une sirène, de nombreuses personnes qui courent et qui hurlent des ordres... Ils viennent de se rendre compte que nous n'avons pas continué dans la rue et commencent à fouiller les bâtiments aux alentours. Ils font sauter des portes.
»

Concentrée sur ma tâche je n'avais pas écouté ni regardé ce que la jeune femme faisait. Un bruit de verre brisé beaucoup plus proche me surprit. Nihil avait fait en sorte de briser une fenêtre située en hauteur et maintenant ouvrait une autre porte au fond de l'entrepôt à mon intention. Elle avait surement profité du temps pour consulter un plan afin de trouver le chemin vers le Jack. Me précipitant quelque peu je me glissais dans l’entrebâillement de la porte. Suivant Nihil qui marchait de nouveau au pas de course je me glissais à sa demande dans une trappe qui ouvrait dans une sorte d'égout. L'odeur pestilentielle me frappa à peine eus-je posé le pied sur le premier barreau de l'échelle qui allait nous mener vers les profondeurs infâmes de ce bâtiment. Grimaçant en sentant la substance visqueuse et immonde se glisser entre mes orteils je soufflais néanmoins sentant la chasse venir à sa fin. Notre course reprit et quelques instants plus tard j'entendis une explosion. La rebelle avait laissé un joli cadeau pour nos poursuivants. Je ne pus retenir un vilain sourire tout en espérant que nombres de dossiers restants avaient été détruits dans l'explosion. La sensation visqueuse sous mes pieds et l'odeur répugnante qui régnait dans le souterrain me parurent moins dérangeante d'un coup. Nous continuâmes notre route avec seul le clapotis de l'eau pour troubler le silence. Enfin la sortie apparut et l'air artificiel de la ville me parut frais et presque agréable après notre excursion souterraine. Une voix masculine se fit entendre. Un de ses alliés surement. Le "ma belle" me fit sourire. Éprouvée par autant d'action je montais devant elle sur le Jack sans rechigner. Elle démarra et la ville défila sous nos yeux à toutes allures. Profitant du trajet je somnolais, récupérant des forces par la même occasion. Le véhicule finit par s'arrêter. Une odeur d'herbe coupée me tira de ma somnolence. Emplie d'une énergie nouvelle je me levais d'un bond tandis que ma conductrice parlait d'une tranquillité fort probable. Me déplaçant toujours pieds nus sur l'herbe je savourais la douceur de ceux-ci qui picotaient légèrement sous la plante de mes pieds. Je plantais mes orteils dans la terre,et les agitais. Je savourais cette sensation jusqu'au fond de moi. C'était un retour aux sources. Pour cinq minutes je n'étais plus dans cette ville, bruyante et nauséabonde, j'étais de retour dans la forêt tout simplement. L'illusion se rompit bientôt. J'étais de retour dans Modula avec son air pollué. Je soupirais avant de m'installer en tailleur sur l'herbe. Je levais les yeux aux ciel et observais la nuit. Faisant un signe à Nihil qui était restée debout à côté de son Jack je l'enjoignais à me rejoindre. Observant les alentours je vérifiais que personne n'était dans les alentours. Au loin un jardinier s'occupait de fleurs que je n'arrivais pas à identifier à cause de la distance. Seul l'éclat rouge qui émanait d'elles me parvenait. Une fois que Nihil m'eut rejoint je commençais à parler.

«Je crois que je vous dois des remerciements alors commençons par ça. Je vous suis sincèrement reconnaissante de m'avoir tiré de ce mauvais pas. Maintenant... Il y a longtemps que je souhaitais rencontrer quelqu'un comme vous et je pense que mon groupe et le votre pourraient bien s'entendre.»

Étant donné les circonstances, je pensais pouvoir être franche. D'autant plus que si les dernières informations que j'avais obtenues étaient exactes je n'avais plus de temps à perdre. Le gouvernement semblait sur la piste d'un artefact dont la possession leur aurait certainement permis de supprimer tous les groupuscules en moins d'un mois. Ce qui à vrai dire n'aurait enchanté personne. Voyant que ma partenaire ne semblait pas décidée je choisis de faire des concessions et d'en dévoiler un peu plus.

«Cette alliance, est plutôt urgente. Si mes informations sont exactes dans 6 mois au maximum nos deux groupes auront été dissous...»
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L'art d'être malchanceuse ... -PV Nihil-

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