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 [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"

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Firhen Realïm
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MessageSujet: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Jeu 5 Juil - 14:30


Un bruit lointain, une impression pesante dans les membres, la bouche un peu pâteuse… L’enfant des sables ouvrit un œil en râlant, puis obligea le second à suivre. Elle fixa le plafond jusqu’à ce qu’elle se soit assurée de voir relativement clair, puis chercha à tâtons un verre sur la table. Elle trouva l’objet de son effort matinal et le vida d’un trait avant de réprimer un frisson sur son échine. L’alcool ne fit qu’un tour dans son organisme, lui donnant la force nécessaire pour s’assoir sur le bord du canapé qu’elle avait un peu investi ces derniers jours. Elle leva le regard pour observer le dos d’Ellis devant son écran. Jamais elle ne dormait celle-là...

« S’lut… »

…Avant de se rallonger en soupirant. C’était aujourd’hui alors, le grand jour… Connerie ouais, surtout. Elle se récita mentalement une énième fois toutes les informations de la nouvelle vie qu’elle devait s’approprier totalement, jusqu’aux anecdotes qui semblaient n’être que détail. Ses aspirations ne devaient pas poindre sur son futur travail. Elle observa le ciel lourd de nuages et de pollution, encore très sombre à cette heure-ci. L’aube ne serait à leur porte que dans une heure et demi, ou peut être deux. Ça lui laissait un peu de temps. Elle avait rendez-vous pour 15h. Une cigarette vint se coincer entre ses lèvres entrouvertes, son regard encore d’encre observa le verre vide un instant. C’est triste d’observer un verre vide des fois… Non ? Elle le remplit d’une rasade d’alcool avant de le vider à nouveau d’un trait. La serpentine demoiselle s’éclipsa de la pièce, sans prendre la peine de remettre le baggy qu’elle avait adopté, de toute façon son t-shirt lui tombait jusqu’aux cuisses, et alla prendre deux douche, l’une froide pour se réveiller, la seconde brûlante pour se détendre quelque peu. Elle ébouriffa correctement sa chevelure sombre, une fois cela fait, puis mis ses lentilles azur avec un peu plus de facilité que la première fois. Plus de lapin russe, plus de beignets, plus de détente.

Elle habilla l'un de ses doigt d'un anneau en argent travaillé, surmonté d’un cabochon d’une pierre bleu nuit, piqueté d’étoiles. Via ce biais elle pouvait activer ou non les minuscules caméras implantées dans ses lentilles. A la base c’était seulement pour éteindre la caméra si jamais elle avait besoin de les enlever, rien de plus. Firhen observa un moment son reflet dans la glace, et les cicatrices qui zébraient çà et là sa peau nue, esquissant un sourire pâle en retraçant leurs origines. Elle détourna son regard de l’image que lui renvoyait le miroir, et passant ses jambières de cuir fin et noir. Dans celle-ci se découpaient de larges cercles pour permettre plus de mouvements. Elle passa ensuite une robe de cuir noir et de tissus, épais et bordeaux, pour son buste. Cette dernière couvrait sa gorge son cou, mais laissait ses bras nus, ainsi la plus part de ses grandes cicatrices étaient masquées de l’œil humain. Elle passa des bottes confectionnées les mêmes matériaux que pour le reste de l’ensemble. Le haut des bottes monte en pointe pour protéger le genou. Les semelles sont compensées de deux centimètres. Firhen se redressa une fois cela fait, ébouriffa un peu sa chevelure bleue de nuit, passa son casque de la même couleur, soupira et sortit sans un regard de plus pour glace.

L’enfant des sables inspecta ensuite sa nouvelle arme. C’est une lame large de vingt-deux centimètres, à double tranchant. Elle peut se séparer en deux entités différentes en fonction du mode de combat, offrant la possibilité de se battre avec deux lames. Il est possible d’activer des lasers vert acide, un pour chaque fil de lame, maximisant les dégâts pouvant être fait. La demoiselle sourit doucement avant de se redresser avec son arme, et d’activer la commande d’une plaque magnétique dorsale. Elle posa simplement l’arme sur cette dernière et verrouilla la plaque vocalement. Elle attrapa son grand sac prêt depuis la veille, mit le baggy et le t-shirt dans celui-ci, puis passa son écharpe anthracite autours de sa nuque. Des sortes de mitaines vinrent couvrir ses mains, par aillleurs deux doigts étaient entièrement couverts : le trois et le quatrième. Les enrouleurs de ses filins argentés étaient à leur place, masqués par le cuir. Une nouvelle cape, noire, vint couvrir l’arme dans son dos. La demoiselle observa moment Ellis sans rien dire, songeant qu’elle remettait sa vie entre ses mains en cas de foirage de l’opération. Elle s’approcha d’elle, déposa ses lèvres sur sa joue et fit un petit signe de main en s’éloignant :

« Si on se revoit, je te rendrais les affaires que tu m’as prêté... Allez, à plus »

Elle avait dit ses mots d’un ton léger qui devait sonner faux pour tous ceux qui la connaissaient un peu mais qu’importe. Il était tôt encore, et sa navette n’était que dans quatre heures. En somme c’était suffisant pour faire un aller-retour à Mala Muerte, un moment l’idée fut tentante et même bien plus. La mâchoire de la combattante se crispa froidement, dans la vie de cette identité elle ne les connaissait pas, et ne devait en aucun cas compromettre sa couverture, trop de choses en jeu… Elle sortit simplement un holocom et laissa un message à June et au vieux, avant de se diriger d’un pas vif et froid vers le Jack qu’elle avait laissé à l’extérieur du quartier d’Ellis. Le véhicule ressemblait aux autres véhicules sur le marché officiel mais là encore ce n’était qu’une apparence. Elle enfourcha le monstre de ferrailles une demie heure plus tard, et traversa la ville jusqu’au quai d’embarquement. Son passe avait était réglé deux jours auparavant. Dans deux heures elle ferait embarquer son véhicule, durant ce laps de temps, elle n’avait qu’à essayer de se détendre un peu.

***

Firhen arriva sans encombre à Sérégon, à précisément quatorze heures. Elle fit débarquer son Jack et suivit le chemin indiquait par la machine. C’était une ville bien différente architecturalement parlant mais elle n’avait pas le temps de s’éterniser. Elle se gara à un pâté de maisons du Panthéon. Elle laissa sa cape et retira sa lame de son dos. Elle enroula cette dernière dans le tissus et laissa le tout dans son Jack à contre cœur, mais c’était surement mieux ainsi, surtout pour un entretient. Elle vérifia que son Jack était sécurisé puis ajusta son sac sur son épaule et marcha d’un pas égal vers le Panthéon. D’un léger mouvement sur une zone particulière de la bague, elle activa les caméras dans ses lentilles. La serpentine créature ne s’arrêta pas devant l’imposante structure, ignorant le frisson glacé sur son échine. Rien ne pouvait plus entraver sa volonté dès lors. Elle se présenta à un acceuil, qui la redirigea vers un autre bureau. Elle remercia la femme d’un sourire agréable et suivit ses instructions à la lettres jusqu’à faire face à une porte ouverte. Après s’être présentée, elle pénétra dans le bureau et présenta son ordre de convocation. L’homme, petit et légèrement pincé, vérifia tous ses documents puis, une fois cela fait, appela un agent pour l’escorter jusqu’au bureau en question.

« Je vais vous faire installer, vous êtes un peu en avance. Bonne chance. »

Elle remercia l’homme de bureau et s’éclipsa à la suite du chien de garde qui la guidait comme un robot dans le dédale des couloirs du Panthéon. Les couloirs fourmillaient de monde, soldats, hommes de bureau, et quelques blouses blanches. Elle attira de nombreux regards, un sifflement se fit entendre dans son dos mais elle n’y répondit pas. La demoiselle se trouva bientôt devant une porte, avec de légers motifs incrustés dans le bois. L’agent lui ouvrit la porte et s’écarta avant d’exécuter un salut impeccable et de se retirer. La jeune femme observa la salle relativement longue. Au centre se trouvait une table longe et ovale, d’un bois aux teintes chaudes. Un coup d’œil pour repérer caméras et autres dispositifs de sécurités. Elle resta immobile et droite non loin de l’entrée, attendant patiemment. Il pouvait venir dans deux heures qu’elle ne décollera pas d’ici en attendant.
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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Jeu 5 Juil - 15:30

Quelques affaires à régler, des commandes à valider, un entraînement à superviser, des simulations à organiser. Le quotidien de l'Omicron ces derniers temps. Mais était venu se rajouter à ceci une affaire un peu plus complexe, qui demandait bien plus sur l'emploi du temps de Tarek. Son teint blafard avait déjà bien pâli. Il ne mettait plus du tout ses lentilles, mais qu'importe. Les mutations engendrées chez les Umbraesthésistes avaient fait leur oeuvre. Les yeux noirs d'encre de Tarek avaient fini par virer au vermeil brillant, rendant les lentilles complètement inutiles. Sa pâleur était devenu proprement inquiétante, et le manque de sommeil n'y était pas pour grand chose. Mentalement, les mutations cérébrales avaient aussi un impact non négligeable. Il devenait plus irascible, cinglant, cynique et méchant qu'il ne l'était. Ca n'entravait pas ses performances professionnelles qui restaient, pour leur part, intactes. Mais ceux qui connaissaient Tarek sentaient bien que des choses avaient beaucoup changé par rapport à son retour au Panthéon. Il n'était pas tout à fait le même. Il continuait sans changement aucun d'effectuer les tâches qui lui incombaient, et restait toujours aussi impliqué dans le fonctionnement de son Escadron. Mais ça l'emmerdait, tout simplement. Plus les jours passaient, et plus les heures lui faisaient haïr le Gouvernement un peu plus. Une bande de clowns, voilà ce qu'ils étaient. Une grosse partie de sa frustration venait aussi du fait que malgré tout ce qu'il faisait, l'image du Gouvernement ne changeait pas. La criminalité ne baissait pas, augmentait même. Ils étaient toujours vus comme une bande d'abrutis finis -sauf par ceux qui bénéficiaient à 100% de ce régime martial. Bref, pour lui, la balance commençait à pencher de l'autre côté. Et si tel était le cas, le côté où il se trouvait deviendrait bien moins intéressant qu'il y a quelques semaines. Depuis un petit moment il y réfléchissait jour et nuit, au point de se causer de nombreuses nuits blanches. Ses sclérotiques étaient injectées de sang, de fins cernes noirs montraient bien que malgré son endurance aberrante au travail, il était épuisé. A vrai dire, Janis, sa Commandante, qui auparavant servait surtout de secrétaire, faisait un quart de son travail quotidien, ce qui représente déjà une masse énorme de travail. Pendant qu'elle s'occupait de ça, il réfléchissait, organisait, calculait, prévoyait. Et ne se reposait pas, par conséquent. Du surmenage pur et simple, mais il ne perdait pas de vue ses principaux objectifs. Et bientôt, quand la balance se casserait vraiment la figure, il pourrait changer de côté. En attendant... restons un bon Despranòn, voulez-vous.

On frappa à sa porte tôt le matin. Tarek était déjà au travail depuis trois ou quatre heures, et n'était pas sorti prendre l'air une seule fois. Il réglait au moment où le sergent arriva une commande de nouveaux bâtiments de guerre. Le vaste océan entre Siirastan et Mycra n'était couvert que par sept armadas complètes, et il y avait encore énormément de zones vides, que les satellites ne pouvaient pas couvrir en permanence, faute de pouvoir tourner avec la terre elle-même. De plus, le recrutement massif du gouvernement faisait qu'on était en sureffectif un peu partout, et qu'il fallait bien caser tout ce monde, quitte à décharger un peu les autres flottes. Le prix de tout ceci ne comptait pas pour Tarek. Soit le gouvernement et les citoyens étaient bien défendus, soit on jouait les radins et on risquait un nouvel attentat.

"Omicron, un candidat à l'entrée au Gouvernement s'est présenté il y a dix minutes, et vu que l'Alpha vous a chargé du recrutement..."

Tarek poussa un soupir agacé en répondant sèchement au pauvre soldat :

"JE me suis proposé au recrutement, il ne m'a rien obligé à faire, troufion. Retournez travailler, j'irai dès que j'ai fini de travailler. Hors de ma vue."

Très agréable. Et ce, H24. Même Janis, avec qui il était en contact rapproché et permanent, évitait de trop parler. Elle connaissait très bien les causes de son irritabilité, et savait aussi que ce n'était pas momentané. Même si l'esprit et les facultés d'analyses de Tarek restaient parfaites, l'Umbraesthésie entraînait chez tous ses porteurs les mêmes mutations. L'homme qu'il était parti chercher dans le désert le lui avait appris. Du moins, entre deux gargouillis. Quoi qu'il en soit, même si elle ne disait rien et faisait comme si de rien était, elle ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter légèrement. Elle aussi passerait par là, et ce qui venait après ne lui plaisait pas du tout. Ceci étant dit... Personne n'y pouvait rien. Et les abus de cette magie accéléraient les mutations. Preuve en a été faite, Tarek ayant utilisé énormément de ses ressources pour contrer l'attentat au Panthéon, il en était ressorti affaibli mentalement et physiquement -notons que cette magie nécessite un prix en énergie magique, mais aussi en sang frais- et les mutations en avaient profité pour accélérer leur progression. Si on suivait la chronologie basique d'une Umbra, la pathologie innée contractée dès la conception par les futurs porteurs de l'Umbraesthésie, leur esprit sombre et manipulateur était conçu et programmé dès la naissance. Suivait un blanchissement progressif de la peau, qui prenait environ 40 ans, et accéléré par l'utilisation de la magie. Les iris, peu importe leur couleur, viraient au vermeil brillant, et avaient comme propriété de rendre leur porteur totalement intolérant à la lumière vive ou modérée, qu'elle soit artificielle ou solaire. En revanche, une nyctalopie conséquente permettait aux Umbraesthésistes de voir de façon correcte dans l'obscurité la plus totale. L'assombrissement spirituel se poursuivait sans discontinuer jusqu'à la mort. Quand au corps, en plus de subir des mutilations proportionnelles à la quantité d'ombre manipulée, il devenait de plus en plus fusionnel avec l'élément qui était le sien, l'ombre, avant de s'évanouir complètement en elle dans de rares cas. Au final, l'Umbraesthésite n'avait plus de forme physique, et ne pouvait vivre que dans les zones les plus noires, afin d'éviter de se dissoudre dans la lumière. Ils étaient détectables grace aux énormes fluctuations de magie qui circulaient dans les ombres habitées par un Umbraesthésite Vaporeux, selon les termes, et bien que pouvant émettre des sons et ressentir leur entourage, il perdaient l'ouïe, l'odorat, et le sens du goût. Ils pouvaient toujours solidifier l'ombre pour toucher et ressentir les sons via les vibrations dans l'air, et voyaient de façon optimale dans l'obscurité.

Tel fut le résultat des enquêtes de Tarek pendant ses deux ans d'absence. Voyages pour enquêter, élucider des mystères et des mythes mal fondés. Il finit par découvrir au bout de pas mal de temps la vérité, et avait fini par trouver une façon d'y remédier -partiellement- pendant quelques temps. De faibles doses d'exmagie permettaient de ralentir et d'enrayer les fluctuations magiques du corps de Tarek, et ralentissait la progression des mutations. Ainsi, c'est comme ça qu'il réussit à préserver la couleur de ses iris aussi longtemps. Mais depuis son retour au panthéon, les dépenses ont été nombreuses, et le prix en a été conséquent.

Il posa son dossier financier en soupirant, et se leva. Il remit son manteau rouge, ses lunettes, et sortit de son bureau, le fermant à clé. Il avait fini par se faire changer la prothèse antique réputée au Panthéon pour sa vieillesse et son inutilité. Il disposait d'un nouveau bras dernier cri, qui avait le double de la force de son autre bras, et qui fonctionnait bien mieux. Très pratique pour les travaux manuels aux Hangars. Il descendit dans les étages et entra sans crier gare dans la salle où l'entretien se ferait. Au total, la future recrue avait du attendre environ une demie heure. Peu importe, il n'avait pas à être à l'heure.

Il la jaugea rapidement d'un coup d'oeil, ses iris luisants masqués derrières deux cercles orangés. Son éternel et intimidant sourire narquois était attaché à ses lèvres, comme toujours. Vu la conception de ses bras, et sa corpulence, elle devait être habituée à se battre. Il en aurait eu la confirmation s'il avait pu voir les cicatrices, mais d'une, elles étaient masquées, et de deux, la lumière artificielle de la salle réduisait son champ de vision. Il sortirait d'ici avec une nouvelle migraine, pour changer.

"Bonjour. Je me présente, Omicron Despranon, Tarek Ngaresh, affecté à l'Escadron Aéronaval."

Il ouvrit le dossier qu'un soldat avait laissé à son attention, et le referma presque aussitôt.

"J'ai pour principe de ne jamais lire la paperasse que balance l'administration à tort et à travers. Vous allez donc vous présenter entièrement de vous-même, me préciser vos pouvoirs si vous en avez, votre expérience au combat, vos motivations et l'Escadron que vous aimeriez intégrer. L'entretien durera une heure au grand maximum, j'ai du travail plus important qui m'attend. Je sais que vous savez vous battre, ce que je veux savoir c'est comment."

Il reposa le papier sur la table et croisa les bras, s'adossant au dossier de sa chaise -inconfortable en plus-, et la jaugeant du regard. Il n'avait -pour une fois- pas mis son chapeau, et les mèches d'ombre consituant sa chevelure zébraient son visage de façon totalement anarchique. Sa voix étaient posée, mais crissait comme du papier de verre, griffait presque tant elle était noire et froide. Rassurant le Despranon. Et visiblement impatient, si l'on en croyait ses traits tirés par le manque de sommeil. Ou peut-être n'était-ce qu'un nouveau symptôme de son pouvoir. Allez savoir.

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Firhen Realïm
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Jeu 5 Juil - 16:42


La jeune créature avait baissé le filtrage des sons dans son eartflits, et ne sursauta pas à l’entrée du despranon. Elle exécuta le salut militaire règlementaire à son entrée. Elle rompit lorsqu’il se fut installé convenablement mais ne posa pas son fessier sur l’une des chaises devant elle. Elle observa d’un œil critique l’homme en face d’elle, ses sens étendus comme une toile d’arachnide pour capter les vibrations qui émanaient de la personne de l’Omicron. Son teint d’albâtre, les deux phares orangés qui couvraient son regard, et ses longues mèches d’encre tombant sur son visage. Elle esquissa un sourire lorsqu’il repoussa le dossier, d’un certain côté elle appréciait. Le ton suave mais venimeux du despranon ne la heurta pas, elle n’en avait que faire. Il n’était pas son « cher » maitre de Shangyu, à partir de là… il ne pourrait pas la déstabiliser avec si peu. Elle s’encouragea silencieusement en écoutant l’homme qui lui faisait face. Autour de lui la lumière de la salle semblait de dissoudre, lui offrant une aura néfaste et insidieusement sombre.

"J'ai pour principe de ne jamais lire la paperasse que balance l'administration à tort et à travers. Vous allez donc vous présenter entièrement de vous-même, me préciser vos pouvoirs si vous en avez, votre expérience au combat, vos motivations et l'Escadron que vous aimeriez intégrer. L'entretien durera une heure au grand maximum, j'ai du travail plus important qui m'attend. Je sais que vous savez vous battre, ce que je veux savoir c'est comment."

Elle mit ses pensées en ordre, s’étant d’innombrables fois préparée à répondre à ce genre de questions. L’homme ne semblait pas être très académique, mais elle ne pouvait se permettre de mentionner l’arène. Elle inspira légèrement, une ébauche de sourire étendit légèrement le coin droit de ses lèvres, et elle se lança d’une voix calme et égale.

« Firhen Realin, vingt-sept ans diplômée de l’école de centrale de Modula : Kings Borrow. Mais je doute que ça vous intéresse. Après ça, je suis partie suivre un entrainement martial auprès des dojos de Shangyu. Ce n’est pas une manière très droite de fonctionner mais ça a porté ces fruits. Je me sers en général d’une lame modulable à double tranchants. Ça c’est pour le côté peu subtil. De reste je partage certaines capacités avec les ophidiens : capacités extra-sensorielles et renforcement corporel. »

La serpentine demoiselle se tut un instant, passa rapidement sa langue sur sa lèvre inférieur, avant d’esquisser un sourire étrange :

« Si j’ai postulé pour le commandement de l’escadron six, c’est seulement car j’en ai assez de voir une institution vielle de six cent ans faire du surplace. Dehors, les manants ricanent, les dealers sortent presque leur came sur le trottoir, surtout depuis l’attentat. Je ne compte pas laisser ça comme ça longtemps. Mais qui veut faire ce genre de chose à besoin d’avoir des moyens humains et un appuis conséquent. »

Sa voix se tût et elle observa. Sa tirade était quitte ou double. Soit l’homme qui lui faisait face allait l’expédier dans le mur, soit elle serait prise. Il n’y avait aucune autre alternative. Elle augmenta le filtrage sonore de son casque, ses nerfs s’étant légèrement échauffés. Ce n’était pas vraiment une solution de s’effondrer dans un entretien. Elle eut une petite pensée pour Ellis, se demandant si elle était en train de mater son entrevue. Si jamais elle sortait de cette salle et du panthéon un jour, sans avoir les pieds devant, elle n’avait pas intérêt à la chambrer… Quitte à se payer un coup de Taser, elle la chatouillera jusqu’à ce qu’elle en pleure. Heureusement qu’elle ne pouvait pas capter ses ondes cérébrales, sinon elle serait plutôt mal. Firhen, malgré cette divagation des pensées n’avait pas lâché le despranon du regard.

« Après si vous voulez juger ma capacité à manier une arme, une démonstration sera plus probante. »

Elle n’avait plus rien à dire, et le ton de sa voix le relevé justement. L’enfant des sables devenue enfant du gouvernement resta droite et alerte en attendant la réponse de l’Omicron

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Jeu 5 Juil - 22:18

Si Tarek s'intéressa à ce que dit cette Firhen, il n'en laissa rien paraître, froid et impassible comme un bloc de marbre. Mentalement, il nota son séjour à Shangyu. Au fond ce n'était rien pour lui, mais qui disait Shangyu disait Densetsu, et ils ne portaient pas les gouvernementaux dans leur coeur. Il était tout à fait plausible qu'elle ait eu des relations avec eux. Les infiltrations des ennemis au Gouvernement au nez et à la barbe des Despranons n'étaient malheureusement pas rare, et qui plus est, le fils de la créatrice de l'Opale Maudite avait bien fini dans le cercle fermé des dirigeants du globe...

Il se releva d'un coup, sans rien dire, faisant signe à Firhen de le suivre. Il ne lui réserverait certainement pas le traitement qu'avait subi Silver Eikes, lors de son entrée. Là, Asch Raizer déciderait de lui-même de son entrée dans son escadron. Il avait beaucoup de choses à faire, et pas le temps de prendre du bon temps en la forçant à massacrer un autre de ses subalternes. Elle lui ferait une démonstration dans une salle simulatrice situationnelle, et si c'était probant, il la redirigerait vers le bureau de Raizer. Et ça serait bouclé. Se charger du recrutement ne signifiait pas non plus suivre d'un oeil intéressé la carrière des nouveaux. Ca c'était clairement pas son boulot. Déjà qu'on lui reprochait d'être beaucoup trop impliqué dans le fonctionnement de son escadron...

"Vous allez me faire une démonstration en situation simulée. Si vous arrivez à me convaincre, je vous renverrai vers le bureau de Raizer. Il est l'Oméga Despranon et rattaché par défaut au sixième Escadron. Vous règlerez tout avec lui."

Il eut une légère quinte de toux, et conduisit Firhen dans la salle citée plus haut. Il s'agissait d'une vaste salle, de la taille d'un gymnase environ. Il n'y avait rien à part un dallage noir, éraflé, brûlé, usé par le temps et les simulations. Quelques ouvriers faisaient de la maintenance quand ils arrivèrent, et Tarek les congédia. Un mur orné d'un miroir sans tain séparait la salle de simulation de la salle de commande. De là, on choisissait les simulations, les détails situationnels, la difficulté, bref, une espèce de super jeu vidéo ou le développeur tourne quelques boutons pour faire apparaître un paysage, des objectifs, des ennemis. Simulateur dernier cri, financé sur le dos du contribuable. La tyrannie déguisée, c'est beau.

"Restez dans la grande salle. Je vais programmer une simulation dans laquelle vous combattrez des ennemis virtuels. Evidemment la situation sera adaptée au poste que vous souhaitez. Rien à voir avec les simulations de l'escadron de choc qui menacent de faire sauter le panthéon à chaque fois. Si vous réussissez, vous pourrez accéder à Raizer. Si vous échouez, vous pouvez rentrer chez vous ou retourner à l'école."

Il esquissa un maigre sourire, mi-amusé, mi-cynique, et fut à nouveau pris d'une légère quinte de toux, un peu plus intense que la précédente. Il se retira dans la salle de commande, et sortit une boite de comprimés. Il en prit trois, et soupira doucement, malgré la douleur que ces médicaments engendraient. S'il se faisait prendre avec ça il risquait la cour martiale. Il s'agissait d'exmagie concentrée, et cela permettait d'enrayer correctement son flux magique. Il ne pouvait pas utiliser beaucoup de magie quand les médocs faisaient effet, mais au moins, les mutations et le saccage de son corps que ça entraînait étaient stoppés.
Il régla donc quelques paramètres, et dans la salle noire, des bâtiments hauts et serrés se matérialisèrent. Il y avait aussi deux bâtisses, bien plus basses et larges que les immeubles qui surplombaient le tout. Des passants apparurent, bien que rares, et les bruits d'une vraie ville finirent par résonner.

"Firhen. Vous êtes actuellement à Modula. Un cartel de drogue vend de l'exmagie de façon magique sur Siirastan, sur Mycra, et même sur Varkë. Le premier escadron et le quatrième ne peuvent pas intervenir. Les bâtiments sont aussi trop serrés pour une mission donnée au cinquième Escadron, nous risquerions de détruire la moitié du quartier si la zone était bombardée. Le sixième escadron a été dépêché ici, dans un quartier de la Zone Est. Les trois bâtisses contiennent les laboratoires de synthétisation, et le quartier général des chefs de Cartel. Vous disposez d'un escadron de sept personnes. L'une d'entre elle peut utiliser l'air comme bon lui semble, c'est un aérokinésiste. L'autre peut provoquer des ondes sonores destructrices, et peut aussi entendre à des kilomètres à la ronde en ciblant les ondes souhaitées. Un autre dispose d'une vision interchangeable, vision de jour, nyctalopie, vue de précision, et détection de signature thermique. Ce sont les seuls mages, les autres ne sont pas doués de magie, et bien qu'expérimentés, ne sont que des hommes normaux. Cependant, il y a un traître parmi vous. Méfiez vous, c'est un agent du cartel, trouvez le avant qu'il n'avertisse ses patrons. Votre mission : Détruire les appareils de synthétisation, tuer les chefs principaux du cartel, et en garder un en vie pour lui extorquer des informations cruciales sur la position des autres cellules et des potentielles relations qu'il peut avoir dans le milieu du crime. Bonne chance."

S'étant adressé à elle par haut parleur, il coupa le micro, et brancha les écrans pour surveiller les mouvements de Firhen et sa façon d'interagir avec son équipe, et sa façon de réussir la mission donnée.

"Une dernière précisions. Des particules flottent dans l'air, ce sont des nanites. Elles sont là pour vous transmettre les odeurs, les sons, les mouvements. Si vous prenez un coup, même s'il n'y aura pas de cicatrice, votre cerveau qui a déjà absorbé quelques uns de ces nanites, va interpréter le coup comme s'il était réel. Aucune blessure, mais une douleur plus vraie que nature."

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Firhen Realïm
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Ven 6 Juil - 21:03


La jeune guerrière écouta attentivement les instructions qui s’écoulaient avec un flux néfaste dans son oreillette. Cet homme n’avait rien d’académique, et sa présence au gouvernement l’étonnait u peu malgré ce qu’elle montrait, ou plutôt ce qu’elle ne montrait pas. Elle regarda ses hommes autours d’elle avec une attention chirurgicale. Un traitre hein ? C’était soit une manœuvre pour qu’elle doute de ses hommes, soit une réalité, dans tous les cas c’était à éclaircir au plus vite. Elle ouvrit la caisse d’arme dans le fourgon qui avait dû les déposer, et attrapa une lame relativement semblable à la sienne, ainsi que huit oreillettes avec un système de balise intégré. Elle coacha ses hommes sur la situation puis passa à la phase d’action tout en distribuant les petits joujoux qui lui permettraient d’une part de localiser et d’être en contact avec ses hommes, et de deux, de savoir si traitre il y avait. Deux des mages avec ne lui étaient pas d’une grande utilité, mais elle saurait s’en arranger. Ce n’était pas une mission évidente, mais l’adrénaline courrait déjà dans son corps avec une violence inouïe, gavant ses sens, et activant par le même biais son pouvoir d’une façon plus réceptive. Le bruit de la ville ne semblait plus la déranger tant que cela, pas plus que l’impact sonore de l’arène lors de ses combats. Elle baissa son casque, ne laissant qu’un flirtage minime. Les vibration des corps autours d’elle la faisait frémir de plaisir. Certes son état ne resterai pas au beau fixe éternellement, il fallait en finir, vite.
« Je vais aller faire un repérage du terrain en premier lui, une fois cela fait, la gros de l’opération va pouvoir commencer. »
Elle sortit un holocom, et finit sortir la ville en miniature de l’objet, projetée dans une lueur bleuâtre au-dessus de l’appareil, et leur montra leurs postes.

« Mac tu es le meilleur tireur de cette équipe, je te veux en place en dans l’immeuble Est, il est désaffecté, et de là tu auras une vue imprenable si ça tourne mal. Joyce, je te veux en planque en bas du l’immeuble Est, tu pourras indiquer les mouvements suspect à notre tireur avant qu’ils n’arrivent dans sa lunette. Nel, avec tes ondes, je veux que tu te rapproches discrètement des bâtiments, et que me fasses une évaluation du monde là-bas, de leur déplacements, ils ont surement une partie de leur labo sous terre. Harmaël, ton pouvoir peut être destructeur, et très utile si ça tourne mal, tu viendras avec moi. Lytak, ton ancienneté et ton expérience font de toi un grand soldat, tu surveilleras les arrières de Nel, Kadax, celles de Mac, mais ne fait pas saute le bâtiment pour rien. Je rappelle que ce n’est qu’une opération de repérage. Evitez les caméras, fait attention Mac il peut y en avoir également dans ton immeuble. Ce n’est pas sans raison qu’une partie des immeubles qui entourent notre mission soient désaffectés. Harmaël et moi sécuriserons les entrées nord des deux bâtiments. Je vous ferais savoir quand est ce que nous nous rejoindrons là-bas. »

Firhen passa l’oreillette sous son casque, avec celle-ci, elle pourrait entendre tout ce que pourraient dire ou écouter ses hommes. Cette pré-opération était un test, rien de plus, pour savoir si l’un d’eux donnerait l’alerte. Si c’était via un signal, son holocom le captait également. Elle avait observé ses hommes, captant la moindre trahison nerveuse, une goutte de sueur qui perle sur le coin de la tempe. Certes son équipe était nerveuse, mais c’était naturel dans la situation. Celui qui se fiche de sa mission, ne s’inquiète en rien de sa réussite. Elle nota les signes d’assurances dans les yeux de certains. Si il y avait bien un traitre, il était d’une : bien entrainé, et de deux : assuré de sa réussite. Si elle avait choisi le mage, c’est qu’il était l’un des plus dangereux au niveau de ses capacités, mais aussi pour son masque d’assurance. Elle n’aimait certes pas les hommes trop imbus de leur pouvoir et de leurs capacités pour se permettre de prendre les choses à la légère. Elle soupira légèrement, sachant que ça ne devait pas perturber son jugement.

« Vous êtes en places ? »

La réponse fut affirmative pour l’équipe, et Firhen fit signe au mage de la suivre. Tous deux prirent un chemin dans les immeubles pour arriver derrière les bâtiments, leurs pas étaient silencieux et rapides. Arrivée sur place, la serpentine créature observa les caméras en silence, elles observaient des mouvements lents et circulaires. Le système n’était visiblement dernier cri. Etrange. Ça puait en fait. Elle observa un premier garde passer devant eux, certes il était imposant, et entrainé, mais à quoi bon quand on a plus d’air.

« Harmaël, à toi de jouer. »

Le mage n’avait pas besoin de plus. Il étouffa silencieusement l’homme à distance, l’écrasant par le seul poids de l’air sur la gorge du garde. Ce dernier convulsa légèrement mais ne fit bruit, il glissa au sol comme un morceau de viande froide. L’enfant des sables reçut une à une les positions que lui délivrait Joyce avec une précision chirurgicale. Le soldat les prévint du champ libre, et la jeune femme s’élança avec vivacité. Une ouverture ça ne se rate pas. Elle se réceptionna dans l’ombre sans bruit et se glissa vers la porte, réceptive à la moindre vibration de l’autre côté de la porte. L’activité régnait, mais pas autant que sous ses pieds. Vu à quel point semblait s’étendre le domaine souterrain de cette vermine, ils devaient avoir des sorties discrètes via les immeubles.

« Mac replie toi, Kadax, Nel trouvaient moi leurs échappatoire dans ses immeubles. Kadax, pose quelques charges à distance. Je ne veux pas que le bâtiment saute, mais qu’ils se retrouvent bloqués si notre objectif essaye de se faire la malle. Ensuite on va faire deux équipes, et prendre le bâtiment ouest en tenaille. Une fois cela fait, l’équipe deux sécurisera la seconde structure. On se rejoindra dans leurs sous-sols. Garder l’une des têtes pensantes en vie. Kadax préviens moi quand vous avez finit. Terminé. »

La réponse arriva peu après. Rapide, peut-être même un peu trop. De même que les indications de la guerrière qui avait profité de ce laps de temps pour finir l’étude du bâtiment et de ses systèmes de sécurité.

« Kadax, Harmaël et moi on formera le groupe un, les autres le groupe deux. A mon signal Mac tu fais sauter les caméras. Je veux un travail propre et réactif, après ça. Le groupe deux passera par la porte de l’aile gauche. »

Sur ce elle se mit, en route, troquant son épée contre une arme à feu à sa ceinture. Placée ainsi dans son dos, sa lame large servait en quelques sortes de bouclier. Firhen ouvrit légèrement la porte, assez pour laisser l’espace d’une bombe fumigène expédia par Kadax. Un brouhaha, des ordres lancés à tout va, l’agitation venait ébranler la fourmilière. Firhen passa devant, ouvrant la marche et le début du carnage. Une balle bien placé pour chaque ombre qui se mouvaient ou s’approchaient d’eux. Adieu subtilité.

« Kadax, fait sauter les sorties de secours, Maintenant ! »

Le sol trembla sous les pieds des soldats, comme si la terre était agité de spasmes brutaux. Ca ne dura que quelques instants, mais suffisamment pour créer une certaines confusions parmi ces les sous-fifres des gros dealers. Les substances qui nageaient dans leur sang n’étaient surement pas non plus la meilleure chose pour eux. Harmaël utilisait la pression de l’air autours d’eux, leur offrant une sorte de bulle relativement protectrice, et facilitant par le même biais, grandement leur protection. La futur commandante n’en avait que faire de la protection même si l’idée n’était pas à punir, et sortit de la barrière pour rejoindre le second groupe, les aidant à grand renfort de ses lames, à tuer les quelques vermines restantes. La seconde équipe la remercia d’un signe de tête, après s’être fait un rabrouer.

« Je ne serais pas là dans le second bâtiment. Je vous transmets les coordonnées du point de ralliement dans le sous-sol. N’oubliez pas d’en garder un vivant, on a besoin d’infos. »

C’était une simple mesure de précaution, elle préféré avoir deux prise que deux. Si l’un ne parlait pas, voir son pote se faire descendre lui délierait surement un peu la langue. Enfin la balle dans le crâne c’est une façon expéditive d’en finir, et il y avait pas mal de chose à faire sur un corps avant qu’il crève. Elle ne régissait pas comme ça car c’était une simulation, mais pour son objectif, et si elle devait descendre 80 personnes sous le nom du gouvernement pour gagner sa confiance, elle le ferait sans l’ombre d’une doute. Une part d’elle-même se haïssait de penser réellement ainsi, mais dommage, ce n’était pas la partie dirigeante de son esprit.

Leur descente dans les sous-sols fut rapide, et bien accueillis. Le serpent furieux ôta son casque, écoutait siffler les balle non loin de leur tête, et reprit sa lame en main, se servant de son plat pour encaisser les projectiles, et lui permettre de tirer tranquille. Elle fit un signe de tête à ses coéquipiers, leurs laissant les premières salles sur les côtés. Elle attendit d’être seule dans le couloir pour laisser son flingue au sol glacial, et détacher les deux parties de sa lame. Ses pupilles avait pris une forme verticale et étroite. Ses pieds se soulevèrent du sol, un instant en suspense, avant de retomber au milieu des hommes. La stupeur et la colère dans leurs regards dilatés s’accrochèrent à leurs yeux le temps qu’ils s’écroulent lamentablement. Du sang frais de drogué vint caresser de sa chaleur la peau de la demoiselle. Elle enfonça une porte sur sa droite, et découvrit l’un des labo de synthétisation, ainsi que bons nombres de blouses blanches étrangement armé pour des docs. Elle sauta sur le côté, heurtant sans douceur le sol de son épaule droite, grimaçant au passage et attendit que les salves de balles et finit d’éclater ce qu’elles rencontraient. Le verre brisé et des substances liquides cascadèrent sur le sol avec fracas. Elle se redressa, flingua trois des hommes présents, avant de sortir de son coin. Une vibration parcouru l’air ambiance, un grésillement caractéristique. Firhen sortit ses lames et les plaça devant elle de façon défensive. Une boule d’énergie se fracassa sur le métal de l’arme brutalement. Une deuxième qu’elle esquiva. La créature attendit la troisième pour être sure. L’homme avait besoin d’un petit temps pour canaliser cette énergie, petit temps qui lui serait fatal. Elle esquiva de justesse le projectile, avant de foutre une balle dans la gorge du mage. Un très classieux gargouillis retentit, et un peu plus de sang vint tâcher le sol. Elle observa d’un air froid es cadavres qui jonchaient le sol lamentablement.

Firhen déposa une charge explosive dans le bureau. Un bip strident retentit à plusieurs reprises comme un appel. Le serpent était déjà dans la salle d’après quand l’explosion agita le couloir et ses habitants. Ils n’avaient plus de moyens de fuite, juste le droit de mourir, abattu comme des animaux galeux. Leur carnage dura au final une dizaine de minutes tout au plus. L’enfant de désert était en train de maudire ses nerfs à une quelconque douleurs, mais visiblement la balle qu’elle avait encaissé semblait assez réelle pour qu’ils rendent la douleurs parfaitement juste. A côté de ça, un hématome de l’autre côté, et deux ou trois coupures complètement superficielles. Lorsque l’équipe deux les rejoignit avec un prisonnier, elle était déjà en grande « discussion » avec le cher patron des bâtiments, et d’une bonne partie de la came qui circulait dans le monde. Elle remercia ses coéquipiers d’un signe de tête et attrapa la seconde prise sous son bras, lui bloquant la gorge tout en fixant le maitre du cartel :

« T’es sur tu veux pas cracher le morceau ? Je vais te montrer comment ton gouvernement aide les pauvres gens qui ont des problèmes de langues, parfois c’est dû à la drogue, mais le plus souvent c’est dû à la connerie. Avec ça, je suppose que tu n’auras plus trop envie de rire, un des effets secondaires…mais ne t’en fais pas. Je vais te faire une démo sur ton copain, D’accord ?»

Elle attrapa la seringue que lui tendait Harmaël avec un sourire mauvais, et enfonça la seringue dans le corps de l’homme qui gémissait. Une dose pure, non coupée de drogue peut avoir quelques petits effets néfastes, surtout en overdose. L’homme commença a convulser comme un damné, et se s’enfonça visiblement les dents dans la langue vu le sang qu’il crachait sur son patron. Ses veines avaient pris une teinte noirâtre et saillaient un peu partout sur son corps. Le chef de cartel commença à transpirer à grosses gouttes, en hurlant qu’ils étaient tous fous à lier. Firhen éclata d’un rire froid, et attrapa une seconde seringue qu’elle administra au l’homme en pleine convulsion. Chose surprenante, il se calma.

« Tu vois mon vieux, on a toute la nuit, je peux te cuisiner des heures, et te garder en vie en même temps. Mais ton copain n’a pas l’’air super bien quand même. Lytak sort le d’ici s’il te plait, j’en ai marre de le voir se vider sur mes pompes. »

L’homme s’exécuta avec un hochement de tête, traina le gamin dehors, et lui ficha une balle dans la boite crânienne, sans plus d’émotion que cela. Firhen récupéra une seringue neuve, et commença a enfoncer l’aiguille. Avant que le produit n’ai été éjecté, le chef du cartel se mit à supplier comme un dément avant de leurs fournir les infos demandées.

« Arrêtez ! Arrêtez ! je vais tout vous dire… Il y a un autre entrepôt au nord de la ville, dans une bâtisse relativement ancienne. C’est au 48éme de Krasus Brink Avenue. On a reçu une grosse livraison pour un client privé il y a trois jours »

L’enfant des sables enfonça brutalement une seconde seringue dans la main du maitre de cartel qui hurla.

« Ecoute mon gros, tu vois ça, c’est les deux doses qui vont tellement te ravager ta tronche de connard que tu ne rappelleras même plus ton nom, alors tu devrais te dépêcher avant que mon doigt glisse.»

« D’accord ! D’accord ! Me tuez pas, je vais tout vous dire mais me tuez pas ! Il s’appelle Jérim, Jérim A. Belco. Tout ça c’est à lui, je suis juste son représentant à Modula ! Le Cartel Narvox est à lui.Il possède une partie de la zone industrielle nord de Sérégon, il y entrepose la came avant de la redistribuer. Ses gros clients se fournissent au Temple, directement de sa main. On a eu des emmerdes avec le cartel de Sotaka, alors il a voulu doubler la production pour ne pas perdre une part de son marché... »

Firhen se redressa brutalement, sa lame à la main et se retourna, laissant la lame perforer le torse de Kadax, dit le traitre…
l’homme eut un rire méprisant avant de lui cracher au visage. Ses soldats la fixèrent interdit, mais ce n’était pas l’heure de l’explication, ils avaient un interrogatoire à finir. La tête du chef de cartel se décomposa, et son teint vira un rouge écarlate.

« Comment avez-vous sût qu’il était des nôtres?

-Je dirais plutôt qu’il était des leurs, sinon il vous aurez prévenu non quand nous somme arrivé ? Il connaissait chacune des sorties de secours que vous possédiez ici, son but n’était donc pas de vous protéger, mais de vous voir chuter. De plus quand on prend de la came en service ça m’agace. Sotaka lui faisait bien plus peur que vous visiblement. Allez, embarquez-le. »

Firhen laissa ses hommes restant embarquer le chef du cartel Narvox à Modula, et observa le cadavre de Kadax avec le regard vide.

« Il ne faut pas être trop gourmand mon vieux, regarde ou ça t’as mené. »

Elle resta un moment dans la salle, appréciant le calme après leur opération. Elle réajusta son casque sur ses oreilles, et esquissa un sourire amusé malgré son épaule toujours aussi douloureuse.
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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Sam 7 Juil - 17:53

Tarek observait chaque écran avec intensité durant la simulation de mission. Il ne savait pas si le genre d'entraînement qu'elle avait reçu à l'école militaire lui servait actuellement, mais ce qu'il savait, c'est qu'on ne lui avait rien appris d'académique, chose impensable dans ce genre d'école, ou la principale éducation était l'endoctrinement aux idéologies gouvernementales, puis l'entraînement pratique, qui en revanche, bien qu'efficace, ne dispensait aucune leçon destinée à un futur officier. L'Omicron nota tous ces détails mentalement. Elle n'avait pas été qu'à l'école, ni qu'aux dojos de Shangyu. Il s'agissait là d'une toute autre discipline. Tout ceci serait retenu et envoyé à l'Oméga, mais il ne prendrait le temps d'enquêter là dessus que sur demande expresse de son pair, et s'il avait le temps. Ses activités extra-Panthéon lui prenait le peu de temps libre qu'il avait, et le reste... c'était encore et toujours du boulot de haut fonctionnaire. Lui qui pensait que l'élite des mages mondiale offrirait la possibilité de se dégourdir un peu plus les jambes... Il s'était planté. C'était une des idées motrices de ses nouveaux projets, et accessoirement de son départ de deux ans il y a peu.

Il nota finalement que bien qu'originale, la Firhen qui se mouvait sous ses yeux inquisiteurs ferait un parfait commandant. Markov commençait à dater un peu, du sang neuf ferait du bien. Dans le pire des cas il serait remercié avec une bonne prime et une confortable retraite, dans le meilleur il serait relégué à un poste similaire à celui de Janis, sa Commandante. A noter aussi qu'une personne se présentant comme une fleur au poste de Commandant du Sixième Escadron était aux yeux de Tarek forcément quelqu'un de suspect. Jamais vue dans le panthéon, sortant fraîchement de l'école militaire -soi disant- elle venait quand même postuler dans l'Escadron le plus en dehors des bordures au gouvernement. Penchant pour l'illégalité ? Soif de sang ? Quoi qu'il en soit, commander les espions demandait de savoir espionner soi-même. Autre détail potentiellement intéressant pour Raizer.

A la fin de la simulation, voyant que la mission, bien que complexe, fut un franc succès, il coupa les ondes envoyées par les nanites, annulant ainsi le paysage que Firhen avait sous les yeux. La salle redevint un vaste terrain plat dallé de noir, et toutes les armes, personnes, bâtiments s'évanouirent aussi vite qu'ils étaient apparus.

"Simulation terminée, Firhen. Pour moi, c'est bon. Vous allez pouvoir accéder au bureau de Raizer et passer votre entretien final avec lui, ou avec Markov, l'homme à qui vous succèderez certainement en tant que commandant du Sixième Escadron."

Il sortit de la salle après avoir pris un autre comprimé d'exmagie, et indiqua à Firhen de le suivre d'un signe de tête.

"Maintenant, on va aller faire un tour à l'infirmerie histoire de vous rafistoler un peu et de vous donner quelques antalgiques, pour atténuer les hématomes le plus rapidement possible. Il est hors de question que vous faisiez face à un Despranòn comme ça. Un uniforme vous sera donné, pour l'entretien. Si Asch Raizer décide qu'il n'est pas nécessaire, vous pourrez le balancer, mais pour votre première entrevue, il sera obligatoire. J'espère que vous aimez les vêtements inconfortables."

Il se dirigea donc vers un cabinet d'infirmerie, non loin des terrains d'entraînement, et ordonna à l'infirmière de service de lui prescrire quelques anti-douleurs et anti-inflammatoires, avant de partir vers les étages supérieurs.

"Si vous avez des questions concernant les différentes façon de fonctionner du Panthéon et des gens qui y travaillent, c'est maintenant. La plupart des questions abordées à votre entretien avec l'Oméga concerneront essentiellement le sixième et vous-même. Et comme il est très peu probable que nous nous revoyons plus d'une fois par semaine, voire par mois, je vous conseille de tout me demander maintenant."

Effectivement, vu la masse de travail qu'engrangeait Tarek, il était peu plausible qu'ils se recroisent. Il n'allait que rarement sur le terrain, sauf quand il dirigeait les simulations de vol, et le reste du temps, restait cloîtré dans son bureau, en interdisant les entrées, sauf urgences. Janis y passait quelques fois sans sommation, mais uniquement pour fournir des comptes rendus, et des rapports concernant des banalités. Le reste du temps, il était seul et souhaitait le rester, pour plus de tranquilité.

"Vous serez un excellent élément pour notre régime Firhen, ayez confiance en vous pour l'entretien et tout se passera bien. Nous sommes à l'étage du bureau de l'oméga. Avez-vous quelque chose à demander ?"

Sa voix ne changeait pas, et il parlait toujours sur un ton parfaitement égal. A croire qu'il n'était même pas là. Ceci dit, le compliment fait à Firhen le lui ressemblait pas du tout, pour peu qu'on le connaisse. Il prenait un malin plaisir à rabaisser et casser les gens, pour qu'ils se surpassent certes, mais tout de même, ce comportement restait désapprouvé par tout le panthéon. Il voulait qu'elle entre au gouvernement. La voyait-il vraiment comme un prodige de réussite ? Probablement pas. Mais elle mentait sur sa vie, c'était certain. Et rien que pour ça, il voulait la voir évoluer au sein du Panthéon, histoire de voir si elle allait apporter un peu de piquant à la vie monotone des fonctionnaires qui passaient leur vie ici.

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Firhen Realïm
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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Lun 9 Juil - 16:35


Firhen écouta tranquillement les commentaires de l’Omicron, tandis que ses pupilles reprenaient leur forme originelle rapidement. La demoiselle passa sas main dans sa chevelure bleue nuit, ébouriffant un peu ses mèches, réfléchissant en même temps à ce qu’elle pourrait dire sans risque devant son futur supérieur. Elle avait omis volontairement la « véritable » raison de son passage à Shanguy, car n’étant pas son futur supérieur, cet homme n’avait pas besoin de savoir tout dans les moindres détails. Elle avait aussi dût trouver une raison pour les stigmates qui marquaient son corps, ça pouvait être plus que suspect. Elle le remercia d’un signe de tête avant de se lever pour le suivre, étirant ses muscles au passage. L’infirmerie donc ? Génial… Elle le suivi néanmoins sans rien redire à sa décision. La futur commandante pénétra dans la salle blanche après avoir salué l’infirmière qui s’affairait pour trouver ce que venait de lui demander. Elle sortit deux flacons de verres, et un verre d’eau pour la jeune femme, avant d’aller lui chercher un uniforme et une paire de bottes. Firhen avala trois anti-inflammatoires, et délaissa les antalgiques.

« Pas d’anti douleur, je n’en ai pas besoin. Merci»

Si l’Omicron avait envie de l’emmerder, soit il lui demandera de les prendre effectivement, ou il s’abstiendrait de tout commentaires mais poserait sa main sur l’épaule douloureuse pour une raison ou une autre. Sur ce, elle attrapa l’uniforme et passa derrière l’un des rideaux. Sa robe glissa sur son buste et ses cuisses. Elle retira ensuite ses bottes et ses collants. Elle observa un moment son buste, retraçant les cicatrices qui le marquaient. Elle ne fit pas attention si Tarek pouvait voir ou non son dos, et au pire même si c’était bien le cas, elle doutait qu’il lui demande de se déshabiller pour vérifier de lui-même. Elle passa rapidement un débardeur noir, et une combinaison en toile épaisse, renforcé au niveau des articulations, du dos et des côtes. Elle ferma les brandebourgs jusqu’à son cou, avant de chausser des bottes en cuir épais et rigides, particulièrement inconfortables. Elle remonta les manches proprement jusqu’à son coude, faisant un bel ourlet plat et régulier. Elle garda à ses poignets, les deux bracelets métalliques, et alla rejoindre le Despranon à la porte.

Elle emboita son pas sur le sien, droite et le regard braqué devant elle, ignora les regards qui pouvaient de poser sur eux durant leur trajet jusqu’au bureau de L’Oméga Despranon. Elle l’écoutait avec attention, plus bavard qu’il lui semblait au passage. Si elle avait des questions ? Bien sûr mais trop se bousculaient dans son crâne. Elle voulait qu’il parle plus des despranons et des autres subtilités attenants aux autres escadrons, mais elle ne pouvait pas vraiment se le permettre maintenant. Elle en apprendrait petit à petit au cours de son parcourt. Elle resta silencieuse un moment, essayant de formuler correctement pour ne pas s’attirer quelques soupçons de la part de L’Omicron. L’enfant des sables inspira profondément avant de prendre la parole.

« Je n’en n’aurais qu’une pour le moment, peut être que Mr Raizer m’en parlera, mais puisque vous me le proposer. Je voudrais que vous me parliez un peu plus des relations entre les escadrons, leur interaction entre les uns et les autres. Les cours théoriques de l’école m’ont semblaient un peu superficiels sur le sujet. Enfin vous n’êtes pas obligé de répondre..»

Sa voix se tu, en même temps qu’elle baissa légèrement regard. D’autres questions fourmillaient dans son esprit, notamment comment avez pu être naitre cet attentat au sein même du Panthéon ? Les règles et les contrôles lui semblaient stricts et sans compromis. Comment une institution veille de 600ans pouvait subir pareil affront ? Non elle ne réfléchissait pas actuellement de son point de vue de Datenshi, mais bien de futur membre de ce Gouvernement Mondial. Les nanites lui avaient elles grillées un peu la cervelle ? Négatif. Firhen éprouvait une curiosité presque malsaine pour son fonctionnement.

Elle comptait obliger son esprit à l’apprivoiser et a l’appréciait, dans la limite ou elle espérait la voir tomber un jour. Jouer la distance et l’indifférence envers ses hommes et son futur escadron ne la mènerait nulle part. Plus elle se rapprocherait d’eux, et plus elle s’assurait quelconque espoir de réussite à son projet. D’un autre côté, elle savait que ça allait lui couter personnellement, non pas qu’elle craignait le peloton d’exécution ou Epic jail, mais qu’elle voulait sauver trop de monde. Et ça serait certainement le cas pour certains de ses hommes. Elle n’était pas aveuglée pat la haine de l’institution, seulement d’un avis différent quant à sa manière de mener le monde, mais ça ne l’empêchait pas de reconnaitre les qualités et les avis de certaines personnes qu’elle serait surement amenée à rencontrer, un jour ou l’autre. Elle reprit un peu après sa question, esquissant un sourire d’apparence tranquille.

« Et peut être que la prochaine fois que je vous recroiserai, vous aurez un peu de temps pour qu’on discute un peu plus. En attendant j’essaierais de mettre un peu d’ordre dans mes questions. »

Elle n’attendait pas vraiment de réponse de la part de l’Omicron, ne considérant pas cela à proprement parler comme une invitation, mais comme une supposition qui pourrait ou non se réaliser.Il l'intriguait certes, mais elle se doutait pertinemment qu’il amassait un travail monumental, rien qu’à voir la tête qu’il avait. Le travail ne lui faisait pas plus peur que cela, l’idée même lui plaisait plutôt. Elle préférait se coucher épuisée que de se torturer les méninges des heures sur ce qu’elle avait laissé, sur le peu de réussite de sa mission, et à ceux qu’elle avait laissé derrière elle. Le compliment qui lui offrit déclencha un frisson glacial sur son échine. Quelque chose ne cadrait pas. Le ton de sa voix ? Peut-être mais pas seulement. A la fin de sa simulation l’intérêt qu’elle avait perçu dans son regard écarlate, était un peu celui d’un gamin qui observe l’agitation d’une fourmilière après y avoir balancé un scarabée. Elle se doutait que même si elle ne le croisait pas avant le mois prochaine, lui garderait un œil sur ses agissements. Ça commençait vachement bien dis donc… Et c’était une raison supplémentaire pour la demoiselle, à jouer son rôle avec un zèle certain.

Elle immobilisa un moment sa respiration en se retrouvant devant la porte du bureau de l’Oméga, lança un regard au despranon à ses côtés. Elle inspira lentement avant d’esquisser un sourire pour se détendre un peu. Sans résultat. Une boule de stress venait de se former dans son ventre, et seul la fin de l’entretient pourrait la faire disparaitre. Cette place elle la désirait plus que tout pour le moment, et elle ne comptait pas faire demi tours, mais bordel qu’elle flippait sous son uniforme.


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MessageSujet: Re: [Terminé !] "Datenshi au rapport, Monsieur!"   Mar 10 Juil - 16:48

Au fond, il se fichait éperdument de savoir si elle prendrait des anti douleurs ou non. Il voulait juste éviter qu'elle passe pour une abrutie devant Asch. Mais puisqu'elle se targuait de ne pas en avoir besoin, soit, ce n'était pas son problème. Il jaugea d'un coup d'oeil rapide la tête qu'elle avait dans son uniforme, sans rien dire. Il ne disait jamais rien de toute façon, et se contentait de noter mentalement ce qui pour lui avait de l'intérêt. Et ce qui en avait eu... figurait sur une petite clé cryptée destinée à Raizer, qui servait à la fois de dossier et de mémo pour lui signaler certaines choses. La présence de cicatrices parfaitement anormales vu son passé, une agilité au combat et une force que l'on n'obtenait ni à Shangyu, ni à l'école militaire. Oh, Shangyu. Asch serait ô combien ravi d'apprendre qu'une potentielle compatriote venait servir dans son Escadron. Alors oui, Tarek avait envie qu'elle soit prise. Qu'Adam Markov ait envie ou non de se faire remplacer, qu'importe. Il était prêt à lui forcer la main. Mais l'Omicron avait senti la balance trembler légèrement à l'arrivée de cette petite, et il était impatient de voir ce qu'elle leur réservait. A eux les Despranon, et au Gouvernement tout entier. Ses bagages étaient déjà prêts, tout était presque assuré pour un départ précipité, pour un magistral retournement de veste. Il avait même prévu son séjour à Epic Jail pour se protéger d'éventuelles vengeances. Traître et Despranon à la fois, s'il échappait au peloton, il se retrouverait fatalement au Bloc 3, et pourrait ainsi se retrouver dans une situation on ne peut plus sûre, en attendant son évasion.

Il esquissa un large -trop large- sourire, révélant ses longues canines et étirant un peu plus ses traits épuisés. Tarek dans toute sa splendeur, qui ferait fuir un mort en lui souriant. Sa question le satisfaisait pleinement. La petite miss voulait des renseignements sur le Gouvernement ? Soit. Ceci dit puisqu'elle postulait au commandement du sixième, elle était censée avoir une très bonne connaissance de celui-ci, et par conséquent de son interaction -presque inexistante- avec les autres.

"Eh bien puisque les Informations vous intéressent... Sachez que votre escadron est à part, ce dont vous vous doutez pleinement, j'en suis certain. Il fonctionne en quasi autarcie, en marge du Gouvernement autant que de la loi. Quant aux autres... Le premier, associé à l'Alpha, Mugen Shôryû. L'armée régulière, utilisée par conséquent par tous les escadrons. Le Second, associé à Hansel Tansky, Gamma Despranon. Section de recherches, fournit la technologie de pointe au Gouvernement et les progrès médicaux du monde entier. Le troisième, la Police Politique, associé à l'Epsilon. Le quatrième, Escadron de Choc, associé au Delta. Le Cinquième, Section Aéronavale, marine, rassemblant l'armada maritime et la flotte aérienne du gouvernement, pour les soldats d'élite. Associé à l'Omicron, moi-même. Et le dernier... vous le connaissez. Avec ceci vous devriez savoir seule comment nous interagissons."


Il ne devrait pas laisser filtrer autant d'informations à une nouvelle, surtout quand elles contiennent les noms de code des Despranon, mais aussi leurs prénoms et l'Escadron généralement associé à eux. Etant lui même Despranon, seul un collègue aurait pu le lui reprocher, mais d'un point de vue éthique, il avait franchi une barrière de trop. Mais vu que l'Information l'intéressait tellement, pourquoi ne pas la contenter ?

Il l'escorta devant le bureau de l'Oméga, puis se retourna vers elle, le sourire encore élargi. Il avait sûrement une idée derrière la tête quand elle lui dit qu'ils pourraient parler, ce qui expliquait le sourire. Ce qui pouvait l'expliquer, c'est aussi que l'Omicron était un fieffé manipulateur, et qu'il instillait avec aisance le doute dans l'esprit de ses interlocuteurs par des regards ou des sourires mal placés, qui voulaient peut-être dire quelque chose, alors que non, et qu'au final peut-être que si mais pas ce à quoi on pense en tout premier lieu. Une plaie mentale, ce type.

"La prochaine fois que nous nous croiserons, je peux vous garantir que ça ne sera pas au Panthéon, sauf si vous venez directement à mon bureau pour une urgence. Mais l'Escadron Six n'ayant jamais besoin d'un sous-marin ou d'un bombardement en règle, il est fort peu probable que vous vous y pointiez. Alors je vous dirai au revoir, et à bientôt à l'extérieur de ces murs infects. Oh et. Donnez ça à Asch Raizer. Il contient votre dossier résumé, ainsi que quelques notes personnelles. La clé est cryptée, inutile d'essayer de lire ce qu''il y a dessus."

Effectivement, et à moins d'avoir un paddle intégré dans le ventre, elle n'aurait de toute façon pas pu le lire. Il contenait un résumé de son dossier personnel, puis quelques notes :

- A de potentielles relations avec les Shangyens. [Densetsus ? Opale ?]
- Cicatrices anormales sur le visage et probablement ailleurs. Discordance avec son passé.
- Agilité et aisance au combat en désaccord avec sa formation, qu'elle soit dans un dojo ou à l'école militaire.
- Recommandée par l'Omicron, bon élément, sous sa surveillance étroite.


Il fit demi tour, après lui avoir donné la clé, et repartit vers les quartiers généraux du cinquième Escadron, toujours en fourmillement perpétuel, surtout côté civil. Il la planta devant le bureau, lui lâcha un autre de ses sourires malsains, et lui dit au revoir. Oui, la balance était toute prête à changer de côté.

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