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 Lalala [PV Machi]

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Fear Yolker

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MessageSujet: Lalala [PV Machi]   Dim 15 Juil - 23:23

Hydrea... Non pas que j'avais envie d'y aller mais bon une plage et la mer... J'avais toujours rêvé de voir ça au moins une fois dans ma vie et puis le gouvernement avait fait une offre plutôt alléchante en offrant le train. L'Xpress. N'ayant aucun bagage mis à part mon carquois sur mon dos, je partis en direction du train toute excitée par la perspective d'avoir des "vacances". C'était ma première fois, ç'avait beau être ridicule pour une femme de mon âge d'agir ainsi mais j'avais l'impression d'avoir perdu dix années de ma vie en une seule fois rien qu'à la perspective d'y aller. J'arrivais bientôt en vue du train qui allait m'amener vers un hôtel et vers des vacances qui seraient amplement méritées bien que ayant perdu presque tout sens du toucher, le soleil, le sable et la mer m'importaient peu. A vrai dire le simple mot vacances m'émoustillait. Mais bon si l'occasion de faire avancer mes recherches se présentait je n'allais tout de même pas la refuser et l'ignorer. Avant penser trop à l'avenir il me fallait encore arriver au lieu dit. Soufflant quelque minutes j'activais Sleeping Beauty. La sensation d'être en apnée, de me forcer à arrêter de respirer était vraiment désagréable et à la fin c'était toujours éreintant néanmoins j'avais peaufiné mon contrôle sur celui-ci durant les deux derniers mois et je pouvais désormais rester le garder durant plusieurs journées d'affilées, maximum six. J'allais après tout être amenée à devoir enfermer le génie dans sa lampe si je puis dire. Notamment à cause de la toute nouvelle alliance que nos deux camps, Datenshi et Corpo, avaient signés. Il allait me falloir être présente à disposition de ceux-ci, et donc les rencontrer... Cette perspective ne m'enchantait pas plus que cela, mais je devais bien admettre que s'ils pouvaient m'être d'une utilité quelconque je ne devais pas rechigner et je devais plutôt mettre la main à la pâte au maximum!

J'arrivais à l'entrée du train... Petit problème, ayant toujours vécue loin de la civilisation parmi des ruines à la recherche des artefacts ou autre je n'avais jamais envisagé le fait d'avoir besoin d'un ticket pour monter à bord d'un train...

"Désolé ma belle, mais ce n'est pas le monde des bisounours ici, sans ticket on ne monte pas,dit-il avec un sourire qui dévoila une mâchoire à laquelle des dents manquaient et où les survivantes étaient d'un jaune dégoûtant."

Je jaugeais l'individu de haut en bas... Un homme environ 30 ans. Vêtu de son uniforme prouvant qu'il travaillant pour le gouvernement. Il avait le front dégarni, déjà couvert de sueur malgré l'heure matinale (aux environs de huit heures du matin.) Des rares cheveux d'un blond sale et gras comme si cela faisait plus d'un mois qu'il ne se les étaient lavés dépassaient de sa casquette. Pour compléter le tout il était gras, des bourrelets dépassant de sa veste (pas très propre d'ailleurs) venaient faire naître en moi une envie de vomir irrépressible. Sérieusement de telles personnes, avec les progrès technologiques et autres effectués... L'hygiène n'était donc pas une question de technologie... J'allais répondre quand on me prit par le bras en me poussant vers l'avant.

"Voila son ticket ainsi que le mien, on continue cousine ?, me demanda une voix indubitablement féminine."

Prise par surprise je ne pus réagir avant un moment et fus entrainé dans le train sous les yeux ébahis du contrôleur dont les yeux brillaient de rage autant que de surprise. Encore sous le choc, je tournais enfin la tête vers ma sauveuse, une jeune femme. Quand mon cerveau reprit enfin ses fonctions cognitives je reconnus enfin celle-ci...

"Vous?! Mais que ... quoi..."
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Lalala [PV Machi]   Lun 16 Juil - 18:59

L’aube pointant le bout de son nez par la fenêtre, elle éclairait de sa douce lumière la pièce, réchauffant tranquillement les coins sombres et froids. Douce lumière tamisée par les rideaux mais qui n’arrangeait pas tout le monde... Soupirant en passant la tête sous le drap, elle maugréa contre cette lumière venue la réveiller bien trop tôt. Pour cette stupide raison, Machi n’aimait pas l’été. Le soleil se levait toujours trop tôt. Il y en a quelques unes qui aimeraient bien dormir quoi ! Mais même ça, c’était trop demandé. Se tirant du lit, elle passa par la case salle de bains se sortir de la masse de brouillard qui l’entravait. L’eau froide, il n’y avait rien de tel. Allumant son paddle, elle flâna quelques minutes, vérifiant ses mails, consultant quelques actualités sans trouver rien de bien intéressant. Mais ça, c’était avant qu’une annonce ne retienne son attention. Imprimant la paperasse, elle n’hésita pas. C’était une occasion de prendre quelques congés, ça ne faisait de mal à personne. Jetant quelques affaires dans un sac, elle l’attrapa ainsi que quelques fruits et un animal comateux. A contrecœur, elle s’efforça de ne pas penser à sa lame qu’elle devait laisser ici. Une arme en vacances, c’était bon à effrayer les gens. Et puis… ce n’était même pas dit que le Gouvernement autorisait les armes dans son train. La mettant en lieu sûr, elle ferma ensuite son studio à double tour, avant de dévaler les étages qui la conduiraient à la terre ferme.

Le mieux étant toujours de se rendre à la gare pour quitter la ville au plus vite, c’est ce qu’elle fit, étonnée du nombre de personnes déjà présentes à une heure aussi matinale. La grande pendule affichait un huit heures tout juste. Heure où elle aurait pu encore dormir si cette fichue boule jaune ne l’avait pas tirée du sommeil ! Mais maintenant qu’elle était là… Peut-être qu’elle la remercierait d’ici quelques temps si ces vacances improvisées se passaient bien. Se dirigeant vers le quai le plus proche, elle fut arrêtée par un contrôleur du gouvernement. Le billet n’était pas le souci, elle l’avait. L’animal de compagnie non plus. Mais sur le bulletin officiel du gouvernement dont elle devait se munir pour accéder à l’offre, une petite ligne figurait en bas de page. Le genre de lignes que tous oublient de lire, mais qui sont souvent les plus importantes.

« Cette offre est valable uniquement pour deux personnes voyageant les mêmes jours, aux mêmes horaires et logeant sur place dans l’un des nombreux hôtels mis à votre disposition. Voyage retour soumis aux mêmes conditions. »

Bande de malins… Petite ligne qu’elle n’avait pas prit la peine de lire bien évidemment. Détail qui changeait tout ! Il ne lui restait plus qu’à trouver un pingouin pour l’accompagner ! Un gentil de préférence et pas trop bêta. Qui la laisserait respirer. Au pire… C’était seulement pour avoir le voyage à moitié prix. Elle pourrait toujours lui fausser compagnie après s’il s’avérait être… Pas avec des enfants non plus, c’était trop bruyant ! Mais, passons. L’essentiel n’était pas là. Il lui fallait un pingouin. Non, pas un pigeon, un pingouin. Au moins, c’était frais. Quelques hommes pressés traversaient le hall. Quelques familles se regroupaient dans les coins. Mais personne de véritablement assez pingouin pour se faire accoster… A moins que… Profitant de la discussion entre deux personnes, la jeune fille au carquois ne connaissant visiblement pas non plus les clauses de l’offre, elle glissa sa main sous son bras, la tirant vers le train. Sans oublier l’éternel sourire pour le contrôleur, histoire de mieux faire passer les choses.

Voila son ticket ainsi que le mien, on continue cousine ?

Ne lui laissant pas vraiment le choix, elle dépassa le vieux contrôleur et se dirigea vers les wagons. Son pingouin était trouvé ! Ou plutôt sa pingouine. Comment ça ce mot n’existe pas ? Quel cruel manque d’ouverture d’esprit… Bref. S’installant sur une banquette vide, elle y déposa son sac avant de s’y lover.

Salut ! Quoi moi ?

La jeune femme avait l’air d’être surprise. Elles ne se connaissaient pas depuis longtemps mais bon... Machi aurait espéré un peu plus d’entrain !

Tu ne pensais pas nous revoir aussi vite je suppose…

Le voyage promettait d’être sympa, à défaut de vrai pingouin, elle avait -presque- trouvé mieux : un petit lutin des bois ! Plus vrai que nature ! L’invitant à s’asseoir, elle chercha de quoi entamer la discussion. Le voyage ne durait que quelques heures et encore, mais le silence n’était pas des plus agréables, surtout avec un futur allié.

Tu as aussi besoin de vacances ou c’est pour le boulot ?

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Fear Yolker

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MessageSujet: Re: Lalala [PV Machi]   Jeu 19 Juil - 23:45

Bon j'étais dans le train... Déjà une bonne chose de faite... Mais ce n'était ni grâce à mon ingéniosité ou autre, simplement grâce à l'intervention d'une personne que je ne comptais pas revoir si vite. J'étais stupéfaite... non à vrai dire j'étais littéralement sur le cul. J'aurais pu rester la bouche ouverte de surprise pendant longtemps à observer cette chevelure dont la teinte partait légèrement sur du rose suivant la luminosité. La jeune femme lut sur mon visage la surprise de cette rencontre imprévue et dit tout haut ce que je pensais tout bas. Cela semblait même l'amuser un peu.

-En effet, c'est le moins que l'on puisse dire, non que ça me déplaise. J'aurais peu apprécier la compagnie du premier pigeon venu qui n'aurait su que regarder fixement ma poitrine en bavant pendant les heures du voyage. Il m'aurait fallu l'assommer puis transporter son corps pour le cacher... Quelque peu agaçant n'est-ce pas ?


Et voilà c'était parti, décidément parler n'est pas mon fort. Une fois que je suis partie difficile de m'arrêter. Il faudrait vraiment que je corrige ce tort une bonne fois pour toute, être bavarde pouvait parfois s'avérer dangereux. Surtout quand notre principale occupation consiste à rechercher des informations, et le tout d'une manière discrète si possible. Restant debout quelques instants, perdue dans ses réflexions sur ce qui serait ma future occupation, je ne compris pas de suite quand la datenshi me fit signe de m'installer. Me reprenant je m'installai en face d'elle avec un sourire forcé... Que pouvais-je bien dire ? "Heureuse de pouvoir faire plus amples connaissances avec une nouvelle alliée! D'ailleurs c'est quoi ta couleur favorite, oh et j'ai une idée, une fois à l'hôtel on se fera des tresses, d'accord ?" Non décidément ça ne passait guère. Me mordant la joue gauche je refoulais un fou rire. Je tentais de regarder mon interlocutrice dans les yeux mais cette action se révéla impossible à faire, surtout si je tenais à garder le peu de sérieux qu'il me restait. Je me contentais de détailler le train. Il était plutôt banal, des banquettes, rouges, parfaitement en harmonie avec ma tenue. D'autres personnes étaient assises dans le wagon, des couples dont la seule préoccupation était visiblement de s'entrainer à l'étouffement de l'autre avec la langue. Enfin c'était ce qu'il me semblait, à voir l'entrain avec lequel ils échangeaient leurs salives...

-Répugnant!

Je reportais mon attention sur la vitre à côté de laquelle se trouvait notre banquette. Dehors le paysage défilait à toute vitesse. La brume matinale baignait toute la plaine et la forêt au loin semblait tellement paisible. Néanmoins, je savais qu'il en était autrement. A une heure pareille la plupart des animaux étaient levés et s'affairaient autour de leur but commun: La survie. De toute part la Nature bruissait, rugissait ou encore vrombissait. C'était une mélodie agaçante pour la plupart mais tellement délicieuse pour qui savait écouter. Un sourire que je devinais nostalgique vint involontairement se peindre sur mon visage. Je supporte vraiment mal le changement pourrait-on dire. Je détournais de nouveau les yeux sentant une larme commencer à perler, j'avais beau savoir qu'il s'agissait d'une allié, pleurer venait à laisser paraitre une faiblesse et je ne lui faisais pas encore assez confiance pour lui laisser voir les parties de moi que je cherchais à cacher. Je revins sur le visage délicat de ma compagne, je n'avais pas encore remarqué mais ses yeux étaient turquoise, d'un bleu intense et lumineux. C'était beau. De nouveau je me mis à sourire mais constatant le regard de celle-ci sur moi je détournais de nouveau le regard et rougis. Elle rompit bientôt le silence qui commençait à devenir pesant. Réfléchissant quelques instants à une réponse convenable j'ouvris la bouche.

-Et bien disons... Un peu des deux! Dans tous les cas je vous dois une fière chandelle, sans vous monter dans le train aurait été une autre paire de manches. Pour cela je vous remercie sincèrement. Mais puisque nous sommes en vacances, j'aimerais tenter quelque chose, reprenons de zéro.


Je souris sincèrement puis lui tendit la main.

-Je suis Fear, enchantée!

Observant de nouveau le décor qui défilait à toute allure derrière la vitre j'ajoutais:

-C'est fou comme ce train va vite, tellement pratique d'ailleurs. A cette allure la plage se dessinera bientôt !
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Lalala [PV Machi]   Ven 27 Juil - 15:40

Les paysages défilaient derrière les vitres, ne laissant deviner que des formes floues sur les premiers mètres avant de dessiner de plus grands tableaux de verdure et de nature en arrière plan. Un spectacle qui n’intéressait pas plus Machi que ça. De même que leurs proches voisins de compartiments. Si elle avait pu, elle aurait bien piqué un somme, mais peut-être que son ami pingouin ne l’aurait pas vu d’un bon œil. Au moins, la situation avait un gros avantage, loin d’être négligeable : bien qu’elle ne connaisse pas personnellement cette « cousine », elle savait qu’elle ne l’embêterait pas et que ce séjour serait finalement bénéfique. L’une comme l’autre n’en tirerait aucun intérêt. Mieux valait consolider les liens. Ou s’ignorer et se supporter pour les passages obliges si vraiment le courant ne passait pas. Du si peu qu’elle l’avait déjà vu, la corpo ne lui était pas apparu comme désagréable. C’était un bon point.

Un sourire lui échappa alors qu’elle écouta son interlocutrice lui répondre : tant de force se cachait sous un être aussi… frêle ? Bien qu’elle n’avait pas l’air de s’en soucier beaucoup. Elle était plutôt menue. Pas de quoi effrayer un éventuel agresseur ou qui que ce soit. Peut-être était-ce là la botte secrète du pingouin ! Elle ne releva et attendit la suite. Qui l’étonna. Mais elle n’en montra pas grand-chose, se contentant de lui serrer la main avec un sourire.

Machi, enchantée aussi. Et pas de problèmes pour le train ! A vrai dire, ça m’arrange de vous avoir trouvée plutôt que devoir me coltiner un pingouin. Finalement ça arrange tout le monde. Et puis tu pourras toujours me rendre la pareille un jour ou l’autre !

Se lovant dans le coin de la banquette, elle ferma les yeux quelques minutes pendant que Fear restait à regarder le paysage. On aurait presque dit une enfant, les yeux brillant de curiosité, pressés de découvrir ce nouveau monde qu’elle ne connaissait pas. D’un côté, c’était aussi agréable de s’imaginer découvrir cette nouvelle partie de continent, de faire des activités « normales », au milieu de gens « normaux ». Ben oui… Qu’est-ce que la normalité ?

On devrait arriver d’ici une petite heure. C’est quand même dingue de pouvoir traverser un continent en aussi peu de temps. Si seulement c’était un peu moins cher…

Mauvais pingouin ! Le sujet choisit n’était pas un sujet sur lequel elle pouvait blablater des heures et des heures. L’Xpress, pour des raisons assez évidentes de prix, elle l’évitait autant que possible. Donc parler de sa vitesse, de son confort -plutôt relatif mais suffisant pour une heure ou deux- n’était pas chose aisée quand on ne savait pas de quoi on parlait. De même que de lancer des sujets de conversation pour alimenter l’heure qu’elles allaient passer ensemble. Regardant par la fenêtre, le paysage lui apparaissait banal, forêts et soleil levant côtoyant les plaines désertes.

Tu vis à Sérégon habituellement ?

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Fear Yolker

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MessageSujet: Re: Lalala [PV Machi]   Jeu 29 Mai - 14:34

Machi. C'était étrange de me retrouver de nouveau en la présence de notre nouvelle alliée à nous autres corpos mais sans le côté pression du travail. Reprendre sur des bases moins professionnelles et plus humaines que celle qui m'incombaient habituellement. Et aussi, un pingouin ? Un léger rire m'échappa! Ma connaissance des expressions était peut-être moins vaste que pour le reste de la population mais il me semblait bien qu'elle aurait dû dire "pigeon" et non pingouin. Mais qu'importait, ça donnait à la situation une légèreté qu'elle n'avait pas auparavant et je sentais un nœud se défaire entre mes épaules alors que mon rire s'élevait dans les airs. Pour une fois, je me devais de profiter un maximum, c'était le moment d'avoir un temps pour moi. Bon ne pas trop me relaxer non plus, sinon qui sait les effets que ça aurait pu avoir. Quoique cela aurait été drôle de voir les amoureux pris de nausées et autres joyeusetés. Mais ce n'était pas mon genre.

Machi reprit la parole, m'informant par la même occasion qu'une petite heure nous séparait de notre destination. Souriante je hochais la tête, les yeux légèrement écarquillés, je n'aurais jamais pensé que la technologie puisse à ce point être utile et efficace. C'était là sans aucun doute un filon qu'il me faudrait exploiter tôt ou tard, peut-être en demandant aux autres membres des Corpos une réunion exceptionnelle. Nous avions nos moyens d'avoir des informations mais posséder un atout de plus ne serait pas de trop dans notre recherche. Pas comme si nous étions à la recherche d'une aiguille dans une meute de foin mais presque!

Une heure restait à passer, assez pour une sieste ou une conversation, la seconde option sembla au goût de ma "cousine" qui me posa une question sur mes habitudes de vie. La sociabilisation à l'état pur! Une expérience qui ne pouvait se relever qu'enrichissante! C'était terriblement emballant. Un peu trop. Je sentis une poussée de fièvre, signe que mon contrôle s'amenuisait. Des gouttes de sueur commençaient à perler sur mon visage et la nausée revint de plus belle, tandis que je voyais un voile se poser devant mes yeux.

-Excusez moi, je reviens de suite.

M'éclipsant le plus vite possible je m'éloignais et relâchais mon contrôle pour me diriger vers les toilettes. Qu'importe que des personnes soient exposées, cela ne leur serait pas fatal pour une dose aussi petite. Une fois arrivée, je me passais un peu d'eau fraiche sur le visage, appréciant que l'eau retire la pellicule de sueur qui s'était mise sur mon front. Il s'agissait avant tout de ne pas perdre le contrôle une seconde fois. Je restais dans les toilettes quelques instants. Puis je me redirigeai vers mon siège, réajustant mon contrôle quand j'arrivais en vue de Machi. Remettant sur mon visage un sourire que je qualifierais de sympathique je repris la parole après m'être rassise.

-Voilà, je vous prie de m'excuser. Nous disions donc! Non, je ne suis pas originaire de Sérégon, je préfère de loin les espaces ouverts comme les forêts aux grandes villes! Je trouve cela moins contraignant mais certains diraient de moi que je suis une ermite! Je suppose qu'ils ont raison, mais dans tous les cas je bouge beaucoup... Et vous ?

Encore une fois j'avais trop parlé! Il fallait vraiment que j'arrête!
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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Lalala [PV Machi]   Mar 27 Jan - 17:39


Malgré la situation pour le moins inhabituelle, Machi devait avouer qu’elle prenait un certain plaisir à savourer ce moment. Un pingouin, une destination nouvelle. Elle sentait peu à peu les tensions ordinaires qui rendaient les muscles de ses épaules douloureux se détendre peu à peu, nœud après nœud. Mais à chaque nouveau nœud défait, un nouveau se créait dans son ventre. Pourquoi avait-elle choisi de partir vers une destination inconnue déjà ? Ah oui, les mystères des envies du réveil. A cause d’une simple promotion glanée sur la toile le matin même, sur laquelle elle n’avait pas préféré s’entendre, comme tout client trop naïf. Un prix attrayant, des couleurs chatoyantes et l’annonce d’un moment de répit n’avaient fait qu’un seul tour dans sa tête. Résultat : elle se retrouvait en face d’une jeune femme plutôt bavarde comme une pie, au milieu de couples entravés et autres familles bruyantes. Le Destin aimait à se jouer d’elle et forcer les situations incongrues.

S’excusant avant de sortir précipitamment, son interlocutrice disparut de son champ de vision quelques minutes. Quelle mouche l’avait donc piqué ? Laissant de côté cette question à laquelle elle ne pourrait trouver de réponse sans la personne concernée, elle appuya son dos contre la banquette à la couleur vive, fermant les yeux le temps d’un instant. Le doux balancement provoqué par le mouvement de l’X’Press, la chaleur du tissu de la banquette caressant sa peau, réchauffant chacun de ses pores… Machi eut la vague impression de partir en un lointain espace, où elle seule pouvait se trouver. L’un de ceux, à la fois vide et plein, mais où tout paraît si limpide que rien ne pourrait venir troubler l’ambiance paisible. Ou presque. Le martèlement de petits pas qu’elle reconnu comme étant ceux de son duo pingouin la ramena à la réalité, lui laissant le temps d’accueillir son retour avec un sourire.

A peine revenue, déjà Fear enchainait et l’entrainait dans un exercice verbal d’agencement et de juxtaposition de mots. Machi l’écoutait, souriant à ses propos et à l’entrain dont elle faisait preuve. Fear ne la dérangeait pas vraiment, Machi l’avait choisie. Mais il était vrai que ce n’était pas dans ses habitudes de blablater de tout et de rien avec une quasi-inconnue. L’exercice pouvait s’avérer un peu délicat pour notre sabreuse, mais pas insurmontable. Gagner en sociabilité n’était pas un point sur lequel elle pouvait passer, ou se vanter d’exceller. La seule sociabilité dont elle aimait à faire preuve était durant les combats, ou avec des personnes chères à ses yeux. Tagada en était un parfait exemple. Lui seul parvenait à la faire parler et se livrer comme personne encore. Ces personnes étaient rares, mais précieuses. Peut-être était-il d’ailleurs temps qu’elle envisage d’en revoir certaines. Elle rassembla ses idées sur l’instant avant de répondre à la question de Fear, son regard se posant sans détour dans les yeux de la jeune Corpo.

J’ai aussi pour habitude de bouger et de changer régulièrement d’endroits. Pour plusieurs raisons, je ne pense pas avoir besoin de citer la principale, qui doit d’ailleurs nous lier. Personnellement j’ai un faible pour les endroits proches de l’océan ou de toute source d’eau. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles Sérégon m’a plu au premier coup d’œil. Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille Shangyu. La ville n’est pas trop oppressante et elle est entourée de nombreuses forêts qui devraient vous plaire.

Sa réponse la surprit elle-même. Bizarrement la simplicité de Fear déteignait sur elle, la rendant un peu plus loquace qu’à l’accoutumée. Qu’à cela ne tienne, Machi profiterait de ce séjour pour en apprendre plus sur Fear mais aussi sur elle-même.

Au fait pour tout à l’heure… Quelque chose n’allait pas ?

Sortie brusquement Fear l’avait quelque peu surprise. Peut-être son compagnon pingouin avait-il le mal des transport… Attendant la réponse de la jeune femme, Machi fut interpellée par des mouvements suspects sur sa droite. Quelle idiote ! Avec tous ces événements, elle l’avait complètement oublié et il ne tenait visiblement plus en place. Attrapant la fermeture de son sac qu’elle tira d’un coup sec, elle libéra la boule de poils qui s’envola quelques instants avant de se poser, mécontent d’avoir été oublié dans cette discussion, sur la banquette à côté de Fear. Machi, un léger rire sur les lèvres, en profita pour faire les présentations.

Et lui c’est Tagada. On s’est rencontré lors de mon arrivée à Sérégon et depuis, on ne se quitte plus. Enfin… quand monsieur cesse de faire la bougie.

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Lalala [PV Machi]

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