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 [Partie 2]Eveil dans les sables [RP SOLO FLASHBACK]

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Tarek Ngaresh
Ex-Despranon | Directeur de l'Agence
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MessageSujet: [Partie 2]Eveil dans les sables [RP SOLO FLASHBACK]   Mar 17 Juil - 22:08

In Extremis


Un trou noir. C'est tout ce que Tarek vit pendant des jours et des jours. Mais son corps lui, en vit de toutes les couleurs. Comme il s'en était douté, il était malade comme un chien. Jamais un homme sain d'esprit n'aurait pris ne serait-ce qu'une bouchée de cet animal mort et empestant dans la chaleur. C'était une folie pure. Le fait est que Tarek, bien que possédant un esprit d'analyse très aiguisé, et une logique implacable, n'était pas sain d'esprit. On ne jouait pas avec les criminels ET le gouvernement, sur deux tableaux, alors qu'on était si haut gradé, et qu'on avait déjà un casier judiciaire long comme le bras, même s'il avait vingt ans d'âge. C'était un état de fait, il était déjà pas mal barré. Mais assommé par la chaleur du désert et désespéré par le manque de provision, sa raison avait lâché prise bien avant que lui même ne s'en rende compte, en s'effondrant à quelques kilomètres seulement de Dashtikazar. Les vibrations de moteur et du sol, qui lui avaient quasiment échappé au moment de son évanouissement, provenait d'un buggy anti-gravité, conduit par une personne que Tarek connaissait très bien. Chris Vingers, qui l'avait senti venir de loin. Son pouvoir en était la cause. La faculté, dans un rayon restreint, de pouvoir ressentir, analyser et détailler toute personne possédant le don d'utiliser la magie en elle. Ainsi, elle pouvait reconnaître de loin les Densetsu arriver, avec leur exmagie qui leur pétait les veines, et avait reconnu l'Umbraesthésie néfaste de Tarek, qu'elle avait rencontré plus de vingt ans plus tôt, deux ans avant sa sortie d'Epic Jail, quand elle-même y était entrée, suite à un triple meurtre non loin du Panthéon, à Sérégon. Elle haïssait profondément le gouvernement, et aurait facilement pu être recrutée par les Datenshi, si elle ne leur crachait pas autant à la figure. Autant qu'aux Gouvernementaux. Sauf Tarek, qui à sa sortie de prison et à la sienne, lui avait permis de se réinsérer dans le milieu du crime, en lui donnant la direction totale d'une petite famille locale basée à Modula, qui versait dans le blanchiment d'argent et le trafic d'armes anti-magie. Depuis tout ce temps, elle s'était fait un nom, et Tarek, qui n'avait pas de contact régulier avec elle faute de son éloignement et de son ardeur au travail qui le conduisait à passer 99% de son temps enfermé dans son bureau, échangeait par mail crypté des informations sur le gouvernement, et elle sur les différents mouvement rebelles observés à Modula.

Elle maîtrisait sa magie avec brio, qui demandait toujours une forte énergie, et s'en servait pour aider les forces armées de Dashtikazar, principalement composées de malfrats, hommes du désert et citoyens de la ville, en les prévenant dès qu'elle sentait un mage pointer le bout de son nez. Son rayon d'action pouvait atteindre les dix kilomètres, quand aucune interférence ne venait s'y mêler. Tarek a franchi cette limite, et après avoir passé une dizaine de minutes à analyser le corps de Tarek, elle avait en urgence emprunté un buggy modifié au hangar commun, et s'était pressée d'arriver sur les lieux du malaise. Après l'avoir embarqué, elle l'avait directement conduit aux baraquements médicaux, qui demandaient un entretien sérieux, mais qui ne manquaient ni de matériel ni de personnel. Bien que la plupart fussent des bandits, cela ne les empêchait pas d'être extrêmement compétents, quelle que soit la tâche. La vie de Tarek était sérieusement en danger, et son pronostic vital gravement engagé. Il couvait de nombreuses maladies, et quelques unes d'entre elles, résultant directement de l'ingestion d'aliments avariés, lui bousillaient les boyaux. Fiévreux, en manque clair de sucres divers et d'eau, il n'allait pas tenir longtemps sans les soins appropriés. Et c'était sans compter ses plaies majeures au niveau du torse et des cuisses, qui suppuraient déjà un liquide jaunâtre, épais, mêlé de sang. Une infection dans les règles de l'art, qui ne pouvait être réglé qu'avec des opérations. Trop de terre et de sable s'étaient infiltrés dans les ouvertures. Les médecins qui travaillaient ici avaient heureusement souvent affaire à des cas similaires, le désert étant un ennemi bien plus fourbe que ce qu'il n'y paraît. Mais à ce point là, c'était déjà un miracle que le coeur de Tarek batte encore sur le lit de camp de l'hôpital, si on pouvait appeler ça comme ça.

Le coma de Tarek n'était pas près de s'arrêter, même si sa vie était entre des mains humaines et non plus au bon vouloir des éléments, qui ne l'avaient pas ménagé jusqu'à son arrivée. L'apparence fière et charismatique de l'Omicron Despranòn était brisée, envolée loin d'ici, dans ce pauvre lit, encerclé par deux ou trois médecins, perclus de perfusions diverses et variées, attendant qu'un miracle se produise et qu'il retrouve conscience. D'ailleurs à part Chris Vingers, assise dans un coin de la pièce, ne le lâchant pas des yeux une seconde, personne ici ne savait que c'était un Despranòn, et de ce fait un haut représentant d'un gouvernement que d'aucuns ici ne portait dans son coeur. Mais malgré leur ressentiment potentiel, l'éthique et la morale de leur métier les obligeait à soigner quiconque se trouvait en difficulté. Ce qui était le cas de Tarek.

La femme, qui avait la trentaine et qui restait assise avec nonchalance sur sa chaise, un cigare à la bouche malgré les interdictions, n'était autre que Chris Vingers. Elle avait cotoyé en prison l'Omicron pendant environ deux ans après son entrée, et donc deux ans avant que lui-même ne sorte. Leur histoire s'étend sur une bonne douzaine d'années en tout, car ils ont gardé le contact aussi longtemps qu'ils le purent. Dans la toile qui sert de réseau à Tarek, même s'il s'agit des bas-fonds de la pègre, il a quand même trouvé de bons éléments, un peu dispersés, qui ensemble peuvent se révéler efficace. Liés par Tarek qui les empêcha de se tirer dans les pattes, ils signèrent disons... un pacte tacite de non agression et de coopération. Cela ne fit pas trop de vagues, bien que la criminalité dans certains quartiers de Modula diminua de façon significative. Moins de rixes aléatoires et sanglantes, et une visible organisation de toutes les petites familles mafieuses et les sociétés de deal qui échappaient de mieux en mieux aux autorités. Tarek restait dans l'ombre pour gérer les affaires et les stratégies de ces familles, et seuls quelques leaders avaient eu l'occasion de voir son visage -et l'avaient aussitôt regretté- Tarek était quelqu'un de relativement courtois et assez agréable avec ses comparses du gouvernement, mais sa personnalité changeait du tout au tout quand il se chargeait de ces hommes-là.
A la sortie de prison de Chris, qu'il avait eu le temps de connaître en détail, il lui fournit le moyen de se réinsérer dans le milieu du crime, en lui donnant la direction quasi-totale des familles que Tarek avait sous sa coupe. Il se chargeait juste de prendre les nouvelles et de lui transmettre quelques informations pour éviter une arrestation massive de la part de l'Escadron de Protection, puis remettait en place leur silence radio, qui pouvait durer plusieurs jours. Mais globalement, ils étaient en holo-communication une fois par semaine. Elle gérait les affaires avec brio, et si elle n'avait pas tant haï le gouvernement, Tarek l'aurait sûrement invitée à être le commandant du cinquième escadron. Au lieu de ça elle avait préféré s'enterrer à Dashtikazar, et son rôle était d'une, d'organiser la protection de la ville, et de deux, de donner l'alerte en cas d'intrusion étrangère. Et de ce fait, tous ici ou presque la connaissaient. Dashtikazar n'était pas une ville qui pouvait se vanter d'avoir le gabarit de Sérégon, Islantis ou Modula. Il y avait maximum cinquante mille habitants, dont la moitié étaient des bandits. Du coup, les choses se savaient relativement vite. Et Chris n'avait pas eu de mal à se faire connaître, et encore moins à se faire respecter. Car malgré son corps clairement féminin, elle n'en demeure pas moins stricte et dure, avec un côté masculin et tranchant qui force le respect même chez les malfrats les plus virils de la ville. Bien que son pouvoir n'ait aucune capacité offensive, elle n'en demeure pas moins une excellente combattante, et participe chaque jour aux entraînements des Forces de Défense du Désert.

Et c'était exactement pour ça qu'il avait choisi Dashtikazar comme point de départ de son exil. Il n'y resterait probablement pas très longtemps, mais Vingers était son seul point d'ancrage sûr en dehors de Sérégon.

Finalement, après quelques jours critiques et d'autres de stase complète, les iris noirs de Tarek apparurent derrière ses paupières...

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[Partie 2]Eveil dans les sables [RP SOLO FLASHBACK]

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