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 Revenge. [PV MACHI KURAGI]

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Jeu 19 Juil - 0:38

C'était trente jours plus tard environ. Comme il l'avait promis. Si elle s'en souvenait, elle viendrait d'elle même ici. Oui, la zone Est de Modula. Cette même ruelle où ils se rencontrèrent pour la première fois. Sauf que depuis, il avait récupéré. Et changé. Il ne mettait plus ses lentilles ni ses lunettes. Les mutations oculaires avaient fini par s'achever complètement, laissant deux iris vermeil et une sclérotique légèrement injectée de sang. Il était habillé différemment de l'autre fois, en revanche. Il avait laissé les vêtements d'apparât coutumiers pour sa tenue de combat. Très pratique lorsqu'il était dans le désert, à trimer sous les coups de ses entraîneurs, et sous la chaleur ininterrompue. Débardeur noir moulant, treillis rangé dans des rangers usées par le sable, et sa veste militaire passée par dessus son débardeur. Sa prothèse était bien visible, luisant légèrement en reflétant la lumière dees pauvres réverbères perdus dans un coin éloigné. Elle marchait à la perfection désormais, même si le rodage fut un peu long. Cette fois, il n'était ni rouillé, ni fatigué. Il avait travaillé toute la journée, comme à l'accoutumée, mais s'était ménagé pour ne pas arriver sur les lieux complètement lessivé. Sa longue queue de cheval, autre élément de sa tenue, pendait mollement dans son dos, en l'absence totale du moindre souffle de vent.

Il s'était assis sur les caisses métalliques froides sur lesquelles Machi avait pris place un mois auparavant, et fumait tranquillement une cigarette. Ne pouvant ranger sa pipe et ne souhaitant pas briser ses pièces de collections, il avait opté pour moins coûteux, et plus commode. Le goût n'était certes pas le même, sans ce relent de bois fumé, les arômes du tabac qu'il faisait venir de Dashtikazar. Là c'était très pauvre en comparaison. Mais ça lui offrait une bonne compensation à la douleur articulaire générale occasionnée par l'exmagie qu'il prenait régulièrement pour enrayer les fluctuations magiques et l'avancée des mutations sur son corps. Et pour être au maximum de ses capacités de combat, juste pour ce soir, il avait évité de trop en prendre. De ce fait, il sentait clairement une sensation de manque, mais sentait aussi que son flux magique était clairement moins enrayé que les autres jours, ce qui était signe de belles promesses.

Avait-elle oublié ? Il en doutait fort. Il savait qu'elle était toujours après lui. Quelques temps auparavant, il avait remarqué -sa commandante avait remarqué en fait- que des intrusions avaient été faites sur ses postes personnels. Qu'est-ce que le pirate en question cherchait ? Facile à deviner. Des informations sur lui ou sur son passé. Et la seule personne qui pouvait avoir envie de fouiner comme ça n'allait pas tarder à arriver. Il avait laissé faire. C'était plus amusant ainsi. Qu''elle trouve ce qu'elle veut, il s'en fichait. Le principal était bien en sécurité, et pas à Sérégon. Plans, schémas, dossiers de compte spécifiques... il avait tout rédigé à la main, ce qui prévenait des risques de piratage. Et il avait envoyé toute cette paperasse à Chris, à Dashtikazar, histoire qu'il y ait encore moins de risques. Ses projets, échaffaudés depuis deux ans, ne devaient pas tomber entre de mauvaises mains. Et du point de vue de Tarek, tant le Gouvernement que les Rebelles avaient des mains qui ne convenaient pas.

Il jeta sa cigarette sur la route glacée, et attendit patiemment, bien que sur ses gardes. Il aurait bien tendu quelques pièges d'ombre avant son arrivée, mais il voulait premièrement, économiser ses réserves, et d'un autre côté, ça aurait été tellement déloyal qu'il ne se serait même pas amusé au final. Autant attendre patiemment. Cela ne faisait qu'une dizaine de minutes qu'il était là, et il n'était que 23h30. Si ça se trouve elle attendait un geste de sa part, elle était déjà là, bien planquée. Ceci étant dit, il en doutait.

Bref.... il avait tenu sa promesse. Il était venu, trente jours après leur premier affrontement. Et outre la revanche, ils avaient sûrement chacun beaucoup à se dire...

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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Jeu 19 Juil - 21:26


Un mois. Le temps s’était écoulé lentement au début, mais bien trop rapidement à la fin pour le goût de Machi. Les nuits devenaient plus rudes, plus mouvementés et surtout plus courtes. Elle en était même venue à inverser ses cycles de sommeil pour mieux se reposer. La nuit ne lui inspirant plus vraiment confiance, elle veillait, vivait, profitant du sommeil dès les premières lueurs de l’aube. C’était impressionnant comme un simple évènement changeait sa vie. Ce n'est pas non plus comme si ce mois avait été très rempli… Quelques entrainements, quelques jours passés à récolter un semblant d'informations parmi les forums et autres sites anti-gouvernementaux. Elle avait aussi pris soin de prévoir quelques réserves physiques et matérielles, étape indispensable vu le lieu où ils se retrouvaient. Plutôt casanière et solitaire, le mois s’était écoulé loin du monde avec pour seule présence celle de son animal, les jours décomptés sur un vieux calendrier. Rien n’avait spécialement d’importance dans cette période de stase qu’elle connaissait pour la première fois.

Cela faisait deux jours que le sommeil la rejetait, la laissant veiller jour et nuit avec ses interrogations, ses craintes. La peur qu’elle avait connue suite à sa rencontre avec Ellis s’était estompée, jour après jour, pour laisser place à de la détermination, mêlée d’une pointe de crainte récalcitrante. Après tout, ce n’était pas au loto qu’elle allait jouer. L’après-midi s’était soldé par quelques heures de repos forcées, sans même qu’elle ne s’en rende compte. Émergeant du palais de Morphée dans un état plus que comateux, la lumière artificielle filtrée par les rideaux lui indiquant approximativement le moment de la journée, elle attrapa à tâtons son téléphone pour y déchiffrer l’heure. 23h58. Machi n’avait jamais - très rarement disons - besoin de réveil. Son organisme avait toujours su régler sa pendule biologique pour la réveiller au bon moment. C’était quelque chose de très pratique quand on s’endormait dans le train pour ne pas louper sa station. S’extirpant du lit en évitant de se prendre un meuble à la descente, elle se dirigea vers la salle de bains, s’y préparant. Ses cheveux attachés, elle s’habilla simplement d’un short souple et d’un haut quelconque avant de jeter sa lame en travers de son dos. Ca n’avait pas grande importance. Voulant voir une dernière fois Tagada, elle le trouva emmitouflé dans sa couette et l’embrassa. Qu'il dorme, c'était bien mieux, ça évitait une autre bataille pour l'enfermer ici. Avant de sortir définitivement de la chambre qu'elle louait pour le mois, elle croisa l’image de son reflet, lui renvoyant la pâleur de son visage et la fatigue marquée par les cernes sous ses yeux. Rien que pour lui avoir donné des insomnies, il allait payer. Pas des insomnies de peur, juste de doute, de questions en soulevant des dizaines d’autres, de curiosité. Et peut-être même d’excitation sur la fin. Mais finalement, c’était enfin arrivé. Et c’est tout ce qui comptait.

Il était bien minuit passé d'un quart quand elle emprunta l’escalier qui la menait à la sortie. L’air frais la fit frissonner. Bah… Tarek allait jouer au parfait gentleman et se proposer pour la réchauffer d’une manière ou d’une autre, pas besoin de veste ! Le trajet jusqu'au Quartier Est de Modula avait duré le double de ce qu’elle pouvait mettre habituellement pour se rendre dans ce coin. Parce qu’elle marchait de travers ou que ses jambes refusaient de la porter ? Non, rien de tout ça. Juste qu’elle avait pris le temps de flâner, de profiter de la sérénité que la nuit apportait à l’esprit, de la fraîcheur revigorant même les corps les plus endormis. Mais tôt ou tard, il fallait bien tomber sur le bonhomme. Restant vigilante à l’environnement et au personnage, elle ne cacha pas sa présence, longeant le mur opposé à celui où il se trouvait, ses pas résonnant dans la ruelle. Puis la discrétion ce n’était pas son fort. Poussant une caisse trainant là, elle la déplaça de manière à s’y installer, jambes croisées, son regard dévisageant le Desprànon lui faisant face. Son arme adossée au mur à portée de main, elle se méfiait de tout. Si Machi avait vraiment voulu tronquer le jeu, elle aurait tout aussi bien pu se pointer en milieu de journée, le soleil du zénith réduisant les zones d’ombres et donc les capacités de Tarek. Mais la grande quantité de l’élément maitrisé n’était pas forcément une aide, elle l’avait appris récemment : on ne contrôlait pas ses réserves aussi longtemps qu’on le voulait vu les quantités déplacées. Et puis, dans ce cas-là, ça n'aurait pas vraiment pu être une revanche véritable, avec des conditions aussi différentes. Mais passons et attardons nous sur notre brebis silencieuse.

Je vois que personne n’a oublié le rendez-vous.

Machi l’aurait bien volontiers titillé un peu d'entrée de jeu en lui demandant si la récupération n’avait pas été trop dure, mais ce n’était pas le moment de se montrer imprudente. Même en le revoyant une seconde fois, elle avait toujours du mal à s’habituer aux traits physiques si particuliers de Tarek. Sans le manteau usé et rougi, il était un peu plus abordable. Mais seulement un peu. Les lunettes cerclées de ronds orangés avaient disparu pour laisser place à ses yeux, pourpres. C’était encore plus glauque qu’avant...

La soirée promettait quelques moments intéressants et la nuit calme semblait s’offrir à eux pour une éternité.

Votre retour au Panthéon s’est bien passé ?

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Ven 20 Juil - 9:01

Remarquant son interlocutrice, Tarek esquissa un sourire aigre. Aigre oui. Il avait récupéré, oui. Il avait même changé son bras. La preuve en était assez claire, n'ayant pas eu le temps, au milieu de la débandade du Panthéon, de faire poser de la chair synthétique, l'armature et les fibres musculaires factices étaient clairement visibles dans la nuit. Mais pas que. Ses traits étaient tirés, son visage avait encore pâli. Il était limite moins rassurant qu'à leur première rencontre. Ca par contre ça ne faisait aucun doute. Avait-il apprécié son séjour à Sérégon, sachant qu'il allait bien prendre fin ? Oui, il avait pris le temps de marquer les esprits par une gestion exemplaire d'une situation de crise, démontrant ses compétences tant de haut fonctionnaire que de soldat vétéran accompli. Il en avait aussi profité pour faire un auto-test. Ses facultés d'analyse et de réaction étaient toujours aussi bonnes, voire un peu plus affinées qu'auparavant. En bref, il était et resterait Despranon Omicron. Et pas pour rien. Se redressant avec souplesse, il fit une petite courbette faussement polie face à Machi, élargissant un peu son sourire fade.


"Il aurait été plus que surprenant que l'un de nous oublie cette nouvelle rencontre. Vous parce que vous avez sûrement passé un bon quart de votre temps libre à me chercher, dans les brumes des dossiers oubliés, et moi parce que j'avais envie de voir le fruit de vos recherches."

Il avança d'un mètre, activant tous ses flux magiques d'un seul coup. Ce fut suffisamment brutal pour en être presque palpable. Mais qu'à cela ne tienne, Machi devait avoir l'habitude, même si les pouvoirs de ses adversaires étaient certainement pas aussi... sinistres. Autre détail saisissant dont elle avait du se rendre compte en arrivant et en le voyant assis nonchalamment : Cette fois il avait laissé tomber le masque d'Omicron, et se présentait à elle tant en tant que Tarek Ngaresh que Marzaak Khaled. Soldat brillant, analyste compétent, pilote d'élite et stratège accompli. Magicien aussi, mais ça... elle le savait déjà. Esquissant un sourire mesquin, il recula de quelques pas et toucha le mur humide de la paume de la main.


"Avant que nous commencions à nous échanger des amabilités, j'aimerais vous présenter deux arbitres. Ce sont eux qui superviseront ce charmant match. Et vous aideront peut-être à voir plus clair."

Il activa son Umbraesthésie, qui eut pour effet de dessiner une plaque sombre à la surface du mur. Quelque chose de grisâtre s'en échappait doucement, pour finalement s'extirper entièrement du vortex sombre. Ils restèrent là, suspendus par un filin d'ombre, regardant d'une hauteur d'environ deux mètres les alentours, plus précisément l'espace situé entre Tarek et Machi. Privés de tout oxygène, de l'air extérieur et des gazs polluants, la conservation avait été parfaite. Quelques traces de béton parsemait leurs anciens habits, et leurs yeux vides étaient recouverts d'un léger voile blanc.

"Je vous présente Nemrod et Nazaris Khaled. Ils seront nos arbitres, même s'ils ne sont pas très... causants. Et je pense que vous savez de qui il s'agit, n'est-ce pas ?"

Ne lui laissant pas le temps d'affirmer ou d'infirmer ses propos, il bondit vers l'avant, et fit jaillir un, deux, trois tentacules d'ombre, sortis eux aussi du mur derrière lui, juste sous les deux pantins cadavériques, et dirigés droit sur Machi. L'attaque n'aurait probablement aucun effet. Bien qu'elle puisse être fatale, au vu de la forme effilée de ces pointes d'ombre, une attaque frontale contre une cible aussi agile n'avait pas la moindre chance de réussir. Il le savait. Mais cette fois, il voulait juste lancer les hostilités de façon brutale et sans préparation. Autre détail que ne manquerait pas notre petite rebelle, c'est que Tarek n'avait pas répondu à la question qu'elle lui avait posé, et qu'en plus de ça, sa voix était bien plus sèche et froide que lors de leur rencontre. Elle ne perdait pas ses intonations mielleuses et cajoleuses, mais avait en plus quelque chose de... morbide et brutal. Il restait là pour s'amuser, mais Tarek ayant une opinion bien à lui de ce que pouvait être l'amusement, la Datenshi aux cheveux pastel avait tout intérêt à se méfier de l'homme en face d'elle. Sinon elle y laisserait des plumes. Beaucoup de plumes.

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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Mer 25 Juil - 20:45


Il marquait un point. Ni l’un ni l’autre n’aurait manqué ce rendez-vous. Mais pour Machi, ce n’était pas qu’une question d’informations. C’était lui-même qui avait tenu à interrompre leur combat dernier sous prétexte que ses capacités rouillées ne lui permettaient pas de prendre suffisamment de plaisir à l’affronter. Bon… Il lui avait ensuite donné quelques pistes sur lesquelles elle pouvait toujours aller s’amuser si bon lui semblait. Mais ce n’était que jeu.

Un quart de mon temps libre ? Je suis déçue, vous me sous-estimez. Quelques heures ont suffit pour trouver ce que je voulais. Ou plutôt… Ce que vous vouliez que je trouve, non ?

Machi en prenait de plus en plus conscience : elle n’était qu’un pion dans son jeu. Il prévoyait, anticipait les réactions et amenait les réponses pour attiser la curiosité de son ennemi. Toujours avoir un coup d’avance, même des années après. Ce n’était pas quelque chose dont Machi pouvait se vanter se savoir faire. Elle anticipait en combat, certes, mais pas du début pour la fin. Prévoir plus de deux coups d’avance lui était impossible. D’un côté, elle pouvait se vanter de réagir plus ou moins spontanément. Son regard dévisageant Tarek, elle n’y trouva pas grande différence si ce n’était qu’il semblait plus froid, plus dur dans ses attitudes. Un changement l’avait contrarié ? Ou il n’avait tout simplement pas envie d’être là ? Bah… Ce n’était pas son problème. C’est lui qui avait posé ces conditions pour un nouveau duel. Et voilà qu’il tenait à en poser de nouvelles, qui étonnèrent Machi sur le coup. Des arbitres ? Pour quoi faire ? Ca n’avait rien de logique quand on pensait que c’était Tarek lui-même qui avait le plus de chance de jouer de manière déloyale et que c’était lui qui fournissait les dits arbitres… Encore une loufoquerie à coup sûr ! Levant les yeux sur le mur, à quelques mètres du sol où une tâche sombre laissait échapper une masse étrange, elle ne manqua pas l’apparition plutôt… glauque au-dessus de leur tête. Les yeux d’un blanc vitreux, la peau pâle comme la mort, les habits presque du siècle dernier, les deux personnages semblaient sortir d’une autre époque. Ecoutant d’une oreille distraite le blabla du Desprànon alors que ses yeux restaient figés sur les nouveaux arrivants, elle tiqua lorsqu’il les présenta. Baissant son regard azur sur son interlocuteur avant de le rediriger vers les hauteurs, le lien se fit rapidement.

Machi lui aurait bien renvoyé sa stupéfaction à la figure, mais il ne lui en laissa pas le temps : se jetant sur elle, il s’accompagna de trois pals ténébreux sortis tous droits de l’un des murs lui faisant face. Et leur petit blabla ? Il n’y avait pas le droit ce coup-ci ? Dommage. Machi était d’humeur particulièrement bavarde cette nuit, mais s’il voulait vraiment croiser le fer… Se redressant rapidement, elle attrapa de sa main gauche son arme retenue dans son fourreau, donnant un coup de pied dans la caisse qu’elle avait déplacée plus tôt, l’envoyant sans ménagements sur le fou lui tombant dessus. Ca ne servirait sûrement pas à grand-chose et ça ne le ralentirait pas pour autant mais ça avait le mérite d’obstruer un peu sa vision. Une seconde de surprise peut-être ? Ou pas. Tant pis. Dégainant sa lame, elle découpa la même caisse. Les tentacules n’allant malheureusement à la vitesse d’un escargot, elle n’avait pas le temps de faire grand-chose. Dévier les filets d’ombre de sa lame ne la tentait pas plus que ça, si c’était encore pour qu’il en prenne le contrôle. Quelle idée de se laisser coincer entre deux murs, dans une ruelle aussi ! Point que son adversaire visiblement pressé d’en découdre avait pu négliger, c’était la flaque d’eau retenue prisonnière entre les inégalités des pavés sous les pieds de Machi, qui fut bien vite utilisée pour ne laisser aucune trace. En dégainant son arme, elle avait bien pris soin de tailler au passage la poche gauche de son short pour y éclater les capsules qui s’y trouvaient. Une fois éclatées ou tranchées, celles-ci libéraient approximativement cinq ou six litres d’eau par cube. Vu l’état de sa poche, les cinq capsules qui y étaient ne devaient plus être. Même que dans la précipitation, elle s’était loupée de quelques centimètres, s’ouvrant superficiellement la cuisse au passage. Entre une écorchure qui piquait bien et la possibilité de se faire empaler, le choix était heureusement vite fait ! Doublant son épiderme avec l’eau comme une seconde couche de peau, elle avait grosso modo privilégié les points vitaux et doublé la protection avec l’eau présente dans son organisme, ces cellules passant en état de plasmolyse. C’était à double tranchant, mais ça lui permettait au moins d’échapper à cette première attaque même si les tentacules venaient la percuter. L’une des trois percuta ses côtes, sans plus de mal qu’un coup de poing léger, les deux autres furent tranchées. Ou du moins, elle s’y essaya.

Ca ne vous fait rien d’utiliser des arbitres morts ? C’est un peu glauque…

Tout en parlant, Machi avait abaissé son rideau de protection et s’était avancée en dirigeant son arme de manière ascendante sur le torse de Tarek. Elle avait volontairement omis le terme de « parents », histoire de le faire parler un peu. Il avait peut-être envie de jouer, mais elle, elle voulait aussi parler pour creuser : il y avait des aiguilles sous roche qui promettaient quelques bonnes pêches si elle parvenait à lui tirer les vers du nez ! Continuant avec un enchaînement de coups de katana plutôt rapides et précis que puissants, elle se contenta de toujours viser entre la ceinture et le visage. Ses jambes faisaient le reste. A chaque pas de l’un ou de l’autre des antagonistes, la fine pellicule d’eau présente à la surface du sol se voyait projetée à une dizaine de centimètres du sol : hauteur plus que suffisante pour un coup « bas ». High Pressure. Cette technique avait l’avantage de demander peu d’eau et de consommer relativement peu d’énergie. Chaque gouttelette voyait sa pression augmenter et devenir aussi tranchante qu’un rasoir. Eau qu’elle avait au préalable amenée à la limite de l’ébullition, afin de ne pas enclencher le phénomène de vaporisation qui lui ferait perdre de la matière première. Pas de quoi couper une jambe, loin de là ! Juste de quoi brûler la peau, créer de belles entailles sur la partie basse des jambes de son adversaire et une diversion pourquoi pas. Il lui fallait gagner du temps. Pour réfléchir, pour reprendre un semblant de distance, pour se protéger. Rester trop près n’était pas chose conseillée. De même que de longer les murs. Bien qu’importe où elle se trouvait, l’ombre était omniprésente. Elle espérait au moins que l’effet de surprise avait eu un minimum fait son effet et qu’elle pouvait reprendre ses distances afin de blablater un peu, se tenant à quelques mètres du Desprànon, le gardant toujours dans son champ de vision.

Vous me semblez bien pressé d’en découdre… On a pas toute la nuit ? Vous avez d’autres chats à aller fouetter après ?

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Dim 29 Juil - 12:16

Ce combat promettait d'être déjà plus palpitant que le précédent. Chaque participant connaissait dans les grandes largeurs les capacités de l'autres, et à défaut de connaître les capacités spéciales sur le bout des doigts, savait de quoi elles étaient faites. Ça allait faire un paquet d'étincelles. Il savait très bien qu'elle était venu faire état de ses découvertes et probablement poser des questions, mais pour l'heure, il voulait jouer un petit peu. Ainsi, une moitié de erveau gérait son combat pendant que l'autre réfléchissait intensément à ce qu'il pouvait lui dire sans risque, ou la faire tourner en bourrique pour s'en débarrasser définitivement. Pas qu'il la haïssait, au contraire, mais comme elle le disait si bien, il avait de bien plus gros chats à fouetter, entre l'organisation continuelle, la préparation de son séjour de courte durée sur la Lune, et quelques autres choses. Depuis un mois, effectivement, il avait repris la forme. Ce qu'il avait dit il y a un mois était vrai. Ses réserves magiques étaient sèches, et il était complètement rouillé. Là, il était bien plus vif, et même si son corps ne lui permettait pas la vitesse d'un cyborg, il était aisé pour lui d'éviter les coups que lui portait Machi avec son sabre. Il gérait aussi beaucoup mieux les quantités d'ombre utilisées. Quand un coup manquait de l'érafler, seule la partie de son corps touchée devenait noire et vaporeuse, avant de reprendre instantanément sa solidité.

En revanche, le coup bas de Machi lui passa complètement sous le nez. Il sentit une vive douleur au niveau des tibias, mollets, jusqu'en haut des cuisses, et baissa les yeux pour voir de fines entailles sur son treillis, qui absorbait déjà le sang qui s'en échappait. Et ça brûlait. Levant le sourcil, signe de surprise manifeste chez un homme comme Tarek, il recula de quelques pas pour éviter une autre attaque de ce genre, et esquissa un sourire mauvais. Même si ça lui faisait mal, elle envoyait de façon un peu plus subtile qu'à leur dernière rencontre. Y'avait du progrès, oui. Sortant ses deux énormes flingues de leurs holsters, il les envoya vers le mur qui retenait ses parents, et deux tentacules d'ombre les saisirent, pour tenir Machi en joue, sans esquisser le moindre geste pouvant présager une rafale de balle. C'était juste histoire de la tenir à distance quelques temps.

"Vous en faites pas pour les cadavres. a doit faire 15 ans qu'on s'est pas vus, leur air dépité me manquait. Si ça vous embête tant que ça, promis je les remets à leur place ensuite. Et pour vous répondre, non, je n'ai vraiment pas toute la nuit devant moi. Si encore j'avais le pouvoir de rallonger mes journées, je pourrais abattre plus de travail. Mais c'est à grand peine que j'ai trouvé un créneau pour vous. Enfin, que Janis, mon bras droit, en a trouvé un. Mais ma vie est vide d'intérêt. Posez-plutôt les questions qui vous brûlent la langue depuis un mois, qu'on en finisse."

Effectivement, il était relativement pressé. Et avait volontairement utilisé "bras droit" et non Commandante. Se considérait-il déjà comme totalement hors du gouvernement ? Malgré les évènements d'Epic Jail ? En tout cas, si on le connaissait, si on savait qu'aucun terme n'était prononcé au hasard, oui, on pouvait qu'il avait déjà basculé de l'autre côté. Ca pouvait expliquer aussi le fait qu'il soit si pressé. Beaucoup de choses à organiser, superviser les travaux de l'Agence, au sens propre du terme comme au sens administratif... Son emploi du temps était plus que surchargé. Cela se voyait bien, ses traits étaient tirés par l'épuisement répété, et même s'il allait bien ce soir, les marques ne disparaissaient pas comme ça.

S'ils décidaient de taper la tchatche, il n'allait rien faire pour l'en empêcher. Et même si il y a un mois, les conditions étaient de se retrouver chacun au top de sa forme, il ne serait pas mécontent de partir sans se battre et après avoir uniquement discuté. Le temps était une ressource précieuse, et sa simple présence en était un gâchis impardonnable.

"Ceci dit, laissez moi poser quelques restrictions, c'est à dire les questions où ma seule réponse sera le silence. Primo, les deux zouaves derrière moi. Je ne dirai rien. Secundo, des informations concernant de près ou de loin le panthéon. Il me semble que mes ordinateurs et les fichiers d'Epic Jail ont été suffisamment massacrés et pompés pour que j'en conclue que vous disposez de très bonnes sources. Passez par elle plutôt que par moi. Je ne souhaite pas passer pour un traître avant l'heure. Tertio... mon passé avant mon incarcération. Voilà. Maintenant, je suis disposé à vous écouter et à répondre... si le coeur m'en dit."

Il esquissa un sourire, et retourna s'asseoir en boitillant légèrement à cause des brûlures sur les caisses où il avait attendu la Datenshi. Il sortit un paquet de cigarettes, qui remplaçaient temporairement sa sempiternelle pipe, et le jeta au sol juste après avoir allumé la sienne. L'ombre l'engloutit, et le fit ressortir juste devant Machi.

"Faites-vous plaisir, nous avons un peu de temps devant nous avant de reprendre les festivités."

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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Lun 26 Nov - 10:41

Il ne changeait décidément pas. Ses faits et gestes, ses mots respiraient l’assurance. Et le cynisme. Le coup bas employé par Machi avait porté ses fruits, déchirant le treillis porté le Desprànon. Le petit haussement de sourcils ne lui avait pas, non plus, échappé. Un semblant de surprise sur ce visage si froid était une chose tellement rare… Quelques mètres de distance les séparaient. Une distance bien insuffisante pour rassurer en quoi que ce soit la jeune femme. Même la présence d’une lumière ne la rassurerait pas outre mesure. Il n’y avait plus grand-chose qui était capable de lui apporter même un infime sentiment de sécurité dans sa vie. C’était ça de toujours jouer avec le feu et les règles. C’était amusant et cela apportait une dose incommensurable d’adrénaline. Mais était-ce vraiment ce qu’elle recherchait après tout ? N’était-ce pas plutôt la bêtise de la jeunesse et de ses envies d’extrême ? Son ambition, son combat ne changeait pas, c’était certain. Mais la manière, elle, ne cessait d’être remise en cause. C’était une chose à laquelle il lui faudrait réfléchir. Mais pas maintenant.

Maintenant, c’était deux armes qui la tenaient en joue, tenues par des bras d’ombres. Qu’est ce qu’il cherchait ? Tarek croyait-il vraiment la tenir immobile et suffisamment loin de lui avec ce genre de jouets ? Les armes à feu de ce calibre n’avaient jamais été à l’origine d’une quelconque crainte chez Machi. S’il lui prévoyait une surprise en ayant modifié ses armes, c’était alors une toute autre histoire… Et puis, elle avait toute la nuit et plus encore. Ce n’était pas comme si se battre ou blablater devait durer une demi-seconde par manque de temps. Le temps n’était pas une chose dont elle manquait. Quelques missions par-ci, par-là, quelques sorties solitaires. Elle devait avouer qu’appartenir à un groupe rebelle aussi « libre » avait ses nombreux avantages. Outre ceux de se sacrifier et d’être utilisés en poudre à canon sur les premières lignes quand un affrontement avec le Gouvernement éclatait, le reste était plutôt plaisant. Même si elle devait avouer que sa vie solitaire commençait aussi à lui peser. Mais c’était aussi une autre histoire.

Les questions qui lui brûlaient la langue ? S’il savait… Entre son passé, son voyage à Epic Jail, ses motivations, ce n’est pas ce qui manquait. Son emploi du temps surbooké était aussi un mystère. Machi n’avait jamais vu de Desprànon aussi occupé. Que pouvait-il bien faire de tout son temps pour avoir à ce point, du mal à trouver un minuscule créneau ? Surtout qu’il était à l’origine de tout ce tintouin. Mais tout était trop facile. Poser ses questions, croiser le fer quelques minutes, et chacun repartir de son côté avec des réponses. Un plan bien trop parfait. C’est à ce moment que les conditions tombèrent. Un peu trop nombreuses au goût de Machi, qui ne put s’empêcher de montrer sa frustration et sa déception. Pour un Desprànon aussi torturé, il était petit joueur. Et malin. A la rigueur, elle ne voulait pas en savoir plus sur ses parents, ni sur son passé. Ni sur Epic Jail, elle avait déjà connaissance de ce qu’elle voulait. Et comme de toute façon, la prison lunaire était liée au Panthéon, il lui avait barré la route en toute connaissance de cause. C’était finement joué, comme d’habitude. Machi lui enviait presque cette capacité à tout calculer, à prévoir toutes les trajectoires, tous les plans possibles et inimaginables pour ne jamais se laisser surprendre.

Tarek… Avec autant de conditions, t’es un bien petit joueur.

Refusant l’invitation qu’il lui lançait en lui « tendant » le paquet de cigarettes, Machi resta sur place, n’ayant pas le moindre endroit où s’asseoir. Ce qui n’était pas une mauvaise chose quand on ne savait pas ce qui pouvait bien nous attendre dans les secondes suivantes. Qu’allait-elle bien pouvoir lui demander ?

Avec autant de conditions, vous savez que vous condamnez les seules questions que j’aurais pu vous poser. C’est bien joué, comme d’habitude. Une question sans lien avec le Panthéon, ni votre passé avant Epic Jail, ni sur vos parents… Vous avez des frères et sœurs ? Ou alors… Si vous me disiez quel genre de chats vous allez fouetter pour être aussi pressé ?

Trouver une question utile qui n’ait aucun lien avec les conditions énoncées n’était pas le jeu le plus facile auquel elle ait joué. Vu l’heure tardive, Machi doutait que cela ait un quelconque lien avec le gouvernement. Leur rencontre elle-même n’avait aucun lien avec celui-ci. A moins qu’il n’ait informé un autre Desprànon de leur tête à tête, ce qui aurait le mérite de l’étonner. Et son bras droit, cette « Janis », quels liens y avaient-ils entre eux ? C’était une autre question qu’il serait intéressant de poser s’il n’y avait pas cette restriction étroite. Mais au final, ce jeu ne durerait jamais bien longtemps. Tarek serait bien vite libéré à moins qu’il ne donne lui-même quelques bribes d’informations utiles pour alimenter le débat. Mais le connaissant, ce n’était absolument pas une chose certaine. Machi en venait même à se demander si cette rencontre possédait un quelconque intérêt, ce qu’elle était venue y chercher. Des réponses pour satisfaire sa curiosité ? Peut-être. Ce qui était sûr, c’est que l’un comme l’autre n’était pas venu dans l’optique d’une revanche.

Le passé est banni, mais rien n’empêche de parler du futur n’est-ce pas ?

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Tarek Ngaresh
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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Lun 26 Nov - 15:37

Le futur était une chose très intéressante, même pour Tarek, qui ne s'en préoccupait pas tant que ça. Il adorait les arnaques sur le long termes, comme sa carrière au Panthéon par exemple, mais ne parlait pas de "futur", concept trop abstrait, pour ce genre de choses. Il préférait l'emploi de termes comme "anticipation", "probabilité" et "calcul". Une vision bien moins idéaliste de l'avenir. Que comptait-il faire dans le futur ? Un tas de choses. Certainement pas bénéfiques pour la société, qui plus est. Et c'est ce qui était en train de lui bouffer tout son temps. Déjà qu'il n'en avait pas beaucoup... Voilà qui n'arrangeait pas les choses. Mais Tarek étant un homme de parole, il tira une bouffée légère sur sa cigarette et fixa Machi de ses yeux malsains.

"Très bien. Nous pouvons en effet parler de l'avenir, même si je n'aime pas avancer à "l'aveuglette". Je trace un chemin que je suis, on ne peut pas vraiment parler d'avenir mais d'évolution temporelle calculée. Je suis très strict sur les termes, à tel point que je joue souvent avec eux, vous l'aurez remarqué. Je vais donc répondre à votre première question. Je suis fils unique. Ainsi certains verront mon ambition et mes façons d'agir comme ceux d'un enfant ayant tout eu. Faux. Mes parents travaillaient au gouvernement, et de façon si assidue qu'ils n'avaient pas de temps pour leur progéniture. Ensuite, deuxième question. J'ai pour projet de bâtir une forme d'institution privée. Cela fait des années que je prépare ça, et entre les locaux, le recrutement, la construction de notre base de données primaire... Vous imaginez bien que c'est assez difficile à assembler avec le travail d'un Despranòn, et c'est pour ça que je dois batailler avec mon propre emploi du temps pour caser un évènement quelconque."

Tarek jeta sa cigarette derrière lui après l'avoir fini, puis après quelques instants sans rien faire sinon regarder intensément Machi, il rangea ses armes, et abaissa son flux magique. Combattre contre elle était toujours un régal. Elle était forte, agile, impétueuse. Mais ce soir là n'était pas dédié à la bagarre, ils le savaient tous deux. En un mois, si elle n'avait rien découvert sur lui, la donne aurait peut-être changé, ils auraient sûrement combattu jusqu'à l'épuisement ou la mort de l'un d'entre eux. Mais les choses évoluaient, rarement comme on l'avait prévu qui plus est. Et de ce fait, leur nouvelle rencontre pour une soi-disant revanche tournait en interrogatoire, et séance de révélations. Ce qui n'était pas plus mal. L'Umbraesthésie de Tarek lui jouait suffisamment de mauvais tours pour qu'il commence à la craindre sérieusement, et prenne jusqu'à de la drogue pour enrayer ses effets pervers. Il lui restait encore trop de choses à faire pour laisser son propre pouvoir le dématérialiser aussi vite. Il ne disparaîtrait pas, il deviendrait juste une ombre à l'aura malsaine, avec la même puissance que celle qu'il avait maintenant. Mais il ne serait plus humain, c'était là le problème. Il serait limité dans ses actions car une trop forte lueur pourrait mettre fin à ses jours aussi facilement que l'on souffle la flamme d'une bouhgie. Mais tout ça... ne regardait pas Machi, évidemment.

"Je peux constater votre envie d'apprendre des choses. Et je constate aussi que mes restrictions vous posent problème. Oublions-les dans ce cas. Cependant, si j'estime qu'une question est déplacée ou est dénuée d'intérêt réel, autant pour vous que pour moi, je me réserve le droit de ne pas répondre. Je suis sûr que vous comprenez. A vous de trouver les bonnes questions, les bons mots et les bonnes tournures. On dirait que jouer avec moi vous amuse, alors allez-y. Je ne pense pas qu'on se revoie avant un sacré moment, après ce soir."


En effet... dès que l'Agence allait sortir de sa stase et serait enfin prête à opérer, il va de soi que l'Omicron devrait quitter le gouvernement. Si des informations sur lui étaient divulguées, ce qui ne manquerait pas d'arriver, il serait immédiatement envoyé en prison. D'ici là il lui faudrait trouver le moyen de sortir de là, puis de rentrer sans encombre à la base principale de l'Agence. Donc à moins d'un miracle, il ne reverrait sûrement jamais Machi. D'un autre côté... Il serait suffisamment occupé pour ne plus s'intéresser à elle. C'était à elle de voir si elle tenait réellement à fréquenter un homme aussi dérangé et ambigu que lui.

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Machi Kuragi

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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Jeu 6 Déc - 13:26


Pas de jeu pour ce soir. Machi s’y attendait. Tout cela tournait plus au bavardage qu’autre chose, et ça n’avait visiblement pas l’air de déranger un tant soit peu le Desprànon. Dommage. Les choses ne prenaient jamais la tournure attendue. Et dire qu’elle pensait que jamais Tarek ne se mettrait à sa disposition pour répondre à ses interrogations, et qu’elle devrait avant ça le fatiguer pour mieux obtenir les réponses. Même pas. Ce n’était même pas drôle. Au début, elle devait bien avouer que l’affronter, l’effrayait quelque peu. Mais les adversaires de ce calibre ne courraient pas les rues, et il aurait été tellement dommage de passer à côté d’une telle expérience… Advienne que pourra. Elle n’était pas maître du jeu, elle n’était que pion. Pion qui n’avait que peu de liberté et qui serait bientôt jeté, car jugé inutile. C’était la dure loi des jeux. Surtout avec des maîtres en la matière comme elle en côtoyait ce soir.

Tarek avait éveillé sa curiosité, une fois de plus. Qu’il soit enfant unique, elle s’en contrefichait, c’était l’une des dernières choses qu’elle voulait savoir. La question avait posée comme ça, et elle ne s’attendait même pas à ce qu’il se donne la peine d’y répondre. Par contre, la suite l’intéressait plus fortement. Et à forte raison. Un Desprànon qui menaçait de quitter le gouvernement et qui cherchait à monter sa propre institution privée, c’était curieux. A quel genre d’institution il aspirait ? Vu le personnage, Machi n’arrivait même pas à émettre d’hypothèses. Son esprit était bien trop embrouillé.

La décroissance du flux magique les entourant la tirant de sa torpeur, elle leva les yeux sur les ombres lui faisant face, constatant leur disparition. Les armes la tenant en joue rangées, elle arqua un sourcil en signe de surprise. Toute animosité était retombée. Un calme plat régnait dans la noirceur d’une nuit banale, ne laissant plus rien présager d’outrageusement tapageur ni sanglant. Baissant légèrement sa garde devant tel comportement, Machi appuya son dos au mur derrière elle, se laissant glisser jusqu’à trouver le contact du sol et y allonger ses jambes découvertes. Une sensation de froideur qui ne la dérangeait nullement. Le froid avait ce pouvoir que n’avait pas le chaud, celui de rappeler la vie et ses limites. Son arme retournant dans son fourreau dans un léger crissement métallique qui rompit le silence, elle la posa contre le mur à ses côtés. L’eau qu’elle avait précédemment utilisée remplissait les imperfections du sol, reflétant leurs images respectives.

Je suppose que je dois vous remercier d’avoir réussi à me trouver une infime place dans votre emploi du temps surbooké alors. Surtout que cette rencontre ne doit pas vous apporter grand-chose, sinon une petite sortie nocturne pour vous changer les idées.

Machi ne mâchait pas ses mots, cela ne servait à rien de prendre Tarek avec des pincettes. Elle ne voyait aucun intérêt à cette rencontre, du point de vue du Desprànon, sinon de vérifier que son petit jeu avait eu l’effet escompté. Et encore. Si ce n’était qu’une question de combat, il y a longtemps que ces deux-là seraient lancés à brides abattues. Mais maintenant qu’il le disait, des liens se créaient dans l’esprit de Machi : ça devenait presque évident que dans son cas, un combat n’apporterait rien sinon du retard sur ses projets.

Je suppose que se battre n’est qu’une perte de temps pour vous. Déjà que vous avez l’air d’en manquer, si en plus vous deviez passer quelques jours à vous remettre physiquement… Je peux comprendre votre manque d'envie de combat. Mais j'avoue que je serais curieuse de savoir à quel genre d’institution privée vous aspirez à créer, pour que ça vous demande autant de temps et d’énergie... Je vois mal ce qui pourrait vous intéresser à ce point.


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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Mar 19 Mar - 15:34

Tarek prit calmement le temps de réfléchir. Ils n'étaient après tout pas pressés, et même si effectivement l'emploi du temps du Despranon était plus que chargé, il avait bien le temps de discuter un peu. Avec quelqu'un d'autre qu'un subordonné, pour une fois. Lui expliquer le principe profond de l'Agence et toutes ses implications prendrait trop de temps, et n'était pas utile. Ce qu'elle voulait c'était savoir quel genre d'institution il était en train de bâtir. Et s'il voulait que du monde en entende parler par le bouche à oreille, il fallait bien commencer quelque part. Il finit par relever la tête vers la rebelle avec un petit sourire. Le même genre que tous les autres. Inquiétant et à tendance malsaine. A ceci près qu'aucune pensée chez Tarek concernant Machi n'avait de... connotation malsaine. Il n'avait pour ainsi dire pas que ça à faire, et ça ne lui apporterait rien.

"L'institution que j'ai monté... Vous pouvez la nommer "Agence", est une société parasitaire à but lucratif. Le fait est que le Gouvernement et les forces contraires sont les mêmes éléments d'une seule balance, qui donne à la vie actuelle toute sa richesse. Si les rebelles n'étaient pas là, le Gouvernement assurerait sa domination totale sans aucun problème. Notre travail consisterait donc à simplement maintenir cet état de fait éventuel. Mais grâce à vous, nous nous devons de résoudre des problèmes plus épineux, plus complexes, et de jouer sur un immense échiquier, sans forcément savoir quelle tournure va prendre la partie."

Tarek se releva tranquillement, et prit dans la proche arrière de son treillis un paddle, encore intact par miracle, ainsi qu'un petit projecteur holographique. Il s'approcha, sans animosité aucune, de la jeune rebelle, ce même affreux sourire aux lèvres, juste avant de reprendre la parole.

"Ce qui m'intéresse ? Tout. Et c'est justement pour ça que j'ai monté, avec de l'aide bien sûr, cette organisation, dont le but est de ramasser, trier, et revendre le plus d'informations possibles. Cela peut faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre en fonction de la sensibilité des informations, mais le fait est que nous souhaitons avant tout préserver cet équilibre relatif, même en amenant les tensions à leur point critique. Des informations industrielles aux secrets scientifiques, je ne cache pas mon intérêt. Chaque information a sa valeur, et c'est la marchandise la plus prisée actuellement sur le marché. S'en servir sera un jeu d'une rare... richesse. Bien sûr ça implique un nouvel emprisonnement à Epic Jail... Enfin, ce genre de détails ne vous concerne pas, je ne pense pas que le Gouvernement médiatise mon arrestation, ça ternirait encore plus son image."

Tarek posa son paddle au sol et y brancha le projecteur, juste devant Machi, et l'activa. Des images de chantiers de construction, d'une ville désertique, et d'autres bâtiments visiblement basés dans les grandes mégapoles mondiales se succédaient, ainsi que des suites incompréhensibles de chiffres, de runes nordiques, de symboles qui ne devaient avoir de sens que pour le Despranon.

"Comme vous le voyez, c'est déjà très concret. La plupart des chantiers seront bientôt terminés, et nous sommes plutôt bien préparés. Les informations essentielles sont privées, cela va de soi, mais puisque ça vous intéresse... Bref, comme vous le voyez, ça n'est certainement pas un coup de tête, ça fait plus de deux ans que je prépare ça. D'ailleurs mon retour au Panthéon n'était fait que pour pouvoir agir au mieux et rassembler le plus d'éléments possibles avant de le quitter une nouvelle fois, définitivement. J'espère que votre curiosité est satisfaite sur ce point."

Il éteint l'objet et le rangea, avant de retourner s'asseoir de l'autre côté de la ruelle. Mine de rien, sa jambe lui faisait un mal de chien, la jeune rebelle ne l'avait pas loupé sur ce coup-là. Il soupira, et leva quelques secondes les yeux vers le ciel d'encre, masqué par le nuage de pollution moduléen, avant de tourner une nouvelle fois son visage inquiétant vers la jeune femme. Il ne savait pas pourquoi elle voulait savoir tant de choses alors que ses idéaux devaient être bien différents de ceux de Tarek, et qu'en plus ce dernier s'apprêtait à quitter le groupe de figures qui motivaient les Datenshi à se battre. En d'autres termes, Tarek ne représentait théoriquement plus grand chose pour elle. Et là dessus, sa curiosité était en éveil constant. Ca l'étonnerait qu'elle demande à rejoindre cette organisation, mais pourquoi pas... Même si les conditions étaient plutôt strictes, elle était du genre à se déplacer librement et discrètement -et pour cause n'avait toujours pas été arrêtée- et pouvait s'avérer être un atout non négligeable au sein de la force latente aussi bien qu'au sein de la Force Active, qui avait bien besoin de mages aussi compétents qu'elle.

"Avez-vous d'autres questions ? Profitez donc du fait que je suis disposé à répondre, mais je n'ai pas tout le temps que je souhaiterais prendre devant moi, permettez-moi d'insister sur ce point."

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MessageSujet: Re: Revenge. [PV MACHI KURAGI]   Mer 9 Oct - 15:57


L’air frais caressant la peau nue de Machi la fit frissonner. Assise à même le sol, elle ramena ses jambes contre sa poitrine, les enserrant de ses bras. La ruelle paraissait moins sombre qu’à son arrivée, ses yeux bien habitués à l’obscurité lui permettaient même d’apercevoir les aspérités des murs les supportant elle et Tarek. En parlant du loup, celui-ci mettait du temps à lui répondre. Sa question allait-elle rester sans réponse ? Ou cherchait-il les mots pour ne pas trop lui en dire mais assouvir suffisamment sa curiosité ? Non, ça serait bien trop gentil comme geste de la part d’un personnage aussi tordu que Tarek. A moins qu’il n’y trouve un réel intérêt. … On en revenait toujours au même point : le Desprànon et ses aspirations. Machi devait bien reconnaître qu’il était extrêmement doué et faisait preuve d’une maîtrise quasi-totale de la situation. Ce qui n’était pas pour lui plaire. Mais qu’est-ce qui lui plaisait dans cette rencontre ? Qu’avait-elle à y gagner ?

La voix de Tarek tranchant l’air frais la surprit presque, perdue dans ses réflexions solitaires. Fixant de son regard son interlocuteur, elle enregistra sans sourciller ses paroles, espérant y trouver enfin de quoi répondre à ses questions. L’Agence ? Un nom plutôt banal, mais une organisation qui promettait un bel avenir. A contrario, la suite du discours l’était beaucoup moins ! Elle le regarda déposer son paddle devant elle, regardant avec intérêt les images y défilant. Elle y reconnut sans grande difficulté Mycra et son sable à perte de vue ainsi que des diverses mégalopoles dont elle ne saurait même pas donner le nom sans se tromper. Le tout n’était qu’un assemblage image de chantiers, d’images floues, de chiffres ou de symboles étranges qui n’avaient pas le moindre sens pour Machi. La lumière du projecteur dissipant les ténèbres de la rue disparut à peine la dernière image affichée, plongeant Machi dans des ténèbres encore plus grandes. Ses yeux ne mirent pas longtemps à se réhabituer à cette pénombre. Mais déjà son esprit tentait d’assimiler avec exactitude toutes les informations que Tarek venait de lui donner. Une lumière s’alluma au fin fond de celui-ci, éclairant les zones d’ombres les unes après les autres. Beaucoup d’interrogations trouvaient enfin une réponse. Mais bien évidemment, ces réponses ramenaient d’autres questions, beaucoup d’autres questions.

Ma curiosité est en partie satisfaite, oui. Et je comprends maintenant votre empressement et cette volonté de quitter le Gouvernement. Cette Janis j’imagine qu’elle fait aussi partie du Gouvernement, non ? Je doute que vous soyez le seul au Gouvernement à travailler sur ce projet. Combien vont le quitter ? Non… En fait ce qui m’intéresse plus, c’est comment. Parce que j’imagine bien que vous n’allez pas faire votre carton et claquer la porte en leur disant en revoir. Quelle sorte de scénario avez-vous prévu ? Un faux coup d’état ou une attaque de l’ennemi pour détourner l’attention et “mourir” un seconde fois ? Ça serait tellement plus pratique pour brouiller les pistes...

Peu importe comme elle retournait la situation, il lui était impossible de croire que Tarek, sa valise sous la bras, son fameux “bras droit” dans l’autre, allait pouvoir quitter le Panthéon aussi simplement sans éveiller de soupçons. De même, il lui avait clairement dit “mon bras droit a trouvé un créneau pour vous”. Jusqu’à preuve du contraire, il était encore Desprànon et donc encore à la botte du Gouvernement. Cette Janis ne pouvait qu’y travailler aussi. Dépliant ses jambes maintenant engourdies pour les étirer, elle les ramena en tailleur, regardant avec insistance du côté du Desprànon. Lui n’avait peut-être pas toute la nuit, mais elle si. Et elle avait encore des questions sans réponses qu’il lui faudrait éclairer.

Et vos informations, d’où les tenez-vous ? Il va vous falloir un sacré réseau d’informateurs si vous voulez réellement lancer ce petit commerce. Je doute aussi qu’on vous laissera faire bien longtemps si tout cela tourne au désavantage de l’un des camps…

Levant les yeux au ciel, elle essayait d’imaginer ce que pourrait leur apporter cet avantage : une telle longueur d’avance qu’il serait quasi impossible pour le Gouvernement d’esquiver. Et inversement. Il serait tout aussi facile pour le Gouvernement d’obtenir les planques des factions opposantes, les adresses personnelles ou même des histoires encore plus personnelles histoire de s’attaquer plus… intimement à chacun de leur ennemi. Un atout qu’il ne leur faudrait pas laisser tomber dans les mains de n’importe qui. Elle ne pouvait pas laisser cette organisation filer alors qu’elle risquait fort de compromettre sa propre faction. Elle devait en apprendre plus et trouver un terrain d’entente pour tirer profit…

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