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 Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]

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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Mar 21 Sep - 21:18

[/justify]Asch et Mugen n’étaient peut-être pas faits pour se comprendre, en fait. Surtout dans un sens, en fait… Comment Mugen pouvait-il saisir toutes les nuances de l’esprit d’un Asch qui n’était visible, finalement, que via ses prunelles ? Aveugle comme il l’était, il n’avait que la respiration et l’intonation de la voix de son vis-à-vis pour se donner une idée de son état d’esprit, autant dire que ça pouvait parfois suffire, et parfois pas ! Alors, ce bref clignement de paupières, non, il n’était pas prêt de l’apercevoir…

Néanmoins, il suffisait d’entendre Asch parler pour deviner qu’il hésitait, pour une raison inconnue. Etait-ce si délicat que ça de demander à aller dans un endroit en particulier ? Mugen se faisait curieux, et donc attentif. Bien sûr, il avait dans l’idée de gagner la confiance d’Asch, mais pas seulement. Cette attention qu’il lui portait était tout à fait sincère, et venait du cœur. Sans qu’il sache réellement pourquoi, Mugen trouvait Asch intéressant, et aussi fou que cela puisse paraître, sympathique.

Asch lui aussi semblait s’être adouci, il avait arrêté d’aboyer comme le chien sauvage qu’il était. Il était même prêt à renoncer à sa requête si celle-ci lui était refusée… Comme si quelque chose le gênait. Comme si cette hésitation l’empêchait de s’affirmer auprès d’un Alpha pourtant compréhensif. Et perspicace. Il avait bien deviné où l’autre voulait en venir, et l’endroit qu’il voulait visiter. Il avait même tapé dans le mille, et esquissa un sourire quand Asch avoua qu’il aimerait bien y aller… ‘si possible’.

« Ca doit être négociable, oui. »

Ce fut la première réponse de Mugen, à la première interrogation d’Asch. Il se disait en fait que vu qu’Antarès était en faction à Shangyu, il avait toujours un soutien fidèle en cas de pépin. Une sécurité supplémentaire qui faisait pencher la balance en faveur d’Asch. L’Alpha se passa une main dans les cheveux, pensivement, quand vint la véritable question. La vraie, la formelle, celle à laquelle Mugen devait répondre clairement et sans détours.

« Non, bien sûr que non. Ca reste risqué pour les raisons que tu sais, mais j’ai des gens sur qui compter si jamais un incident survient. Après… »

L’Alpha hésita, et ce n’était pas non plus dans ses habitudes. Etait-ce une maladie ? Légèrement embarrassé, Mugen choisit de se débarrasser de ces mots encombrants le plus vite possible, et enchaîna donc rapidement :

« … J’peux pas te laisser y aller seul, même si tu veux pas de moi sur les lieux. Désolé. »

Omondieu. Mugen s’était excusé… !? Ca ne lui arrivait pas souvent, surtout en avance. Mais là, il le fallait quand même un peu, surtout quand on savait ce qui était arrivé au foyer qui avait vu grandir Asch, et quand on connaissait les responsables. Enfin, le responsable plutôt. Mugen n’avait pas vraiment pris part au sac des Raizer, mais il avait été présent sur place. Bien sûr, il n’avait pas pu se rendre compte de l’ampleur des dégâts parce que sa vue était muette à Shangyu, mais le bruit effroyable de sa destruction semblait encore résonner à ses oreilles sensibles. Ce serait sûrement dur pour Asch d’y retourner en compagnie du Despranon Alpha, mais ce dernier était catégorique : il était hors de question de laisser Asch y aller seul.

Ce que Mugen ignorait, c’était qu’Asch lui-même n’avait pas vraiment pensé à y aller seul, en fait.
[/justify]
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Mar 21 Sep - 22:49

Dur dur, la communication, entre un aveugle et abruti... Mais enfin. A tout bien réfléchir, l'Alpha n'était pas si désavantagé que ça. Après tout Asch pouvait être particulièrement limpide en temps normal, et pour des personnes voyantes... Mais c'était là l'un de ses points faibles. D'autres n'avaient pas besoin de parler à un malvoyant pour cacher leurs véritables pensées et sentiments. A force de temps peut-être réussiraient-ils à mieux capter l'un l'autre les pensées de chacun... Parce que n'allons pas croire que l'Alpha était beaucoup plus aisé à comprendre! Ses yeux à lui n'existaient plus, ce qui procurait un sérieux désavantage à Asch puisqu'il avait l'habitude de regarder les yeux des gens quand il leur parlait. Bah oui, hein... Deux bourrus privés de leur moyen de communication de prédilection, ça rendait pas les choses faciles. Mais bon. Malgré ça, Asch réagissait comme à l'habitude lorsque quelque chose le dérangeait: au quart de tour. Pas besoin de se focaliser sur le regard pour remarquer quand il se remettait à hurler pour un rien, ou bien lorsqu'il changeait d'avis subitement et sans prévenir.

Bien sûr, Asch était méfiant, et hésitant. On avait tellement pris le temps de lui rentrer dans le crâne que ses déplacements étaient limités et qu'il ne pouvait pas faire tout ce qu'il voulait queee... Eh bien, ça avait fini par rentrer malgré le fait qu'il ait la tête plutôt dure. Alors il ne s'attendait pas forcément à ce que Shôryû accepte de le laisser voir ce qu'on avait fait de sa maison... Juste parce que... Parce que quoi. Il aurait pu croire que cela allait lui détraquer les idées une fois de plus..? Le décider à trahir le gouvernement..? Mouais... Certes il y avait toujours l'excuse "Elye" qui lui pendait sous le nez. Il relâcha son souffle, de soulagement. Pendant un instant il avait cru que ça n'allait pas être possible.

.. Le soulagement le quitta vite, remplacé par les battements accélérés de son cœur. Quelque part, il savait que ce n'était pas une si bonne idée. Il savait qu'il allait se faire du mal alors qu'il n'allait déjà pas fort. Mais maintenant que c'était décidé... Bah... Voilà. Il ne pouvait plus faire marcher arrière.

Pris dans ses réflexions, il sursauta presque. Oui, parce qu'il venait d'entendre un truc bizarre. Il n'était pas sûr d'avoir bien compris d'ailleurs... Il releva légèrement la tête, fixa Shôryû, et se repassa la bande sonore qu'il venait de mémoriser un peu à l'arrache... Hésitation, et empressement. Hey... Était-il véritablement mis mal à l'aise parce qu'il venait de lui dire là..? N'était-ce pas censé être l'évidence même, qu'il allait le suivre quand bien même Asch ne le souhaiterait pas..? Pourquoi s'excusait-il..? Même Asch était capable de comprendre ses motivations vue le contexte... .

C'était bien le même type qui l'avait roué de coup à son arrivée à Sérégon? Celui-là même qui l'avait forcé - sans le prévenir - à rencontre les parents d'une de ses victimes? Le regard de Asch s'adoucit légèrement, sans qu'il en prenne conscience. Cet abruti se serait presque senti reconnaissant. En tous les cas, il était surpris! Et cela l'amena à être nettement plus agréable qu'à l'habitude lorsqu'il répondit:

"... Après ce que j'ai fait hier soir, vous seriez stupide de faire autrement. Et même sans hier soir ça serait resté stupide. Enfin... De votre point de vue j'imagine. J'en ai conscience, hein..?"

... Mais qu'est-ce qu'il racontait? Ça sonnait comme un aveu! Hey! C'était pas du tout ce qu'il avait voulu dire! Asch sentit ses oreilles chauffer, et se demanda si il n'était pas un peu beaucoup devenu écarlate... Allant jusqu'à craindre que l'Alpha aille penser qu'il était en train de changer d'avis de manière un peu drastique sur... tout ça. Mais c'était pas le cas! Du tout! Non, que dalle! Il avait juste essayé de faire un effort pour être plus sympathique et pas trop de mauvaise foi, parce que... Parce que.. Roh puis merde! Il se retint de se racler la gorge... Et manqua de s'étouffer avec sa propre salive. Boulet. Après avoir toussé tout son saoul - le retour de la toux grasse du fumeur invétéré - il prit de nouveau la parole, peut-être un peu trop précipitamment:

"Enfin euh... On y va quand? Hm."

Super. Il devait donner l'impression de dire n'importe quoi en plus de ne plus savoir où il en était. Tout ce qu'il avait voulu éviter. Fuite de contenance critique. Pas de points de destin. Epic fail.
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Mer 22 Sep - 9:28

Ouais bah c’était pas de sa faute si Mugen était aveugle aux signaux laissés par Asch. Alors non, a contrario des autres, il ne pouvait pas lire en Asch comme dans un livre ouvert, mais il ne pouvait pas non plus se laisser avoir par l’air menaçant ou patibulaire qu’il pouvait afficher. D’une certaine manière, on pouvait presque dire que l’Alpha, grâce à sa cécité, était le seul en mesure de voir réellement qui était Asch. Enfin, plus que le fait de ne pas voir, c’est plutôt une de ses conséquences, son intuition accrue, qui fait que Mugen savait toucher Asch là où il le fallait. Au sens figuré hein !

Sa perspicacité portait également ses fruits, puisqu’il devina tout seul comme un grand qu’Asch voulait retourner sur les lieux qui l’avaient vu grandir. Normal, en même temps. Et franchement, Mugen ne se sentait pas de lui refuser une telle requête après ce qu’il s’était passé la veille. C’aurait été contre-productif, et il n’aurait rien à y gagner. Bref, si c’était ça, c’était ok d’avance, malgré les risques.

Suite à la réponse affirmative de Mugen, le silence retomba un peu dans la pièce. Asch devait être surpris, ou alors il se demandait si l’Alpha blaguait ou pas. Mais non, ce n’était pas un traquenard ou une farce, il acceptait vraiment d’emmener Asch dans son ancienne villa, comme on emmène un enfant sur la tombe de ses parents. Finalement, cette sortie à Shangyu tournait vraiment à la visite aux défunts… Charmant.

Cela dit, Mugen s’excusa de devoir venir. Ce n’était pas dans ses habitudes d’en faire autant, mais il fallait dire qu’il avait déjà pas mal éprouvé Asch ce week-end ci, et que ce dernier lui avait foutu une trouille indescriptible la veille, alors qu’il avait pété son câble bien comme il fallait, et qu’il avait cherché à mourir – d’une façon heureusement assez peu efficace. Donc, plus question de le laisser seul, surtout pour retourner dans ce genre d’endroit. Sauf que le sac de la villa était indirectement – plus ou moins en fait – lié aux ordres de Mugen, et que celui-ci était un peu mal à l’aise à l’idée de devoir fouler à nouveau ce sol. Qui plus est, en compagnie d’Asch. Il ne s’attendait juste pas à ce que ce dernier comprenne qu’il était hors de question de le laisser se balader seul.

Mugen se tourna vers Asch – vers sa voix, plutôt – interloqué. Il en aurait écarquillé les yeux si ces derniers étaient encore valides, mais il se contenta de soupirer doucement, s’amusant de sa propre stupidité.

« C’est ok alors. »

Annonça-t-il sobrement, un petit sourire de soulagement venant se coller à son visage. Tant mieux si Asch était dans cet état d’esprit… tant mieux s’il comprenait que Mugen ne pouvait pas le laisser seul, et tant mieux s’il était plus calme aujourd’hui qu’hier. Bon, ça c’était pas dur, mais c’était quand même bien mieux… Ca ôtait un poids à Mugen, qui parut surpris quand Asch lui demanda quand ils iraient.

« Bah on est habillés… On y va maintenant, non ? Après va falloir repartir donc… »

Et oui, ils n’allaient pas passer leur vie à Shangyu, et bientôt Séregon les rappellerait à elle. Mine de rien, il était déjà onze heures, et si Asch voulait avoir le temps de prendre son temps, il allait falloir partir d’ici peu. Mugen se souvenait vaguement d’où la villa des Raizer se trouvait, mais il n’y était allé qu’une fois, et ça datait pas vraiment d’hier. Bien sûr, Asch serait là pour le guider – à marcher à côté de lui et pas à se faire trimballer comme un sac à patates – mais l’Alpha n’arrivait plus à savoir si c’était loin de l’hôtel… Parce qu’après il faudrait retourner à l’hôtel pour aller ensuite à la gare – toute proche mais quand même – et direction Séregon de nouveau ! La journée de boulot qui l’attendait le lendemain lui foutait déjà une flemme pas possible…
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Mer 22 Sep - 17:09

Nooon le sourire de soulagement de Shôryû ne venait certainement pas de ce que Asch venait de dire, pauvre fou inconscient qu'il était! Rien n'avait été sous-entendu! Rien n'avait changé! Asch regrettait d'avoir un peu trop baissé ses barrières naturelles l'espace d'un court instant. Il fallait bien comprendre que ce n'était pas parce qu'il s'était fait avoir une fois que sa méfiance était véritablement retombée..! Ha. Haha.

Fort heureusement, l'Alpha se garda de tout commentaire déplacé, ce qui permit à Asch de se remettre de ses émotions, et de reprendre contenance. Ahem. Voilà, ça y était, mode grosse brute bourrue enclenché. Même si il passait pour un plouc à cause de son tout dernier commentaire. Il eut une moue contrariée - parce qu'il n'aimait pas tellement passer pour un plouc plusieurs fois d'affilée - et répondit donc:

"Ah... Ouais, euh... Ca semble logique."

... Heum. Brillant. Bon... Il décida de se la fermer, car il n'améliorait décidément pas son cas. Comme le mot avait été donné, Asch se tourna et avança jusqu'à l'entrée. Il ouvrit la porte et passa le seuil, non sans laisser Shôryû fermer à clé. Bien entendu on n'allait pas les lui avoir confiées. Il reste à hauteur de Shôryû tandis qu'ils quittaient l'hôtel, sous le regard des employés qui fixaient Asch d'un oeil bizarre, en fait... Entre le fait que sa tronche était connue - surtout ici - et l'état dans lequel il avait été ramené hier, ça s'expliquait aisément. Mais même ainsi, Asch détestait être l'objet de toute cette attention. Un regard assassin - quoiqu'involontaire - décoché à la cantonnade, puis fixé sur la réceptionniste plus particulièrement... Et bizarrement, tout le monde avait repris ses activités normales.

Ils furent bientôt dehors. Là, Asch jugea bon de commenter, sur un ton qui se voulait indifférent, mais qui était surtout las:

".. J'imagine que j'ouvre la marche?"

Ce qu'il fit sans attendre, se doutant qu'il n'allait pas recevoir d'ordre contraire. Après tout, il savait mieux où il allait que Shôryû. Il avait pris ce chemin bien plus souvent que ce dernier... Même si...

La villa n'était pas toute proche, mais à cette heure de la journée ils ne firent aucune rencontre indésirable. Les seuls passants qu'ils croisèrent étaient tout ce qu'il y avait de plus réglo. Certains faisaient leurs courses, d'autres partaient au travail.. Rien de plus banal, en somme. Pour une raison qu'il ignorait, Asch ne craignait absolument plus de rencontrer quiconque... Pourtant, un affrontement à l'heure actuelle lui aurait été tout aussi catastrophique que la veille. Etait-ce que les probabilités pour que cela advienne étaient trop basses pour l'affoler? Ou bien était-il trop fatigué pour que ses nerfs daignent se mettre en branle? N'arrivait-il plus à être lucide..?

Qu'importe. Il n'y eut pas d'accident. Asch commença à prendre des petites rues qui les éloignaient du centre. La villa des Raizer était en bordure de la ville, en hauteur, sur une colline qui dominait une bonne partie du reste de la cité. C'était un quartier relativement riche où plusieurs grosses maisons se faisaient de l'oeil. Les rues commencèrent à fleurir, et le sol à grimper, ce qui usa un peu plus les muscles fatigués de Asch... Mais qu'importe. Il serra les dents et monta. Ce n'était pas une épreuve si terrible pour lui, même malade... Son corps était solide et plutôt pas mal entretenu - il s'essouflait juste un peu plus vite à cause de ses exploits tabacologiques. D'ailleurs, ça s'entendait. Son souffle était légèrement sifflant alors qu'il n'avait pas lieu qu'il le soit.

Ils arrivèrent dans la rue, et Asch sut avant même d'arriver que ce qu'il allait voir n'allait pas lui plaire.. Voire pas lui plaire du tout. La grande grille qui séparait le parc de la rue était giflée par des hautes herbes qui n'avaient rien, mais alors absolument RIEN à faire là. Quelques pas... Asch fut devant le portique, et en mesure de constater l'ampleur des dégâts... Ou du moins une partie. Son coeur se serra, et un goût amer emplit sa bouche. Une lueur blessée gagna ses yeux sans qu'il ne puisse l'empêcher. Il s'y était attendu, mais ça faisait quand même un mal de chien...

La villa était là, plus loin au fond. Elle nageait dans un parc qui était devenu une véritable forêt vierge. La maison des Raizer n'était pas semblable au domaine des Shôryû - quand bien même les Raizer avaient les poches pleines à craquer - mais elle était sans doute pas loin de faire partie des plus grandes demeures de la ville. Les Raizer avaient sans doute voulu éviter de faire trop tape à l'oeil, tout en se permettant le maximum de confort possible dans leur situation... Jusqu'à présent, ils avaient réussi à cacher leur implication avec l'Opale Maudite. Et sans Asch, sans doute cela n'aurait-il jamais changé - quoiqu'il ne sâche pas vraiment comment les autorités avaient fait pour deviner qu'ils étaient les leader du mouvement, car Asch avait refusé de parler.

Le chemin qui était censé lier le portique à la villa était recouvert, comme tout le reste, d'une dense population d'herbes sauvages. Il allait falloir jouer aux explorateurs pour passer. Quant à la maison, plus loin... Asch avait du mal à poser les yeux dessus. Presque toutes ses fenêtres étaient cassées. Une véritable oeuvre de l'art traditionnel, réduite à l'état de bâtisse abandonnée, et recouverte de tags - car même d'ici, Asch pouvait voir les graffitis haineux desquels elle avait été affublée. Des déchets trainaient dans l'herbe, et a priori il y avaient été volontairement laissés. Un pan de mur était troué - diable, mais qu'avaient-ils fait pour réussir à péter un mur??! Et la porte d'entrée était défoncée. Charmant... Asch avait hâte de voir ce qui l'attendait à l'intérieur... Etrangement, son esprit était partagé entre deux phases qui cohabitaient d'une manière étrange, un peu comme les deux voix d'une chanson en duo. La première tentait de lui écraser le coeur, de le faire crier, hurler, tout casser - déjà que c'était pas mal entamé - pleurer et tout le tatouin... La deuxième calmait la première, et la transformait en une sorte de douleur diffuse et anesthésiante. Cette deuxième voix était sereine, froide et pragmatique. Comme une lame d'acier dans son esprit. Son regard se durcit légèrement, car il décida d'accepter la résignation, qui s'invitait. Il voyait les choses de manière rationnelle et scientifique. Un peu comme si ça n'avait plus été chez lui. Un peu comme si il avait été un expert sur les lieux d'un crime, chargé de juger combien cette famille - sa famille - avait été lésée. Il avait trop pris cher pour ce week-end.. Son système psychologico-défensif se mettait en branle, sans pour autant qu'il en revienne aux extrémités dont il avait été capable, et dont il n'était plus capable. Il était surpris de voir que la racaille de Shangyu avait été si peu respectueuse des Raizer. Ca ressemblait aux résultats d'une véritable guerre civile qui aurait éclaté... L'Opale se portait-elle si mal que ça? Ses parents avaient-ils perdu de leur popularité, de sa faute à lui..? Asch ne put empêcher la colère de grimper. Mais, étrangement, elle n'était pas essentiellement tournée vers le gouvernement. Plutôt envers tous ces connards qui étaient venus, et avaient détérioré SA maison. Putain... Parce que les fenêtres cassées passaient encore... Durant une mise à sac c'était des trucs qui pouvaient arriver... Mais les tags? Et la décoration de type fast-food dans le jardin..? C'était vraisemblablement pas les soldats qui avaient transformé cet endroit en putain de squat! Nan mais! Il voyait même les restes d'un sac de couchage traîner! Asch serra les poings, et les dents. Mais il devait se calmer, sans quoi il n'allait pas supporter le reste. Or, il VOULAIT entrer. Finalement, la colère vint s'ajouter au reste des sentiments diffus que la résignation effaçait. C'était plus agréable que la tristesse: c'était brûlant et glacial tout à la fois, et ça lui donnait juste ce qu'il fallait d'adrénaline pour le mettre en forme. Un ricanement désincarné lui échappa, avant qu'il ne lâche, plein d'un cynisme qui était présent en permanence chez lui, mais qu'il ne clamait pas si fort en temps normal:

"... Vous devriez envoyer Mesut ici, il s'amuserait comme un petit fou... Même si il faudrait penser à lui fournir un camion de sacs poubelle..."

Asch se fichait bien de savoir si Shôryû avait compris ce qu'il insinuait, ou pas. Il se fichait même qu'il le suive ou pas à l'instant même. Il voulait entrer, et constater ce qu'on avait fait du seul véritable foyer qu'il avait jamais eu - selon lui.
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Mer 22 Sep - 22:16

Asch était maladroit, mais au moins ne parlait-il pas à grands renforts de hurlements. Mugen avait les oreilles sensibles, et la veille avait été éprouvante. Mais ce matin – midi bientôt – Asch semblait plutôt calme et serein. Même s’il s’apprêtait à retourner dans des lieux chargés de souvenirs qui ne seraient pas forcément tous joyeux… L’Alpha avait accédé à sa requête oui, ce qui surpris le nouveau soldat, qui ne s’attendait pas à ça. Déstabilisé, il mit un temps avant de se mettre en route.

« Oui, bien sûr. »

Répondit Mugen en prenant sa canne : il était évident que c’était Asch qui devait marcher devant. Il connaissait les lieux mieux que l’Alpha, et puis, il n’était pas aveugle, lui. Ca aidait, quand même ! Le chemin n’était pas court, mais il fut calme. Silencieux, Mugen avançait à pas réguliers aux côtés d’Asch, qu’il entendait se mouvoir près de lui. Sa canne balayait les pavés, comme le ferait celle de n’importe quel autre aveugle, mais ce balancier agaçait profondément l’Alpha. Autant il aimait Shangyu parce qu’il pouvait y pioncer comme il voulait, autant ça le saoulait de devoir emporter ce fichu bâton blanc qui, en plus des lunettes, annonçait à tout le monde qu’il avait un truc en moins… Alors que le truc en moins était en réalité bien compensé, bien mieux même. Enfin, ni lui ni Asch – c’était surtout le rouquin le problème là – n’eurent à souffrir de mauvaises surprises, si ce n’est la destination même de leurs pas.

Mugen ne voyait pas cette bâtisse impressionnante que quelques mois de squat avaient suffit à transformer en une future ruine. Le jardin avait souffert, envahi de hautes herbes que l’Alpha entendait chuinter dans le vent shangyien. C’était la seule impression qu’il pouvait se faire de l’endroit, pour l’instant. Mais il était certain qu’Asch ne s’arrêterait pas sur le perron, et entrerait pour revisiter les lieux, quoi qu’il lui en coûte, mentalement. L’espace d’un instant, Mugen s’imagina son propre domaine, ravagé par une armée, les murs détruits, et le jardin laissé à l’abandon… Et soudain, quinze noms apparurent dans son esprit, surmontés d’un autre. Si le domaine était attaqué, qu’adviendrait-il Jen et des gamins ? Pas qu’ils ne sachent pas se défendre, mais tout était possible. Un frisson lui parcourut l’échine. C’était une peur déraisonnable, et infondée, mais c’était une peur quand même.

Asch sortit Mugen de ses pensées – pas vraiment joyeuses – par une réflexion plutôt drôle. Ah, Mesut, quel artiste… Complètement fou, mais artiste quand même. Cela dit, la fin de la phrase ne laissait rien présager de bon. L’Alpha n’allait pas demander à Asch de tout décrire pour lui – ce serait la pire des tortures – mais ces quelques mots lui donnaient des indications. D’un pas un peu incertain, agitant sa canne comme un serpent fait danser sa langue, il entra sur le domaine des Raizer, accompagné de leur héritier.

Ouais, sans la vue, ça avait quand même moins d’impact. Le chemin qui menait jusqu’à la porte d’entrée était parsemé d’herbes que Mugen devait sans cesse éviter – et ça le faisait bien chier d’ailleurs. Il se retenait de râler, mais ça devait se voir sur sa tronche que là, sa cécité n’était vraiment pas un cadeau. Puis, ils arrivèrent enfin à la porte d’entrée. Par réflexe, Mugen chercha à savoir s’il y avait quelqu’un. Je veux dire, magiquement. Un quart de seconde plus tard, on aurait presque pu voir une goutte fantomatique apparaître sur sa tempe, alors qu’il annonçait, à voix basse :

« Je ne peux pas te dire s’il y a des gens ou pas à l’intérieur. Reste sur tes gardes. »

On ne savait jamais de quoi certains squatteurs étaient capables. De plus, on ne pouvait vraiment pas écarter l’hypothèse d’une embuscade montée à la va-vite sur le chemin : ce dernier avait été trop calme, trop tranquille… Mugen en devenait paranoïaque, mais il savait également comment était vu Asch ici, et ce qu’il risquait s’il croisait les mauvaises personnes. Bref, son étreinte se resserra sur sa rapière dissimulée alors qu’ils pénétraient dans le bâtiment abandonné.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Jeu 23 Sep - 11:12

Sans vraiment y prendre garde, Asch tentait de déblayer le chemin tandis qu'il se frayait un passage jusqu'à la villa. Inconsciemment il savait que Shôryû devait galérer pour avancer dans tout ce bordel végétal... Et si ce n'était pas là sa priorité, il tentait quand même de lui simplifier un peu la tache. Ils n'avaient pas que ça à foutre non plus, de perdre leur temps à s'emmêler dans les hautes herbes.

Asch ne dit pas un mot. Ses lèvres étaient pincées, son regard était dur, et il avançait d'un pas sec et rapide. Sa tension se reniflait à 500 mètres à la ronde, quand bien même il était beaucoup plus calme que ce qu'il aurait pensé. Il s'arrêta à la porte d'entrée, et prit en compte les recommandations de l'Alpha. Il adopta une posture légèrement défensive, tandis qu'il marmonnait, avec une intonation cassante qui trahissait la colère qui cuisait à petit feu en lui:

"Pas besoin de magie pour ça. Ça fait plus de vingt putain d'années que je vis ici... Si j'en croise un, je lui casse la gueule."

Asch avait au moins confiance en sa capacité de mettre quelqu'un au tapis... Il était grand,costaud, et il gardait de bons souvenirs des années de tae kwon doe qu'il avait derrière lui... Même si il préférait faire sa grosse brute et se contenter d'y aller avec les poings. Il avait de bons réflexes et aurait pu faire un sacré combattant si il avait un peu moins eu la flemme. A défaut, il faisait peur à une partie de la racaille de Shangyu, en tant que gros bras de l'organisation. Asch n'avait pas peur. L'idée que ces cons puissent être trop nombreux, ou bien armés, ne l'avait même pas effleuré. D'un coup l'idée d'une confrontation lui semblait nettement moins désagréable... Ces salauds avaient besoin qu'on les remette à leur place. Asch comprenait qu'on ne respecte pas ce qu'il était... Par contre, manquer de respect à sa famille, c'était un truc qu'il pouvait difficilement supporter. Il posa une dernière fois les yeux sur les tags qui recouvraient le mur. Que des phrases haineuses, issues du mental de quelque densetsu exalté. "TRAITRES". "NID DE SORCIERS". "MEURTRIERS". Et d'autres... Putain. Les Raizer n'y étaient pour rien si Asch avait développé ces pouvoirs de merde!

Il entra, après avoir inspecté le hall de l'extérieur. Il n'y avait personne. Asch se glissa donc à l'intérieur, et sentit son cœur se serrer une fois de plus... Tout avait été vidé. Des bris de verre... Des babioles cassées... Le sol, gorgé d'eau, complètement foutu... Un débris de moto dans un coin, et encore plus de déchets. Il avait bien du mal à faire la part des choses, entre ce qui était du fait des soldats... et ce qui était du fait des squatteurs. Il garda le silence, tandis qu'il avançait dans la pièce. Il fit quelques tours. Chacun de ses pas résonnait densément, renforçant l'impression qu'il avait d'être dans un bâtiment sans âme...

La maison avait été dépourvue de son âme. C'était exactement ça. Asch passa la tête par la porte du salon. Il n'y avait personne... Et tout était aussi vide, abîmé. Un meuble restait... Mais il était en morceau. Ça avait été une antiquité de prix. Putain... N'avaient-ils donc vraiment aucun respect envers ces biens, ne serait-ce que pour ce qu'ils étaient en eux-même..? L'esprit de Asch changea de cible. Était-ce les densetsu qui avaient pillé la baraque? Détruit tous ce qui restait, comme des vandales de premier ordre..?

Un soupir profond, voire rauque, lui échappa. Il avait tout, sauf l'air content. La tristesse et la douleur ne l'avaient toujours pas rattrapé. Tant mieux. Il préférait décidément cette rage froide.

Il s'approcha des premiers escaliers venus, dont quelques marches étaient devenues inutilisables. Le rez-de chaussée l'intéressait moins que l'étage. A l'étage, il y avait les chambres, entre autre. Ces lieux étaient d'autant plus personnels.

"... Faites gaffe, il y a des marches pétées."

Il l'avait presque dit à contrecœur. Il ne voulait pas être responsable d'une chute critique de l'Alpha... Mais il se sentait nettement moins bienveillant à son égard que quelques minutes auparavant. La seule chose qui l'empêchait de l'incendier, et de le couvrir d'insultes, c'était que Shôryû n'avait pas essayé de l'empêcher de venir, et ne s'était pas non plus défilé. Au milieu de sa grimpée, Asch s'arrêta, brutalement. Une question le taraudait. Elle lui échappa froidement. Une légère animosité perçait dans sa voix. On aurait dit qu'il n'était pas certain du ton qu'il aurait dû adopter. Comme si il doutait des implications de l'Alpha dans tout ce bordel...

"... Qu'est-ce qu'il s'est passé, ici, exactement?"

Il voulait savoir ce que les soldats avaient fait. Quand, et à quelle occasion. Il voulait savoir à qui il devait en vouloir. Et pour le coup, ça se sentait: il ne souffrirait aucune réponse évasive ou incomplète.
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Jeu 23 Sep - 12:55

Mugen et Asch arpentaient un domaine laissé à l’abandon après une opération militaire plutôt musclée. Les squatteurs et les détracteurs de ses habitants étaient également passés par là. Tout aurait pu paraître amusant s’il ne s’agissait pas de la maison d’Asch, et que l’opération militaire n’avait pas été guidée par Mugen lui-même. Bon, après l’Alpha n’était pas responsable pour les rapaces venus envahir la villa des Raizer, ni pour les tags des Densetsu déçus – qu’il ne voyait même pas, d’ailleurs. Cela dit, la tension était palpable, et ce pour des raisons évidentes. Mugen commençait à connaître Asch maintenant – il commençait seulement, il avait encore quand même pas mal de boulot – et se doutait que ce qu’il voyait – et pas lui – devait pas forcément lui faire plaisir.

Les réflexes de soldat affecté à la reconnaissance prirent le pas, et Mugen essaya un moment de savoir s’il y avait des gens à l’intérieur. Ouais, autant essayer de chanter une chanson à un sourd. Il annonça donc, un peu dépité et sans Captain Obvious à côté de lui mais presque, qu’il ne pourrait pas déterminer s’il y avait oui ou non une présence indésirable dans le bâtiment. En gros, il fallait faire gaffe, qui sait ce qu’il pourrait arriver si Asch croisait la route d’un squatteur… ou l’inverse. Sa réponse fut claire, mais Mugen n’arrivait à savoir s’il devait s’en réjouir ou s’exaspérer d’autant plus.

Mais répliquer n’aurait servi à rien, si ce n’est énerver le rouquin d’autant plus. Que devait dire l’Alpha ? De ne pas y aller trop fort ? Comme si Asch l’aurait écouté… Non, si incident il devait y avoir, Mugen et Asch étaient de toute façon dans leurs bons droits. Et si c’était toujours pas le cas, l’Alpha était ce qu’il était : entre sa parole et celle d’un voyou Densetsu, il était facile de savoir laquelle choisira de croire le juge. Et au pire, un juge ça s’achète. Ou ça se change. Ou même, on n’y fait même pas appel… Ah, dans le monde merveilleux de la dictature, les possibilités sont infinies.

Bref, Mugen laissa Asch gambader tranquillement dans ce qui fut sa maison, sans oser trop l’asticoter. L’Alpha ne savait pas ce que c’était de voir sa maison ravagée, ou plutôt, il le savait mais ça n’avait pas vraiment eu la même saveur. Quand il avait ramené les bulldozers pour raser l’ancienne villa des Shôryû, la seule sensation qu’il avait ressenti en entendant la pierre s’effriter, le métal se tordre et le verre se briser, c’était une joie et un soulagement immense. Un peu comme cette impression enivrante que l’on ressent lorsqu’on sort la tête de l’eau pour respirer enfin librement. Ou quand on arrive enfin à chier après une longue constipation. Au choix.

L’Alpha suivait silencieusement Asch dans la maison, prenant garde à ne pas trébucher bêtement sur un objet laissé au sol, ou de ne pas se prendre le pied dans un trou. Alors, quand Asch se dirigea vers des escaliers en lui disant que certaines marches n’existaient plus, il ne put s’empêcher de soupirer. Pas que ça le fasse chier d’être là avec le rouquin, ou qu’il se révolte contre l’état dans lequel était la maison, mais ça commençait vraiment à l’emmerder cette cécité qui à Shangyu, était véritable. Il hocha la tête, et grimpa les escaliers en redoublant de précautions, testant les marches une à une avant d’y poser – ou non – le pied.

Le ton sur lequel Asch l’avait prévenu ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n’allait pas râler après la mauvaise humeur de ce dernier, vu les circonstances ! Il le suivit simplement, aussi rapidement qu’il le pouvait, jusqu’à être sur le palier, et entendre cette superbe question, qui n’aurait pas pu le mettre plus mal à l’aise. La réponse tarda à se former dans son esprit, et puis finalement, il parla.

« Un groupe d’une trentaine d’hommes détachés du 3e régiment du 6e escadron sont intervenus ici pour procéder à l’arrestation des Raizer. Enfin, aux leurres. Bref, ils ont lutté, et il y a eu de la casse au passage, mais pas de blessés graves ni de morts. Une fois que tout le monde a été maîtrisé, on a été directement à Epic Jail par la voie des airs. J’ai supervisé moi-même cette opération, et on n’avait pas vraiment le temps de s’attarder ici. Mais on n’avait pas non plus les moyens de faire surveiller le domaine. »

En gros, ni lui ni ses hommes – ou plutôt ceux de Ryûshirô – n’étaient responsables de l’état vraiment lamentable dans lequel se trouvait la villa. De même, si des soldats étaient revenus ici après l’intervention, ce n’était pas sur ordre de Mugen. Ce dernier ne se sentait pas le besoin de le préciser, tellement ça lui semblait évident.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Jeu 23 Sep - 18:26

L'esprit de Asch semblait fonctionner étonnamment bien, malgré le mal de crâne, le mal partout, et les événements de la veille. C'était comme si l'adrénaline s'y diffusait lentement pour l'aider à mieux réfléchir. Ainsi suivit-il en silence les explications de l'Alpha... Et sa colère contre l'homme derrière lui baissa lentement. Il ne pouvait pas lui en vouloir plus qu'il ne lui en voulait déjà pour l'opération montée contre ses parents parce que... Eh bien, cela faisait plusieurs semaines qu'il avait connaissance des faits, et qu'il les avait avalé. Ca ne l'avait pas empêché de changer - un peu - d'opinion au sujet de Shôryû. Même si il était très loin de l'assumer. Si l'Alpha avait avoué être à l'origine de la mise à sac de la baraque, ou de certains actes de vandalismes perpétrés ici... Là, oui, il aurait pu se remettre à le détester bien violemment. Au point d'avoir du mal à se retenir de l'étrangler.

Mais la situation était bien différente. Les militaires étaient venus, avaient un peu détérioré la maison au moment de capturer les leurres placés par ses parents... Et était repartis aussi vite qu'ils étaient venus. Si la maison était vide, cassée, taguée et limite en ruine... Ce n'était pas la faute du gouvernement. C'était la faute d'une bande de cons pas même capables de respecter ceux pour qui ils avaient pourtant juré fidélité. Tout la colère de Asch se positionna de nouveau sur les squatteurs. Cette bande de rapaces étaient entrée, avait tout cassé, pris les biens de valeurs pour les revendre... Et laisser la demeure dans un état méconnaissable. C'était tout juste inadmissible. La douleur ainsi que l'outrage éclatèrent. Asch frappa du poing un grand coup sur le mur à sa gauche, tandis qu'il hurlait de rage:

"PUTAIN !!"

Quelques secondes de silence. La respiration de Asch était lourde et douloureuse. Il siffla finalement entre ses dents tandis qu'il continuait de grimper les marches:

"Cette bande de chacals... Ils ont osé..."

Et d'arriver tout en haut. Asch continua sa marche, traversant un peu toutes les pièces, ne déposant qu'un bref regard sur chacune pour éviter d'exploser en remarquant que tout avait véritablement été vidé et dépossédé. Il passa dans la chambre d'Elye... Dans la chambre de ses parents... avant de finir dans sa chambre, qui devait être dans un état pire encore que tout le reste. Tout avait été brûlé. Les cendres de ses effets personnels jonchaient le sol... Et une vieille odeur de cochon grillé flottait, quoiqu'elle fut très diffuse, un peu comme si elle avait eu le temps de se dissiper.

"... Oh non, c'est pas vrai... Ils ont fait cramer le chien."

Il n'avait pas dit ça sur un ton mélodramatique... Disons plutôt sur un ton à peu près aussi blasé qu'accablé. Dans un coin de la pièce, un petit tas d'os, de cendres et de poil méconnaissable tachait le sol de sa silhouette carbonisée. Même ce pauvre animal avait payé pour des fautes qui n'étaient pas siennes... Asch secoua la tête de gauche à droite, et soupira, affligé... Il passa un regard rapide sur les murs de sa chambre, noircis, et égayés de tags encore plus infamant que ceux de l'extérieur. Certains dessins obscènes le firent rougir. A l'instant même, il était TRÈS heureux que l'Alpha soit totalement aveugle. Euh...? Pourquoi cette bande d'abrutis avait eu l'idée de dessiner de vieux trucs gays tout pourris sur ses murs..? Et pourquoi certains tags le traitaient-ils ouvertement de PD..? Ah non... Ça c'était une insulte courante nan..? A ce stade de toute manière, rien n'aurait plus pu le dégouter plus qu'il ne l'était déjà. Même si ça ne se voyait pas. Après ce qu'il avait subi hier, tout cela n'était pas capable de l'ébranler plus... Un peu comme si une partie de lui était encore anesthésiée par le choc.

Il se baissa pour toucher la carcasse du chien. Elle avait la texture du papier brûlé... Et ses doigts s'enfoncèrent sans peine dans le cuir de l'animal. Il tombait en morceau. Autant dire qu'il n'allait pas pouvoir le transporter et encore moins l'enterrer... Il avait la nausée. Il se releva. En fait, sa tête tournait légèrement. Peut-être que tout cela l'affectait plus que ce qu'il avait pensé finalement... Il se sentait gelé et brulant tout à la fois. Il s'entendit sortir, plus qu'il ne décida de dire:

"... Il n'y a plus rien ici."

D'une voix aussi blanche que dépourvue d'émotions. En réalité il aurait difficilement pu être plus en colère. Ce pourquoi, sans doute, il réagissait au quart de tour. Sur un coup de tête, il fouilla sa poche à la recherche de son briquet. Et autant dire que ce n'était pas pour se griller une clope... Il gratta la pierre de son doigt, et le petit "shouf" habituel retentit. Il allait allumer plusieurs foyers, dans plusieurs pièces de la baraque... Il allait faire tout cramer, et donner au pauvre chien la seule sépulture qu'il aurait jamais: les cendres de la villa entière allaient le recouvrir. Ces putain d'enfoirés ne feraient plus rien ici. Quitte à ce que sa maison soit détruite... Autant que plus personne ne soit capable de souiller la mémoire de ses moments d'enfance. Plus personne ne viendrait squatter ni jouer au vandale ici. Il s'approcha d'une pile de déchets, prêt à allumer les premières flammes. Et il se foutait bien de ce que Shôryû penserait.
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Jeu 23 Sep - 22:20

Mugen se donnait une contenance, dos droit et tête haute, mais le fait est qu’il était extrêmement mal à l’aise. C’est pour ça qu’il avait raconté sur un ton mécanique, comme s’il rédigeait un rapport, ce qu’il s’était passé ici à Asch. Il ne s’y sentait pas bien, c’était évident. Il n’avait pas non plus l’habitude de revenir sur les lieux d’une intervention militaire, il n’était pas vraiment spécialisé dans le service après-vente… Mais il se doutait que pour Asch, c’était douloureux.

Il grimpa donc avec lui à l’étage, et le suivit dans les chambres. Il ne répondait rien aux exclamations indignées d’Asch : que pouvait-il dire de toute façon ? Mugen se contentait donc de rester là à le suivre, silencieux, comme respectueux de cet autre ‘pavillon funéraire’ de Shangyu. Il ne voyait pas l’ampleur des dégâts, mais l’imaginait assez facilement. Et Asch qui était là, à déambuler dans ce qu’il avait connu comme étant sa maison… La remarque qu’il eut en entrant dans sa chambre laissa Mugen à la fois honteux et exaspéré. Ouais, ces mecs étaient vraiment débiles et cruels, mais il était trop tard. Ils ne pouvaient plus rien faire.

L’Alpha attendit un moment, dans ces odeurs de déchets, de carbonisation diffuse et d’autre chose de plus sombre encore, et ce jusqu’à ce qu’Asch se décide à sortir de son ancienne chambre, pour se griller… Hé, Mugen n’avait pas entendu le bruit du paquet de clopes, juste celui du briquet. Il n’allait quand même pas… ? Après tout, si, il le pouvait…

« Attends que je me barre pour y foutre le feu, merci. »

C’était une remarque un peu sèche, mais uniquement parce que ça saoulait vraiment Mugen d’être un handicapé des yeux de la tête. Il se dépêcha comme il le put à travers les couloirs – il avait compté les pas, comme d’habitude dans un lieu inconnu – et retrouva l’escalier, duquel il testa encore toutes les marches. Il mit donc un certain temps à le descendre, merci la cécité. N’empêche, d’un côté, il était bien content d’être aveugle. Ce ne devait vraiment pas agréable de regarder la villa des Raizer telle qu’elle était maintenant…

Sans attendre, Mugen se sortit du bâtiment, et rejoignit la rue sans demander son reste. Il n’avait vraiment pas envie de crever bêtement dans un incendie qu’un mec sous sa responsabilité avait allumé. D’ailleurs, ce serait cool si on ne les voyait pas quitter les lieux… Enfin, c’était peut-être un peu trop demandé, en fait. On les avait sûrement déjà vu, d’autant plus qu’ils n’étaient pas spécialement discrets…

Brûler sa maison, hein ? Mugen connaissait ce sentiment. Même si la perspective d’un Asch incendiant joyeusement la villa de son enfance ne le réjouissait pas, il ne pouvait vraiment pas se résoudre à ne pas le faire. Lui-même avait fait raser sa maison, non sans un immense soulagement. Ce que faisait Asch là, c’était le deuil de son foyer, de la famille qu’il avait connu, de son ancienne vie. Ce rituel d’initiation, Mugen savait qu’il ne pouvait pas le lui enlever, du moins s’il voulait le convaincre de se tourner enfin vers le futur, vers quelque chose qu’il ne connaissait pas, et qu’il n’avait jamais connu. Il n’avait pas vu les tags traitant Asch de sale mago – en plus d’être un pédé mais ça, c’était quand même beaucoup moins grave – mais si ça avait été le cas, il aurait su que brûler ces mots l’aiderait peut-être à accepter la réalité. Asch était doté de magie. C’était juste inévitable.

Adossé contre un mur dans la rue en contrebas, l’Alpha attendait juste qu’Asch en ait fini avec sa sale besogne. En espérant qu’il soit quand même assez doué pour pas se faire crâmer dans l’affaire. Hé, à croire que ce mec est vraiment le maître des très hautes températures… Que ce soit au sens propre ou figuré, tout devenait très vite chaud avec lui. Et encore, il manquait une partie de la démonstration à Mugen, qui n’avait pas encore découvert Asch dans son entièreté…
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Ven 24 Sep - 6:24

Asch n'avait pas remarqué le mal-être de l'Alpha, car pour tout dire il avait quasiment oublié sa présence. C'était bon signe en un sens: ça signifiait que le rouquin ne lui en voulait pas outre mesure pour être à l'origine de la destruction de sa baraque. Il fallait dire que Asch savait faire preuve de mauvaise foi... Mais pas assez pour blâmer l'Alpha pour les abus produits par ses anciens compagnons, devenus ses ennemis contre son gré. Entrer dans une baraque, abîmer des trucs sans le vouloir parce que les prévenus résistent... C'était dans l'ordre des choses. Les Raizer avaient été considérés comme des criminels à arrêter prioritairement: c'était un risque avec lequel ils avaient toujours accepté de vivre. Mais être ainsi humiliés, spoliés par leurs propres alliés... Ca, c'était vraiment inadmissible.

Le jeune homme se demandait si ses parents savaient en quel état la maison avait été laissée. Il se demandait si cela les attristait, ou bien si ils s'en foutaient totalement, plus occupés par le redressement de l'organisation que par un vague souvenir immobilier qu'ils pourraient de toute manière remplacer pour bien mieux. Après tout ils semblaient bien se foutre de ce qui pouvait arriver à leurs gosses pendant ce temps... Alors une baraque? Quoique. Ses parents avaient toujours été un peu matérialistes sur les bords. Ce qui le faisait moyen pour des idéalistes autoproclamés. Mais Asch était incapable de leur jeter la première pierre. Les théories, les rêves de ses parents étaient tout ce en quoi il avait toujours cru. Si cela devait se passer ainsi.. C'était que c'était un sacrifice nécessaire. Quant à la baraque, ils préféreraient sans doute autant que lui la savoir incendiée et rasée plutôt que envahie et endommagée.

Asch s'approcha d'un tas de déchet et s'apprêta à y foutre le feu... Jusqu'à ce que la voix de Shôryû le tire de son espèce de transe. Ah... C'est vrai. Il était là, lui... Le rouquin cessa brutalement son geste, et lâcha la pierre du briquet pour éviter d'en user le gaz pour rien. Asch voulait pouvoir allumer assez de foyers différents pour que la baraque brûle vite et bien. Il tourna légèrement la tête en direction de son interlocuteur, avant de commenter, sur un ton sans âme:

"Alors dépêchez-vous de vous barrer."

Ce qu'il s'apprêtait à faire lui demandait quand même pas mal de self-control. Si il ne le faisait pas maintenant, il allait avoir du mal à se décider de le faire plus tard, même si il savait que c'était là la seule et unique solution digne de régler pareil souci. Asch souffla profondément, tout en se redressant. Il laissa Shôryû partir, non sans faire les 400 pas dans la pièce. Après quelques secondes à tourner en rond il s'approcha d'une fenêtre pétée et attendit de voir sortir son supérieur, pour être sûr de ne pas le surprendre dans sa fuite. Alors qu'il voyait la silhouette de Shôryû se profiler dans l'entrée, quelques minutes plus tard, Asch ne put s'empêcher d'être étonné...

Il était dedans, face à une fenêtre grande ouverte. L'Alpha était dehors, incapable de l'empêcher d'agir si il décidait de faire une connerie. Pour cette fois il lui avait fait confiance aveuglément - hohoho - surtout quand on prenait en compte les événements de la veille. Asch ne put s'empêcher d'être reconnaissant, car il avait véritablement besoin de mener cette tache à bien... Pour l'honneur de sa famille, et aussi pour s'exorciser de quelque chose, même si il ne savait pas vraiment quoi. Il avait peut-être juste besoin de faire un adieu définitif à Shangyu. Aujourd'hui, il enterrait son foyer. Il s'agissait véritablement d'un deuil, ainsi que Shôryû l'avait deviné. Sur ce point au moins peut-être avaient-ils le même genre de manière de fonctionner...

Asch alluma de nouveau le briquet, et mit le feu au tas de déchets. Il sortit de la pièce en actionnant la porte, de manière à faire un appel d'air. Même si la fenêtre au carreau pété devrait suffire largement à accélérer le processus. Il fit toutes les pièces de l'étage et trouva une zone assez inflammable dans chaque pour que le feu se répande. Il descendit au rez de chaussée et recommença la manœuvre. Dix minutes plus tard, il avait terminé, et de hautes flammes léchaient déjà la vitre de ce qui avait été sa chambre. Le premier étage allait bientôt être envahi. Asch sortit de la maison, et avança dans le jardin, avec l'impression extrêmement désagréable d'être gelé de la tête aux pieds. Les hautes herbes sur le chemin n'étaient même plus un problème.

Il passa la grille, de sorte à n'être plus très loin de l'Alpha. Cela dit il était incapable de parler. Il se retourna et s'accrocha aux barreaux qui le séparaient de son terrain. Son terrain, oui.. Car ça n'allait bientôt plus être que ça. Une fascination étrange le forçait à regarder la villa, dans ses dernières heures. Il ressentait le besoin de rester ici, de regarder les flammes engloutir tout ce qu'il avait connu dans ses premières années... Il se sentait incapable de pleurer, ou même de s'en émouvoir. Comme si il avait été totalement anesthésié... C'était le terme. Il voulait voir la villa s'effondrer sur elle-même, disparaître pour de bon, devenir inaccessible aux messages haineux des autres densetsu... Il voulait être certain que l'incendie n'allait pas être maîtrisé, et allait purifier jusqu'à la dernière pierre des fondations de la maison. Pourtant, ils n'allaient sans doute pas pouvoir se permettre de rester ici indéfiniment...
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Ven 24 Sep - 7:31

Se dépêcher se dépêcher... Oui oui, Mugen faisait comme il le pouvait hein ! Il aimerait bien l'y voir, le Asch, complètement aveugle, avec l'air d'un idiot avec sa canne blanche, en train de redescendre des escaliers à moitié détruits ! Alors oui, Mugen se dépêchait, pas la peine de le lui rappeler. Et oui, autant dire que cette petite remarque, dite pourtant d'un ton étrange, inquiétant – pour Asch, pas pour Mugen – avait eu le don d'agacer et d'énerver l'Alpha, qui pourtant, quitta les lieux sans demander son reste.

C'était risqué de laisser Asch ainsi, seul avec un briquet dans une vieille maison délabrée, mais Mugen était assez lucide pour savoir que là, c'était pas la peine de lutter. L'ex-membre de l'Opale Maudite était bien trop têtu pour l'écouter, quand bien même il aurait essayé de le raisonner. Non, au fond de lui, Mugen savait que si Asch voulait faire flamber sa baraque, il allait le faire. Alors autant être dehors quand il le fera.

Alors qu'il rejoignait la rue, espérant sans trop y croire qu'on ne ferait pas le lien entre eux et l'incendie qui n'allait pas tarder à s'élever de l'ancienne villa des Raizer, Mugen eut une pensée qui le mit soudainement mal à l'aise : et si Asch en profiter pour s'immoler au passage !? Pourtant, l'Alpha malgré une panique qu'il ne connaissait pas et qui montait de nouveau en lui, ne fit aucun geste. A quoi ça pouvait servir de se tourner vers le domaine quand on était aussi aveugle que lui ? Non, il resta là à attendre, espérant juste qu'il n'attendait pas un cadavre. Un autre mort... inutile, comme les autres.

Mais il entendit quelque chose d'encourageant. Des bruits de pas, non loin, mais qui restaient pourtant à bonne distance. Mugen décolla son dos du mur sur lequel il s'était appuyé, et fit un pas en direction d'Asch. Ils n'allaient pas pouvoir camper là non plus...

« Allons y. »

Il n'y avait aucune impatience dans ces propos, juste une constatation un peu lasse, comme si Mugen voulait juste repartir chez lui et oublier ça. Ce n'était pas exactement ça, en fait. C'est juste que l'Alpha savait exactement ce que ça faisait de détruire l'endroit où on avait passé son enfance, et qu'à la place d'Asch, il aurait bien voulu voir la dernière des pierres se consumer... s'il pouvait voir, enfin c'est pas ça le problème. Cependant, ils n'avaient en effet pas le loisir de squatter là toute la journée. Ce 'Allons y' c'était le dur rappel à la réalité, même si Mugen l'avait dit plutôt doucement, laissant transparaître le fait qu'il savait ce que ça faisait. Lui aussi avait du faire le deuil de son enfance et de sa famille... Même si ç'avait sûrement été beaucoup plus facile pour lui.

Il soupira, et s'adossa contre la grille, posant ses mains jointes sur sa canne. Il attendait qu'Asch daigne l'entendre, lui et ses recommandations des plus réalistes et pragmatiques. Finalement, cette visite avait été plus courte que prévue. Il n'avait pas fallu longtemps à Asch pour vouloir faire flamber sa maison, et il n'en faudrait sûrement pas beaucoup avant qu'elle ne flambe vraiment. D'ailleurs, en tendant l'oreille, Mugen entendait légèrement les crépitements et le souffle du feu, et s'imaginait les langues orangées léchant les murs déjà à moitié détruits, ou du tout moins abîmés par la bêtise humaine.

D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, c'était un choix logique que celui qu'Asch avait fait. Brûler... Même si sa magie n'était pas exactement la maîtrise du feu, ça n'était pas loin. C'était certainement une question d'inconscient, de penchant naturel pour tel ou tel élément. Mugen, pragmatique et perspicace, avait le don de voir ce que d'autres ne pouvaient pas voir et avait rasé sa maison et son passé de façon méthodique et froide. Asch, impulsif et emporté, avait le pouvoir de tout crâmer et avait décidé de brûler ce qui représentait ce qu'il avait été. Comme quoi, notre manière d'agir reflète souvent ce que nous sommes, au fond de nous.

« On devrait vraiment partir maintenant. »

Simple constatation, encore une fois, mais qui fut ponctuée d'un pas vers l'hôtel. Alors qu'il marchait vers la rue adjacente, celle par laquelle ils étaient venus, Mugen se demandait vaguement s'il allait ramasser Asch à la petite cuillère ce soir – encore une fois.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Ven 24 Sep - 12:20

Asch observait, impassible, les flammes qui léchaient les murs de sa maison, les noircissaient, et emportaient cette bâtisse obscène, absurde, qui n'était plus que l'ombre du foyer de ses souvenirs. Il était partagé entre soulagement et accablement. Le soulagement, parce que ces affronts choquants allaient être effacés. Parce que il n'aurait plus à se tourner vers le passé en se demandant ce qui arriverait, si jamais il avait l'occasion de revenir dans la ville de son enfance... Et parce que cette bande de connards ne s'était certainement pas attendue à ce que Asch réagisse de la sorte. Ils allaient être surpris, les bougres! C'était un peu comme une déclaration de guerre... Sauf que Asch lui-même n'était pas certain de connaître les factions entre laquelle cette dernière était menée. Gouvernement et densetsu? Densetsu corrompus et densetsu affirmé? Opale Maudite et traitres? Opale Maudite et magicien? Merde... Il n'arrivait plus à se situer lui-même dans cette histoire. Il préférait voir ça comme une vengeance familiale... Mais il ne pouvait s'empêcher de prendre ça plus personnellement, quand bien même il n'avait plus grande estime de lui-même. D'un coup, il en arrivait à moins regretter la mort de certains membres. Des squatteurs auraient été dans la baraque alors qu'elle prenait feu que ça lui aurait fait une belle jambe Il aurait même été capable de s'en satisfaire, par rancœur. Il n'était pas un meurtrier, mais la mort "accidentelle" de connards de cette espèce ne lui faisait ni chaud ni froid.

Accablement aussi, parce qu'il ne pouvait pas rester de marbre tandis que l'endroit où il avait grandi était en train de partir en fumée. C'était un peu comme si il tirait un trait définitif sur son enfance. Sur une famille qui, il le savait sans se l'avouer, ne serait plus jamais réunie. Maintenant qu'il était doté de magie... Eh bien, il ne savait pas comment ses parents réagiraient, mais il était presque certain qu'ils n'allaient pas être très contents. Ils avaient toujours préféré Elye, et cet événement leur donnait raison.

L'Alpha était à côté de lui. Il s'en foutait pas mal. L'homme n'avait pas d'yeux pour constater son état. Asch ne lui offrait que son immobilité, et les informations que cette dernière sous-entendait. De toute manière, dans cette tragédie intérieure, l'Alpha n'était plus que figurant pour le moment. Asch ne voyait plus que les flammes, comme actrices principales. Il frissonna. L'Alpha venait de parler. Cette voix qui brisait le silence religieux... Et la frustration, qui montait en lui. Il ne voulait pas y aller. Pas maintenant. Si il partait avant que cela soit fini, il aurait l'impression que ce serait inachevé, et il ne voulait pas vivre avec ça. Pourtant quelque part... Il savait bien qu'il n'aurait pas le choix. Ce qui ne l'empêcha pas de protester calmement:

"Attendez... Pas maintenant."

Il avait tenté de cacher l'émotion dans sa voix, et c'était pas trop mal réussi, surtout parce que de départ il avait la crève, et qu'elle était éraillée. Du coup, qu'elle semble un peu plus ou un peu moins enrouée... Ça ne changeait pas grand chose.

Il resta encore quelques minutes à regarder crépiter les flammes, qui avaient gagné tout le premier étage et faisaient craquer les poutres. Le rez de chaussée s'enflammait, lui aussi. Un morceau de toit se tassa un peu, tandis que le pan de mur déjà abîmé par les soldats ou bien les squatteurs et vandales venait de s'effondrer sur lui-même. La baraque était dans un tel état qu'elle ne mettait pas bien longtemps à se consumer...

Mais même ainsi, ils n'avaient pas le temps de rester jusqu'au bout. Les voisins ne semblaient pas encore avoir été alertés. Personne sans doute ne réagirait à temps pour empêcher la maison de finir en tas de cendres. C'était déjà ça... Car Shôryû rappela Asch à l'ordre une nouvelle fois. Et ce coup-ci, Asch savait qu'il n'y avait plus matière à discussion. Lui même sentait l'urgence qu'il y avait de partir d'ici avant que les gens débarquent de partout, et qu'ils soient pris en flagrant délit. Même si il espérait fortement que cette bande de cons de racailles feraient le lien entre son bref passage à Shangyu et la disparition de la villa dans un joli petit nuage brulant...

"... J'arrive..."

On sentait la déception, dans sa voix. Il avait tout, sauf envie de partir. Malgré ça il parvint à faire quelques pas en arrière, sans quitter des yeux le spectacle qu'il avait lui-même organisé. Puis il soupira, et tourna les talons. Ses épaules étaient lourdes, et il avait du mal à respirer. Pourtant, il suivit Shôryû sans broncher sur le chemin de l'hôtel. Il avait l'impression de laisser derrière lui une grande partie de ce qu'il était. Il se sentait nu comme un ver, seul, et sans repères. Un peu comme lorsque l'on déménage, et qu'on revient ensuite dans le quartier où l'on a passé des années de son existence. Il n'y a pas de logique à ça, mais ne plus être ici chez soi nous laisse comme vide et dépossédé. Asch n'était plus le bienvenu ici. Shangyu n'était plus son foyer. Il ne possédait plus rien qui ressemble de près ou de loin à un foyer, d'ailleurs, car au domaine, à Nimla, il n'arrivait pas à se sentir chez lui.

L'esprit vide, il préférait avancer sans se poser plus de questions pour le moment. Ce week-end avait changé quelque chose, en lui. Des choses profondes. Il n'arrivait juste pas à savoir quoi exactement, et n'était pas sûr d'avoir envie d'en prendre conscience.
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Mugen Shôryû
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Ven 24 Sep - 20:28

Le retour à l’hôtel fut long et pesant. Le silence régnait : ni Mugen ni Asch n’avaient rien à dire. Ce qu’il venait de se passer était quelque chose de plutôt particulier, et l’Alpha s’en serait bien passé en fait. En plus de s’agacer à ne pas pouvoir se débrouiller seul dans le ‘noir’, il avait l’impression d’avoir assisté à quelque chose d’extrêmement intime pour Asch. Comme s’il s’était foutu à poil devant lui… Enfin, ça, c’est si Mugen était capable de le voir normalement.

Bref, ils revinrent à l’hôtel, laissant le domaine des Raizer brûler joyeusement. Au moins maintenant personne ne pourra le profaner à nouveau. Asch y avait mis le feu comme on incinère un défunt : par les flammes le lieu était purifié, et ses cendres revenaient à la terre originelle. C’était peut-être aller chercher un peu loin, mais ça se tenait quand même. Quoi qu’il en soit, Mugen n’avait qu’une envie : retrouver le cocon de Nimla, et en attendant faute de mieux, la suite de l’hôtel central de Shangyu. Une fois dans le bâtiment, il monta dans l’ascenseur sans un mot, et grimpa directement jusqu’au dernier, direction la suite.

Une fois à l’intérieur, ni une ni deux, Mugen jeta sa canne sur le côté avant d’aller s’affaler dans un canapé, lassé. Il ignorait quelle heure il était, mais il n’avait pas le courage de ranger ses affaires, même si l’optique de rentrer à Séregon ne le dérangeait pas le moins du monde. Et à nouveau, le silence s’abattit, lourd… Dépité, l’Alpha se décida quand même à se bouger après quelques secondes d’apathie.

« Bon… J’vais ranger ma valise. »

Il se leva donc, et se dirigea d’un pas las vers ce qui lui servait de chambre pour ranger les quelques fringues éparses et les remettre dans sa valise. Ce qui lui pris plus de temps, c’est de tout re-vérifier en tâtonnant pour savoir s’il n’avait rien oublié dans l’affaire. Bah c’était vraiment pas pratique de rien voir ! Et donc, une bonne demi-heure plus tard, il était de retour sur son canapé :

« Range tes affaires. Préviens-moi quand il sera 16h, qu’on y aille. »

Et il s’allongea un peu plus, visiblement crevé, et se laissa aller à somnoler tranquillement – et vraiment, cette fois. En fait, il s’éveilla de lui-même juste avant seize heures – ce qu’il alla vérifier sur son horloge parlante – et chercha Asch pour quitter l’hôtel. Quand les deux hommes furent prêts, ils laissèrent l’hôtel central et Shangyu derrière eux, direction la gare, cet endroit bruyant et grouillant de monde que tous deux détestaient cordialement. Le train était déjà là, donc ce n’était pas un problème : ils y entrèrent, un peu beaucoup avant tout le monde, et Mugen profita de cette petite avance pour retomber dans le sommeil.

Il ne se réveilla que quand il perçut autour de lui, diffus, une image mentale du monde autour de lui. Asch, tout près, les valises, les gens dans les autres wagons, et l’extérieur même du train, qui défilait à toute vitesse. Ils étaient sortis de Shangyu, et ses pouvoirs d’omnivision lui revenaient en tête progressivement, comme une vieille télé qu’on rallumait. Enfin, il revenait vers Séregon, et enfin il n’aurait plus besoin de cette foutue canne. Sauf que maintenant bah il était réveillé et bien réveillé… Et ça allait sûrement durer encore 36 ou 48h…

Mugen soupira, mais ne dit rien. Il avait juste faim, et hâte de revoir son domaine.
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Asch Raizer
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MessageSujet: Re: Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]   Ven 24 Sep - 21:48

Un retour long et pesant, qui dura étrangement une seconde équivalent à une éternité pour Asch. Il avait l'impression de marcher en silence depuis des heures, voire des années. L'absence de son et de discussion enveloppait ses oreilles d'une tonalité bourdonnante. Et pourtant lorsqu'ils arrivèrent à l'hôtel, Asch avait l'impression d'avoir emprunté une faille spatio-temporelle. Il ne se rappelait absolument plus des rues qu'il avait parcouru. Il avait dû regarder le sol en marchant, très certainement. Ceci pouvait expliquer cela.

Il grimpa en compagnie de l'Alpha jusqu'à la suite. Là... Il avança, sans penser, jusqu'à s'affaler dans un canapé à l'instar de Shôryû. Pas le même canapé, bien sûr. Mais il était assez troublé pour se moquer considérablement de la distance qu'il instaurait entre lui et son supérieur. La veille, il aurait préféré rester debout plutôt que de prendre place à quelques mètres seulement du despranon.

Asch étendit ses bras, et colla ses mains contre le dossier du canapé. Il rejeta la tête en arrière, et observa le plafond en silence. Là, il ferma les yeux. Les flammes dansantes semblaient d'être imprimées dans sa rétine. Il n'arrivait pas à cesser de penser à la villa, en train de brûler. Cette idée l'omnubilait. Il imaginait les pierres se détacher les unes des autres... Le bâtiment s'effondrer sur lui-même... Etait-ce déjà fait? Dans combien de temps tout serait-il fini? Dans combien de temps les citoyens de la ville seraient-ils alertés..? Il aurait presque dû remercier Shôryû de couper ses réflexions à ce stade, à l'aide d'un commentaire simple et efficace. Ranger sa valise, hein..?

"Ok."

A commentaire simple et efficace, réponse simple et efficace, donc. Asch ferma les yeux qu'il venait de rouvrir et entreprit de ne penser à rien. C'était fini. Il devait considérer que la maison était détruite, quand bien même c'était encore en train de se faire. Si il y pensait trop, il allait finir par devenir cinglé... Si ce n'était déjà fait. Il en avait un peu trop supporté en l'espace d'une soirée, et d'une matinée.

Il tenta de somnoler, mais n'y parvint pas. Il ne fallut que peu de temps avant que les sirènes et les voix précipités - excitées ? - gagnent les rues sur lesquelles donnaient les fenêtres proches. Le sujet de tout ce bordel était relativement évident... Asch fronça les sourcils et tenta de ne pas y penser. La villa était loin, mais haute en altitude. Une bonne partie de Shangyu était sans doute en train d'admirer l'énorme nuage de fumée qui devait échapper à l'ancien domaine des Raizer. Ca allait être un véritable bordel au centre, et ailleurs... N'y avait plus qu'à espérer que ça n'allait pas les saouler pour prendre leur train.

Lorsque l'Alpha revint, porteur d'un ordre, Asch n'était pas redevenu beaucoup plus loquace. Il avait tout l'air d'être passé en mode mono-mot... Son cerveau ne voulait plus produire quoi que ce soit de plus compliqué.

"Ok."

Il se leva, et soupira. Il n'avait pas la force de contester des instructions qui de toute manière étaient guidées par le bon sens. Il avança sans motivation jusqu'à sa chambre, et rangea donc le contenu de son sac. Là, il prit sa montre - qu'il ne portait pas - et la régla pour qu'elle sonne à 16h. Il avait sérieusement besoin de se reposer, et il y aurait sûrement moins de bruit ici que dans le salon.

Il s'allongea sur son lit - ou plutôt s'y laissa tomber sur le ventre, comme une grosse merde. Il ferma les yeux, soupira, et tenta de s'oublier à quelques minutes - heures? - de sommeil. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, il parvint à s'assoupir. La maladie et tout le reste le fatiguaient assez pour que le choc d'avoir fait brûler sa baraque ne l'empêche pas de sombrer dans une inconscience réparatrice. Lorsque la montre sonna, il faillit de ne pas l'entendre. Par chance il finit par sursauter dix minutes plus tard en se rendant compte que, dix minutes plus tôt, il lui semblait avoir entendu quelque chose. (oui c'est du vécu) Ce fut donc à 16h10 qu'il retourna dans le salon pour prévenir Shôryû qu'il était largement l'heure de partir...

Le chemin du retour lui sembla, à l'instar de celui qui avait séparé la villa en feu de l'hôtel, à la fois très long, et très court. Il était tant et si bien préoccupé que la gare remplie à ras bord ne le dérangea pas outre mesure, un peu comme si il avait oublié que ce genre d'ambiance était censée le stresser.

L'entrée dans le train fut un peu plus "musclée". Par un réflexe totalement fortuit, une réaction involontaire... Asch se crispa alors qu'il grimpait dans cette navette qui le ramènerait à sa réalité, et à son inéluctable destin. Son cœur se mit à battre plus fort, plus vite. Malgré les quelques minutes passées dans le train à attendre le départ, et à tenter de calmer ses craintes, Asch sentit La panique le submerger tandis que l'engin démarrait. Il se colla au fond de son siège et serra les doigts d'une main contre son accoudoir, ainsi que les dents. Il sentait l'urgence du départ... Il était le premier à savoir qu'il lui fallait quitter cette ville... Mais il avait peur de retrouver sa magie. Il craignait d'autant plus le moment où elle allait lui revenir d'un coup. La première fois que ça lui était arrivé, ça ne s'était pas exactement bien passé.

Ce fut assez rapide, en définitive. Il eut d'un coup très froid. Puis lentement, il recouvrit des sensations normales... A l'exception de ses fringues qui ne lui semblaient d'un coup pas bien chaudes. Les flux éclatèrent dans ses doigts et manquèrent de péter un peu partout alentour comme une nuée de serpents fer-à-souder. Asch se crispa et ramena à lui sa main. Un hoquet lui échappa, tandis que la terreur faisait refluer le sang à l'intérieur de son visage. Il dut réenclencher les mécanismes de "survie" desquels il avait perdu l'habitude, en pas même deux jours de non-utilisation. Il avait oublié combien le contrôle de ses pouvoirs lui demandait d'énergie... Il devait faire attention en permanence, sous peine de lâcher un ou deux flux en liberté par accident. La comparaison avec une savonnette mouillée qu'il tentait de garder dans sa main était plutôt bonne. Sauf que c'était bien pire que ça.

Lorsqu'il parvint de nouveau à trouver l'équilibre - au bout de quelques bonnes secondes - il soupira, et ferma les yeux. Il se pencha en avant, et posa les coudes sur ses genoux, avant de prendre son visage dans le creux de ses mains. D'un coup, il avait les boules. Les conséquences du voyage lui revenaient dans leur entier. Haruyuki et le risque que Asch représentait pour la société. La haine des densetsu. La destruction de son foyer. L'incapacité dans laquelle il était de faire disparaître son pouvoir... et l'obligation qu'il avait de vivre avec, par déduction. Sauf qu'à l'heure actuelle... Cette chaleur qu'il sentait émaner de lui, et qui lui donnait l'impression que l'atmosphère était froide, ne lui avait jamais paru aussi difficile à assumer. Il étouffait. Il n'avait jamais été aussi conscient de la complexité de la situation dans laquelle il s'était fourré, volontairement ou pas.

[topic fini sauf indication contraire /o/]
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Show me your teeth [pv Asch] [Achevé]

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