Encyclopédie
Présentations
Carnet de Bord
[RP]Siirastan
[RP]Mycra
[RP]Shizuku
[RP]Autres
Archives
AccueilFAQRechercherMembresConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Mugen Shôryû
Personnage décédé
avatar

Messages : 695

MessageSujet: Re: [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]   Dim 10 Oct - 22:07

Merde, Mugen avait fait un epic fail en tentative de tact. Il avait oublié que le terme de 'compatibilité', ou plutôt, d'incompatibilité pouvait froisser Asch, et s'interpréter de façon bien plus dramatique que ce que ça exprimait d'un point de vue scientifique. Réalisant sa bourde, le visage de Mugen se ferma, pire même, se décomposa, alors qu'il soupira en s'effondrant un peu plus dans le fauteuil. Il voyait bien qu'en face de lui, Asch était mortifié par une telle nouvelle : il avait perdu quelques degrés, et le Despranon imaginait bien son visage déserté par le sang. Il s'en voulait de ne pas être doué en relations sociales, vraiment...

C'est alors qu'Asch, juste après les excuses – encore ! - de Mugen, s'avoua vaincu, annonçant que de toute façon, ce genre de choses ne l'intéressaient pas. Mais de quelles 'choses' parlait-il donc ? Des enfants ? Mugen avait bien remarqué qu'il ne les portait pas dans son coeur, mais il restait convaincu que ce n'était qu'une façade, une passade : Asch était tout à fait capable d'être un bon père dans l'esprit de l'Alpha. Des femmes ? Oui c'était bien possible. Il suffisait de voir les réactions du rouquin aux blagues qui penchaient un peu trop au-dessus de la barrière, et également celles qu'il avait lorsqu'il touchait Mugen d'un peu trop près, surtout en t-shirt mouillé. Du sexe en lui-même ? Possible également. Si c'était le cas, le Despranon le comprenait tout à fait. Lui-même n'était pas spécialement intéressé par ces choses, qui avaient trop tendance à compliquer la vie, plutôt qu'à la rendre belle, comme on voulait nous le faire croire.

Cette fois, pas la peine de faire un jet de dés. Mugen n'osa rien répondre : Asch était d'un naturel trop explosif pour ne pas s'énerver tout de suite, et honnêtement, le Despranon ne voulait pas que cela arrive. Tout ce que Mugen désirait, c'était discuter tranquillement avec le jeune homme, et mettre certaines choses au clair. Pas de le pousser à bout et de le faire craquer, et encore moins se le mettre à dos. Donc, il garda le silence, ou plutôt, changea de sujet, alors qu'Asch répondait au sujet d'Elye.

Mugen semblait avoir eu raison. Il semblait y'avoir un lien très fort, au moins dans le sens Asch/Elye. Il l'aimait beaucoup, et l'espace d'un instant, le Despranon se fit moins dur à son égard. Pas qu'il l'ait vraiment été depuis le début, mais bon... Il était par contre un peu trop tôt pour lui parler de la libération de sa soeur, dont même Mugen n'était pas certain. Mais il était quand même content que le rouquin ait parlé d'Elye, même avec très peu de mots.

« C'est pas vraiment des infos que je demande... C'est plus de la curiosité. Ta famille m'intrigue en fait. Plus que l'Opale Maudite en elle-même. »

C'était une pirouette, mais ce n'était pas non plus totalement faux. Mugen se demandait comment fonctionnait les choses dans cette famille où la mère, ayant mis un enfant aux cheveux rouges au monde, va ensuite le faire analyser pour apprendre qu'il est mage, et décider finalement de ne pas s'en occuper autant qu'il l'aurait mérité. Elye n'avait pas à se sentir responsable de ce revirement – oui, Mugen avait recoupé les dates avec la naissance de la petite soeur d'Asch – pas plus que son frère, qui n'était pas responsable des gènes que portaient ses cellules. Mais voilà, les histoires de famille des Raizer avaient un drôle d'écho dans l'histoire personnelle de Mugen. Les Shôryû, finalement, n'en étaient pas si éloignés.

Mais parler de son histoire à Asch, c'était avouer aussi qu'il savait que sa mère ne l'avait pas aimé autant qu'il l'aurait voulu. Et pour justifier qu'il sache une telle chose, il faudrait lui montrer le test effectué il y a dix-huit ans... Hors de question. Alors, plutôt que de dire que les deux familles se ressemblaient pour leurs tares, il trouva une autre pirouette.

« C'est juste que... Pour moi aussi, ma soeur a été mon meilleur soutien quand j'étais dans la merde. »

Evidemment, il évitait soigneusement de mentionner que c'était elle qui avait tué son meilleur ami Erik Bishop, tout ça pour d'obscures raisons de 'propriété' familiale. Parce que Mugen préférait vivre en ville dans le petit appart' d'un mec qui enchaînait les boulots merdiques, plutôt qu'au luxueux domaine familial. Parce que Mugen ne pouvait pas se résoudre à l'attaquer en justice parce qu'il avait perdue la vue – ce qui est paradoxal même, puisqu'il a en même temps développé ses pouvoirs. Parce qu'ils étaient prêts à tout pour le récupérer, quitte à tuer quelqu'un. Parfois même, Mugen se demandait si Nozomi n'avait pas tué Erik juste pour le faire chier. Bande de cons.

Le visage de Mugen se renfrogna, et il prit une expression qu'on ne lui voyait que rarement. De la haine mêlée à une tristesse infinie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asch Raizer
Despranòn Ω Oméga | Wärme
Despranòn Ω Oméga | Wärme
avatar

Messages : 848

Feuille de personnage
Cuivre Cuivre: 260
Or Or: 19
Verre Verre: 0

MessageSujet: Re: [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]   Lun 11 Oct - 6:07

Bam. Nouveau jet critique pour Mugen, mais cette fois dans le sens positif du terme. Asch leva les yeux, très surpris par ce qu'il venait d'entendre... Et aussi un peu perplexe, et surtout touché. C'était bien la première fois de son existence que quelqu'un lui demandait comment ça se passait dans sa famille.. Enfin. Sans que ça ait lien à l'Opale, bien entendu. Sauf que voilà... Asch était incapable de parler des Raizer sans que ça ait à voir d'une manière ou d'autre avec l'Opale. C'était assez significatif... Sa famille était totalement fagocitée par l'organisation. Ses parents étaient absents parce qu'ils bossaient comme des malades. Et quand ils n'étaient pas absents...

... Oh, en fait. Asch avait des choses à raconter. Mais c'était un peu trop douloureux. Il ne savait pas si il était capable d'en parler... Et il ne savait pas si il en avait envie, même si il avait un peu oublié à qui il avait à faire, d'un coup. Shôryû avait réussi à le mettre en confiance, du moins un peu. Ca se voyait au travers sa crispation, dorénavant disparue. Ca se voyait aussi à cause de son expression dorénavant rassérénée, plus étonnée que colèrique... Mais d'un point de vue facial, l'aveugle aurait sans doute du mal à faire la différence.

"... Vous savez, si je parle de ma famille, je parle de l'Opale... Je sais pas trop comment faire autrement... C'est..."

... A peu près la seule chose que l'on partageait?

"... L'Opale nous prenait le plus clair de notre temps."

Et le reste... C'était... Compliqué. Oui... Compliqué. On allait dire ça comme ça. Enfin... Asch n'était pas au bout de ses surprises. Ascch ne s'était pas attendu à ce que l'Alpha parle de sa propre famille, et en fait... il ne sut pas vraiment comment réagir à cela. N'oublions pas que Asch, lui aussi, avec de gros malus sociaux... L'expression que tira l'Alpha leva ses sonnettes d'alarme. Si il disait une connerie... Il ne savait pas trop comment ça allait tourner. Asch n'était pas du genre indiscret... Il détestait poser des questions sur la vie des gens, même si il était prêtà écouter tout ce qu'on avait à lui dire. Il se racla la gorge, et regarda du côté de la fenêtre, clairement gêné. Il se demandait ce que la soeur de l'Alpha pouvait avoir à faire avec la perte de ses yeux... En fait, il se demandait bien comment le fait d'évoquer l'existence d'une quelconque "soeur qui avait été son meilleur soutien" pouvait lui faire tirer une gueule pareille. Sérieux... Même Asch aurait pu se sentir intimidé devant un tel panel de sentiments négatifs.

"... ça a pourtant pas l'air, vu la gueule que vous tirez..."

... Aie! Fail, une fois de plus. Et si Shôryû tirait simplement cette tête parce qu'il était arrivé quelque chose à sa soeur depuis lors, et qu'il en voulait encore à la personne responsable..? Parce que Asch était quasiment sûr qu'il vouerait une haine à peu près aussi forte que celle dont venait de témoigner l'Alpha à celui qui oserait toucher un cheveu de Elye... Asch n'osa rien rajouter à ce sujet. De toute façon il était tellement pas doué qu'il risquait de provoquer une catastrophe nucléaire rien qu'en évoquant le passé d'autrui...

... Allez, on tentait autre chose. Ce n'était pas que Asch ne pensait qu'à son nombril, ni même qu'il avait absolument besoin de parler de ce qu'il avait vécu à Shangyu... Mais continuer de parler des Raizer était la seule pirouette qu'il avait réussi à trouver pour se tirer du mauvais pas qu'il venait de faire.

"Enfin! Euh... En fait il y avait des trucs à part l'orga mais... J'ai pas très envie d'en parler... Disons que la situation était un peu tendue... Elye était du genre à être tout le temps première de sa classe... Moi, c'était un peu le contraire. Je crois que mes parents ont pas trop apprécié d'avoir donné naissance à un idiot..."

Ha.. Haha... hahaha... Ricanement gêné. Oh putain... De pire en pire. Cela dit, il n'avait dit que la vérité.. La stricte vérité à son sens, au moins. Ses échecs scolaires avaient été ses premiers exploits de gros boulet familial... On ne citerait pas les conneries qu'il avait fait au sein de l'Opale par la suite.

Bien sûr, aux yeux de l'Alpha (faudrait déjà qu'il en ait! BLIND JOKE *sbam*), cet aveu risquait d'avoir une autre signification... Asch savait que ses parents l'aimaient relativement peu. C'était à la base de pas mal de ses complexes... Cela dit, il pensait que ce maque d'affection venait de ses conneries répétées... Pas d'une naissance à laquelle il ne pouvait pas grand chose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mugen Shôryû
Personnage décédé
avatar

Messages : 695

MessageSujet: Re: [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]   Lun 11 Oct - 9:05

Asch ne semblait pas rechigner à parler, pour une fois, et Mugen le devait surtout à son epic win. Il avait su garder son calme, et placer les bons mots. Ouf ! C'est pas tous les jours que ça arrivait ce genre de choses ! Le jeune mage commença donc à parler, et rien que la première de ses phrases apporta nombre de renseignements au Despranon. Les Raizer et l'Opale étaient étroitement liés, oui, mais à ce point !? Déjà, Mugen soupçonnait que ses parents limitaient volontairement leurs contacts avec un enfant qu'ils n'aimaient pas beaucoup. On pouvait également supposer qu'en effet, comme Asch le disait, l'Opale et ses activités demandaient beaucoup de temps aux Raizer, ce qui devait sûrement être le cas. Bref, au premier abord, Asch n'avait pas grand-chose à dire de ses parents, c'était plutôt triste.

C'est alors que, sans vraiment se rendre compte de là où il mettait les pieds, Mugen parla de sa propre famille, notamment de Nozomi, sa soeur. Il avait d'abord fait ça comme pour amadouer Asch, attirer sa sympathie, et montrer qu'il n'était pas bien différent de lui, finalement. Mais il ne put s'empêcher de tirer une gueule de trois mètres de long, alors qu'il se souvenait de la mort de Nozomi et de ses circonstances. Et ça, Asch ne le loupa pas, et le lui fit même remarqué. Pris au dépourvu, et n'ayant aucune envie de rentrer dans les détails de son histoire, Mugen fit de nouveau une pirouette. Il commençait à avoir l'habitude.

« Elle l'a été pourtant, à certains moments de ma vie. »

Mais pas à la toute fin. En fait, plus que la trahison de son père ou de ses cousins, c'était celle de Nozomi qui avait le plus blessé Mugen. Mais il ne regrettait pourtant pas son geste : après tout, c'était lui qui l'avait tuée, exécutée sans sommation d'un coup de zanbatô dans le ventre. Les sentiments qu'il lui portait étaient donc ambigus, voire même contraires. Il se demandait encore maintenant pourquoi elle avait tué Erik, tout en sachant qu'elle a emporté la réponse dans sa tombe. Une ombre passa sur le visage de Mugen, mais Asch eut la bonne idée de reprendre son récit, et de reparler de sa propre famille. Où tout n'allait pas bien, loin de là.

Le Despranon semblait avoir vu clair – ahahaha ! - et sa perspicacité légendaire ne lui avait pas fait défaut sur ce coup. La situation était 'tendue' ? Ses parents préféraient sûrement Elye à lui-même, sauf que Mugen avait deviné qu'il ne s'agissait pas simplement de bulletins de notes, mais de quelque chose de beaucoup plus profond, de viscéral. Il le savait, mais l'heure n'était pas encore venue pour Asch de l'apprendre lui aussi. Las, Mugen soupira, et se leva.

« Je vois... enfin, façon de parler. Ca devait pas être la joie tous les jours de ton côté non plus. Mais ne pense pas que tu es idiot... »

Le Despranon semblait être fatigué, tout à coup. Comme si se souvenir des années où il avait vécu en compagnie des autres Shôryû l'avait soudainement épuisé, comme s'il préférait oublier tout ce pan de sa vie, qu'il n'arrivait plus qu'à résumer avec une suite de blessures et de trahisons. Il se disait aussi – et ça lui donnait un bon prétexte – qu'Asch devait être lui aussi fatigué après une journée pareille, et qu'il devrait peut-être le laisser seul – même s'il y rechignait. A force de parler avec un dépressif on finissait pas déprimer aussi, et c'était le cas de Mugen, même s'il ne voulait pas laisser une note négative au rouquin, qui avait quand même consenti à lui parler, ce qui relevait presque du miracle :

« Dis-toi que les parents qui jugent leurs enfants le font sur des critères qui sont injustes. Fin... Dis-toi aussi que de vrais parents ne jugent pas leurs enfants. »

Voilà, ça sonnait comme le mot de la fin, mais Mugen n'arrivait pas à quitter l'appartement d'Asch. Ce qui le convainquit en fait, c'était la température intérieure qui devenait intenable pour quelqu'un habillé d'un jean – le t-shirt ne comptait plus, avec sa grande lacération – et également les gamins qui s'approchaient du pavillon, cherchant sûrement Mugen pour jouer ou s'entraîner. Bref, le Despranon pris congé d'Asch, lui conseillant de dormir un peu, et alla s'enfoncer dans le jardin, où il ne tarda pas à croiser la route de Kengo et Nate. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant les gamins : Nate tentait désespérément de retenir un mouvement de taekwondo, lui bien plus habitué à manier des armes qu'à se battre à mains nues, le tout coaché par un Kengo de deux ans plus jeune, mais manifestement plus doué que lui en la matière. Quand les deux jeunes pré-ados virent arriver Mugen, ils ne se précipitèrent pas comme l'auraient fait Tuti, Nagayan ou Eiki, mais s'inclinèrent respectueusement, comme ils le feraient devant leur maître d'armes. Ce qu'il était, d'une certaine manière.

Mais voilà, leur maître d'armes se baladait avec un t-shirt déchiré qui laissait apparaître un pansement aussi impressionnant qu'inutile – selon l'avis personnel de Mugen – alors forcément, les gamins ne purent s'empêcher de lui demander :

« Quelque chose est arrivé !? »

« T'as mal ? »


Mugen secoua la tête et tenta de les rassurer :

« C'est rien, un accident. Et ça fait pas mal, y'a pas grand-chose là hein ! J'ai vu pire... »

« Ouais enfin, il est quand même dangereux cet imbécile ! »

« Je t'interdis de parler de lui comme ça ! Il a le même rang que moi ici, vous lui devez le même respect. T'aimerais qu'on te traite d'imbécile juste parce que tu sais pas maîtriser tes pouvoirs, hein !? »

« Mouais... »


Kengo ne semblait pas convaincu, a contrario de Nate, qui avait un caractère plus doux, quasiment passif même. Ce dernier dit alors :

« Moi j'arrive pas encore bien... »

Mais Kengo ne put s'empêcher d'intervenir.

« Ouais mais toi tes jets de fumée ne font de mal à personne ! Et puis même sans ça, t'es un imbécile. T'arrive jamais à rien ! »

« T'es dur là Kengo. »

« Ouais bah c'est déjà bien que je lui fasse des cours de rattrapage, ça c'est ton boulot normalement ! »

« Charmant. Rappelle-moi de jamais faire de gosses ! J'en ai assez avec vous hein. »

« Des gosses ? Avec quelle nana ? T'es gay ou juste impuissant ? »

« KENGO ! »
« KENGO ! »


Cette fois, même Nate avait osé râler sur son précepteur improvisé, qui s'en alla en boudant. Mugen haussa les épaules, et se tourna vers Nate :

« Ne te décourage pas et révise les bases. Et rappelle-toi qu'on a tous nos points forts et nos points faibles. »

« Tu restes pour m'apprendre ? »

« Non, désolé, je suis un peu fatigué, je vais aller me reposer. Et pour toi, c'est bientôt l'heure de manger de toute façon. »


Nate semblait déçu, et baissa sa petite tête aux cheveux blancs, avant de hocher lentement en signe de compréhension. Mugen s'en alla alors, lui souhaitant une bonne soirée, et rejoignit son pavillon, où il s'échoua presque directement dans un bon bain chaud. Il sentait l'extérieur se refroidir, passer d'un jaune un peu dégueulasse à un joli vert bouteille, tirant presque sur le bleu. Signe que le soleil se couchait, et que la nuit n'allait pas tarder à étendre son voile sur le domaine.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asch Raizer
Despranòn Ω Oméga | Wärme
Despranòn Ω Oméga | Wärme
avatar

Messages : 848

Feuille de personnage
Cuivre Cuivre: 260
Or Or: 19
Verre Verre: 0

MessageSujet: Re: [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]   Lun 11 Oct - 10:07

Nan... Ça avait pas été la joie exactement tous les jours chez les Raizer... Mais Asch n'avait vraiment pas envie d'en dire plus qu'il ne l'avait déjà fait. Si il avait parlé de cette préférence qu'avaient ses parents pour Elye... c'était parce que, franchement, il n'avait trouvé rien d'autre à dire, et n'avait pas eu envie de rester dans l'embarras tandis que Shôryû évoquait des éléments de son passé qu'il n'avait visiblement pas bien avalé. Il regrettait presque d'avoir dû en arriver à cette "extrémité". Il regardait ailleurs, gêné. Cela dit il était relativement idiot de dire qu'il ne devait pas penser qu'il était idiot parce que... Bon! Il constatait juste, hein, c'était pas comme si il n'avait pas eu maintes fois la preuve qu'il était un gros boulet.

"... Vous fatiguez pas, j'assume, hein... Je suis pas doué, c'est un fait."

L'Alpha ne pouvait pas le contredire... Y avait-il jamais eu quelque chose que Asch avait su faire correctement à part casser des gueules et faire le gros bras? Nan. CQFD. Enfin bon... Cette fois-ci, tout semblait avoir été dit. Bon... Asch n'avait pas encore fini d'éplucher le dossier d'analyses mais il venait d'apprendre qu'il n'était même pas exactement humain et ne pourrait jamais avoir d'enfants... car il ne faisait tout simplement pas partie de la bonne espèce. Il voyait mal ce qui pourrait être pire. En un sens il était contrarié de voir Shôryû partir... Il se demandait bien pourquoi. Il était censé ne pas aimer ce type... Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une sorte de curiosité à son égard. Pourquoi s'était-il senti obligé de changer de sujet tout à l'heure aussi..? Pourquoi avait-il voulu lui épargner cet "épisode souvenirs" visiblement douloureux? Asch avait la sérieuse impression qu'il était en train de commencer à apprécier la présence de l'aveugle. C'était comme si de discuter avec lui lui apportait quelque chose d'apaisant... L'idée qu'il puisse apprécier l'homme qui tenait sa sœur captive le répugnait. Il s'en voulait d'avoir ce genre d'idées... Non. On allait continuer à se mentir tout seul, comme un grand: il se sentait juste très seul, et avait besoin d'une présence à ses côtés, quelle qu'elle soit. Elye lui manquait affreusement... et il compensait comme il le pouvait. Le mensonge comportait assez de vérité pour que Asch parvienne à s'en convaincre.

Une dernière remarque, avant que l'Alpha sorte enfin de chez lui. Juger son enfant.. Injuste..? Ne pas être un vrai parent. Asch accusa le coup, et perdit contenance. Malgré ça il ne put s'empêcher de râler:

".. N'insultez pas mes parents... Ils font ce qu'ils ont à faire..."

... Mais le ton n'y était pas. Comme si il avait cherché à se convaincre de quelque chose qui le tarabiscotait depuis longtemps, sans qu'il ne l'avoue. Cette remarque lui avait fait mal... L'Alpha avait trouvé une faille - mais alors bien grosse, la faille - dans la détermination de Asch à suivre la voie de l'Opale Maudite et du destin que les Raizer s'étaient créé... Le rouquin était d'accord pour dire que le traitement que lui avaient infligé ses parents était plus ou moins injuste... Il l'avait toujours ressenti ainsi. Mais de là à dire que ses parents étaient à blâmer au point de ne pas être considérés comme... Digne de leur progéniture..? Asch avait toujours eu la vision inverse... Un peu comme si c'était lui qui n'était pas digne d'être leur fils... Bref. C'était injuste, mais il n'était quand même pas digne. En gros, il avait une vision tout à fait contradictoire de la chose, et ne savait pas vraiment où il se plaçait. C'était totalement ambigu dans sa tête. Asch avait toujours tout fait pour essayer de plaire à ses parents... De remonter dans leur estime... De la mériter. Et il n'était jamais arrivé à rien.

Visiblement mal à l'aise, il préféra s'enfermer dans un mutisme salvateur. Il n'était pas prêt à réfléchir en ces termes... Il n'était pas prêt à abandonner le seul but dans la vie qu'il s'était jamais fixé: réussir à mériter son nom. C'était LE but qu'il ne pourrait jamais atteindre, tout simplement car rien de ce qu'il ne ferait pourrait changer ce que ses parents voyaient en lui. Mais ça... Le pauvre ne le savait pas encore. Charmantes révélations en perspective...

L'Alpha prit congé de Asch, qui en profita pour s'étaler dans le canapé dans un soupir qui en disait long sur son degré de préoccupations. Il ne savait plus à quoi penser... Mais ce qui lui encombrait le plus l'esprit était vraisemblablement les dernières paroles de l'Alpha. Un pli soucieux barrait son front, même alors qu'il fermait les yeux pour tenter de s'endormir, engoncé dans des couvertures qui entravaient tous ses mouvements, quitte à ressembler à un maki mutant qui cuisait dans une pièce chauffée à 30°C. La température commençait à lui convenir... Il ferma les yeux, se demandant bien si il allait réussir à dormir cette nuit... Il était tellement exténué que c'était bien possible.

Après une bonne heure à se prendre la tête, et à se demander comment il voyait ses parents en réalité, si il leur en voulait... Ou bien si il s'en voulait surtout à lui-même... Il finit par s'endormir, sans avoir réussi à démêler ses pensées. Il y a quelques mois, que ses parents puissent ne pas être des dieux incarnés n'était même pas concevable pour lui. Il fallait vraiment que sa vie ait été chamboulée, et qu'il leur en veuille de n'avoir toujours rien fait pour tenter de le sortir de sa semi-captivité, pour que Asch commence lentement mais sûrement à changer d'avis... Si il avait eu l'occasion d'être père, aurait-il plus ou moins aimé ses enfants en fonction de leurs capacités intellectuelles ou physiques et de leurs choix de vie..? Sans doute pas mais... Chez les densetsu, on ne pouvait pas se permettre d'être laxiste ni tolérant... Roh, merde. Cette vie à Nimla le pervertissait. Il ne savait plus rien.

[fini normalement]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

[Nimla - Banlieu de Sérégon]Releasing the demons [Achevé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alternative Future :: SIIRASTAN :: Séregon-